Jusqu'à Berlin

Par dans

J'ai décidé, tard hier soir, de me rendre à Berlin afin de disputer la toute nouvelle étape de l'European Poker Tour. C'est donc avec le plus grand des plaisirs que j'ai atterri sur le coup des 22 heures en Allemagne...

Quatre ans déjà... Hé oui, il y a quatre ans, c'est avec l'équipe de France que je foulais la terre de la capitale allemande. C'était la première fois de ma vie. Et ce n'était pas pour un simple match de football... Non, c'était pour LE match : la finale de la coupe du monde de football les amis. Ouais, la World Cup quoi !

« Jusqu'à Berlin ! » nous avaient demandé les supporters français tout au long de notre parcours. Et nous y étions. C'est incroyable de se lever un matin et de faire exactement les mêmes choses que d'habitude, de préparer un match comme si c'en était un parmi d'autres alors, qu'en fait, c'est celui de toute une vie qui vous attend.

France-Italie. Finale de la Coupe du Monde au Stade Olympique de Berlin.

Le programme est affiché :

9h00. Réveil.
9h15. Petit déjeuner obligatoire.
11h00. Promenade.
12h30. Déjeuner obligatoire.
14h00. Sieste.
17h00. Réveil.
17h15. Collation obligatoire.
18h00. Causerie.
18h30. Départ pour le stade en costume.
21h00. France-Italie.

Voilà, c'est une finale de Coupe du Monde. Et pourtant, le programme est le même que d'habitude. Bien sûr, je n'ai pas joué cette finale. Tout avait pourtant plutôt bien démarré : j'avais joué les deux premiers matchs de la compétition, avant de rester cantonner au banc des remplaçants. Malgré la déception, le jour de cette finale, je devais terminer un film en Super 8. Intérieurement, j'avais également l'espoir secret d'entrer en cours de jeu... Après une accélération au milieu de terrain, j'offrais une passe décisive pour Thierry Henry et devenais le héros de la finale, celui qui allait fièrement lever la coupe à la sortie des vestiaires. C'était un doux rêve et les choses ne se sont pas passées ainsi.

Nous avons perdu. Et à vrai dire, c'est peut-être mieux pour moi comme ça. Depuis, je suis revenu en béquilles au Festival de Berlin afin de présenter notre film : « Substitute ». Pierre Walfisz, Fred Poulet et moi étions en compétition. Mais pas pour l'OURS, évidemment. Malgré tout, j'ai une nouvelle fois perdu.

Alors ce matin, au réveil, j'ai repensé à toutes ces belles aventures liées au football et au cinéma avec beaucoup d'émotions. A l'heure où vous lisez ces lignes, le tournoi a déjà débuté. C'était à midi. Casque Kulte sur les oreilles, c'est avec « Spater » que j'ai débuté la journée. « Plus tard, oui, mais plus tard ce sera peut-être trop tard » dit la chanson.

Dans notre ville porte-bonheur, je ne risque rien... Et qui sait, peut-être que dans cinq jours, j'irai enfin lever la coupe !

Les exploits de Vikash Dhorasoo et de l'ensemble du Team Winamax durant l'EPT Berlin sont à suivre en direct et en intégralité toute la semaine, sur www.winamax.fr.