[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 1 mois.

Romain Lewis Blog Facebook

Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

Blog Romain Lewis Facebook

Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 3 mois.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau

Par dans Tournois Live il y a 10 mois.

Romain Lewis
On est le deuxième dimanche du mois de septembre. Les Winamax Series tournent à plein régime et normalement, ma tête devrait être occupée à une chose et une seule chose : la compétition online. Depuis mes 18 ans (c'était il y a six ans, déjà !), je n'ai pas loupé une seule édition des Series. L’idée de jouer tous ces gros events devrait faire battre mon coeur plus fort, comme d’habitude, mais aujourd’hui j'ai la tête d’ailleurs. C’est bien de ça dont je vais parler dans cet article (et les prochains) : pourquoi, deux mois après les faits, mes pensées continuent de régulièrement m'emmener à Vegas ? Comment ai-je vécu intérieurement les dix journées du Main Event des WSOP ? Comment j'ai fait pour passer des 60 000 jetons de départ à une apogée de 12,5 millions sept jours plus tard ? Dans la tête d’un... gars en plein rêve éveillé, c’est parti !

L’édition 2018 du Main Event fut la deuxième plus grosse de l’histoire des WSOP. Un tournoi qui accueille 8 500 joueurs mais en fait rêver tellement plus. Le rêve américain, avec deux cartes en mains. Un rêve que je me prends encore à vouloir revivre un peu trop souvent, en remontant mon fil d'actualité Instagram. Une poignée de photos, mais surtout des tas et des tas de sentiments toujours aussi puissants…

Accepter le résultat

Retour en arrière. Nous sommes au lendemain de mon élimination en 60e place. Je suis complètement dans les vapes. Session « cool down » avec le coach Stéphane Matheu. Les thèmes : acceptation et analyse de la performance. Il y avait beaucoup de points positifs à retirer mais le plus important était d’accepter le fait que j'allais avoir mal pendant un bon moment. Combien de temps ? Impossible de savoir, mais il était certain qu'essayer de bloquer... Lire la suite

[Blog] Loving Las Vegas

Par dans Tournois Live il y a 10 mois.

Blog Mustapha Kanit

Mon été 2019 à Las Vegas a été une expérience incroyable. Je m’y suis rendu en retard, comme d’habitude, vers fin juin. Dès mon arrivée, la magie a commencé à opérer. Avant de partir, de chez moi, j’étais en contact avec mes amis déjà sur place et je leur disais : "Ne vous inquiétez pas ! La chance sera de nouveau avec vous quand moi je serai là-bas !" Si on m'avait dit que cela fonctionnerait à ce point-là, je n'y aurais pas cru...

Big One pour gros frisson

À peine descendu de l’avion, j’ai pu tout de suite assister à la victoire de João. Je savais qu’il avait vraiment à cœur de décrocher son premier bracelet WSOP. Vamos Porto, tu l’as fait ! D’autant que, pendant le mois précédent sa victoire, João avait joué à un rythme de presque deux ou trois tournois par jour, mais sans résultat probant. Au milieu d’une période sombre, la victoire la plus importante est donc enfin arrivée. Pour tout le Team, ce fut un moment fantastique mais, de mon côté, je savais que ce n’était encore que le début.

Dario ITW Mustapha

Fan numero uno !

Car ensuite, plusieurs autres deep runs se sont enchaînés. On pouvait sentir la magie dans l’air. J’avais comme un pressentiment : quelque chose de grand allait se passer pendant le Main Event. Les jours passaient et moi je passais mon temps à supporter comme un fou deux de mes plus chers amis : le "lionceau" Romain Lewis  et Super Dario Sammartino.

C’est difficile d’expliquer toutes les émotions que l'on ressent en suivant d’aussi bon potes pendant les phases finales d’un tournoi pareil. Je joue au poker depuis douze ans et j’avais rarement ressenti un sentiment comme celui-là. On était entre 50 et 60 personnes, tous habillés du même tee-shirt personnalisé (merci Ryan Riess pour les avoir fait... Lire la suite

[Blog] Au bout de mon rêve

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Blog Davidi Kitai

La première fois que j’ai joué le Main Event des World Series of Poker, alias le plus beau et le plus gros tournoi de poker au monde, c’était en 2006. À l’époque, je m’étais qualifié online pour quelques centaines de dollars. Rien qu’à l’idée de jouer ce tournoi mythique, j’avais vraiment ressenti une sensation exceptionnelle. L’atmosphère y était électrique et, très vite, je m’étais senti dans mon élément. J’avais monté une tonne de jetons au Day 1, éliminant presque tous les joueurs de ma table, hormis l’ami Guignol, qui avait passé la journée avec le tapis de départ.

La suite fut moins rose : au Day 2, malgré cet énorme tapis, je n’avais pas tenu longtemps à cause d’une paire de Dames complètement surjouée, face à un adversaire avec encore plus de jetons que moi qui détenait une paire de Rois. C’est la première leçon que j’ai retenue : pouvoir (et devoir) abandonner des grosses mains.

A Kitbul with a dream

Année après année je relativisais un peu plus mon élimination. C'était une occasion pour moi de me remettre en question, d’apprendre de mes erreurs pour revenir plus fort la fois suivante avec, bien sûr comme objectif final, de le gagner un jour. D’ailleurs, pour être honnête, cela représente plus un rêve qu’un objectif. Avec plus de 8 000 joueurs et la variance inhérente au poker, il est presque impossible de gagner ce tournoi sur un échantillon aussi court que celui que représente une vie humaine.

En 2007, j’avais... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 3)

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

An American Story - Part 3

Résumé des épisodes précédents : au hasard d’un tournoi au Planet Hollywood, à quelques semaines du lancement du Main Event des WSOP, Pierre Calamusa croise la route de Tony Miles, joueur Américain inconnu en qui il trouve une énorme force de caractère, et décide de le coacher pour le plus beau tournoi du monde. Tout se passe comme dans un rêve et, après sept jours d’effort, Tony s’assure une place parmi les neuf finalistes en même temps qu’un gain minimum d’un million de dollars…

Day 7 et 8 - Petit à petit, l'oiseau fait son nid

Il est environ 23 heures. Nicolas Manion relance UTG, Antoine Labat flat UTG+1 et Yueqi Zhu shove ses 40 blindes en milieu de parole. Un vent d'excitation parcourt l’Amazon Room lorsque Manion engage son tapis à son tour, payé par Antoine ! La désormais cultissime confrontation AA contre KK contre KK clôt ce Day 7. Le premier objectif est atteint : Tony Miles va participer à la table finale du plus grand tournoi du monde.

Le public est en feu, le bruit à la limite du supportable. Tous les joueurs rejoignent leurs clans respectifs, qui parfois même fusionnent dans un joyeux bordel. L'euphorie est palpable, chacun savoure le chemin accompli. Après avoir chaleureusement embrassé chacun des membres de notre rail, et en particulier la famille de Tony, je m'éclipse rapidement. Pour moi, la fin de Day n'est pas synonyme de fin de journée. Elle ne fait même que commencer. De son côté, est indispensable que Tony puisse se reposer et profiter d'une nuit de sommeil le plus réparateur possible.

Tony Miles - Pierre Calamusa

Une dernière embrassade avan de repartir bosser.

Ma nuit est courte. D'un point de vue technique, je dois mettre en place toute la stratégie de la table finale et tous les... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 1)

Par dans Life Style il y a plus d'un an.

An American Story

La fin des World Series of Poker marquait pour moi la fin de ma troisième année sous les couleurs de Winamax. Sans doute une de mes années les plus riches en émotions. Elle se divise en deux phases bien distinctes. La première, placée sous le signe de la malchance; la seconde, marquée par un de ces clins d’œil du destin dont je suis familier. Retour arrière.

D'un point de vue poker, la saison 2017/2018 fut celle des occasions manquées. Deux tables finales sur des Highrollers WSOP-Circuit (dont une neuvième place au CCM), une 15e place à l'EPT Prague (suivi par les caméras de Dans la Tête d'un Pro), une 45e place sur le gigantesque Main Event à 10 000 € du partypoker MILLIONS de Barcelone, et une 13e place sur le 1500 $ 6-max des WSOP.

Mon élimination du Main Event des World Series of Poker en juillet est venue mettre un terme à une année catastrophique en termes d’espérance de gain. La première mauvaise année de ma carrière. Quand on est habitué, comme moi, à «run au-dessus de l'EV », jouer de malchance est très difficile à accepter, et j'étais très abattu de finir ma saison avec un capital positif de seulement quelques milliers d'euros, là ou Dame Chance aurait pu m'en faire gagner des centaines de milliers. Souvent, j'ai rejoué dans ma tête un coup-clé : une paire d'As craquée par une paire de Dames à Barcelone, pour un pot valant trois fois la moyenne, à 45 joueurs restants. Et souvent, j'ai maudi ces Dieux du poker qui, depuis l'EPT Monte Carlo 2016, ont cessé de venir à mon secours.

L'alignement du Planet

Dans un blog précédent, j'expliquais que j'étais né sous une bonne étoile. Au début du mois de juin, cette dernière va une fois de plus me jouer un joli tour. Je viens de faire 13e d'un tournoi... Lire la suite

[Blog] Main Event WSOP : un tournoi unique au monde

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Mustapha Kanit
Salut tout le monde !

Je suis très heureux de pouvoir écrire un nouveau blog. Comme vous le savez sûrement, j’ai passé quelques semaines à Las Vegas cet été. Je ne suis pas un grand fan de Vegas, mais c’est bien entendu là-bas qu’on lieu les World Series of Poker, et en particulier leur fantastique Main Event. Un tournoi que je ne pourrais louper pour rien monde, avec toutes les émotions qu’il m’a données !

Le Main Event, c’est le rêve de tous les joueurs de poker : près de 8 000 joueurs sur la ligne de départ, chacun avec son histoire, qui se retrouvent pour jouer le plus gros tournoi de l’année, et tenter de décrocher le premier prix de 8,8 millions de dollars. Depuis le moment où ils ont commencé à jouer en micro-stakes, tous les joueurs espèrent le gagner un jour… Ou au moins y participer !

C’était en 2009, et je m’en souviens comme si c’était hier : mon ami Filippo Candio atteignait la table finale. Un kif’ pour toute la communauté italienne du poker ! J’avais tout juste 20 ans. Pendant neuf jours, j’ai suivi ‘Pippo’ à distance, et je me rappelle encore de cette incroyable main gagnée contre Joseph Cheong. A chaque fois que j’y repense, les mêmes émotions me reviennent.

Mustapha Kanit
Cette année, pour la première fois, j’ai réussi à entrer dans les places payées du plus beau tournoi du monde. Pourquoi l’expérience du Main Event est-elle aussi unique ? Outre les sommes en jeu, pour moi il n’y a rien de plus merveilleux que les sensations ressenties au fur et à mesure que le field se réduit. Et puis, le Main Event permet à TOUT le monde de rêver, quel que soit son âge, ses origines, sa constitution. N’importe qui peut gagner, n’importe qui peut se retrouver, presque par hasard, en table finale : voilà... Lire la suite

[Blog] Un Volatile à Paris

Par dans Tournois LiveWinamax Poker Tour il y a plus de 2 ans.

Guillaume Diaz Blog Facebook

Comme chaque année, le début du mois de mars sonne l’heure de la Grande Finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre. Se retrouvent à Paris plus d’une centaine de joueurs qualifiés sur les étapes freeroll live organisées partout en France, de nombreux habitués du cercle, des WIP et des réguliers du circuit, tous là pour participer à cette grande fête du poker. Cette diversité de profil donne à ce tournoi une ambiance particulière, beaucoup plus chaleureuse et détendue que sur les tournois que l’on a l’habitude de jouer tout au long de l’année.

C’est dans cette bonne humeur ambiante que j’ai pris part au tournoi, débutant lors du Day 1C, juste après le traditionnel petit-déjeuner en compagnie de journalistes et de quelques WIP. Vous l’avez compris, dans ce blog, j’ai choisi de vous raconter mon Winamax Poker Tour 2018, de partager avec vous quelques moments de ma semaine qui font de cette épreuve un tournoi à part. Attention, ce résumé est garanti 100% sans hand histories !

Un début de tournoi idéal

Guillaume Diaz Finale WiPT 1

Commençons par le début du Main Event. Après un réveil à 8h45 des plus difficiles vendredi pour me rendre à ce fameux petit déjeuner, je retourne à l’appartement que nous avons loué près du cercle avec Romain (Lewis), histoire de faire une petite sieste avant de commencer le Day 1C. C’est aussi la particularité de cette Finale que de commencer si tôt les journées, afin de jouer quatre Day 1 différents en deux jours. Mon cerveau n’ayant pas du tout l’habitude de fonctionner à cette heure-ci, je pense que le fait de ne pas aller jouer directement ne peut être que bénéfique. Un petit somme de deux heures et c’est reparti direction le CCM.

Hasard du tirage, je récupère la place de ma toute... Lire la suite