Dans la cour des (très) grands

Par dans

Mes vacances coupées du poker furent relativement courtes mais nécessaires. Après un long séjour à Vegas très décevant en termes de résultats, j'avais besoin d'une bonne coupure. Pas de destination particulièrement exotique pour cette fois. N’ayant rien à envier aux autres destinations à la mode en été, le sud de la France et le nord de l'Italie ont parfaitement fait l’affaire.

Lors de l'EPT Barcelone 2014

Hauts enjeux pour motivation accrue

À peine rentré, je n’ai pas perdu beaucoup de temps avant de reprendre le travail et les sessions de jeu, avec une motivation de nouveau au plus haut. La raison ? La reprise de la saison EPT à Barcelone, dans un cadre idéal, et surtout quelques gros tournois excitants en ligne de mire. Car oui, j'ai décidé de disputer le Super High-Roller de l’EPT ! Je jouerai pour la première fois de ma carrière un tournoi à 50 000 euros de buy-in, entouré des stars du circuit et probablement de quelques businessmen fortunés. J'ai également prévu de jouer le "Single Day" High Roller à 25 000 euros ainsi que l'habituel HR à 10 000 euros en marge du Main Event.

C'est donc un investissement financier important, mais je me sens aujourd'hui totalement prêt à affronter ce genre de fields relevés. Mieux, ces enjeux importants me motivent davantage, et je pense réussir de meilleures performances dans ces conditions.

Jouer ces tournois High-Roller m'apparaît comme une suite logique au sein de mon évolution dans le monde du poker. J'ai en partie délaissé depuis deux ans les grosses parties de cash-game que je disputais auparavant, pour parcourir le circuit et me concentrer davantage sur les tournois live. Jouer ce type d'events n'est donc rien d'autre qu'une transition naturelle, après avoir beaucoup travaillé le format ces derniers temps.

Je ne vous le cache pas, je suis très excité à l’idée de ce programme ! Je réalise en même temps que j’écris ces lignes, tout le chemin parcouru en l’espace de quelques années. À mes débuts dans le poker, Je n’aurais évidemment jamais pu imaginer prendre part un jour à ce genre de tournois ! Financièrement, j’aurais pu sauter le pas plus tôt après ma perf' aux WSOP (NDLR : 4ème du Main Event en 2013 pour 2 792 533 dollars de gains). Cependant j’étais bien conscient qu’il me restait beaucoup de travail à effectuer pour disposer d'un avantage sur les joueurs réguliers de ces tournois.

Une autre catégorie

Si le monde du live est complètement différent du online, les Super High-Roller sont encore à classer dans une autre catégorie que les tournois réguliers des EPT ou les WSOP. Pour gagner l’un de ces tournois, il faut battre quelques uns des joueurs les plus brillants de la planète poker. Le prestige en cas de victoire est donc tout autre. C’est donc tout cela qui me fait envie : les enjeux financiers, la compétition et une belle reconnaissance en cas de victoire.

Lorsque je repense aux conversations que l’on a pu avoir avec Pier Gauthier pendant les séminaires du Team, je me souviens très bien que nous avons évoqué plusieurs fois l’importance, pour être performant, de "prendre du plaisir" lorsqu’on joue au poker. Je sais que je vais en prendre beaucoup à jouer ces tournois, et cela quels que soient mes résultats.

Je vais conclure par une citation de Paul H. Dunn qui résume bien ma pensée du moment : "Le bonheur réside dans le parcours, non dans la destination. Le bonheur se trouve tout au long du chemin et non à la fin de la route, lorsque le trajet est terminé et qu’il est trop tard. Le temps du bonheur, ce n'est pas demain, mais aujourd'hui."


Loosli

En 2013, Sylvain est rentré dans l’histoire du poker tricolore en accrochant la 4e place du Main Event des championnats du monde. Le début d'un parcours d'exception au sein du Team Winamax.

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