Fuck the pain away

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 11 ans.

London, Regent Street.
5h17

"- Are you free?
- Sure where are you going?
- Clapham.
- Come in sir!"

Au bout de trois essais je parviens enfin a comprendre comment la poignée du taxi fonctionne, je monte et m'assois sur le strapontin. Si j'étais de mauvaise foi je tenterais d'expliquer pourquoi j'ai choisi de me mettre sur le siège le plus inconfortable, dos a la route, au lieu de me vautrer sur la banquette. Je vous dirai qu'ouvrir une portière est une tache infiniment plus difficile que vous ne le croyez en Angleterre tant ils ont de mécanismes différents et illogiques.
Mais non, autant le dire de suite, j'étais wasted comme on dit ici.

"- How was the night sir? Big party heh?
- It was a good one..
- You were in that club there? The Maddox?
- Yeah, it's a nice place
- Sure it is, I heard P. Diddy and Keira Knightley are coming here.
- Well, I didn't see Keira...
- Haha too bad for you man, she is very beautiful... "

L'avantage quand on prend un taxi qui est probablement plus vieux que soi, et qu'on décide sans raisons de s'asseoir sur le strapontin, c'est qu'on se retrouve a quelques centimètres du chauffeur. Du coup il peut engager la conversation.

"- Where are you from my friend? Germany?
- No, I'm french. Where are you from?
- Ghana!
- Oh ok
- So were you celebrating something?
- Yeah, busting another huge stack before the day 2 of a big tournament..
- What do you mean?
- Well... I'm a poker player and I played a tournament...
- Oh you won money at poker?
- Not exactly... I had alot of chips in a tournament and lost it all before the end of the first day, which is what i've been doing for the last twelve months now.. and that's not a good thing..
- Oh so you are drinking to forget?
- Yeah maybe..... Lire la suite

Tournois à Londres : Monarchie-Sick

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Arnaud Mattern à l'EPT de LondresL'Angleterre et Londres n'ont jamais été dans mon cœur, contrairement à Paris, et je dois avouer qu'une fois de plus, les événements passés ici n'ont fait que renforcer ce sentiment.

J'ai commencé par le 1500£ WSOP, mais vous connaissez déjà la fin de l'histoire si vous lisez le blog du Team de manière assidue :)

J' ai alors décidé de contre-attaquer et jouer le WSOP Europe main event à 10 000£.

J' ai joué quelques coups, notamment 2 pots ou je sur-relance preflop, mais je perdrai les 2 coups.

Je suis désormais stack moyen (j'ai 8000 chips, blindes 150/300), un joueur finlandais relance a 800, Joe Beevers sur relance a 2500, je shove 8000 en small blinde avec KK, le premier relanceur passe, Joe call pour 3/4 de son tapis avec A5 de cœur (J'ai le roi de Cœur), le croupier retourne le flop en montrant sa "door card" (la carte de face du flop) un magnifique as (!), et apporte 2 cœurs également, réduisant mes espoirs à peau de chagrin. Le cœur sur le turn fait tomber mon équité à 0% (communément appelé une "Tall"). Fini pour moi en ce qui concerne le main event.

Nicolas Levi succombera également à quelques coups malheureux, ne laissant qu’Antony Lellouche porter les couleurs de Winamax, malheureusement pas très longtemps suite à un bluff qui se heurtera à une main premium.

Mais il nous reste l’EPT Londres, avec son million de pounds au premier en guise de consolation :)

Mon tournoi commence assez bien, la table est tight/passive, je me décide alors à agresser presque tous les coups, et développe ainsi une image loose aggressive. Je suis à 9000 quand le coup suivant arrive :

J'ai TT early position, je relance à 300, la big blinde me paye (Jesper Hougaard, détenteur du... Lire la suite

Le team retient son souffle

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Nicolas Levi pendant l'EPT de Londres

A quelques heures, quelques minutes même de la table finale, tout le Team retient son souffle. Mais cet EPT Londres est déjà une réussite.

Le Pari fou de Mik22 est tenu pour l'instant: après le PPT a Cannes, et l'EPT de Barcelone, le Team réalise sa troisième table finale depuis la rentrée en autant de tournois majeurs! C'est bien simple, seul le WSOPe n'aura pas vu de logo W en finale, mais avec seulement 3 membres du Team présents sur 13, il nous parait honnête de l'exclure.

Ce qui est frappant également cette année, c'est la corrélation avec 2007. Davidi avait fait 11e a Barcelone, il finit cette fois ci 3e. Antony avait fait 7e a Londres, le voici dans les 8 derniers, avec un gros tapis. De bonne augure pour la suite!

Je serais tout l'après-midi au Victoria Casino pour soutenir Anto bien sur, pour commenter en direct avec Benjo, et pour faire la fête jusqu'à très tard a n'en pas douter!

L'aventure continuera ensuite très vite. Direction Budapest qui accueille pour la première fois un EPT... Arnaud avait remporté la première édition de l'EPT Prague, voila qui devrait inspirer tout le Team...

Wamollament votre!

J'entends Big Ben qui sonne

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 11 ans.

Michel Abécassis à l'EPT de Londres Sonné. Dans mon brouillard, j'entends des cloches. Et de temps en temps le refrain d'une chanson de Ray Charles: "Busted, I'm busted!...".

Oui, mes tournois en ce moment, c'est un peu comme la météo ici, en Angleterre: "Nuages et pluie. Rares éclaicies." Le Day 1A de Londres n'a pas dérogé à la règle et j'ai sauté. Vite. C'était il y a deux heures à peine. Dommage, on aurait pu s'amuser un peu! Car juste au moment où je jouais mon dernier coup, Gus Hansen arrivait à la table en pleine forme pour jouer, lui, son premier. Il avait été, paraît-il, retenu par un cash game avec David Benyamine and Co. Hello and goodbye, Gus !

J'ai tout de même deux, trois coups intéressants à vous raconter...

Je commence par le coup qui m'a éliminé. Histoire de m'en débarrasser car il est beaucoup plus intéressant de remonter aux sources, au pourquoi j'étais déjà shorstack à ce moment du tournoi. Donc j'ai 3500 jetons aux blinds 50-100. Avec [Kd][Qd] je relance à 300 en milieu de parole. Je suis payé par 2 joueurs. Le flop vient [Jd][10d][6c]. Le BB, un joueur fantasque, mise 500 dans le pot de 950 et je fais Tapis avec mon tirage quinte des deux bouts + 2 overcards + backdoor couleur. Le troisième Passe mais le BB paye. Il a QQ et je ne touche rien. OUT. Rien que de très normal...

Tout avait commencé aux blinds 25-50. A ma table, je ne connais que Vickie Coren. Que des bons souvenirs avec elle et un -très- mauvais: quand elle m'a éliminé, il y a deux ans dans ce même EPT Londres, avec [Ad][Ks] alors que j'avais [Kd][Kc]. J'avais fini 10ème et elle avait ensuite remporté le tournoi. Passons...

Les autres joueurs de la table n'ont pas l'air d'être des foudres de guerre, à l'exception d'un jeune Américain... Lire la suite

La partie s'annonçait belle...

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Mercredi 24 septembre. Dans le Pot Limit Omaha des WSOP Europe, où je retrouve Antony, un autre aficionado du PLO, nous attendons les "gros clients" sans complexe, avec le sourire...

Antony Lellouche et Michel Abécassis devant le casino à Londres

Il sont venus, ils sont tous là. On savait qu'il y avait beaucoup de stars engagées aujourd'hui à l'Empire, mais le tirage au sort m'a réservé tout particulièrement une "table de la mort": Barry Greenstein, Doyle Brunson, Barny et Ross Boatman -les deux frères de la Hendon Mob -, Surinder Sunar et Ilari Sahamies -le redoutable "Zigmund", l'un des plus gros gagnants sur Internet. Un sacré challenge mais, comme je le dis toujours, le principal adversaire au poker, c'est soi-même. Ensuite il y a le hasard. La qualité de l'opposition ne vient qu'en dernier !

Bref, je suis bien préparé et la partie s'annonce belle... Ma déception n'en sera que plus grande car je serai out avant la fin du 4ème niveau. Super frustré, sans avoir gagné un seul coup de la journée, même pas les blinds. Un vrai fantôme. Au milieu d'un désert de cartes.

C'est un tournoi "double chance": on part avec 10 000 jetons et une deuxième cave de 10 000 qu'on peut rajouter quand on veut au cours des 3 premiers niveaux. Voici les quelques rares mains jouables que j'ai vues:

Au premier niveau, blinds 50-100, je tente une relance avec [Ac][Kh][10c][5h]. Je suis payé trois fois et le flop tombe [Qs][Jc][7h].

J'ai un "wrap" de quinte et deux tirages "backdoor" couleur. Rien pour l'instant mais un gros potentiel ! Les deux premiers joueurs checkent. Comme je peux prendre le coup tout de suite et que je ne vois pas d'inconvénient à le jouer plus cher si quelqu'un paye, je mise 1000 dans un pot de 1200. Le bouton Passe mais le SB, -le seul qui ne soit pas un "nom"... Lire la suite

Team Winamax: quand le poker devient un sport collectif

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

13 joueurs, 1 manager , 1 entraîneur , des supporters...

Vegas est derrière moi et la saison a repris tambours battants


La saison 2008/2009 vient de commencer avec le PPT à Cannes et l’EPT Barcelone.

Depuis environ trois ans que je suis sur le circuit, je n’affectionne pas particulièrement le début de saison bien que les villes où se déroulent les tournois soient plus qu’agréables.

Mais cette année a une saveur toute particulière même si mon démarrage n’a vraiment pas été fameux. Tout d’abord à Cannes, où je n’ai pas pu développer mon jeu, ayant perdu les 3/4 de mes jetons en début de tournoi sur un board avec 4 trèfles où mon adversaire, après avoir checké la river, call mon bet équivalent à son tapis avec brelan d’as en me disant "je te mettais sur 2 paires" (lol).
A Barcelone je suis très vite monté a 32,000 jetons (tapis de départ : 10,000) avant de perdre dans l’avant-dernier niveau de la journée un pot monstrueux avec [Ah][2h] sur un flop
[3h][5h][Kd] (donc tirage quinte et couleur) contre [Ac][Ks]. Ce jeu peut être parfois aussi cruel qu'il n'est beau: la turn et la river sont As et AS. Sick…

Mais ce début de saison a une saveur toute particulière parce que...

Tout d’abord car je ne suis plus seul. J’attendais la rentrée des classes avec impatience, je n'avais pas vu mes co-équipiers depuis les WSOP pour la plupart, et ils m'avaient sincèrement manqué.

La Team Winamax est vraiment une famille, pas en or, mais en diamants.

Et ce n’est surement pas un hasard si lors des deux premiers tournois majeurs de la saison, deux joueurs du Team se sont hissés jusqu’en finale.

J'ai compris que le poker était un sport collectif et même si le but est d’émerger personnellement, je... Lire la suite

I like the sound of it

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 11 ans.

Cannes !

Je suis sur la route entre St Raphaél et Cannes. Je viens d’assister à l’enterrement de Guy David, mon entraîneur au FC Havre, celui qui m‘a lancé, celui qui nous aimait et qu’on aimait. Alors je suis là, ailleurs, et le téléphone sonne.

C'est le coach. MIK22. « T'es où ? on t’attend ! » Waw, cool, "Chelmi"…

Eh oui, j’ai arrêté le foot, et pourtant j’ai toujours un coach sur le dos. Alors j'arrive à l’hôtel 3.14, et je retrouve tout le Team Winamax. Eh oui, les mecs, si j’ai un coach, j’ai aussi une équipe et quelle équipe…

Je ne sais pas ce qui m’attend. Il fait beau et je suis là avec des types que je connais à peine. Pourtant je me sens pas trop mal, pas mal à l’aise du tout même. Il faut dire que Moumouth est là et ça c’est cool. J’ai hâte de jouer, ce sera demain. Pour l’instant, on se dirige tous vers le casino pour prendre la température et sentir l’atmosphère, comme avant un match de Champion's League. Parce que demain, c’est comme la Champion's League et va falloir assurer…

Je ne suis pas joueur de poker, j’entends joueur professionnel de poker et je ne veux pas le devenir. Alors j’écoute. Autour de moi Sir Cuts « bet », Tall « raise »... Pendant que ManuB « tribet », Moumouth rentre en plein bluff (forcément) alors là je trouve que ça commence à craindre et je décide donc de partir « All in » puisque je pige que dalle à ce charabia…

Oh, je vais vite m’y faire, vite apprendre et peut être éviter le "all in" trop rapide, mais en attendant j’observe un monde qui m’est étranger, qui m’intrigue un peu aussi, un monde d’hommes surtout, macho peut-être…

Alors je croise un type et moi aussi j’y vais de mon... Lire la suite

Sébastian Ruthenberg à Barcelone

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Alexia Portal est "Nechee Girl" Salut à tous,

Que de tensions en regardant l'EPT live avec benjo et ses invités pour encourager de mon "chez-moi" douillet notre Davidi ...

Retour sur mes impressions de Barcelone et sur la bonne grosse dose de chance ou de rencontres, bonnes rencontres de préférence, qu'il faut pour en arriver là !

J'ai eu le "plaisir" de jouer la moitié de mon day 1 de Barcelone avec Sébastian Ruthenberg, que vous avez sans doute suivi dans sa finale. Et lors de ce Day 1, je peux dire en tant que témoin (non, je n'ai jamais eu l'occasion d'être sa proie, d'autres s'en sont chargé à sa place) que Sébastian est revenu plusieurs fois de loin, de très, très loin.

Exemples en images ...

En collant avec K4 en main un all in, les 2/3 de son tapis, sur un flop Kxx ! Son malheureux adversaire, un français, possédait lui AK ... mais le 4 sort à la rivière et "hop papa" ... ou quand la chance rattrape la lecture de l'adversaire !

Ou cet autre coup, où il call, avec une seconde paire au board, un adversaire qui, lui, possède une double paire ... mais son faible kiker lui permet de faire une quinte par le bas des plus improbables (merci turn et rivière)... lui même n'en revenait pas ceci dit ...

Bref, et ça n'enlève rien aux joueurs qui gravissent les plus hautes marches, mais il y a des coups non légitimes qu'il FAUT GAGNER pour y arriver. Et souvent ce sont des coups dont on ne parle pas ensuite. Maurice Pialat disait toujours que les meilleurs films, on ne les verrait jamais car ils existent avant "moteur" et après "coupez" !

That's poker !

Bises et à très bientôt de Londres

Voyage au fond du carnet

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.


Après les “good vibrations” de Barcelone et la 3ème place de Davidi à l'EPT, je suis revenu à Londres pour jouer les WSOP Europe. Retour sur le 1500£ No Limit qui ouvrait le bal jeudi dernier...

Pour ce Day 1A dans lequel je me suis engagé, j'ai évidemment, à portée de main, mon petit carnet noir pour noter le déroulement des coups marquants et...m'en souvenir précisément pour vous les raconter ensuite.

Contrairement à ce que prétend mon ami Monaie2Singe sur WAM-Poker, je n'y note pas les courses à faire pour Juliette! Enfin, pas seulement...

Première constatation en arrivant: la structure du tournoi est extrêmement rapide. Chaque niveau dure 1 heure, ok c'est assez long, mais l'augmentation fait vite très mal : 6000 jetons au départ ne correspondront qu'à 30 blinds dès le troisième niveau. Dans ces cas-là, que faire? Jouer “tight” en attendant l'embellie et les “livraisons”? Ou jouer “loose” au risque de ne pas survivre longtemps? Question de style. Personnelement, je choisis de jouer “loose agressif” au début et d'adapter selon l'évolution de mon tapis: si ça passe, je continue de pllus belle; si ça casse et que je perds 20% de mon tapis de départ, je rentre dans ma coquille et je joue “tight”. On va bien voir.

Pas de round d'observation pour “Le Pigeon”

Niveau I: blinds 25-50

Dès le premier tour, je me montre très actif et je remporte deux petits pots. Pus je me retrouve au Bouton avec

[10D][8C]

Tout le monde passe jusqu'à moi et je fais 125. Le SB, un Anglais d'une quarantaine d'années, que je ne connais pas mais qui, vu sa gestuelle, me semble être un bon joueur, sur-relance à 425. A-t-il une vraie main ou cherche-t-il simplement à... Lire la suite

Compte-rendu du Partouche Poker Tour

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Finale du Partouche Poker Tour

Salut à tous !

Voici un petit compte-rendu de ma participation à la finale du PPT qui se déroulait à Cannes début septembre.

Quand je regarde mon tournoi avec un peu de recul, je le trouve très instructif. Je suis passé par tout un tas de situations différentes et cela m’a permis de remettre en tête de mes préoccupations des qualités essentielles pour réussir en MTT et que j’avais un peu oubliées : patience, persévérance, self control et surtout prendre le temps de réfléchir...

C'est parti.

Premier Jour

En effet, mon tournoi a très mal commencé et toute la première journée fût assez laborieuse. Au milieu du second niveau, mes 20k de départ se sont transformées en à peine 6k, suite à de nombreuses mains à la fois assez malchanceuses mais également pas très bien jouées de ma part. Je dois aussi une fière chandelle à mes adversaires, qui ont plusieurs fois raté des value bets conséquents qui auraient pu me mettre dans une situation encore pire et m’achever sur place. Avec 6k au deuxième niveau, j’étais un peu démoralisé, mais en réalité j’avais une bonne trentaine de blindes, soit largement de quoi revenir. Toute la journée, j’ai oscillé entre 15k et 5k, un véritable « rollercoaster » émotionnel et stratégique au cours duquel j’ai pas mal appris.

Après Erik Seidel aux WSOP, J’ai eu le plaisir de jouer un moment avec Phil Ivey, arrivé avec près de quatre heures de retard et qui semblait moyennement motivé pour ce tournoi. Il sortira d’ailleurs après une petite heure de jeu, sur un setup, mais de son propre aveu « I can’t believe how bad I’m playing ». Difficile de rester concentré j’imagine,... Lire la suite