En coulisses du WiPT

Par dans




Depuis la fin du mois d’Octobre, le Winamax Poker Tour sillonne les routes de France pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs.


En tant que membre de l’équipe pro Winamax, je représente le Team sur certaines étapes. Après avoir pendant plusieurs années monopolisé Toulouse et Bordeaux, mes villes familiales, je me suis rendu cette année à Biarritz et Nice. Beaucoup d’entre vous sont ravis de rencontrer les pros du Team et en profitent pour poser de nombreuses questions, parmis lesquelles une assez marrante qui revient toujours : ça ne vous gonfle pas trop d’être là ?


Pour être très honnête avec vous, participer au tournoi en lui-même, distribuer les cartes, etc., ça ne me fait pas personnellement vibrer, même si j’aimerais bien un jour faire un gros deep run sur une étape… Le premier côté intéressant, c’est de rencontrer des passionnés qui ne sont pas là pour rien : ils ont galéré à se qualifier et jouent au poker depuis plusieurs années dans des clubs locaux. C’est toujours un plaisir de leur donner deux/trois conseils ou de partager quelques anecdotes.


Il y a également les challenges iPad où je me prends toujours au jeu... Objectif : vous battre en disputant quatre heads up simultanément. Donc pour répondre à votre question : non, ça va, cela ne nous fait pas trop chier d’être là.


Et je ne vous ai décrit que la partie visible de ce qui se déroule durant un WiPT. Le plus sympa, c’est bien entendu la suite… le “off the records“. Je vais vous prendre l’exemple de Biarritz. J’arrive en voiture avec des amis de Toulouse où je me suis posé quelques heures plus tôt quand Matthieu (le Boss du WiPT) me téléphone et me demande notre heure d’arrivée. « 22 heures - 22 heures 30. Et nous n’avons pas diné… » Il me propose immédiatement de le rejoindre dans un restau qu’il connait en insistant sur « la côte de bœuf qui [nous] attend ». Des mots magiques à mes oreilles.


Nous arrivons donc à la Tantina de Burgos, petit restaurant très sympathique de Biarritz vers 22h45, une heure où on ne peut d’ordinaire plus manger en cette saison. Nous sommes accueillis par le boss, un passionné de poker qui participe à l’étape biarrote du WiPT le lendemain. Il nous installe et moins de cinq minutes plus tard debarquent deux énormes côtes de boeufs cuites au feu de bois, du gros sel et quelques frites maisons.


C’était à n’en point douter la meilleure viande que j’ai mangée de ma vie. Rien a envier au Wagyu à 200 balles des restaus les plus classes. Une viande que je n’aurais jamais mangé sans le WiPT et ses passionnés de poker super cool. Le patron de la Tantina de Burgos avait participé l’année précédente au tournoi et avait déjà convié les organisateurs du tournoi. Naturellement, ils y sont retournés cette année.


Voilà pour l’anecdote culinaire… Passons à l’anecdote fiesta. Le samedi soir, un pote me parle d’un bar tenu par un passionné de poker dans Bayonne et nous propose d’aller y regarder France-Argentine. Après avoir dealé la table finale du tournoi et félicité nos deux qualifiés, nous nous dépêchons de filer pour ne pas rater les hymnes. Au Bar du Centre, tout est déjà prêt, la bière coule à flot et les plateaux de charcuterie tournent. La mi-temps approche et je n’ai toujours pas eu le temps de voir un essai… Pourtant, il y en a eu plusieurs.


On finit de regarder le match en se faisant rincer avant d’être pris en main par les Bayonnais qui nous emmènent dans un autre “restaurant”. Enfin, façon de parler, puisqu’on n’y mangera finalement pas grand chose. La soirée part en grosse fiesta, tout le monde passe derrière le bar, met un peu ce qu’il veut comme musique… Énorme ambiance et cela durera jusque très tard dans la nuit.





Alors, pour repondre une fois de plus à votre question, non, cela ne me gonfle pas du tout de venir aux WiPT. C’est valable pour la partie poker, et encore plus pour le reste. D’ailleurs, je pense qu’on devrait renommer le WiPT en Gastronomie, Fiesta, Poker Tour by Winamax. Qui me suit ?