[Blog] Year in Progress

Par dans Tournois LiveTournois Online il y a 5 jours.

Blog Guillaume Diaz

Depuis que j’ai la chance de faire partie du Team et de vivre au rythme du circuit live, la période qui suit les WSOP est toujours synonyme de vacances. C’est le seul moment de l’année où la frénésie du circuit s’arrête durant quelques semaines et où, personnellement, je déconnecte totalement du poker le temps d’une grosse dizaine de jours.

Cette année n’a pas fait exception. À part deux ou trois sessions dominicales online et quelques heures passées sur le transat à regarder les Triton Super High Roller Series, je n’ai absolument pas pensé au poker, et ça fait du bien ! J’ai donc profité de ces vacances pour retourner dans mes montagnes natales, à Grenoble, pour voir famille et amis : piscine, pétanque, vélo de descente, golf, foot et surtout pas mal d’apéros !

Mais les vacances, si reposantes soient-elles, doivent se terminer un jour. Ce matin du 8 août, en voyant, sur mon fil Twitter, le compte @Year_Progress indiquer que nous venons d’atteindre 60% de l’année 2018, je me suis dit qu’il est grand temps de me remettre au travail. Mon côté procrastinateur m’incite à me fixer des deadlines courtes pour être le plus performant possible. Cela m’oblige à un travail soutenu et constant car, si les objectifs sont assez ambitieux, il est impossible de les réaliser sans un acharnement quotidien.

Guillaume Diaz Venetian

Pour donner le meilleur de moi-même chaque jour, mes objectifs doivent également avoir une importance forte à mes yeux. Mon erreur dans le passé fut de ne pas me refixer des objectifs assez élevés en cours d’année. Ce fut notamment le cas l’année dernière : en juillet, je pointais à 85 000 € de bénéfice depuis le début de l’année et j’ai conservé l’objectif de 100 000 € que je m’étais fixé en janvier, au lieu de partir... Lire la suite

[Blog] L'été où tout a basculé

Par dans Tournois Live il y a 13 jours.

Romain Lewis

[Note de la rédaction : Oui, le blog précédent de Romain appelait une deuxième partie, mais elle attendra un peu. Pour l'heure, place aux WSOP 2018.]

Dans les semaines qui ont suivi mon magnifique été du côté de Vegas [860 000 $ de gains, neuf places payées dont trois podiums WSOP, NDLR] on me posait sans cesse la même question : « Ça y est Romain, tu es redescendu ? Ou tu es toujours sur ton petit nuage ? » J’avais beau comprendre le sens de la question, je ne savais jamais quoi répondre. Je me contentais souvent de hocher la tête avec un sourire gêné avant de répondre : « Pas tout à fait. Je suis bien là-haut ! »  Entre vivre sur ce petit nuage gonflé d’énergie positive, entouré de bonnes ondes et des personnes que j’aime et redescendre « sur terre », où la vie serait a priori plus difficile, mon choix est vite fait ! D’ailleurs, cela fait bien plus de deux mois que j’y suis sur ce nuage. Ma mamie a beau me rappeler que ça ne va pas durer toute ma vie, j’ai quand même bien envie que ça continue le plus longtemps possible. Après tout, si je m’imagine sur un nuage toute ma vie, personne ne pourra me faire redescendre !

Objectif, je réécris ton nom

Reprenons depuis le début, au mardi 5 juin. Si cette journée marquait le top départ officiel de mes WSOP, le travail avait déjà commencé bien avant. Après avoir mis beaucoup d’effort dans la préparation mentale, j’ai redéfini quelques mots qui étaient pour moi primordiaux. « Objectif » était le premier. Bizarrement, dans ma tête, un objectif non réalisé correspondait à une défaite. Un objectif devait donc toujours être largement réalisable, afin de ne pas me décevoir. Repenser ce mot en me fixant des objectifs plus difficilement atteignables fut un déclic. Personne... Lire la suite

[Blog] La poursuite du rêve

Par dans Tournois Live il y a 19 jours.

La poursuite du rêve

Ça y est : Las Vegas 2018, c'est déjà terminé ! Et si on en profitait pour revenir sur un été riche en émotions, au cours duquel j'ai eu la chance de deeprun une nouvelle fois le Main Event ?

Faisons d'abord un petit comeback en 2013. Je me déplace pour la toute première fois dans la capitale du poker pour participer aux championnats du monde. Je jouais à l'époque quasiment exclusivement en cash-game online, en short-handed et head's up, naviguant entre la 5/10 $ et la 50/100 $. Je ne jouais alors de tournois que très ponctuellement le dimanche ou en live, mais je savais que mon niveau technique était déjà bien meilleur que celui d'un joueur de MTT lambda. C'est pourquoi jouer le Main Event, avec sa structure deepstack et cet extraordinaire mélange d'amateurs et de professionnels, me faisait très envie depuis de nombreuses années. J'ai donc décidé de le direct buy-in, en vendant 12 % de mon action à des potes, pour qu'ils vibrent. Et ça a été le cas !

J'ai débarqué à Vegas une semaine avant le début du Big One, mon objectif principal, et n'ai joué que deux autres tournois en guise d'échauffement. Je suis donc arrivé aussi frais que motivé à taper une perf'. S'en suivra un run exceptionnel durant sept jours qui m'a permis d'atteindre la table finale la plus prestigieuse de la planète... pour ma toute première participation ! J'étais bien entendu sur un petit nuage au terme de ce marathon, et les mois qui suivirent, dans l'attente de la finale en novembre, avaient tout du rêve éveillé, avec les projecteurs des médias braqués sur moi et, bien sûr, mon entrée au sein du Team Winamax. Si mon rêve de devenir champion du monde s'est interrompu en quatrième place, je garde un souvenir unique de ces quelques mois, de... Lire la suite

[Blog] Fabulous Villa Las Vegas

Par dans Général il y a 27 jours.

La migration annuelle des joueurs de poker étant terminée, laissez-moi vous parler un peu de l’environnement de travail du Team Winamax pour les WSOP. L’an dernier déjà, l'équipe avait décidé de louer une villa afin d’être dans les meilleures conditions possibles pour ship un bracelet à Vegas. Je ne faisais malheureusement pas partie de la fête, ayant préféré louer une maison en famille. Ce n’est pas tant cette bande de joyeux lurons qui m’effrayait, mais plutôt ma petite alarme nocturne de deux ans, qui aurait certainement été moyennement appréciée au sein des troupes...

Cette année, pas d’enfant dans les valises, je me lance ! Petit astuce pour dénicher la villa de vos rêves à Vegas : réservez le plus tôt possible, dans l'idéal au moins six mois à l'avance. C'est ce que nous avons fait cette année et le résultat a été au-delà de nos espérances : un petit paradis au milieu du désert. On ne va pas se mentir, c'est quand même bien plus simple de sauter d'un tournoi quand on retrouve de telles conditions en rentrant à la villa : potes, piscine, jacuzzi, salle de sport, billard... La pilule est tout de suite plus facile à avaler.

J’ai toujours pensé qu'une colocation avec des joueurs de poker était un vrai plus pour un joueur professionnel. Il est beaucoup plus facile d’échanger sur des mains ou de se motiver quand on voit les colocs qui enchaînent les perfs' et, inversement, de partager ses doutes lorsque rien ne semble aller dans le bon sens. On le sait tous : le poker est un jeu mentalement épuisant et très individuel. Avoir la possibilité de partager aussi bien les aspects positifs que négatifs confère au jeu une dimension collective vraiment appréciable.

Team
C'est précisément ce que j'ai adoré dans cette villa.... Lire la suite

[Blog] Bénie soit la compétition !

Par dans Général il y a 1 mois.

Si vous pouviez voir ma tête tandis que j’écris ces quelques lignes, vous comprendriez tout de suite que je vis un moment très spécial ! J’ai de nombreuses raisons d'être particulièrement contente, et je vais vous dire lesquelles.

Voilà déjà quelques mois que j’ai entamé une étape professionnelle enthousiasmante en intégrant le Team Winamax. Je ne vais pas vous surprendre : avoir un sponsor est un évènement qui mérite d’être fêté, et vous pouvez me faire confiance, je l'ai fait dans les règles de l'art ! Je dois toutefois admettre que les dernières nouvelles dépassent le simple cadre de ma simple satisfaction personnelle. C'est le début d’une nouvelle ère pour moi, ainsi qu’un point d’inflexion majeur pour le secteur du poker.

Nous savons tous que, ces dernières années, le poker n’a pas vécu sa meilleure période, notamment à cause des changements de réglementations. Mais comme on dit toujours, mieux vaut tard que jamais et, enfin, après six longues années, les marchés espagnols et français se sont ouverts au partage des liquidités. Et ça n'implique que des bonnes choses.

Leo WiPT

Le partage des liquidités a longtemps ressemblé à un "¡Bienvenido Mister Marshall!" (NDT : célèbre film espagnol de 1953) du poker depuis que les certains marchés européens ont été réglementés et leurs joueurs cloisonnés. Une "arlésienne" dont on ne voyait jamais le visage. Mais le scénario enfin a changé. Limiter le poker en ligne à des zones géographiques va à l’encontre de la nature même du jeu, au point d’asphyxier le secteur. Heureusement, depuis le début de l'année, les joueurs espagnols et français peuvent s’asseoir à aux mêmes tables grâce à l’octroi des licences de la DGOJ. Et Winamax a obtenu la sienne la semaine... Lire la suite

[Blog] Un été à fond la caisse !

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Hola amigos,

Ces derniers mois ont été très chargés, mais j'ai heureusement pu dégager quelques jours pour faire un break auprès de mes proches et vous écrire ces quelques lignes.

Comme vous l'avez (je l'espère) suivi, j'ai remporté le Main Event du SISMIX en mai dernier. C'était le tout premier tournoi estampillé Winamax auquel je participais, et beaucoup pensaient que je ne prendrais pas cette compétition au sérieux à cause de son faible buy-in par rapport aux limites auxquelles j'ai l'habitude de jouer. C'est tout le contraire qui s'est passé, et je n'ai pas dérogé à une de mes règles d'or : jouer pour gagner ! J'ai bien entendu bénéficié du petit coup de pouce de réussite nécessaire, mais j'ai parfaitement rempli mon objectif de faire de mon mieux à Marrakech, et j'étais très content.

Après avoir enchaîné deux semaines intenses de séries de gros tournois online, je me suis envolé aux États-Unis pour disputer la première partie de mon programme de tournois à Las Vegas. Cette année, j'ai décidé de partager mon été en deux. Ayant remporté mon ticket pour le 300 000 $ Super High Roller Bowl de l'Aria, je me suis rendu à Vegas un peu plus tôt que d'habitude, à la fin du mois de mai. Avec presque deux mois d'affilée à Las Vegas prévus jusqu'à fin juillet, il me fallait ces quelques jours de repos en Espagne pour recharger les batteries et repartir de plus belle.

Adrian Focus
Cette première partie s'est avérée plutôt positive en termes de résultats. Sur le Super High Roller Bowl, le tournoi que j'attendais avec le plus d'impatience, je n'ai malheureusement pas réussi à rentrer dans les places payées. En revanche, j'ai constaté qu'en termes d'organisation, il s'agissait d'un grand tournoi : l'Aria fait très bien les choses, et ça... Lire la suite

[Blog] Tous les signaux sont au vert

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Salut à tous !

Je profite d'une de mes rares journées "off", en plein milieu de mon périple annuel dans la frénésie des WSOP, pour tirer un premier bilan de mon été dans ce nouveau blog, tout en en profitant pour remettre à plat mes objectifs. C'est déjà mon cinquième voyage dans cette folle ville, pour autant de championnats du monde, et je sens que tous les éléments sont réunis pour passer un été parfait, voire même pour enfin décrocher le bracelet tant convoité.

À commencer par l'immense villa à l'écart de l'agitation du Strip que je partage avec une bonne partie du Team et quelques joueurs bien connus du circuit, dont Sonny Franco ou encore le poteau Victor Choupeaux. L'ambiance est studieuse, mais détendue. Notre quotidien est rythmé par des petits dejs' copieux devant la Coupe du Monde (avec souvent un Pierre Calamusa qui transpire pour ses potentielles pertes en paris sportifs), des matches de ping-pong, de billard, de basket ou de toute autre activité propice à parier (encore une fois souvent contre Pierre), et des fins de journées animées par des discussions techniques endiablées.

La dynamique de groupe est très positive depuis le début de l'été, avec de nombreux deep-runs et tables finales, dont évidemment la superbe deuxième place de Romain sur l'Event 13 pour 193 000 $. On se tire tous vers le haut, dans les bons comme les mauvais moments, et cette atmosphère d'entraide est particulièrement plaisante et motivante.

Séminaire
Tout est allé très vite depuis notre fameux séminaire à Sophia Antipolis, à la fin d'avril. La chance de nous être rapprochés des "petits" nouveaux que sont les monstres Mustapha, Adrián, João et Léo nous a mis dans un nouvel état d'esprit axé sur le positif et le partage. Avoir de... Lire la suite

[Blog] Les mains les plus folles de ma carrière (Partie 1)

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Romain Lewis Blog Facebook

Salut tout le monde! Je célèbre cette semaine ma première année complète sous les couleurs de Winamax et pour fêter ça, j'avais envie de vous raconter mes coups les plus rocambolesques. Entre le poker amateur, de club et professionnel, j’en ai vécu des coups marrants, des bad beats, des good beats aussi, des coups venus d’une autre planète ou d’autres qui ne devraient juste jamais exister. C’est aussi pour ça qu’on aime ce jeu : une fois qu’on a reçu nos deux petites cartes faces cachées, nul ne sait exactement ce qu’il va arriver !

Au moment d’écrire ce blog, je suis en train de préparer mon planning complet pour les WSOP. Au même moment, l’an dernier, j’écrivais justement mon premier blog sur la préparation mentale et physique pour Vegas. Cette année, la seule différence c’est que je vais rester un peu plus de temps. J’ai envie de jouer plus de tournois, de tester un peu plus mes limites mais aussi de vivre plus de moments intenses, aux tables et en dehors.

Et de moments intenses, il va justement être question dans les lignes qui suivent. Ne me jugez pas, sortez le pop-corn, mettez-vous à l’aise au fond de votre canap’, car ce qui suit n’est pas toujours très ordinaire. Dans cette première partie, je parle de la période où je n’étais pas encore professionnel. Il va y avoir du spectacle, let’s go !

Premiers frissons à Gujan

Romain Lewis

Remontons le temps. Nous sommes le samedi 23 septembre 2014 à Gujan-Mestras. Le soleil est tombé depuis l’éclatement de la bulle du Main Event du DSO, et je suis dans l’argent depuis quelques heures pour mon premier gros tournoi live. J’ai 19 ans depuis quelques mois et l’idée de jouer un tournoi de poker à 550 € me dépassait largement quatre mois... Lire la suite

[Blog] Une année croustillante

Par dans Général il y a 2 mois.

Blog Ivan Deyra Facebook

Hey ! Voilà maintenant un an que je fais partie du Team Winamax. Il est temps pour moi de dresser un premier bilan. À chaque nouvelle arrivée dans un groupe, on parle souvent d’intégration. Pour moi, elle s’est faite tout naturellement. Ce qui est marrant, c’est que j’avais l’impression de connaitre la plupart des membres du Team depuis déjà dix ans, à travers les reportages, les vidéos, Dans la Tête d’un Pro, etc. Avec la villa à Vegas déjà réservée depuis un petit moment, l’occasion était parfaite pour apprendre à encore mieux se connaître. Que dis-je, plutôt l’occasion parfaite pour mettre des branlées au billard à Sylvanio, se faire bluffer par rLewis au loup-garou ou envoyer des burpees avec Dav’. (Je troll évidemment. D’ailleurs, la cote qu’il n’en a jamais fait de sa vie est à 1,04 sur Winamax).

Vis ma vie de joueur sponso

Qui dit joueur sponsorisé, dit joueur médiatisé, dit aussi joueur plus près de la communauté. Cela apporte forcément plus de reconnaissance. Par exemple, pas plus tard qu’hier, en train de faire les courses pour préparer un barbecue de qualité supérieur, je croise une ancienne connaissance du foot. « Je suis content pour toi, je t’ai suivi à Vegas avec les caméras et tout. Stylé ! » Il n’est d’ailleurs pas le seul : la plupart des gens me parlent avant tout des épisodes de DLTDP. Il faut dire que cette série, c’est vraiment les nuts et je ne m’étais pas vraiment rendu compte du nombre élevé de personnes qui regardent. Bon, parmi ces gens-là, ils sont nombreux à me glisser ensuite un petit : « Je t’avoue que les As, je ne les aurais pas fold. » (Pour rappel, j'avais dédié un précédent blog à ces mains) 

J’ai même eu le droit, alors que je sirotais une Kriek cerise encore plus fruité... Lire la suite

[Blog] La plus belle des victoires

Par dans Tournois Live il y a 3 mois.

Guillaume Diaz Blog

« Au poker, les deep runs permettent de survivre : ce sont les victoires qui nous font vivre. »

Glissés par Benjo dans l’excellent récit de ma victoire monégasque sur l’EPT National, ces quelques mots résument à merveille la vie d’un joueur de poker de tournoi live et traduisent parfaitement la valeur d’une victoire dans ce métier.

Car oui, les deep runs nous permettent de « simplement » survivre, aussi bien financièrement que mentalement. Ce sont rarement les deep runs inachevés qui permettent de créer l’écart financier et de monter rapidement de limites. À part un Top 3 ou une table finale d’un tournoi majeur. C’est également très rare qu’une 7e ou une 12e place nous procure une sensation de bonheur et de joie immense ou nous permette d’accumuler beaucoup de confiance en peu de temps. Les victoires, les trophées et la sensation d’avoir battu un field entier procurent tout cela à la fois !

Comme le dit mon pote et coéquipier Romain, c’est exactement pour ces moments-là que l’on joue au poker. Pour vibrer durant un tête-à-tête final et pour ce moment où l’on explose de joie en voyant la dernière carte s’abattre. Je dirais même que c’est pour ces moments-là que l’on aime tant la compétition, et que l’on apprécie pleinement la chance que l’on a de faire un métier qui exacerbe cette facette de notre personnalité.

Le poker de tournoi n’a que très peu d’égal dans ce sens. Le meilleur joueur du monde dans notre discipline gagnera beaucoup moins de trophées dans une année que le meilleur joueur de tennis, de golf ou d’échecs. Adrián Mateos l’a prouvé en 2017 : son année fut incroyable et a fait de lui le numéro 1 mondial au classement GPI durant de nombreuses semaines, alors qu’il n’a gagné... Lire la suite