Winamax

J'irai jusqu'au bout

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J’ai commencé l’année 2010 en trombe. Une seconde place au High-Roller de Deauville (un « 5-outer » m’enlève le titre des mains), des gains plus que corrects en cash-game, la reprise d’une activité sportive régulière qui m’a redonné goût aux activités hors-poker, et la vie à Londres, qui m’a immédiatement plu, je m’y suis senti bien.

J’ai même délaissé un peu le boulot, les nouvelles rencontres à Londres ne manquaient pas, et sans m’en rendre compte, je perdais peu à peu la flamme du poker. Fin mai, il me fallait ouvrir les yeux : les WSOP étaient là, et depuis Deauville les résultats étaient plus ou moins au point mort. Le casque Dr Dre sur les oreilles, j’ai repris le sport à fond, j’ai mangé sainement, la motivation se rallumait tout doucement en moi. A Vegas, j’ai fait le pari personnel de me donner à fond dans le Main Event des WSOP. J’ai fait l’argent, et tenu douze niveaux avec moins de vingt blindes.

J’étais satisfait de mon résultat. Alors, je me suis relâché, en « jetant » plusieurs tournois jusqu’à l’EPT de Vienne, où j’ai joué un poker moyen. Déçu de mes résultats en tournoi, j’ai retrouvé les chemins du cash-game en live. Ma véritable passion.

C’est là que le vent a véritablement tourné. Certains croyaient ma bankroll sans fond. Moi aussi, en fait. Mais la bête s’est blessée. Pendant que j’écris ces lignes, je suis d’ailleurs en train de perdre 42 000 euros – une broutille vu les pertes de ces trois derniers mois. Je vis le plus gros downswing de ma vie. Peut-être même celui de France ! Vous me direz, en live, c’est normal, ça doit arriver. Je me demande même pourquoi ce n’est pas arrivé plus tôt. Beaucoup de joueurs m’ont dit de faire un break. Mais je suis têtu, et tant que je jouerai mon A-game (ou presque), je ne ferai pas de break. La souffrance ne me fait pas peur.

Tous les jours, je vais au front. J’irai jusqu’au bout. Mon sort est entre mes mains et plus que jamais, je suis convaincu d’être le meilleur joueur à chaque fois que je m’assieds à une table.

Nombreux furent les investisseurs qui ont flairé le bon plan. Qu’ils aillent au diable, je ne leur laisserai rien. Mes bourreaux ont réveillé une haine incommensurable et une soif de gains insatiable. Il y a plus que de l’argent en jeu, mais il ne s’agit pas d’une bataille d’égos. Je sais que je suis le maître à table, quand je vois les fautes inacceptables que commettent mes collègues pros. Je les punirai : l’issue est inévitable.

Un conseil : ne venez pas tenter votre chance à ma table dans les mois qui viennent… Je ne ferai pas de quartier.

Je vous réécrirai dans le courant du mois de février. A ce moment là, je serai fixé sur mon sort. Ce sera tout ou rien.

Force et honneur !