[Blog] Ma victoire irlandaise

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 2 ans.

Blog Gaëlle
Avertissement : si vous n’étiez pas à Dublin cette année, vous allez, une fois terminée votre lecture, me prendre au mieux pour une folle, au pire pour une névrosée de la boisson. C’est qu’au-dessus de la salle de poker du Winamax Poker Open, au premier étage du centre de conférences du City West Hotel, l’ambiance est difficile à retranscrire. Vous avez sûrement vu un paquet de vidéos, ou lu les articles et posts sur les réseaux sociaux. Mais croyez-moi : pour assimiler ce qu’il s’est réellement passé là-haut, il fallait être sur place.

« Il », c’est le Winamax Beer Pong Open. Un tournoi pas loin d'être aussi prisé que le Main Event. Vous voyez, vous commencez déjà à me regarder de travers. Pourtant, une fois l'aspect financier écarté, je peux vous assurer que le trophée ramené à l'aide des petites balles de plastique est regardé avec des yeux aussi envieux que celui ramené à l'aide de petites tranches de céramique. En mai dernier, au SISMIX, je me suis retrouvée un long moment aux côtés de Guignol. Il venait de perdre en finale du WBPO de Marrakech. Je peux vous assurer : je ne l’avais jamais vu dans un tel état. Si le voir enchainer quelques liqueurs (ayant malencontreusement oublié de venir avec leurs petits copains les softs) ne m'a pas trop étonnée, c'est son regard noir et vide qui est venu m'interloquer.

- Ça va ?
- C'était mon rêve, putain.


Je vous avoue qu'à ce moment-là, je me suis tout de même dit qu'il en faisait un peu trop. J'avais moi-même terminé en 16e de finale du tournoi, après quelques lancers épiques en compagnie d'Adrien Delmas, mais m'en étais assez vite remise une fois la partie terminée. C'est durant l'été qui a suivi que la fièvre est montée. Avec la table siglée Winamax à la maison et... Lire la suite

[Blog] Les mains les plus folles de ma carrière (Partie 1)

Par dans Tournois Live il y a plus de 3 ans.

Romain Lewis Blog Facebook

Salut tout le monde! Je célèbre cette semaine ma première année complète sous les couleurs de Winamax et pour fêter ça, j'avais envie de vous raconter mes coups les plus rocambolesques. Entre le poker amateur, de club et professionnel, j’en ai vécu des coups marrants, des bad beats, des good beats aussi, des coups venus d’une autre planète ou d’autres qui ne devraient juste jamais exister. C’est aussi pour ça qu’on aime ce jeu : une fois qu’on a reçu nos deux petites cartes faces cachées, nul ne sait exactement ce qu’il va arriver !

Au moment d’écrire ce blog, je suis en train de préparer mon planning complet pour les WSOP. Au même moment, l’an dernier, j’écrivais justement mon premier blog sur la préparation mentale et physique pour Vegas. Cette année, la seule différence c’est que je vais rester un peu plus de temps. J’ai envie de jouer plus de tournois, de tester un peu plus mes limites mais aussi de vivre plus de moments intenses, aux tables et en dehors.

Et de moments intenses, il va justement être question dans les lignes qui suivent. Ne me jugez pas, sortez le pop-corn, mettez-vous à l’aise au fond de votre canap’, car ce qui suit n’est pas toujours très ordinaire. Dans cette première partie, je parle de la période où je n’étais pas encore professionnel. Il va y avoir du spectacle, let’s go !

Premiers frissons à Gujan

Romain Lewis

Remontons le temps. Nous sommes le samedi 23 septembre 2014 à Gujan-Mestras. Le soleil est tombé depuis l’éclatement de la bulle du Main Event du DSO, et je suis dans l’argent depuis quelques heures pour mon premier gros tournoi live. J’ai 19 ans depuis quelques mois et l’idée de jouer un tournoi de poker à 550 € me dépassait largement quatre mois... Lire la suite

[Blog] Les clés pour un WPO Dublin inoubliable

Par dans Tournois Live il y a plus de 5 ans.

Les Winamax Poker Open représentent chaque année un épique casse-tête pour les joueurs de poker-slash-fêtards invétérés. Au SISMIX à Marrakech, la double casquette du festival est annoncée d’entrée de jeu : poker le jour, fiesta la nuit. Le sommeil, lui, n'est pas inclus au programme mais en se débrouillant bien, on peut profiter de tout. A Dublin, c’est différent : on est obligé de faire des choix ! Etant passée des deux côtés de la barrière sur ce WPO (un deep-run en 2013, une présence constante dans la Leisure Room les autres années), je vous livre quelques conseils pour profiter au maximum de cet évènement culte, autour des tables comme en dehors, et repartir avec des souvenirs plein la tête*.

Poker : le plaisir se prend aussi à table

Quand on vous dit qu'il s'agit du tournoi le plus fun de l'année, ce n'est pas seulement à cause de toutes les animations prévues hors des tables de poker ! Le Main Event du WPO offre un prix d’entrée modique (550€), un joli tas de jetons au départ (20 000), des niveaux de 45mn (lors du Day 1) puis une heure (à partir du Day 2), et un format « short-handed » riche en sensations fortes avec seulement six joueurs par table.

Si vous n'êtes pas forcément habitués à ces tables comptant six joueurs, sachez que le format permet de jouer beaucoup plus loose. Certes, ce que je vous dis n'est pas révolutionnaire mais chaque année, cela ne rate pas : le premier sortant est systématiquement un joueur inexpérimenté s'étant envoyé en l'air avec une paire d'As. Ce qui nous permet de retenir deux points :

1/ Il ne faut surtout pas sur-jouer ses grosses paires, et être capable de les jeter si l’on se sent battu.
2/ Il faut aller voir un maximum de flops avec des... Lire la suite

[Blog] Une rentrée très chargée

Par dans Tournois Live il y a plus de 5 ans.

Cela ne vous aura pas échappé si vous suivez un minimum l’actualité du poker, tous les acteurs du circuit live (ou du moins une bonne partie !) ont fait leur rentrée lors de la première étape de la nouvelle saison de l’European Poker Tour à Barcelone, après un mois d’arrêt post-WSOP.

Et cette rentrée fut pour le moins animée : des fields énormes, que ce soit sur le Main Event ou l'ensemble des side events, avec un pourcentage impressionnant de Français présents ; les arrivées au sein du Team Winamax de Pierre Calamusa, suivi de près par Aurélie Quélain (bon courage à vous deux pour le bizutage à Dublin !) ; et enfin l’énorme performance de Sylvain Loosli qui a tout simplement remporté son premier Super High Roller à 50 000 euros, devant 83 autres joueurs parmi lesquels la plupart des meilleurs mondiaux, pour plus d’un 1,2 million d’euros !

Petite anecdote à ce propos : les organisateurs ayant décidé de ne pas filmer et retransmettre les images de la table finale, celle-ci s’est jouée dans un coin de la salle, presque incognito, à côté de la table finale d’un side event à 300 euros… Pour un tournoi où le vainqueur gagne presque autant que le vainqueur du Main Event (et même plus en l'occurrence) et où presque la totalité des joueurs est connue du grand public, on pouvait s’attendre à autre chose.

En ce qui me concerne, cette étape Barcelonaise fut de courte durée. Contrairement à mon habitude sur le circuit EPT, où je participe généralement à plusieurs tournois précédant le Main Event, je suis cette fois-ci arrivé uniquement pour jouer le tournoi principal. Non pas parce que je ne souhaitais pas participer à l’intégralité du festival, mais parce que les préparatifs du mariage de ma sœur m'en ont... Lire la suite

Homo Ludicus

Par dans GénéralTournois LiveLife Style il y a plus de 8 ans.


D'aussi longtemps que je puisse me souvenir, le jeu a fait partie intégrante de ma vie. Cela a commencé par une fascination enfantine pour la couverture d'un livre étrange trouvé chez un ami plus âgé que moi.

Je me souviens avoir lu et relu des chapitres au hasard, la pensée enflammée par la possibilité d'un monde conçu par l'imagination, dans lequel les règles seraient plus claires et moins effrayantes que celles, obscures, de la vie réelle.

Au fur et à mesure des années, cette passion naissante a englouti ma vie, défini mes amitiés, et formé mon instinct de compétiteur. Adolescent, je me suis plongé cœur et âme dans l'apprentissage, la pratique et la maîtrise de tout objet ludique à portée de main. J'étais, au sens le plus pur du terme, un gamer, noyant ma puberté dans l'attente impatiente de la prochaine partie. Le point culminant de cet appétit insatiable fut une longue et intense carrière de joueur de Magic : The Gathering, le geek game par excellence.

Les années Magic

Des tournois dans le monde entier, face aux meilleurs, dont les récompenses sont basées sur le mérite, l'effort individuel et l'échange collectif. Voilà qui m'évoque quelque chose...

Mais « simplement » jouer ne m'a pas suffi. Alors adulte, j'en ai fait une carrière, quittant peu à peu mes mondes imaginaires pour prendre la posture plus valorisante de créateur. Six années comme Game Designer me permirent d'approfondir ma connaissance des mécanismes cachés qui régissent l'acte ludique. Rapidement, mon indéfectible passion me mena à leur enseignement dans les écoles bourgeonnantes du jeu... Lire la suite

Winamax Poker Open : Rendez-vous Jeudi !

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 10 ans.


Le grand jour approche ! Celui de la première compétition internationale organisée aux couleurs de Winamax... A partir du 16 Septembre, nous vous donnons rendez-vous à Dublin pour disputer le plus beau tournoi Short-Handed de l’année : le Winamax Poker Open ! Outre nos professionnels Aurélien Guiglini, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, Davidi Kitai et Anthony Roux, ce sont plus de 600 joueurs qui sont attendus du côté du Ballsbridge Inn, charmant complexe hôtelier situé dans le sud-est de la capitale irlandaise.

Parmi eux, quelques bonhommes verts du cru, forcément… Mais aussi et surtout, bien sur, une multitude de joueurs qualifiés via Winamax au cours de ces derniers mois ! On retrouvera avec plaisir des joueurs Matthieu "sixcoups" Lamagnère (Local Hero de son état), Raphael « Raphaelbis » Kroll, finaliste du Partouche Poker Tour, Arnaud « ZsK9 » Szybura, joueur nordiste rencontré au récent EPT de Monte Carlo, et vainqueur d’un Sunday Surprise il y a quelques semaines. Et puis, ce sera l'occasion rêvée de rencontrer une multitude de joueurs que l'on ne connaissait jusque là que sous la forme d'un pseudo : pros, semi-pros, amateurs, grinders de tout poils seront présents en masse, venus de tout l'héxagone, de Suisse et même, pour certains, de Guyane, si, si !

Après avoir partagé une Guinness, tout ce petit monde se retrouvera autour des tapis verts. Au programme : un tournoi à 550 euros en "short-handed"... Traduction : seulement six joueurs par table, pas un de plus ! Un format popularisé sur Internet, qui a depuis quelques années fait son apparition en "dur", pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs d'action survitaminée.

L’équipe de reportage... Lire la suite

Crappy New Year ?

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 11 ans.

L'année 2010 n'a pas vraiment démarré comme je l'imaginais... Après un nécessaire break d'un mois, j'avais placé de bons espoirs dans le combo finale du France Poker Tour /EPT Deauville programmé début janvier.

La finale FPT s'est déroulé de façon catastrophique. Comme d'habitude, j'ai envie de dire : en quatre participations (trois qualifs régionales, plus la finale à l'Aviation Club de France), je n'ai jamais dépassé le troisième niveau. Pas très sérieux, tout ça. Il va falloir que je retrouve rapidement le bouton « fold ». Bon sang, mais où est-ce qu'il est passé ?

C'est moche de durer à peine deux heures dans un tournoi aussi sympathique, mais j'ai pu malgré tout passer une plaisante après-midi accoudé au comptoir du bar de l'ACF avec des amis éliminés eux aussi de façon précoce. J'ai pu par la suite suivre avec beaucoup d'intérêt le reste du tournoi grâce au reportage de nos reporters préférés. Grand bravo à Almira qui a bien représenté le Team Winamax en réalisant au passage une sacré perf'. Même chose pour Don Limit (Cyril André dans le civil) qui prouve que les Local Heroes sont définitivement très compétitifs. Je me réjouis de la victoire de Valentin qui s'est imposé au prix d'un interminable tête à tête contre Freddie Deeb. Un américain champion de France, ça ne l'aurait pas fait.

Quelques jours plus tôt, c'est remonté à bloc que j'arrivais à Deauville. Au Day 1, je tombe à une table plutôt facile. Fait notable de cette journée : les deux énormes tirages que je rate, me faisant terminer la journée avec un tapis dans la moyenne. Le lendemain, je n'aurai pas tenu très longtemps. Je joue, et perds rapidement un pot de 100,000 (alors que la moyenne est à 70,000)... Lire la suite