[Blog] Mes meilleurs moments de poker

Par dans Général il y a 1 mois.

CréaBlogGaelle
Vous ne croyiez tout de même pas que j'allais vous laisser mariner avec les pires moments de ma carrière ? Car tout de même, il y a fort heureusement un paquet de très bons moments que je peux vous narrer ! J'en ai sélectionné cinq mais la liste aurait pu s'allonger à dix, vingt, trente... Et ce n'est pas parce que le poker live est à l'arrêt en ce moment que je ne compte pas agrandir la liste à l'avenir.

5/ Ma première place payée au sein du Team Winamax

Tout est allé très vite à mes débuts au sein du Team W. Après ma soirée d'intronisation et un premier European Poker Tour disputé à Deauville en 2012, c'est à Monaco que je me rends pour jouer l'un des tournois les plus prestigieux du circuit, la finale EPT à Monte-Carlo. 10 600 € le droit d'entrée et un mincash à 15 000 €, c'est une sacrée somme !

Alors que je découvre la somptueuse Salle des Étoiles, je sens un peu de nervosité monter en moi à l'idée de prendre part à ce tournoi réputé. Je parviens à passer les deux premiers jours, mais le début de mon Day 3 ne se déroule pas comme je l'aurais souhaité, et je me retrouve rapidement short stack à l'approche de la bulle. À cet instant, une pensée me traverse l'esprit : atteindre l'argent pourrait bien être l'ITM le plus important de ma carrière ! Car en ne faisant aucun résultat durant toute mon année de sponsoring, je m'imaginais ne pas être reconduite l'année suivante. Je me mets donc en tête que ce cash m'éviterait au moins de faire une année blanche, un objectif que je ne me fixerais plus maintenant mais qui était lié à la pression inhérente à l'intégration dans une équipe aussi prestigieuse.

GaelleMonaco
Les éliminations sont lentes mais avec mes quinze blindes à l'approche de la bulle, j'ai vraiment bon espoir... Lire la suite

[Blog] Top 5 : mes pires moments de poker

Par dans Tournois LiveTournois OnlineCash Game Online il y a 4 mois.

Gaëlle Baumann Blog Facebook

En cette étrange période de pénurie de tournois live, sans grand-chose à se mettre sous la dent niveau poker (en dehors des Summer Shots évidemment), je vous propose de vous replonger avec moi dans mes pires et meilleurs souvenirs de poker depuis mes premiers pas en 2006. Histoire de terminer par une note positive, commençons cette semaine par le Flop 5.

5) Les Rois maudits

Dans une carrière de poker, il y a des mains qui vous marquent au fer rouge. C'est l'un des rares jeux ou l'issue d'un seul coup peut changer une vie. Je sais, cette phrase fait très Casino Royale, mais c'est la réalité. C'est d'ailleurs aussi pour ce genre de frisson qu'on aime tellement ce jeu. La main en question, beaucoup d'entre vous la connaissent déjà certainement.

Gaëlle Baumann

Plus tôt cette journée-là.

Nous sommes au Day 5 du Main Event des WSOP 2012. Il ne reste que 30 minutes avant la fin de la journée. J'ouvre une magnifique paire de Rois. Tout en effectuant une relance UTG, je discute avec mon voisin de gauche, le Canadien Timothy Adams. Je ne vois donc pas ce qui se trame de l'autre côté de la table. Après un fold général, la parole arrive à la petite blinde, Andras Koroknai, joueur hongrois qui annonce all-in pour 1,2 million  de jetons, soit un tapis de 40 BB. Je jubile, mais la joie est de courte durée.

Au moment d'annoncer call, je me tourne vers mon adversaire... et vois ses cartes partir dans le muck. Il n'avait pas vu ma relance et pensait être en tête-à-tête contre la grosse blinde qui était short stack. Suite au fold de cette dernière, il pensait simplement avoir gagné le coup. Après la confusion générale autour de la table, le floor finit par prendre la décision de faire payer à Koroknai uniquement le montant de... Lire la suite

[Blog] Le retard est la politesse des artistes

Par dans Général il y a plus de 3 ans.

Gaëlle Baumann Finale WiPT 2017

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est André Maurois, romancier de son état. Bon, il a aussi dit que « les femmes, c'est comme les chevaux, il faut leur parler avant de leur passer la bride. » Tout compte fait, je n'aurais peut-être pas dû attaquer par une citation de ce genre... Mais qu'importe, arrêtons net cette rubrique littéraire.

Ne paniquez pas devant ce titre de ce blog, il ne s'agit pas d'un nouvel article sur la bienséance mais sur l'arrivée tardive... aux tables de poker. Le late-reg pour reprendre l'expression anglo-saxonne. Une pratique désormais tellement répandue sur le circuit pro qu'elle est devenue la norme plutôt que l'exception. Pourquoi le faire et dans quelles conditions ? On fait le point.

Joue-la comme Hellmuth

Phil Hellmuth WSOP 2007 Entrance

Le Poker Brat en 2007, l'année "motard"
Crédit photo : wickedchopspoker.com

Mes premiers souvenirs d'arrivées tardives aux tables de poker remontent aux World Series of Poker, durant la fin de la première décennie de notre nouveau millénaire. Et ils se matérialisent par un nom : Phil Hellmuth. Alors que je suivais les World Series of Poker avec fascination depuis mon mini-studio meublé parisien, je le voyais débarquer chaque année sur le Main Event à la bourre, à chaque fois affublé d'un déguisement différent. En César, en motard avec des nanas, en boxer... Un vrai show, accompagné de cette question qui brûlait toutes les lèvres quand le tournoi démarrait : « À quelle heure Phil Hellmuth va-t-il arriver cette fois ? » Quand on y repense quelques années plus tard, ça devient drôle : on hallucinait alors qu'il se pointait trois ou quatre heures après le coup d'envoi, ce qui le laissait tout de même commencer avec un tapis de 200 blindes !

Quel... Lire la suite