[Blog] Vegas : côté pile, côté face

Par dans Tournois Live il y a 3 mois.

Créa And1ero
Aujourd'hui, je vais vous parler de ma première expérience à Las Vegas. Tous les blogs que j'ai écrits jusqu'à présent abordent un thème nouveau, mais je suppose qu'il est difficile d'éviter de se répéter en parlant de Sin City. Je vais toutefois essayer de vous raconter mon propre vécu avec un œil neuf.

Une chose est sûre, j'ai profité de ce premier voyage à Vegas avec un maximum d'enthousiasme, désireux de tout donner pour ces Championnats du Monde en jouant les meilleurs tournois de la planète, avec en point d'orgue le Main Event des WSOP. À l'heure de faire mon bilan poker, tout ne s'est pas passé aussi bien que je l'aurais souhaité : j'ai joué une douzaine de tournois et je n'ai atteint l'argent sur aucun d'entre eux. C'est dommage, même si on connait la variance inhérente aux tournois live.

Il était aussi difficile pour moi de m'adapter au profil du joueur récréatif américain, qui n'a que peu, voire rien à voir avec le profil du récréatif européen moyen. Les Européens, on les voit faire des erreurs, mais la peur de perdre les jetons et d'être éliminé du tournoi est palpable. Les Américains sont moins prudents : cela ne les dérange pas trop de bluffer ou de payer des mises pourtant trop chères. Il faut donc bien s'adapter au profil de chaque adversaire, à chaque main. Ces conclusions sont finalement basées sur ma perception des choses et mon expérience, mais on le sait, chaque opposant est différent et ce ne sont rien de plus que des généralités.

Dr Poker et Mr Vegas

Romero Blog 2
Pour en revenir à mon expérience de la ville en elle-même, il y a clairement deux façons de voir les choses. La première concerne tout ce qui touche au poker : c'est un rêve. Tous les tournois sont énormes, les prizepools très juteux et les... Lire la suite

[Blog] To bluff of not to bluff ?

Par dans Tournois Live il y a 3 mois.

Blog Romain Créa
Voilà, nous y sommes. En un claquement de doigts et deux blogs, les deux mois les plus importants de mon année sont désormais de l'histoire ancienne. Le rêve de gagner le Main Event ou un deuxième bracelet WSOP devra attendre l’été prochain.

Au départ, j’avais envie de consacrer ce nouveau blog à un résumé de mes Championnats du Monde 2022. J’avais envie de vous raconter à nouveau mon Main Event - en une fois, pas en six - car j’ai encore vécu quatre jours très intenses sur le plus beau tournoi de la planète. Oui, il y avait encore de la matière pour écrire, car il y avait vraiment moyen d’aller chercher ces 10 millions de dollars. Je réserverai une version longue pour un meilleur deeprun : cette fois je vais vous la faire courte, en quelques petites phrases. 500 joueurs restants. Un gros coinflip. Deux Dames, avec lesquelles j'étais relativement content de payer un gros 4-bet all-in. 140 blindes au milieu. As-Roi en face. Un adversaire pris en sandwich qui fold As-Dame face up. Et un Roi au flop venant mettre fin à mes espoirs. Not this time, mais je reste très satisfait des 37 heures de poker passées sur ce tournoi. C'est mon troisième Day 4 sur le Main et j'ai atteint l'argent sur les trois derniers que j'ai disputés : c'est tout de même pas mal ! Je me sens davantage prêt à faire encore mieux sur la prochaine édition.

Mais on ne peut résumer mes WSOP 2022 au seul Main Event. Alors, j'ai aussi pensé vous parler de quelques coups-clés, lors de deepruns bien vibrants. Deux tournois à 3 000 $, puis le 10 000 $ 6-max m’ont en effet fourni des mains ultra-intéressantes. Mais bon, je voulais écrire sur quelque chose d’un peu plus original, d'autant plus que je commente déjà des dizaines de mains lors des épisodes de Dans... Lire la suite

[Blog] Running Up That Hill

Par dans Tournois Live il y a 4 mois.

Blog Gaelle Créa

Comme chaque année, c'est au rythme des articles du coverage Winamax et des notifications WhatsApp que j'ai suivi la première partie des World Series of Poker 2022. En effet, je faisais partie des derniers arrivants de la troupe W à Las Vegas. La raison ? J'essaie de centraliser un maximum de tournois en un minimum de temps afin de ne pas rester éloignée trop longtemps de ma fille. Plus de trois semaines, c'est déjà énorme ! Certains pensent que je fais exprès de partir tous les ans à cette époque pour éviter de me porter volontaire pour la kermesse de la fête de l'école. Eh bien, si vous imaginez que je n'ai aucune envie d'être préposée à la remise en place du chamboule-tout pendant cinq heures sous 35 degrés... Vous avez totalement raison.

Le problème quand vous partez sur un programme restreint, c'est qu'il faut arriver à 100%. Ce n'était pas vraiment mon cas cette année. J'ai commencé à me poser des questions quand le fond de ma gorge m'a titillé dans l'avion. Puis cela s'est rapidement vérifié sur place. 24 heures après mon arrivée sur Vegas, c'est le drame : alors que j'avais calé ma venue pour débuter par le tournoi Ladies, une épreuve que j'attends toujours avec impatience, je me suis réveillée au milieu d'une grande mare de transpiration dans mon lit. 41° de fièvre, des frissons, une énorme barre au crâne... Si ce n'était pas le COVID, ça y ressemblait fortement. Les deux premiers jours, il m'était même impossible de manger ou de boire quoi que ce soit sans que je pousse des cris dignes d'un phoque en rut.

Retour à la vie

C'est donc après cinq jours (et un test négatif) que j'ai enfin pu mettre le nez dehors et apprécier les 45 degrés de Las Vegas. Enfin, surtout l'air conditionné des casinos Bally's et... Lire la suite

[Blog] Main Event : 15 ans de passion

Par dans Tournois Live il y a 11 mois.

Créa Blog Davidi
Je reviens de Las Vegas. J'ai pu rejouer le Main Event des WSOP après deux longues années de pause forcée ! Ça m’a donné envie de vous partager quelques souvenirs de mes expériences sur ce tournoi unique au monde. Une compétition comme nulle autre pareille de par son prestige, sa structure, son prize-pool et le niveau de jeu. Gagner le Main Event, c’est le rêve de tous les joueurs de tournoi. Pour moi, c’est le but ultime de ma carrière de joueur pro. Cela fait maintenant quinze ans que je joue le Main Event... Je n’ai jamais raté une édition. Et je compte le jouer encore très, très longtemps !

2006 : la première fois

J’étais jeune, et même si cela faisait déjà trois ans que je pratiquais le poker, les tournois MTT étaient encore quelque chose de très neuf pour moi. Je n’avais que quelques mois d’expérience sur ce terrain de jeu. À cette époque, il n’y avait pas beaucoup d’outils disponibles pour travailler son jeu. Je m’en sortais avec les notions de base, et mes instincts : j’avais déjà compris deux ou trois choses qui me permettaient de faire de bonnes sessions en ligne. Par exemple, j’avais intégré que le jeu agressif était une stratégie gagnante, car la plupart des joueurs foldaient beaucoup trop.

Amazon RoomL’excitation de jouer le Main Event pour la première fois était indescriptible, tout comme celle de découvrir l’Amazon Room pleine à craquer. Une cocotte-minute remplie de joueurs chauds bouillants ! Avec plus de 8 000 inscrits, c’est d’ailleurs un record qui a été battu cette année-là : quinze ans plus tard, il tient toujours. Pourtant, malgré l’effervescence, j’étais très à l’aise. Un jeune en pleine confiance, conscient qu’il avait un « edge » sur la plupart des autres partants...

Et de fait, mon début de... Lire la suite

[Blog] WSOP 2021 : mon Top 5

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Créa Blog Guillaume Diaz

Le Volatile a pris son envol, enfin ! Après des mois et des mois confinés, privé de déplacement, privé de tournoi live, j’ai enfin pu revêtir mon plus beau costume de joueur de live pour retoucher des cartes en vrai, du côté de Las Vegas pour les World Series of Poker. Existait-il un meilleur endroit pour reprendre ? Je ne crois pas.

Pour l’occasion, je vous propose de me suivre et de revivre ma courte quinzaine sur place. En effet, contrairement à beaucoup de mes collègues du Team, partis en amont des WSOP durant une quinzaine de jours au Canada ou au Mexique, j’ai décidé de profiter de ma nouvelle vie de papa pour rester aussi longtemps que possible à la maison. Mais louper le Main Event, alors que les frontières ouvraient de nouveau pour le Day 1... impossible !

Les mêmes yeux d’enfant

Cela fait presque une dizaine d’années que je me rends dans le désert du Nevada au moins une fois par an, mais le retrouver après deux ans d’absence, c’est forcément spécial. Les yeux grands ouverts, j’atterris à Sin City avec le même plaisir que la première fois. Tout est pareil ici... sauf le temps ! Il va falloir s’y habituer, mais la chaleur étouffante de l’été n’est plus du tout là. Le soir, je me rends même compte que le petit gilet soigneusement placé dans la valise va m’être bien utile.

Le Rio non plus n’a pas changé, toujours aussi vieillissant… sinon plus qu’avant. L’annonce du déplacement des WSOP l’été prochain au casino Paris sur le Strip n’est peut-être pas une mauvaise chose. Dans les épisodes d’ESPN sur le Main Event, le Rio semblait toujours briller de mille feux, mais dans la réalité, il est loin d’être aussi frais. Qu’importe, j’y suis et je commence à réaliser ! Toutes ces tables, tous ces joueurs à battre,... Lire la suite

[Blog] Vegas on my mind

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Lewis-Blog

Après un été assez festif, le moment est venu : le poker est de retour, et ça s’annonce grandiose ! Finis la bronzette à la plage, les Spritz, les mölkky, mariages et autres pétanques, finis les matches de l’Euro et les multiples apéros... La plus grande compétition de poker au monde revient et elle risque de marquer l’histoire : je veux bien sûr parler des WSOP. Pour moi, c’est clairement l'échéance qui me motive le plus à court terme. Dix heures de live par jour pendant plus d’un mois. Ma troisième maison. Welcome to Fabulous Las Vegas !

À moins que les gouvernements nous réservent quelques nouvelles surprises, normalement, ça va le faire. Et je ne manquerai ça pour rien au monde. Après avoir attendu une dizaine d’années entre ma découverte du poker et ma grande première aux WSOP en 2017, il s'est déjà écoulé 24 longs mois depuis les derniers Championnats au monde de poker auxquels j’ai participé. Vous pourriez me dire “Attends Romain, il y a eu tout de même beaucoup de festivals en ligne !", et vous auriez raison. Mais ce n’est pas la même chose, tout le monde le sait. On ne ressent pas cette sentation de légèreté en atterrissant sur le tarmac de l'aéroport McCarran, quand on arrive super-motivé et plein d'espoir. On ne s’installe pas dans une villa pendant 40 jours en plein milieu d’un désert réaménagé pour abriter tous les excès. On ne monte pas les marches du Rio, on ne passe pas des journées entières dans l’unique but de mieux jouer le tournoi du moment, de passer chaque Day, d'avancer un pas après l'autre. Sans penser à rien d'autre.

Romain Lewis
Mon objectif ? Vivre un automne plein de chants au Rio. Avec un peu de chance, cela sera possible. Alors qu'en ligne... Je veux vivre deux mois pleins d'émotions, de joies, de... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 6)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis Blog

Résumé de l'épisode précédent : alors que vient de sonner le dinner break du Day 5, il ne reste plus que 237 joueurs en course sur le Main Event des WSOP et le chipleader se nomme Romain Lewis ! Jusqu'où se poursuivra la belle histoire ? Réponse dans cette sixième et dernière partie fleuve.

Un retweet et je ferme tout. J’éteins la connexion avec le monde extérieur. Stéphane est là en avance pour me ramener à la villa. J’aperçois un petit sourire sur le coin de sa bouche. Ne vous attendez pas à une quelconque explosion de joie : ce sera la plus grosse expression d’excitation que nous vivrons ensemble durant ce dinner break. En grignotant un bout, le coach me raconte quelques anecdotes datant de sa carrière de tennisman. Il doit savoir que parler poker ne servirait pas à grand-chose. Je n’arrive pas à savoir s'il fait semblant d’être occupé sur son téléphone ou s’il l'est réellement mais on ne parlera pas beaucoup plus durant cette pause. C’est la grosse différence entre un coach et n’importe quel autre humain. Ici, à la place de Steph', en face d'un de mes amis ou connaissances, j’aurais eu beaucoup de mal à ne pas vouloir en savoir plus sur le déroulé du tournoi. Je prends une petite note mentale.

Ce genre de pause est ultra relaxant. Je fais quelques longueurs dans la piscine histoire de me rafraîchir et sortir quelques instants de cette chaleur infernale. Steph' me fait signe : il reste quinze minutes, c’est l’heure de repartir. Quelques mots d’ordre dans la voiture, peu ou prou les mêmes que d'habitude : patience, moment présent, rigueur et acceptation. Je réponds à ses encouragements avec un petit clin d’œil avant de refermer la porte. Le clin d’oeil de la confiance. J’ai une nouvelle pensée.... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis Blog Facebook

Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

Blog Romain Lewis Facebook

Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite