Winamax

Ne nous fâchons pas

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 9 ans.



Il est 14 heures à peine quand je me présente au comptoir du petit PC World installé au bout de ma rue. Le vendeur Pakistanais me reconnaît immédiatement :

« Hello, Sir, not good the keyboard ? »

Non : le clavier se portait bien, cette fois-ci c’était la souris, la deuxième en deux semaines.

« What’s wrong with the mouse ? It’s under warranty » me demande-t-il, mais hélas la dite garantie ne couvre pas les dégâts liés au lancer de matériel.  J’opte donc pour le modèle Razer. Avec un fil, cette fois : au moins je la retrouverai plus vite.

J’ai toujours été colérique. A Counter Strike, il m’arrivait fréquemment d’insulter mes coéquipiers tout en détruisant souris, clavier et casque à cause d’une stratégie mal exécutée. J’ai perdu un grand nombre de matches et de partenaires de jeu à cause de ça. La transition vers le poker n’a rien arrangé, quand on n’a plus personne à blâmer on est bien obligé de s’énerver contre soi-même, et ça c’est parfois pire.

Le point d’orgue de cette folie intérieure aura été atteint en 2008, lorsqu’à la suite d’un 3-outer à tapis sur le turn pour un pot énorme j’ai mis un grand coup de pied dans le mur en hurlant, avant de me rassoir immédiatement pour continuer à jouer. En principe, si l’on ne s’est pas vraiment fait mal, la douleur passe au bout d’une dizaine de minutes, mais dans ce cas précis je souffrais encore atrocement après vingt minutes. J’ai donc enlevé ma chaussette pour constater les dégâts et me suis retrouvé nez à nez avec l’os de mon gros orteil à la perpendiculaire de sa position habituelle. Je ne sais pas lequel de nous deux a été le plus surpris de rencontrer l’autre, mais j’ai quand même décroché le téléphone pour informer ma mère… et lui demander de venir à mon... Lire la suite

Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ?

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.

« Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ? » : c’est une question que je me suis posé plusieurs centaines de fois ces dernières années. Pour la plupart d’entre vous la réponse est facile : l’argent ou la passion du jeu.

Ce n’est ni l’un ni l’autre en ce qui me concerne. Non pas que je sois devenu riche, mais comme beaucoup de joueurs français, je suis dans l’attente du résultat d’un contrôle fiscal injuste qui pourrait tout me faire perdre. Et puis je pense que l’argent n’est pas vraiment une fin en soi dans la vie.

Pour ce qui est de la passion, le terme peut renvoyer au besoin de joueur au poker, à l’addiction au jeu, ce qui ne m’a jamais atteint. La passion pour moi est cette envie d’explorer toutes les facettes d’un domaine, de maitriser un maximum de données et d’essayer de comprendre le raisonnement de tous les joueurs que je croise. 

Si l’on utilise cette seconde définition, alors oui, la passion est encore une des raisons pour lesquelles je joue au poker, mais ce n’est plus la principale. J’ai passé tellement d’heures à travailler mon jeu que je ne pense  maintenant plus avoir de choses fondamentales à apprendre. Et quelques intenses séances de travail plusieurs fois dans l’année me suffisent à remettre mon jeu au goût du jour. Oui, je sais pertinemment que je n’ai aucune modestie, mais ne faites pas les surpris, vous le savez depuis bien longtemps !

Quel est donc le nouveau défi ?

Mon defi, c’est justement le défi. Ce serait un peu trop facile d’arrêter la, de s’endormir sur ses lauriers alors qu’en réalité je n’ai rien accompli d’incroyable. Durant les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, les commentateurs de la télévision française ont dû répéter une... Lire la suite

Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ?

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 9 ans.

« Pourquoi est-ce que je joue encore au poker ? » : c’est une question que je me suis posé plusieurs centaines de fois ces dernières années. Pour la plupart d’entre vous la réponse est facile : l’argent ou la passion du jeu.

Ce n’est ni l’un ni l’autre en ce qui me concerne. Non pas que je sois devenu riche, mais comme beaucoup de joueurs français, je suis dans l’attente du résultat d’un contrôle fiscal injuste qui pourrait tout me faire perdre. Et puis je pense que l’argent n’est pas vraiment une fin en soi dans la vie.

Pour ce qui est de la passion, le terme peut renvoyer au besoin de joueur au poker, à l’addiction au jeu, ce qui ne m’a jamais atteint. La passion pour moi est cette envie d’explorer toutes les facettes d’un domaine, de maitriser un maximum de données et d’essayer de comprendre le raisonnement de tous les joueurs que je croise. 

Si l’on utilise cette seconde définition, alors oui, la passion est encore une des raisons pour lesquelles je joue au poker, mais ce n’est plus la principale. J’ai passé tellement d’heures à travailler mon jeu que je ne pense  maintenant plus avoir de choses fondamentales à apprendre. Et quelques intenses séances de travail plusieurs fois dans l’année me suffisent à remettre mon jeu au goût du jour. Oui, je sais pertinemment que je n’ai aucune modestie, mais ne faites pas les surpris, vous le savez depuis bien longtemps !

Quel est donc le nouveau défi ?

Mon defi, c’est justement le défi. Ce serait un peu trop facile d’arrêter la, de s’endormir sur ses lauriers alors qu’en réalité je n’ai rien accompli d’incroyable. Durant les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, les commentateurs de la télévision française ont dû répéter une... Lire la suite

En constant apprentissage

Par dans Tournois LiveCash Game Online il y a plus de 10 ans.

J'ai commencé à jouer au poker durant l'été 2005, je venais de prendre la décision d'arrêter les jeux vidéo et je n'avais pas encore commencé la fac. J'avais donc trois mois libres devant moi et je les ai passés à me familiariser au poker en cherchant des informations sur Internet, en intégrant les stratégies de base et en essayant de les mettre en application en play money, ce qui est comme beaucoup d'entre vous le savent très très rock and roll parfois. Me sentant prêt début septembre, j'ai déposé dans un premier 5 dollars que j'ai perdus dans la journée même après être monté à 50 dollars et avoir perdu full max contre carré en NL50. Je venais de prendre ma première leçon essentielle : gérer sa bankroll, c'est important.

Deuxième essai le lendemain avec trois dollars cette fois-ci, un peu limite pour grinder les cash games 0,01$/0,02$, mais c'était le max que ma carte bleue étudiante avait bien voulu me donner. Un petit peu de chance et pas mal de hit and running des tables m'a permis de monter à 35 dollars dans la journée et j'étais sauvé. Rien ne pourrait plus m'arrêter de grimper de limites, j'allais mettre les heures qu'il fallait et les gravir une à une pour finir au top, j'en étais sûr. En janvier 2007, soit un peu plus d'un an plus tard, je m'installais en 10$/20$ avec une bankroll de plus de 100 caves.

Si je vous raconte cette histoire, c'est car j'ai compris comment j'avais su perdurer au top pendant toutes ces années. Si vous analysez les joueurs de 10$/20$ de janvier 2007, vous constaterez qu'ils ont tous plus ou moins disparu de la circulation, la plupart sont broke car ils n'ont jamais su s'adapter ou évoluer aux nouvelles techniques et tendances qui viennent révolutionner... Lire la suite

Quelques nouvelles

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 11 ans.

L'année 2013 a débuté sous le soleil pour moi. Comme tous les ans, je me suis rendu aux Bahamas pour jouer ce qu'on pourrait appeler les World Series des Kids du Poker. Les Bahamas sont en effet très populaires en raison de la limite d'âge pour y jouer qui n'est que de 18 ans contre 21 aux USA.

Du coup, il est assez classique de se retrouver à table avec six gamins à l'air d'être tout juste sortis de l’œuf mais qui sont en réalité des killers du online. Cette année n'a pas été différente en ce qui me concerne puisque je me suis retrouvé à une table de joueurs inconnus qui m'ont rapidement défoncé.

Direction la plage pour quelques jours avant de retenter ma chance sur le tournoi de Pot-Limit Omaha à 5,000$, qui va tourner court lui aussi. Mes talents de swappers (le fait d'échanger des pourcentages de ses gains éventuels avec d'autres joueurs engagés dans la même épreuve) ont cependant encore frappé puisque le suédois Ramzi Jelassi a fait une petite perf (je parle du PLO hein, je n'avais pas d'action sur son EPT Prague, hélas) et j'ai rapidement pu réinvestir tout cela en roulette/craps/homards avec un résultat plutôt satisfaisant.

J'ai reçu d'excellents retours à propos de mes vidéos stratégiques de Omaha en basses limites. Vous pouvez les retrouver ici :

Part 1 - Recherche de défauts en Pot-Limit Omaha
Part 2 - Commentaires d'une session PLO 0,5€/1€

Sachez que j'en ai tourné deux nouvelles et que j'en suis vraiment très content, il me tarde que vous les voyiez !

L'année va s'accélérer progressivement puisqu'après... Lire la suite

La progression

Par dans GénéralLife StyleAnalyse de mains il y a plus de 11 ans.


J'ai récemment réalisé un contraste intéressant entre les questions récurrentes des journalistes et celles des joueurs de poker. Quand je réponds à des interviews pour la presse spécialisée, 70% de leurs questions m'ont déjà été posées. Je joue donc au jeu du mec qui essaie de se répéter sans que cela ne soit trop flag.

Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, les questions que me posent ces journalistes n'ont rien à voir avec les questions que me posent directement leur "cible", c'est à dire les passionnés. Ces joueurs amateurs que je rencontre lors des nombreuses étapes du WiPT me posent presque systématiquement une question qu'aucun journaliste poker ne m'a encore posée.

Comment relancer la machine quand on stagne sans trop savoir ce qui ne va pas ?

Comme je l'ai dit dans un blog précédent, quand on ne gagne pas ou plus, blâmer la variance, ce n'est que se voiler la face. Il y a deux possibilités : soit vous avez raison et vous jouez de malchance, auquel cas travailler votre jeu ne vous fera pas de mal ; ou bien la variance n'est pas seule responsable et bosser est la solution.

Bosser, oui, mais bosser comment ?

Après des centaines de milliers de mains jouées dans un certain style ou schéma, il peut être très difficile de voir ce qui ne fonctionne pas. C'est là qu'il faut savoir se mettre en danger.

La solution est aussi simple que ça : il faut explorer d'autres styles. Par exemple, ne pas hésiter à jouer un style beaucoup plus loose, tenter des moves qu'on n'ose jamais, faire des bluffs insensés. Élargir sa palette de moves, en sorte.

Bien sûr, vous allez perdre. Beaucoup perdre même. Mais il faut considérer ça comme un investissement sur le futur. Quand on ne... Lire la suite

Sur la route

Par dans Tournois LiveCash Game Online il y a plus de 11 ans.

Au poker, on parle souvent d'objectifs, qu'ils soient de moyens ou de résultats. J'ai longtemps été un farouche opposant à l'idée même de se fixer des objectifs de résultats, préférant ceux de moyens. Mais avec le temps (le coaching mental, la thérapie et les engueulades avec mes amis), j'ai compris que sans objectifs de résultats, on ne pouvait pas mettre en œuvre de manière efficace des "moyens".

Ici, nous ne sommes clairement pas en train de savoir si la poule était là avant l'œuf : sans objectifs définis, il n'y a pas de moyens. Après, on s'avoue ou non ses objectifs. C'est le problème de beaucoup de personnes et pas seulement des joueurs de poker.

Si on se fixe pour objectif de jouer 50,000 mains à une certaine limite juste « pour voir comment on s'en sort », l'objectif non avoué est de battre la limite mais on ne le verbalise pas par peur de l'échec.

Du coup, on ne l'avoue pas publiquement et on ne se "mouille" pas. Ainsi, on se met moins de pression pour réussir, et on s'en tient à un objectif de moyen alors qu'on aurait pu tout mettre en œuvre pour atteindre l'objectif de résultat non avoué.

La peur de l'échec, c'est aussi et surtout la peur du regard des autres, et non pas la peur de s'auto-décevoir comme beaucoup pensent. Si on met tout en œuvre pour atteindre un objectif et qu'on échoue, on en retire toujours une forme de satisfaction qui durera bien plus longtemps que la brève déception. Et on aura en plus une réponse quant à notre capacité ou non à réussir.

Le vrai problème, c'est le regard des autres au sens large mais aussi le regard de nos proches. Il est très important d'être soutenu par notre entourage et je sais - comme beaucoup d'entre vous - qu'il est parfois... Lire la suite

Poker et valeurs

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 11 ans.


Lors d'un petit mail interne, le coach du Team Winamax Stéphane Matheu a lancé une réflexion intéressante.

Sans entrer dans les détails de la note, il nous posait une simple question : quelles sont les valeurs morales qui définissent notre comportement et que nous appliquons à notre vie ?

Si je devais en choisir trois spontanément, j'opterai pour :

- La politesse : une conséquence directe de mon éducation je suppose, mes parents m'ont toujours élevé en insistant sur les règles de base, le respect des personnes âgées, les règles de courtoisie...

- Le sens des responsabilités : je pense que c'est une de mes grandes qualités. Je ne rejette jamais rien sur les autres et fais toujours face quand il le faut. J'ai toujours assumé mes erreurs et je ne me laisse jamais abattre.

- La sincérité : c'est une valeur essentielle pour moi. Pourtant, on se rend compte que si l'on commence à se regarder dans la glace, nous ne sommes pas toujours si sincère... La société en est pour partie responsable mais il est amusant de voir à quel point on supporte mal les mensonges des autres. Pourtant, la plupart d'entre nous mentons fréquemment et ce pour diverses raisons.

La seconde question que nous posait Stéphane était de savoir si nous appliquions ces valeurs dans notre activité de joueur de poker, et c'est là que j'ai trouvé que je rencontrais mes premiers problèmes.

A part le sens des responsabilités, je ne pense pas appliquer les deux autres valeurs comme je le devrais. Pour ce qui est de la politesse, je ne veux pas dire que je suis malpoli volontairement ni même un "sale gosse". Mais il est vrai qu'il m'arrive parfois de manquer de respect ou d’être désobligeant envers des joueurs. Les raisons sont... Lire la suite

Bahamamamas

Par dans GénéralTournois LiveLife Style il y a plus de 12 ans.

Dans mon blog précédent, je vous annonçais mon intention de lancer mon année par un déplacement aux Bahamas. Cette étape du LAPT/NAPT/EPT (jamais trop compris) est un véritable mini-WSOP : nombreux tournois, buy-in et variantes multiples et, bien entendu, ricains à gogo. Question hébergement et restauration, c'est un véritable braquage : les chambres sont moyennes, le service est lent à en mourir et tout est en extra.

Le summum est atteint à la poker kitchen qui, en plus d'être dégueulasse (le chef serait Greg Raymer),  fonctionne avec un système de tickets (comme à la cantine) et où tout coûte une montagne (4 dollars la bouteille de 250ml d'eau, 8 dollars le coca, 9 dollars la salade de fruits).

"Welcome to Paradise" vous hurle un mec à l'accueil quand vous descendez du taxi. Mouais, surtout le bootcamp idéal pour tout européen avant les WSOP. Il va falloir que je reste calme et que je me concentre sur mon objectif.

J'arrive donc le 4 janvier à Nassau, trois jours avant le début du Main Event histoire de m'acclimater au décalage horaire, de prendre mon coup de soleil habituel ET d'avoir le temps de le guérir (en partie), et de jouer un petit satellite a 1 000$, histoire de retrouver le live avant de jouer le Main qui s'annonce relevé.

Cette année le soleil est au rendez vous (pas forcement évident en cette période aux caraïbes, voir coverages de Benjo en 2008, 2009 et 2010), et je profite donc de mes trois jours pour mettre en application mon plan. Ma peau brule progressivement atteignant un vermillon très satisfaisant, le 1000$ est une entrée en matière agréable, je retrouve quelques sensations et me fais éliminer sur un flip apres trois heures de jeu.

Je peaufine mon conditionnement par une petit... Lire la suite

La Pizza Margherita

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 12 ans.

La réalisation et la réussite d'une pizza Margherita passent tout d'abord par un travail préalable de qualité. Il faut s'enquérir des bons ingrédients : farine, levure, mozzarelle, tomates, et ne pas rechigner à aller chercher loin pour une qualité meilleure. On ne construit rien de bien sans bases solides.

Cette quête achevée on peut enfin rentrer dans le vif du sujet, la cuisine, dont la première étape est la laborieuse mais nécessaire réalisation de la pâte. L'excitation de l'approche d'un dénouement alors qu'on glisse la pizza au fond du four est encore loin, pourtant vos décisions et observations à ce stade auront un impact direct sur l'issue du projet.

Concentrez-vous et observez la levure fondre dans l'eau tiède, attendant patiemment votre heure. Puis vient le moment de passer à l'action. Alors puissamment et progressivement vous pétrissez la levure dans la farine de vos propres mains, ajoutant vos petites touches personnelles (sel et huile d'olive), incorporant progressivement de l'eau tiède, sans vous presser afin que le mélange ne change jamais de texture a l’œil nu. Vous avez franchi un premier obstacle, la pate est prête. Vous l'enveloppez minutieusement d'un torchon et la placez dans un endroit sec et tempéré, un lieu sûr où elle montera doucement.

L'attente est longue, deux heures durant lesquelles il serait facile de se reposer, de se laisser griser face à ce premier obstacle franchi. Mais en cuisinier chevronné vous saurez revoir vos classiques, passer les ingrédients en revue ou relire la recette. Une dernière check-list.

Puis c'est  l'agitation a nouveau ! La pâte a, lentement mais surement, doublé de volume ! Vous pouvez maintenant l'utiliser pour créer quelque chose de... Lire la suite