Ce soir, soutenez Reporters Sans Frontières

Par dans

L'étape française de l'European Poker Tour s'est terminée lundi soir à Deauville. Un très beau tournoi de poker qu'Harper, Junior et moi nous sommes appliqués à couvrir sous toutes ses coutures. Sept journées passées à traquer les coups de poker les plus intéressants, les plus insolites, les plus inattendus. Sept journées passées à prendre des photos des joueurs en vue, chasser les éliminations d'une table à l'autre, interviewer les favoris, faire l'aller et retour entre la salle du tournoi et la salle de presse pour rédiger des compte-rendus minute par minute. Bref, rendre compte de l'évènement. Faire notre travail de journaliste, quoi !

Journaliste... Éprouvant le plus grand respect pour le mot et ce qu'il représente, j'ai toujours un peu de réticence à l'employer pour décrire mon activité. Après tout, je ne fais que regarder des types jouer aux cartes. Alors que pendant ce temps, il y a des gens qui risquent leur peau tous les jours pour exercer leur métier de journaliste, des gens pour lesquels les bad beats sont à balles réelles, et à portée d'appareil photo à chaque instant. Justement, c'est eux que l'on va évoquer aujourd'hui, si vous le voulez bien, puisque Winamax lance ce soir un tournoi spécial en partenariat avec Reporters Sans Frontières, une opération qui me réjouit particulièrement.

Saviez-vous qu'aujourd'hui, on recense 157 journalistes de par le monde croupissant sous les verrous pour avoir commis le simple crime de vouloir exercer leur liberté d'informer ? C'est l'une des nombreuses choses que j'ai apprises en consultant le très fourni site de Reporters Sans Frontières. C'est la mission première de l'association fondée en 1985 : lutter contre la censure, et crier sur les toits toutes les persécutions dont sont victimes les soldats de la presse aux quatre coins du monde. Et le sujet est, hélas, plus que jamais d'actualité. Ils sont partout, les "prédateurs de la presse". Comme si, à mesure que l'évolution de la technologie permettait la multiplication des moyens d'expression, on cherchait de plus en plus de raisons de vouloir la restreindre. Là, maintenant, tout de suite, il est toujours impossible de se connecter sur Internet en Egypte, car les pouvoirs en place vacillants sont bien conscients que la circulation de l'information ne peut que les desservir. La censure n'a pas réussi à stopper la révolution tunisienne, mais en 2010, on a donné le Prix Nobel de la Paix à un écrivain emprisonné, et cela fait maintenant presque 400 jours que Stéphane Taponier et Hervé Ghsquière sont détenus en otage par les talibans.


« Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu. » C'est la devise de RSF. Parler de la censure, c'est déjà la combattre, mais l'action de l'association va plus loin. Par exemple avec l'accueil des journalistes contraints de fuir leur pays pour s'être rendus coupables d'avoir fouillé d'un peu trop près dans les affaires d'un gouvernement autoritaire... Ces réfugiés politiques, RSF les aide en leur facilitant le droit d'asile et l'obtention d'un Visa. Les fonds de l'association contribuent aussi, entre autres, à aider les familles des journalistes emprisonnés, et fournir du matériel de protection aux reporters envoyés dans les zones de conflit où ils risquent leur peau. Et dans les locaux parisiens de RSF, on trouvera, sur une porte vitrée, un panneau portant cette intrigante mention : « Abri Anti Censure » A l'intérieur, des ordinateurs reliés sur Internet grâce à une connexion spéciale, dont l'adresse IP change plusieurs fois par minute. C'est là que les journalistes en provenance de zones chaudes du globe peuvent faire passer leurs messages avec la garantie de ne pas laisser de traces numériques, communiquer en sécurité, et se documenter sur les moyens de rester anonyme en ligne. Un sujet crucial en ces temps de flicage généralisé et de polémique sur la protection des sources.

Le travail de Reporters Sans Frontières est de la plus haute importance. En France, nous avons de la chance : on vit dans un pays où la liberté d'expression est fondamentale et considérée comme acquise. Ce n'est pas le cas partout, loin de là, et ce n'est pas quelque chose d'immuable : pour conserver la liberté d'expression, il faut la défendre et en faire l'exercice chaque jour, avec des gestes aussi simples que l'achat d'un journal au kiosque. La liberté d'expression, c'est surtout quand elle disparaît que l'on s'en rend compte. C'est ce qui la rend d'autant plus fragile.

Bref, tout ça pour vous dire que ce soir, à 21 heures, vous pourrez contribuer directement à l'action de Reporters Sans Frontières, avec un tournoi spécial à 10€ sur lequel Winamax ne prendra pas de rake. La moitié du prize-pool sera reversé à l'association, et vous pourrez retrouver de nombreux joueurs « à étoile » de Winamax : Team Pro, People, Champions...

Et toute l'année, qu'il pleuve ou qu'il vente, vous pouvez aider RSF via la boutique VIP Winamax, grâce à vos miles, échangeables contre un don direct, ou en commandant l'un des merveilleux albums « 100 photos pour la liberté de la presse » - les bénéfices générés par la vente étant bien sur reversés à l'association.

Rendez-vous à 21 heures sur Winamax : les inscriptions sont déja ouvertes !

Pour en savoir plus :
http://fr.rsf.org


Benjo DiMeo

Triple vainqueur VSOP à Cognac.

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