[Blog] Un si mauvais Vegas ?

Par dans Tournois Live il y a 6 jours.

Blog Gaëlle Baumann

12 tournois, 0 place payée... Le bilan de mes WSOP est sans appel. Mon pire résultat depuis 2014. Quoi qu’on en dise, cela n’a cependant rien d'exceptionnel non plus : douze tournois, c'est un volume extrêmement faible. Pas de quoi en faire un plat. À Monaco, c'était l'inverse : place payée sur place payée. Un simple petit retour de bâton. Mais alors, qu'est-ce qu'on fait quand le poker se résume à sauter d'un tournoi, re-entry et sauter à nouveau dans l'heure qui suit ? Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort mais plutôt à profiter des à-côtés pour passer un bel été malgré tout ! Si jamais vous vous retrouvez un jour dans la même situation à Vegas, voici quelques tuyaux pour occuper vos journées.

Team Pro Escape Game

Escapology

Arrivée le 19 juin à Las Vegas, je retrouve ce bon vieux Rio le lendemain. Mon premier tournoi ? Le Ladies Event que j'affectionne tant. Après un re-entry, je m'incline finalement à dix places de l'argent. C'est déjà la fin d'après-midi, que faire pour se détendre et oublier cette issue malencontreuse ? Bingo, le Lockdown se situe à quelques pâtés de maisons de mon hôtel, au 3271 Highland Drive. C'est un escape game où je me rends en compagnie d'Harper, toujours dans les bons coups. D'ailleurs, si vous vous ennuyez lors d'un dinner break (ou que vous n’avez pas faim), il y a un Lockdown sur Flamingo à seulement six minutes du Rio, testé et approuvé. On y va, c'est parti pour essayer de sauver notre meilleur ami qui a été kidnappé. Enfermés dans une pièce, nous disposons d'une heure pour virer la rançon d'un million de dollars exigée par le ravisseur. Après avoir résolu toutes les énigmes, nous parvenons à sortir au bout de 52 minutes de jeu. Pas si mal pour des... Lire la suite

[Blog] Un Vegas pas comme les autres

Par dans Tournois Live il y a 13 jours.

Pierre Calamusa Blog

Beaucoup de choses ont changé ces derniers temps dans ma carrière de joueur de poker. Étant issu du online, j'avais toujours pensé que la technique pure était l'unique composante pour perfer, tant sur la toile qu'en live. Pourtant, après quatre années passées à grinder le circuit live, je me suis rendu compte que d'autres facteurs tout aussi importants rentrent en ligne de compte pour arriver à être performant. C'est d'autant plus vrai à Vegas, pendant les WSOP.

Après la PCA, j'ai commencé par changer de fond en comble ma préparation pour les gros tournois live. J'étais arrivé aux Bahamas sans aucune préparation physique ni mentale, ce qui avait conduit à une prestation catastrophique sur le Main Event. Certes, j’ai terminé 25e, mais j'avais une occasion en or d'atteindre la finale. À force de répéter les erreurs, arrive un moment où elles deviennent des choix. J'ai donc investi énormément de moyens pour aborder cet été à Vegas de la meilleure des manières.

Construire la Dream Team

Pierre Calamusa Logos

Plus t'en mets, plus t'en as.

La première chose a été de soigneusement choisir les personnes avec lesquelles j'allais passer mes six semaines de WSOP. Tout naturellement, j'ai contacté Tony Miles, joueur et personne que j'admire tout particulièrement et qui excelle dans le domaine sportif. Il allait pouvoir m'apporter cette routine absolument cruciale pour arriver à rester performant sur une période aussi longue. Il sait où et comment s'entraîner, comment s'alimenter et comment organiser ses journées pour dérouler sur des tournois aussi longs que le Main Event. Pour compléter l'équipe, nous avons intégré Quinn, son meilleur ami qui est préparateur physique, et Victor Choupeaux, un de mes meilleurs amis sur le circuit.... Lire la suite

[Blog] Au bout de mon rêve

Par dans Tournois Live il y a 21 jours.

Blog Davidi Kitai

La première fois que j’ai joué le Main Event des World Series of Poker, alias le plus beau et le plus gros tournoi de poker au monde, c’était en 2006. À l’époque, je m’étais qualifié online pour quelques centaines de dollars. Rien qu’à l’idée de jouer ce tournoi mythique, j’avais vraiment ressenti une sensation exceptionnelle. L’atmosphère y était électrique et, très vite, je m’étais senti dans mon élément. J’avais monté une tonne de jetons au Day 1, éliminant presque tous les joueurs de ma table, hormis l’ami Guignol, qui avait passé la journée avec le tapis de départ.

La suite fut moins rose : au Day 2, malgré cet énorme tapis, je n’avais pas tenu longtemps à cause d’une paire de Dames complètement surjouée, face à un adversaire avec encore plus de jetons que moi qui détenait une paire de Rois. C’est la première leçon que j’ai retenue : pouvoir (et devoir) abandonner des grosses mains.

A Kitbul with a dream

Année après année je relativisais un peu plus mon élimination. C'était une occasion pour moi de me remettre en question, d’apprendre de mes erreurs pour revenir plus fort la fois suivante avec, bien sûr comme objectif final, de le gagner un jour. D’ailleurs, pour être honnête, cela représente plus un rêve qu’un objectif. Avec plus de 8 000 joueurs et la variance inhérente au poker, il est presque impossible de gagner ce tournoi sur un échantillon aussi court que celui que représente une vie humaine.

En 2007, j’avais... Lire la suite

[Blog] De Naza aux WSOP

Par dans Tournois Live il y a 28 jours.

Joao Vieira

Je m'appelle João Vieira et il y a 16 jours, le 4 juillet 2019, j'ai remporté mon premier bracelet World Series of Poker et le plus gros gain de ma carrière. Je peux désormais le dire : je suis champion du monde.

Sauf qu'il y a un mois, je n'avais pas encore atteint les places payées d'un seul tournoi aux WSOP 2019 : un beau zéro pointé en dix-huit tentatives. Pareil les trois années précédentes, au cours desquelles j'étais passé par des phases de 15 à 17 tournois sans faire l'argent. Ma première perf' notable à Las Vegas est arrivée après 180 tournois et 1 200 jours. Vegas a toujours été un désastre, du moins jusque cette année.

J'ai fait 14 tables finales de tournois High Roller et deux douzaines de demi-finales sur des Main Events avant d'en remporter un. 

J'ai terminé deuxième du classement EPT Player of the Year et plusieurs fois dans le Top 10. J'ai terminé Top 3 deux fois du classement Pocket Fives Player of the Year. Mais je ne les ai jamais remportés. J'ai terminé six fois dans le Top 10 du classement Player of the Year des WCOOP et SCOOP confondus, avant de le remporter trois fois lors des quatre dernières années.

J'avais fait un peu moins de 20 finales de séries online avant d'en remporter un. J'ai désormais 5 titres à mon actif et j'ai remporté un titre de toutes les séries majeures online.

J'ai joué mon premier Super High Roller à 50 000 € en décembre 2014, lors de l'EPT Prague, trois ans après être passé pro. J'ai attendu trois ans de plus avant d'en rejouer un. Je suis désormais un joueur régulier de ces limites et j'ai construit ma bankroll sans avoir remporté de titre majeur sur le circuit.

Il y a six ans, j'ai joué mon tout premier EPT. J'ai attendu 50 gros festivals avant de... Lire la suite

[Blog] Aller au bout

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Adrian Mateos

¡Hola a todos!

Comment se passe votre été ? Car de mon côté, tout va plutôt bien : comme chaque année, je m'offre quelques jours de vacances en Alicante avec ma famille et mes potes. C'est ma technique secrète pour me relaxer et déconnecter un max' du stress qu'on peut ressentir en passant deux mois à Las Vegas.

Comme l'année dernière, j'ai divisé mon séjour dans la ville du vice en deux temps. J'ai débarqué aux États-Unis vers fin mai, mais c'était trop dur de m'imaginer rester jusqu'au 20 juillet, quand tous les WSOP sont terminés. C'est pour ça que j'ai fait un petit break en Espagne le 15 juin pour me motiver et reprendre des force avant de retourner à la chasse au bracelets à partir du 25 juin.

De toute façon, pendant ma pause espagnole le programme des WSOP ne m'intéressait pas forcément. Bien sûr, il y a de beaux tournois, mais ceux qui me font le plus envie, avec un buy-in élevé, vont se dérouler autour du Main Event. Et avec des tournois quotidiens à 25 000 $ et plus à l'Aria, il faut que j'arrive dans les meilleures conditions mentales et physiques possibles.

Mais avant tout ça, faisons un petit bilan de mes résultats dans cette première partie des WSOP. Je ne vais pas me plaindre, mais... comme dit dans le titre : j'ai envie d'aller au bout.

Adrian WSOP

J'en suis déjà à 5 ITM et ma meilleure perf' est ma 22e place du 3 000 $ 6-max. J'ai un peu de regrets car j'avais réussi à remonter des jetons après avoir été short-stack pendant une grosse partie du Day 2.  Mais mon parcours s'est arrêté un peu avant la fin de la journée sur deux vilains setups. J'ai vu que c'était Thomas Cazayous qui avait gagné. J'avais joué la plupart de mon Day 2 à sa table et je l'avais également déjà affronté sur les tables de... Lire la suite

[Blog] Ma première finale aux WSOP

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

La 1e Finale

Voilà déjà deux belles semaines que je suis à Las Vegas. C'est fou comme le temps passe vite pendant les WSOP. Cette année, j'ai fait le choix de loger seul, dans une sorte de résidence privée à deux pas du Rio. Ça a pour avantage de m'aider à me concentrer sur moi-même, ma routine et donc de me rendre plus compétitif. J'ai ma petite cuisine pour essayer de manger le plus sainement possible, ce qui n'est jamais facile à Vegas. Et j'ai aussi l'accès à une salle de sport, parfait pour nervurer le muscle de manière assez régulière. C'est primordial de se galber le grand pectoral afin d'arriver à la table avec le torse bombax.

Concernant mes objectifs dans la ville du vice : je vise deux tables finales cet été, dont au moins une aux WSOP, et un profit global de 100 000 $. Avec des buy-ins pour la plupart inférieurs à 1 500 $, je table sur 25 % de tournois in the money. Mais l'objectif principal, le plus motivant, est bien évidemment de remporter un bracelet. Même si c'est plutôt un objectif global de carrière, on ne va pas se gêner pour le prendre directos !

Premier checkpoint après deux semaines de bagarre : je porte beaucoup plus d'attention qu'avant aux tells. Je ressens beaucoup plus de choses à la table et depuis que j'ai remarqué leur importance, il me semble que les joueurs en sont bourrés et donnent énormément d'infos par leur communication non-verbale. Du côté des résultats, pas grand chose à signaler. J'ai fait deux ITM en une quinzaine de tournois. En revanche, côté Français, le moins que l'on puisse dire c'est que les perfs' s'enchaînent : deux potes ont déjà gagné un tournoi, Arnaud Enselme au Venitian et Thomas Cazayous sur le 3 000 $ 6-max. C'est motivant pour les troupes, ça ! À mon tour.

Ivan 1Lire la suite

[Blog] Mes devoirs de vacances

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Romain Lewis Blog

Cela faisait quelques années que j'avais échappé à ce système de notation que j'aimais tant... ou pas. Sauf que maintenant, je suis mon propre prof', et c'est assez kiffant !

J'écris ce blog aujourd'hui pour répondre à une question que je me posais continuellement il y a quelques années. Comment faire pour se poser de réels objectifs, même sur le court terme, dans une discipline où la variance est si omniprésente ?

Je vous écris à quelques jours de mon départ pour mes troisièmes WSOP, synonyme de ma troisième année avec le W rouge sur le cœur. Je suis super heureux d’avoir réussi à trouver ma voie (et ma voix, au moment d’enregistrer mes épisodes de Dans la Tête d’un Pro, mais ça c’est autre chose). J’adore ce que je fais au quotidien, le jeu me passionne davantage tous les jours mais l’un de mes travaux les plus difficiles reste de rationaliser ce que je fais jour après jour. Comment savoir si mon travail est bon ou complètement inutile ? Comment savoir combien d’heures je dois consacrer à chaque compartiment de mon jeu que je souhaite améliorer ? Comment me battre avec mon ennemi juré la procrastination, tout en profitant du confort que m’offre ce style de vie ? Jusqu’à quel point faut-il souffrir pour réussir ?

À ces quelques questions que je me pose fréquemment, la réponse réside principalement dans la création d’objectifs ultra précis et très personnels. Pour la deuxième fois de l’année je vais vous partager mes objectifs et je préfère vous prévenir, ils seront beaucoup plus complets. Car après les Winamax Series, place cette fois au live, et aux World Series of Poker ! Via cet article, je compte vous faire rentrer plus en détails dans ma méthode de travail, en grande partie parce que j’aurais moi-même aimé... Lire la suite

[Blog] À moi Vegas !

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Guillaume Diaz Blog

Après un mois et demi de circuit live non-stop entre Cannes, Monaco, Chypre et qui s’est terminé avec une semaine très intense a Lloret de Mar pour un SISMIX record, me voilà de retour chez moi pour quelques jours afin de me reposer mais aussi et surtout terminer la préparation pour la période la plus excitante de l’année : mes 40 jours à Las Vegas pour la 50e édition des WSOP !

Comme chaque année depuis 2014 et mes premiers WSOP, j’ai décidé d’arriver en début de festival afin de jouer un nombre conséquent de tournois et maximiser mes chances de décrocher ce bracelet tant convoité. Cela a toujours été mon objectif principal et c’est bien sûr toujours le cas cette année. Ce qui a changé au fil des éditions, c’est mon état d’esprit avant d’aborder cette période particulière de l’année : avec l’expérience accumulée, j’ai une idée de plus en plus précise sur la façon de me préparer au mieux pour être dans les meilleurs conditions pendant une aussi longue période.

En plus d’avoir 1) défini mes objectifs de résultats et de moyens 2) préparé mon planning de tournois et 3) établi les grandes lignes de ma future routine, j’ai décidé cette année d’écrire en majuscules les points qui, selon moi, seront les éléments essentiels à ma réussite tout au long de l’été. Ces "notes pour moi-même" sont évidemment le fruit de ma réflexion sur mes erreurs passées et, j’espère qu’en plus de m’être utile cet été et dans le futur, elles le seront aussi pour ceux d’entre vous qui auront la chance de se rendre à Las Vegas pour jouer leurs premiers WSOP.

Sans aucun ordre d’importance, voici mes conseils pour être le plus performant possible tout le long de ce marathon que sont les World Series.

Mettre en place une routine stricte

Guillaume Diaz Pouce

Évidemment,... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 4)

Par dans Tournois Live il y a 3 mois.

Résumé des épisodes précédents : à la fois impressionné et ému par un joueur américain rencontré lors d’un tournoi au Planet Hollywood, Pierre Calamusa décide de le coacher, et de financer sa participation au Main Event des WSOP 2018. Bonne pioche, très bonne pioche : un mois plus tard, après sept jours d’efforts et d'émotions intenses, Tony Miles est en finale du plus gros tournoi du monde. Après deux jours de combat supplémentaires, il ne reste plus que trois joueurs dans la course. Aussi excité que son poulain, Pierre est aux premières loges pour la partie de poker la plus regardée de la planète...

An American Story - Part 4
L’élimination de Nicolas Manion en quatrième place sonnait le glas de la neuvième journée de ce Main Event des WSOP 2018. On est comme dans un rêve : Tony est large chip-leader, il possède 60% des jetons avec seulement deux adversaires entre lui et le titre suprême. Les paliers de gains sont gigantesques : 3,75 millions de dollars pour celui qui terminera troisième, 5 millions pour le runner-up, et 8,8 millions pour le vainqueur. Gérer un moment aussi rare et hors du commun est extrêmement difficile. La pression est impossible à quantifier. La pression médiatique, d’abord, tant les sollicitations sont nombreuses. Tony est submergé par les demandes des fans sur les réseaux sociaux. Les interview request se multiplient. Deux heures à répondre aux médias en fin de journée, rien que pour le Day 9. En tant que coach de Tony, ma problématique numéro 1 est qu’il puisse évacuer tout le stress et la tension accumulés au cours de la journée. Mon conseil est simple : prendre une bonne nuit de sommeil, et se garder du temps pour soi le lendemain. La dixième et dernière journée du Main Event débute à 17h30 et notre programme est... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 3)

Par dans Tournois Live il y a 5 mois.

An American Story - Part 3

Résumé des épisodes précédents : au hasard d’un tournoi au Planet Hollywood, à quelques semaines du lancement du Main Event des WSOP, Pierre Calamusa croise la route de Tony Miles, joueur Américain inconnu en qui il trouve une énorme force de caractère, et décide de le coacher pour le plus beau tournoi du monde. Tout se passe comme dans un rêve et, après sept jours d’effort, Tony s’assure une place parmi les neuf finalistes en même temps qu’un gain minimum d’un million de dollars…

Day 7 et 8 - Petit à petit, l'oiseau fait son nid

Il est environ 23 heures. Nicolas Manion relance UTG, Antoine Labat flat UTG+1 et Yueqi Zhu shove ses 40 blindes en milieu de parole. Un vent d'excitation parcourt l’Amazon Room lorsque Manion engage son tapis à son tour, payé par Antoine ! La désormais cultissime confrontation AA contre KK contre KK clôt ce Day 7. Le premier objectif est atteint : Tony Miles va participer à la table finale du plus grand tournoi du monde.

Le public est en feu, le bruit à la limite du supportable. Tous les joueurs rejoignent leurs clans respectifs, qui parfois même fusionnent dans un joyeux bordel. L'euphorie est palpable, chacun savoure le chemin accompli. Après avoir chaleureusement embrassé chacun des membres de notre rail, et en particulier la famille de Tony, je m'éclipse rapidement. Pour moi, la fin de Day n'est pas synonyme de fin de journée. Elle ne fait même que commencer. De son côté, est indispensable que Tony puisse se reposer et profiter d'une nuit de sommeil le plus réparateur possible.

Tony Miles - Pierre Calamusa

Une dernière embrassade avan de repartir bosser.

Ma nuit est courte. D'un point de vue technique, je dois mettre en place toute la stratégie de la table finale et tous les... Lire la suite