Deauville, Day 0 : God only knows

Par dans

Mercredi 20 Janvier. Je suis dans le train en direction de la Normandie, ma terre natale. Cela commence à humer le bon air de la Mer du Nord, de la Manche. Je me suis endormi. Comme toujours à vrai dire dans un train... Mais je sens ma jambe vibrer, un pote m'envoie des textos :

- Viens ce soir, il y a une soirée : la remise des Awards du poker de mes couilles.

- C'est où ?

- Dans mon cul, ducon. Allons, réfléchis : au casino, évidemment !

- Super, mets moi une invitation en plus. Il faut être bien sapé ?

- Oui, smoking : c'est comme au Festival de Cannes !

Je branche mon I-Phone, casque Kulte sur les oreilles, God only knows des Beach Boys raisonne à fond, et je m'assoupis de nouveau.

« Deauville-Trouville, terminus du train ! »

Une dame me réveille et me tend le bouquin que j'avais intentionnellement glissé sous le siège afin de l'oublier... Domenech : histoires secrètes d'une imposture : la biographie interdite écrite par Bruno Godart, un formidable torchon !

Je dois intervenir lundi dans Café Picoully, mais je n'irai pas. Je ne veux pas faire plaisir à ce journaliste en le lisant, et encore moins en débattant avec lui. C'est le genre de mec qui s'est levé en se posant la question : « Tiens, comment je pourrais faire de la thune ? » Et il a trouvé Domenech comme unique réponse.

Un pote m'a un jour dit : « Dans journaliste sportif, il y a deux erreurs : d'abord ils ne sont pas journalistes et, ensuite, ils ne sont pas sportifs ! » Bref, je trouverai bien une autre occasion de jeter cette poubelle.

Enfin arrivé : je m'installe dans ma chambre, enfin ma suite, au Royal Barrière. Et, après avoir attaqué la bouteille de champagne, nous prenons le chemin du diner. Sur la route, nous croisons Georges Djen : « Rendez-vous à 22 heures 30 pour les Awards ! » Ah oui, le truc de mes couilles. Nous n'arriverons à la cérémonique qu'après la bataille mais satisfaits, car nous avons obtenu deux fois la coupe : Almira Skripchenko comme joueuse féminine de l'année et Ludovic Lacay comme meilleur espoir. J'enchaine quelques coupes de champagne avec mon pote Driss, je croise Bruno Lopes et là, la soirée devient carrément Kool Shen.

Deux heures du mat' : je rentre un peu saoul, mais motivé pour demain. De toute façon, « God Only Knows ! »

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