[Blog] Short Stack Ninja

Par dans Tournois Live il y a 9 jours.

Davidi Kitai
J’ai toujours prôné une stratégie « play to win » : en tournoi je ne recherche rien d'autre que la première place, ce qui m'amène à prendre des risques aux moments que je juge opportuns.

La période de la bulle est toujours un excellent moment pour mettre en application cette approche. Je m'y montre souvent agressif... Quitte à parfois tout perdre avant d'entrer dans l'argent ! Mais le jeu en vaut la chandelle : la plupart des joueurs ne voulant pas se faire éliminer, on peut facilement accroître son tapis en mettant un maximum de pression sur les joueurs en danger, ou en plaçant des bluffs contre les autres gros tapis de la table.

En revanche, lorsqu'on se retrouve shortstack à l’approche des places payées, on ne vise plus la victoire ! Car rentrer dans l’argent représente une récompense immédiate plus importante que la première place. L’espérance de gain qu'offre notre tapis étant peu élevée, on peut (on doit !) être capable de se contenter d’une simple place payée. Ensuite, une fois in the money (ITM), comme on dit dans le milieu, la maxime « a chip and a chair » prend tout son sens : même avec un seul jeton en guise de tapis, on peut encore croire au miracle. On a déjà vu des joueurs remonter des tapis minuscules pour gagner le tournoi au final. Et pas qu'une seule fois !

J’ai justement vécu un début d’année 2017 particulier : sur nombre des tournois live que j'ai disputés, je me suis souvent retrouvé avec un petit tapis à l’approche des places payées. J’ai dû batailler avec peu de jetons pendant de longues périodes, en adoptant une approche différente du calcul de range habituel. Revenons sur ces phases "short-stack ninja" qui se sont multipliées au cours des six derniers mois...

Main Event PSC Bahamas 2017

Le... Lire la suite

[Blog] La femme est une louve pour la femme

Par dans Tournois Live il y a 16 jours.

GaelleSis
En route pour Vegas

Les valises du SISMIX à peine vidées, il est déjà temps de les garnir à nouveau pour prendre la direction de la destination la plus attendue de l'année : Las Vegas ! Comme tous les ans, j'attends (très, très) impatiemment les World Series of Poker et la traditionnelle course aux bracelets. Après un périple décevant à Macao où je n'ai pas réussi à ajouter le drapeau vert frappé d'un lotus blanc à mon palmarès, suivi d'une semaine mouvementée à Marrakech partagée entre pool parties, poker et Theatro, je passe actuellement un peu de temps en famille dans le sud de la France pour me ressourcer avant d'attaquer le marathon le plus éprouvant - mais aussi le plus beau - du circuit.

Cette année, mon programme se concentrera sur des tournois à faible buy-ins (1 000 $ et 1 500 $), quelques tournois à prix d'entrée modérés (2 620 $ Marathon, 3 000 $ 6-handed, 2 500 $ NL, 5 000 $ NL, et 3 000 $ NL) pour finir bien évidemment par un petit tournoi que j'aime plutôt bien : le Main Event.

Gaelle&Team
Le tournoi le plus profitable

Parmi les épreuves qui me tiennent particulièrement à cœur se trouve le 10 000 $ Ladies. Enfin, pour nous les femmes, c'est 1 000 $ l'entrée grâce à une réduction de 90%, la pirouette trouvée par les organisateurs pour empêcher les hommes de s'inscrire en masse sans être hors la loi – il est interdit de réserver un tournoi à un genre dans le Nevada. Alors, comment doit-on jouer ces Ladies ? Ce blog s'adresse à vous mesdames puisque je vais y aborder la stratégie à adopter.

Tout d'abord, il faut mentionner que le niveau d'un tournoi Ladies sera généralement plus faible que celui d’un tournoi mixte. Je vous vois monter sur vos grands chevaux, on se... Lire la suite

[Blog] Swings autour du monde

Par dans Tournois LiveCash Game Live il y a 23 jours.

SISMIX
Lors de mon dernier billet, je vous avais laissé juste avant la grande Finale du Winamax Poker Tour à Paris. Je sortais de deux mois fastes de grind online, avec des gains avoisinant les 60 000 euros. C'est donc avec confiance et entrain que j'abordais cette date importante de mon calendrier au Cercle Clichy-Montmartre.

Chapitre I : Tour de chauffe à Paris

J'affectionne particulièrement les événements estampillés Winamax car ils permettent une pratique fun du poker, qui tranche avec le sérieux et la sobriété des EPT ou des WSOP. La finale s'est bien déroulée pour moi, avec une belle quatrième place sur le High Roller pour 33 000 euros. Je nourris quelques regrets puisque j'étais large chipleader à quatre joueurs restants, mais un bluff raté et stratégiquement inutile contre Alexandre Reard m'a fait tomber à vingt blindes. Un flip plus tard et je prenais la porte au pied du podium. 

Chapitre II : Sans-limites à Macao

VietDou
Rapidement après mon escapade parisienne, Macao est arrivé. J'avais décidé de faire un écart après mon bon début d'année et je prévoyais de prendre des shots (au poker, bien entendu) à Macao ou à Vegas, selon la taille et la qualité des fields que j’allais affronter. Je me suis vite rendu compte que les tournois et les parties de cash-game n’étaient pas trop relevés. J'ai donc beaucoup joué : quatre tournois à 2 500 euros, le High Roller à 12 000 euros, deux tournois à 1 100 euros et le Main Event à 5 300 euros. J’ai également joué highstakes en cash-game, beaucoup en 100/200 HKD - divisez environ par huit pour convertir en euros - et jusqu'en 200/400 HKD avec straddle (blinde supplémentaire valant le double de la grosse blinde).

Cela s'est hélas très mal passé, je n'ai pas très bien joué et... Lire la suite

[Blog] Vegas calling

Par dans Tournois LiveTournois Online il y a 1 mois.

SylvainL
Moins de quatre semaines me séparent désormais de mon départ pour Vegas et les World Series Of Poker 2017. Comme à l'accoutumée, mon excitation est palpable à l'idée de pouvoir rejouer des énormes fields au niveau bien inférieur à celui des tournois européens. Comme chaque année, je me sens très bien et plus prêt que jamais pour décrocher le Graal, ce fameux bracelet doré WSOP que je ne porterai jamais autour du poignet mais qui sera le bienvenu sur mon étagère de trophées...

Après un début d'année sans gros résultat sur le circuit, Vegas est résolument mon principal objectif de 2017. Si mon séjour au PSC Monaco a été très satisfaisant avec une troisième place sur le High-Roller Pot-Limit Omaha à 10 000 euros et une seizième place sur le 25 000 euros, il me manque toujours un titre cette année.

SylvainAladin
C'est donc l'occasion de faire un point sur les objectifs que je me suis fixés en début d'année pour vérifier que je mets en oeuvre le maximum pour les atteindre :

  • J'ai la volonté de travailler mon jeu sur les variantes "exotiques". A moins d'un mois des WSOP, force est de constater que je n'ai pas eu assez de temps, notamment pour travailler les jeux de Stud. Je vais donc m'y atteler ces prochaines semaines et essayer de profiter des séries online du .com pour engranger de l'expérience.
  • Mes résultats online sont très satisfaisants depuis le début de l'année, en cash-game ainsi qu'en tournois où j'ai atteint plusieurs tables finales, surtout grâce à une belle régularité sur les tournois de PLO (confirmée à Monaco !).
  • J'ai recommencé à travailler avec un coach pour ma préparation physique ce qui a logiquement boosté ma progression ces derniers mois. J'ai également changé d'appartement, et j'ai désormais accès à une salle de... Lire la suite

[Blog] Réjouissantes turbulences

Par dans Tournois LiveTournois Online il y a 1 mois.

Guillaume Diaz
C’est le moins qu’on puisse dire : pour moi, le mois qui vient de s’achever fut sacrément intense et agité ! Entre mon premier séjour à Macao, une victoire Winamax Series remportée à bord du vol retour, et une petite quinzaine passée dans le sud de la France pour l’enchaînement séminaire/WSOP Cannes/PSC Monte Carlo, je n’ai pas vu le temps passer !

Je profite donc d’une petite pause de quelques jours dans notre nouvelle collocation à Londres - je viens de m’y installer avec plusieurs potes du poker - pour faire le point sur ce début d’année avant de repartir sur la route, pour le SISMIX et surtout pour le traditionnel pèlerinage de plus d’un mois à Las Vegas pour les Championnats du Monde.

Du côté du live, c’est bien en avril que l’année a réellement commencé pour moi. Je n’avais joué qu’une dizaine de tournois au cours des trois mois précédents : j’en ai joué le double depuis ! Sur cette vingtaine d’épreuves jouées en avril, j’atteins les places payées quatre fois « seulement ». Malgré de belles places à Macao et Monaco sur des tournois à petit buy-in, mon résultat net sur l’année est pour l’instant négatif de 45 000€. La majorité des pertes vient des Highrollers à 25 000$ et 10 000$ joués là-bas, et comme ces tournois représentent mon objectif majeur pour 2017, il va me falloir inverser la tendance rapidement – même si il n’y a clairement rien d’alarmant à ce stade : je n’en ai encore joué que très peu.

Pour ce qui est de mon objectif chiffré, je suis sur la bonne voie pour atteindre le seuil de 400 000€ de buy-ins que je me suis fixé pour 2017 : j’en suis déjà à près de 100K€ d’entrées, avec au moins autant à venir à Vegas cet été ! Evidemment, les Highrollers cités plus haut y sont pour beaucoup : ce fut... Lire la suite

[Blog] Où va le circuit professionnel ?

Par dans Tournois Live il y a 3 mois.

Sylvain Gaëlle Davidi Bahamas

Les trois fantastiques aux Bahamas

Si vous suivez l'actualité du circuit live de poker, grâce notamment aux coverages de nos chers reporters Winamax, vous devez donc savoir que l'EPT, le prestigieux circuit européen, a désormais "disparu" à l'issue d'une dernière étape à Prague en décembre dernier. En réalité, il s'agit surtout d'un changement de marque qui correspond à une nouvelle stratégie chez PokerStars. Si leurs récents changements de politique et de stratégie online, principalement autour de leurs programmes VIP, ont été mal reçus par une majorité des gros joueurs - un mouvement de boycott a même été lancé - il nous tardait de savoir quelle réorganisation allait être opérée sur le circuit live. D'autant que la marque European Poker Tour était très forte et appréciée au sein de la communauté.

Le rendez-vous était donc pris début janvier pour le premier de ce qu’il va désormais falloir appeler PokerStars Championship, dans le cadre idyllique de Paradise Island aux Bahamas. Cette étape bien connue des joueurs américains, qui a vu passer de nombreux succès à sept chiffres, avait déjà changé en 2016, avec un buy-in divisé par deux passant à 5 300 dollars. Sur le papier, ce droit d'entrée réduit peut permettre d'attirer plus de joueurs, mais dans les faits, les frais exhorbitants du séjour rendent le voyage difficilement profitable si vous n'avez pas une grosse bankroll pour jouer la majorité des Side Events et tournois Highrollers.

PSC Bahamas Trophée

Résultat : l'affluence n'était qu'en très légère hausse sur le Main Event, mais donc avec un prizepool considérablement réduit. La première erreur de cette édition 2017 était donc de ne pas tirer les leçons de ce qui ressemblait un an plus tôt à un semi-échec.... Lire la suite

[Blog] Bis repetita

Par dans Tournois Live il y a 4 mois.

Davidi Kitai WPO 2016

Comme je le fais depuis plusieurs années, et parce que mieux vaut tard que jamais, voici l’heure de dresser le bilan de mon année 2016. Pour m’inspirer, j’ai voulu retrouver le bilan que j’avais fait l’année passée, et j'y ai trouvé énormément de similitudes dans mes résultats.

Il y a un an, je résumais ainsi les douze mois qui venaient de s'écouler : « Mon année 2015 c’est 16 places payées, 6 tables finales, 1 victoire et 913 000 dollars de gains. Je termine 8e du classement Global Poker Index, en 28e position sur le Player of the Year, et second du classement Livepoker. »

À titre de comparaison, mon année 2016 c’est 17 places payées, 7 tables finales, aucune victoire et 921 000 dollars de gains. Je termine 24e au GPI, 45e au Player of the Year et… second du classement Livepoker.

Le volume est plus ou moins similaire, les gains bruts sont proches, mais le rendement n’est pas le même. Mon total de buy-ins fut plus élevé en 2016 parce que j’ai joué trois tournois Super Highroller : le One Drop des WSOP à 111 111 dollars et les deux SHR des EPT Barcelone et Prague, à 50 000 dollars chacun. Je n’ai malheureusement fait aucune place payée sur ces trois événements, passant tout de même très proche sur le One Drop (à neuf places de l’argent) et à Barcelone (deux places seulement). C’est certain que si j’avais fait ne serait-ce qu’un petit peu mieux sur un de ces tournois, le bilan aurait été bien plus positif.

2016 reste une année gagnante pour moi, et malgré quelques déceptions, je ne peux qu’être satisfait de ce que j’ai accompli l'an passé. Néanmoins, cela me semble important de revisiter plus en détail les résultats de cette année, pour voir si j’ai tiré les leçons de 2015 et trouver les points sur lesquels je dois encore... Lire la suite

[Blog] Tanker, c'est tricher ?

Par dans Tournois Live il y a 4 mois.

gaelle_baumann_wpo_2016

À dix places de l'argent sur le Main Event du PSC Bahamas, je me retrouve avec douze blindes. Un tapis pas franchement confortable quand la moyenne est plus de trois fois supérieure. Je n’ai alors qu'un seul objectif, entrer dans les places payées. Évidemment, les joueurs mieux fournis en jetons le savent et en profitent pour se montrer plus agressifs. Leur stratégie est simple : ne pas laisser respirer les plus petits tapis, dont je fais partie.

En parlant avec différents joueurs de la stratégie à adopter dans ces moments-là, tous me répondent : "Tank !", ou "Stall !". Deux mots dont la portée stratégique pourrait se traduire ainsi : "Puisque la taille de ton tapis et l'arrivée de l'ITM ne te permettent pas de jouer le moindre coup, fais en sorte qu'il y ait le moins possible de mains jouées, en gagnant du temps pour perdre moins de jetons et t'assurer une place dans l'argent." Mais ça, je n'y arrive pas.

Un problème éthique

J'ai bien conscience de vivre dans un monde de Bisounours, mais je n'ai jamais réussi à patienter trente secondes avant le flop avec 8-3 dépareillés en main. Car c'est bien de cela dont on parle : prendre plusieurs dizaines de secondes préflop avant de jeter une merguez, dans le seul but de gagner du temps. Après avoir reçu tous ces messages insistants sur l'importance de tank, j'ai néanmoins essayé aux Bahamas. Résultat ? J'ai tenu quatre secondes avec Roi-Deux !

gaelle_baumann_bahamas_2017

Crédit photo : Neil Stoddart

Mon point de vue est qu'il n'est pas éthique de gagner du temps lorsqu'on connaît déjà sa décision. Les seules fois où il est légitime de patienter alors qu'on sait ce qu'on va faire, c'est quand on veut faire faire une erreur à notre adversaire, en prenant par exemple une... Lire la suite

[Blog] Plus prêt que jamais

Par dans Tournois Live il y a 7 mois.

En janvier 2017, je fêterai mes trois ans au sein du Team Winamax. Trois ans à jouer une bonne partie des plus gros tournois internationaux, avec un objectif principal : remporter un titre majeur. Un Main Event ou Highroller du circuit EPT, un Main Event WPT, ou un bracelet WSOP.

Je suis encore à la poursuite de cet objectif. C'est clairement ce qui me motive le plus à moyen terme, ce qui me donne envie d'être le meilleur à chaque fois que je joue, que ce soit en live ou online. La plupart de mes choix de vie vont dans ce sens, et doivent m’aider à être totalement prêt et confiant lorsque je serai en position d'atteindre ce but. Étant donné la variance inhérente au live, les occasions sont rares et il faut tout faire pour être mieux préparé que ses adversaires le Jour J.

Plus affûté qu'en 2014

Lorsque j'ai formulé ce désir pour la première fois, lors du séminaire annuel du Team, j'étais loin d'être prêt. Malgré ma victoire sur un tournoi annexe à Deauville dès mon arrivée dans le Team, j'avais alors encore beaucoup trop de lacunes au niveau de la compréhension de mes émotions et de mon comportement en live. Côté technique, je travaillais peu mon jeu et j'étais encore en phase d’adaptation du online au live. Enfin, en tant que régulier du ".fr", je n'étais pas non plus habitué à affronter régulièrement les meilleurs joueurs étrangers.

Sur ce dernier point, ce n’est que depuis quelques mois que je commence à réellement me sentir à l'aise et au niveau des réguliers étrangers. Les informations et l'expérience acquises à force de discussions au sein du Team aident beaucoup, ainsi que les échanges avec certains Français qui jouent depuis des années contre les top regs mondiaux du ".com". Sachant que ces... Lire la suite

[Blog] Mon WPO en quatre mains

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 8 mois.

Le 24 septembre dernier, le Winamax Poker Open de Dublin septième du nom touchait à sa fin. Encore une fois, cette grande fête du poker fut une franche réussite. J’y participais pour la quatrième fois et je ne m’en lasse toujours pas ! Que ce soit grâce aux multiples animations sur place avec un Beer Pong Open toujours aussi survolté – mention spéciale à la paire Michel Abécassis/Antonin Teisseire qu’on aurait aimé aller voir jusqu’au bout – ou aux nombreux tournois – quel plaisir de jouer en 6-Max en live ! – le WPO est définitivement le tournoi le plus fun d’Europe, avec une ambiance unique en son genre.

Maintenant, parlons poker. Durant ces quelques jours de festival, j’ai joué le Highroller et le Main Event. Pas de résultat notable sur ces tournois à me mettre sous la dent, mais quelques mains intéressantes.

Main #1

Highroller - 1 200€

Je limp en bataille de blindes avec J6 contre un bon joueur régulier sur des blindes 400/800, ante 100. Nous avons tous les deux un tapis équivalent de 40 000, et la BB check son option.

Flop : 873
Pot : 2 200

C’est un flop que je vais check avec une bonne partie de ma range, ce que je décide d'ailleurs de faire. Je m’attends à ce que mon adversaire « stab » (miser pour tenter de remporter le pot rapidement) souvent ici. Il envoie 1 000 assez vite, et deux options s’offrent alors à moi : je peux check/call ou check/raise. Je choisis la deuxième option, car j’ai tous les brelans et combinaisons de double paires dans ma range. Mon adversaire en a moins que moi, et je peux toucher pas mal de cartes qui amélioreront mon équité au turn, pour continuer à semi-bluffer si je suis payé.

Je check/raise à 3 000 et mon adversaire paie. Sa range est composée... Lire la suite