Rock around the Globe

Par dans

C'est parti pour une nouvelle saison sur le circuit. Après les vacances -super cool- à l'île de Ré avec Juliette, Valentine et Victor, je vais voyager avec les amis du Team, jouer les grands tournois, avec la chance -l'espoir en tout cas- d'accrocher une bonne performance et de gagner beaucoup d'argent...Pour moi, c'est le rêve qui continue !

C'est donc gonflé à bloc que j'arrive à Cannes en ce début septembre, pour la finale du Partouche Poker Tour. Je vous livre ici quelques impressions en images (en remerciant au passage mon ami “Jo Hack'em” pour les photos)...

Patrick Bruel avant le tournoi: "Ecoute, c'est simple, tu n'as qu'à compter jusqu'à dix et après tu dis Tapis..."


Patrick Partouche


Pour un coup d'essai, un coup de maître dans le légendaire casino Palm Beach de Cannes : structure lente, organisation attentive et couverture médiatique à faire pâlir d'envie les WSOP ! Après des milliers de joueurs dans les satellites de qualification dans toute la France, cette finale a attiré 480 joueurs, dont tous les meilleurs Français et une pléiade de stars internationales (Phil Ivey, Scotty Nguyen, Gus Hansen, Glen Chorny, Chris Ferguson, Juha Helppi, etc). Seul bémol: un prélèvement -trop- important sur le buy in de 8500€.


Ludovic Lacay, dit "Sir Cuts"

Tu peux garder le sourire, Ludo, car malgré ton élimination précoce et ton "bad run" qui dure depuis plusieurs mois, ton talent parlera bientôt, j'en suis sûr ! Tout comme je suis certain que les résultats de tout le Team vont défrayer la chronique cette saison.

Arnaud "-FrenchKiss-" Mattern

Aah, Arnaud...Quel coup terrible tu as subi ! Tu termines dans l'argent mais sans un coup tragique perdu à la bulle, tu aurais sans nul doute écrasé le tournoi car tu te serais retrouvé chipleader avec le double du deuxième et seulement 48 joueurs restants. J'ai vraiment admiré ton flegme et ton élégance à ce moment clé. Moi, j'en ai encore la gorge serrée...

Erica Schoenberg

Erica Schoenberg. La championne US montre régulièrement qu'elle n'est pas seulement la fiancée de David Benyamine.

Aurélien Guiglini et Evelyne NG

Aurélien Guiglini terminera "in the money", pas le moins du monde déconcentré par la présence d'Evelyn Ng !

Gus Hansen "The Great Dane"

Gus Hansen, "The Great Dane", tellement passionné qu'aussitôt sorti d'une table, il se précipite pour jouer online des parties de cash games à tarif astronomique. Lisez son livre, qui vient d'être traduit en français sous le titre "Chaque main révélée", c'est un trésor pour la stratégie en tournoi.

Gus Hansen "The Great Dane"

Eliminé 9ème, aux portes de la finale, après un Day 3 marathon qui aura duré de 15h à 7h30 le lendemain matin (!!!), Gus s'éloigne sans une grimace. Pour moi, c'est non seulement une star mais aussi un grand monsieur, charismatique et élégant dans tous ses comportements.

Michel Abécassis et Michael "The Grinder" Mizrachi

Pendant le Day 3, à la table de Michael "The Grinder" Mizrachi. Nous sommes déjà dans les places payées et je me bats avec un tapis moyen, sans jamais avoir les cartes ni les situations qui me permettent de "dérouler".

Break pour le dîner sur la terrasse du Palm Beach, là-même où autrefois s'était tourné le fameux "Mélodie en sous-sol" avec Jean Gabin, Alain Delon et... une tonne de billets qui flottaient dans la piscine ! Ce soir, tous les joueurs en rêvent, des billets. Dans un ambiance très gaie, comme d'hab. On reconnaît, de gauche à droite, Nico, Brice Cournut, Ludo, Rui "gohahounnet" Cao et Julien "Yuestud", le nouveau team manager de W. Julien, je suis heureux que tu nous aies rejoints. Tiens bon, car tu vas en avoir du boulot d'organisation avec notre équipe de charlots !

Juliette, Jomanix et Monaie2Singe, fidèles des fidèles parmi les supporters du Team

Juliette, Jomanix et Monaie2Singe, fidèles des fidèles parmi les supporters du Team. Que ferait-on sans vous et sans tous les messages du forum !

Debriefing avec Nicolas Levi et Eric "moumouth" Koskas

Debriefing avec Nico et moumouth. Eric m'explique que je "ne peux pas perdre ce tournoi" !

Debriefing avec le Team avant la table finale

Le Team, regroupé juste avant la table finale. J'aime ces moments car leur soutien et leurs conseils me sont toujours précieux. Je vais arriver shorstack avec 375 000 jetons quand la moyenne est à 1 200 000. Il va falloir doubler très vite ou tirer sa révérence, mais je suis déjà très heureux d'être arrivé jusque là, surtout parce que j'ai l'impression d'avoir vraiment bien progressé ces derniers mois et que mon jeu s'en ressent en bien, techniquement et mentalement. Cette première table finale de la saison me donne une grande confiance pour la suite.

Patrick Partouche "himself" souhaite bonne chance au Team Winamax

Patrick Partouche "himself" souhaite bonne chance au Team Winamax, mais oui !... De gauche à droite: Tall, Sir Cuts, MIK.22, moumouth, FrenchKiss et Croc Monsieur.

Dimanche 7 septembre. La table finale télévisée. Ici Philippe Narboni (à gauche), qui terminera 5ème, et Brice Cournut, 7ème. S'il réussit à discipliner ses nerfs et à apprendre à se conduire en gentleman, Brice est promis à un bel avenir dans le poker...Quant à moi, j'ai déjà disparu de l'écran, en 8ème position, et déjà repris mon envol vers d'autres cieux. Voir ci-dessous...)

Le pigeon était là

Sans autres commentaires...

1 million d"euros

Le grand vainqueur de ce PPT, Alain Roy, reçoit ses 1 million d'euros, bien mérités, des mains de Maxime Masquelier et Patrick Partouche. Un coup de chapeau au Montpelliérain qui a fait preuve d'un mental à toute épreuve et d'une solide technique tout au long des quatre journées du tournoi !

EPT Barcelone


Voilà pour la bataille de Cannes. A peine le temps de rentrer à Paris pour être l'invité dans l'émission WPT de Patrick Bruel sur Canal+ (grand honneur) et je repars pour Barcelone, le premier EPT de la saison.

627 joueurs au départ, des vedettes de tous les côtés et des centaines d'"usual suspects" car le niveau du circuit européen est décidément d eplus en plus relevé. Le "Team" est au départ, à l'exception d'Almira, johny et Tall.

Au day 1 , je suis à la table de Sorel Mizzi, Cristiano Blanco, Roger Haraibedian, d'un Russe et d'un Suédois, qui jouent tous bien. Je double dans la 2eme heure avec QQ contre AK (à Pique) sur un flop K-Q-9 avec deux Piques...

Ensuite, pas beaucoup de cartes, jamais AA ou KK, juste une fois AK perdu, mais aucun bad beat non plus -c'est bien l'essentiel- et j'arrive à exploiter de bons "spots pour continuer à monter mon tapis. Je suis déplacé dans la soirée à une autre table assez forte, avec notamment Surinder Sunar et j'arrive à terminer la journée avec 47 000, bien au-dessus de la moyenne. Malheureusement, il n'y aura que 3 autres joueurs du Team au Day 2 : Nicolas, Arnaud et Davidi, tous avec un tapis à peu près correct.

Au Day 2, Nico et Arnaud sont sortis d'entrée...et je vais les suivre un peu plus tard...

J'ai à ce stade 56 000 jetons et il reste 106 joueurs, avec 64 payés. La moyenne est à 50 000. Les blinds sont 800-1600, antes 200. Je relève AK en Small Blind. Tout le monde passe jusqu'au bouton qui fait 3900. Ouverture standard pour ce joueur étranger qui joue très bien et très agressif : il relance environ 3 coups sur 4.

Je sur-relance à 11 900 et il me fait TAPIS. C'est le tournant de mon tounoi ! Si je passe, je garde un tapis en-dessous de la moyenne mais encore correct. Si je paye, je risque évidemment de sauter mais si je gagne, je passe à plus de 115 000 jetons, un tapis énorme qui va me permettre de danser sur la "bulle", d'arriver à coup sûr dans l'argent et sans doute avec un tapis encore beaucoup plus gros qui me donnera une bonne chance d'aller en finale...Mais pas si vite !

Je prends mon temps pour analyser la situation. Ce joueur a un "range" de mains très large. Il sait que je le sais et que, dans nos positions relatives, lui ouvrant au bouton et moi de SB, je peux le sur-relancer avec un éventail assez large, jusqu'à un As moyen, une petite paire ou même des connectors assortis. De plus il a déjà dû se coucher 10 minutes plus tôt sur un 3-bet de ma part. Il veut montrer qu'il ne se laisse pas marcher dessus. Il me couvre avec un tapis de 85 000 donc il me met la pression.

Je pense qu'il n'a pas AA ou KK car dans ce cas il se contenterait souvent de me suivre pour me piéger par la suite. Ou bien il me ferait tapis mais il prendrait le temps de faire un eu de cinéma. Là, il a dit tapis dans la foulée sur ma sur-relance.

Ecartant donc AA ou KK, je suis favori s'il a AQ, AJ ou s'il fait un "move" (KQ, connectors assortis, etc). Et je joue un coin flip s'il a une paire. Pour moi, pas de doute, il faut y aller. C'est le type de situation par lequel il FAUT INEVITABLEMENT passer si on veut gagner un grand tournoi !

Je paye et il montre 9-9. Le coin flip dont on parlait. Malheureusement pour moi, le board n'apportera ni As ni Roi ni flush et je suis OUT !

Très, très, très decevant mais aucun regret sur la manière dont j'ai joué ce coup. J'en ai tout naturellement discuté avec les autres joueurs du Team et eux aussi auraient fait la même chose, sans état d'âme.

Davidi Kitai au 3ème jour de l'EPT de Barcelone

Mais ça, c'était hier. C'est loin déjà. Il faut oublier et surtout aller soutenir DAVIDI KITAI qui est en passe de renouveler son exploit des WSOP. Il a réussi un Day 2 magnifique, profitant parfaitement, sans jamais d'erreur, d'un rush de cartes exceptionnel. A l'heure où j'écris ces lignes, il reste 19 joueurs en course et notre Davidi est toujours parmi les chipleaders ! C'est vraiment un fort joueur, toujours en équilibre, toujours serein. Il PEUT le faire...Go, go, go, Davidi !