Dans la peau d'Antony Lellouche

Par dans GénéralTournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.


« Les joueurs veulent des émotions fortes. L'incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n'auraient plus de plaisir s'ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.


Elle est peut-être là, l'explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu'il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d'arrêt, se rendant compte que c'est avant tout un combat et de l'adrénaline qu'il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n'est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d'années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l'assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d'Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

Dimanche 3 Octobre. Au beau milieu de l'EPT Londres, mon téléphone sonne. A l'autre bout du fil, Antony Lellouche. « Tu pourrais me rendre un service ? Il te suffit d'aller voir Tommy Vedes, il te remettra quelque chose pour moi. » Je m'exécute et retrouve le joueur pro américain. « Je viens de la part d'Antony Lellouche. » A peine ai-je le temps de terminer ma phrase que Tommy sort un jeton bleu, rouge et blanc. Sa valeur y est inscrite : « 5,000$ ». Sa provenance : le Bellagio. Il me le remet, sans poser la moindre question supplémentaire. Je reprends contact avec Antony. « Les œufs sont dans le panier, je répète, les œufs sont... Lire la suite

Retour aux sources

Par dans Tournois OnlineLife Style il y a plus de 9 ans.

Photo : Hugues Fournaise

Mes participations au Championnat de Belgique de Namur et au France Poker Series de Saint-Amand-Les-Eaux m’ont laissé sur ma faim, faute de réel succès. Car même si je n’ai rien à me reprocher sur ces deux tournois, la déception fut au rendez-vous. La raison ? J’ai envie de gagner des tournois, et depuis quelques temps, le désir de faire des résultats est palpable chez moi. Hors, en live, une longue série de tournois joués sans entrer dans l’argent est totalement normale, c’est la variance qui veut ça.  Il est ainsi difficile pour moi d’assouvir mon appétit uniquement grâce au poker live…

Et c’est d’autant plus frustrant quand tu sors d’un tournoi dans une ville où les bars ferment tôt. Mes amis belges ne m’en voudront pas si je vous dis qu’à Namur,  il n’y a pas grand-chose à faire. Quant à Saint-Amand, les sorties y sont limitées dès que vous franchissez les portes du casino. Après le France Poker Series, un retour aux sources s’imposait. Je décide donc de rentrer dans le sud-ouest afin de voir mes proches. Mais c’était sans compter sur une série de problèmes…

Problème n°1 : La Grève SNCF

Impossible pour moi de quitter Saint-Amand… Me voilà contraint de rester une nuit supplémentaire à l’hôtel. L’occasion de m’attaquer aux tournois du dimanche de Winamax.fr ! Je me posais quelques questions depuis l’ouverture du marché. Adieu le million de dollars de prix mensuel du Grand Tournament, adieu les 300,000$ garantis par le Championship (Big Deal pour les anciens) et autres prizepool généreux.

Mais, finalement, ce n’est pas si mal que ça. Le niveau est effectivement un poil plus faible à l’heure actuelle et, vu qu’il y a moins de... Lire la suite

Marc Inizan intègre le Team Winamax !

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 9 ans.


Quelle semaine pour le Team Winamax ! Pendant qu'elle fêtait la cinquième place de Nicolas Levi dans le Main Event des World Series of Poker Europe, l'équipe la plus titrée du poker français avait le plaisir d'accueillir un nouveau membre dans ses rangs ! Vous le connaissez déja surement... Son nom : Marc Inizan.

La dernière recrue du Team est tout simplement l'un des joueurs les plus excitants à avoir emergé dans le paysage pokérien français ces deux dernières années. Un jeune professionnel que nous suivions déjà de près lors de ses régulières excursions sur le circuit international, et que nous avons observé monter en puissance graduellement. Après avoir enchaîné les performances "live" et "online", Marc évoluera désormais aux couleurs de la marque au W rouge : une nouvelle qui ne pouvait pas nous faire plus plaisir.

Pour "Locsta", c'est devant un écran de télévision que tout a commencé. En regardant tard dans la nuit une émission diffusant les World Series of Poker en 2005, Marc se pique d'intérêt pour le poker. Tout s'est ensuite rapidement enchainé ! Marc ouvre un compte en ligne et réussit très vite à se constituer une bankroll de taille respectable, se consacrant principalement aux SNGs et aux MTTs. Deux ans plus tard, Marc dispute son premier événement majeur au Canada et atteint la 24ème place pour un gain de 52,000$.

C'est en 2010 que le talent de Marc va véritablement poindre au grand jour. Les voyages se multiplient, et les performances aussi : une formidable troisième place sur 945 à l'étape allemande de l'EPT, une accession en demi-finales dans la difficile épreuve de Pot-Limit Hold'em des World Series, et tout récemment sa table finale au Main... Lire la suite

En pleine confiance

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.

On y est ! Voilà la reprise : la saison 2010/2011 vient de commencer.

Je ne parle pas de football mais bien de poker. Et le calendrier est bien chargé en cette période de rentrée. Un tournoi à Juan les Pins, un autre à San Remo, tous les deux en guise « d’échauffement » (ils auront été malheureusement stériles en terme de performance mais furent d’excellents tests avant d’aborder les gros events du mois de septembre), puis le premier EPT de la saison pour moi, à savoir l’EPT de Vilamoura . Pas de perf non plus à Vilamoura , mais pourquoi donc ?

Mon excuse principale serait de dire que je n’ai pas eu de jeu et que sans jeu il est difficile de monter des jetons (ce qui était vrai pour cet EPT). Pas de gros bluff raté ou de mauvais call qui m'a fait perdre une grosse part de mon tapis. Alors, aucun regret ?

Il y a encore peu de temps, j'aurais répondu "non". Avec un peu de recul, et surtout grâce à la rencontre avec Pier Gauthier, « préparateur mental » d’athlètes dans diverses disciplines comme le tennis, le golf, la voile, et donc le poker à présent [voir une présentation vidéo ici, NDLR], j'ai désormais un autre avis.

Je suis allé jouer l’EPT de Vilamoura sans vraiment me dire « Tristan, ce tournoi, tu vas le gagner », sans cette volonté profonde de vouloir faire une grosse performance. Manque d’ambition, et aussi de préparation au tournoi. L’hygiène de vie est importante pour aborder la compétition. Jouer un tournoi de haut niveau demande beaucoup d’énergie, de concentration, et de rigueur. Il est difficile d’être performant en ayant passé une courte nuit de sommeil, ou en attrapant une fringale en milieu de tournoi.

Discuter, et seulement discuter de ceci... Lire la suite

Retour aux racines pour ChessBaby

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 9 ans.

Comme vous l'expliquait Harper il y a quelques jours, les joueurs du Team Winamax n'ont pas chômé durant l'intermède estival post-WSOP. En premier lieu Almira Skripchenko, qui a profité de la pause pour renouer avec sa passion première... et s'adjuger en août le titre de Championne de France d'échecs, rien que ça.

« Je n'ai disputé que très peu de compétitions d'échecs en 2009 », dit Almira. On arguera que la décision fut judicieuse, car ce fut son année la plus profitable au poker, avec plusieurs résultats dont une finale aux World Series of Poker en compagnie de son collègue du Team Anthony Roux puis, en début d'année suivante, une très belle troisième place lors du France Poker Tour. « Mais quelque chose me manquait », poursuit t-elle. « J'avais envie de renouer avec la compétition aux échecs, retrouver ce stress familier, les parties marathons, l'envie de gagner. »
Avec cette victoire, Almira ajoute un trophée supplémentaire sur une étagère déjà fortement encombrée. La joueuse du Team Winamax totalise désormais quatre titres de Championne de France, auxquels viennent s’ajouter quantité d’autre triomphes, en individuel comme en équipe, en France comme au niveau européen et international* .A Belfort, Almira possédait une avance au classement que la partie était déjà jouée avant le dernier duel.

De là à penser que les choses furent faciles pour la Grande Maître ès échecs, il n’y a qu’un pas… que l’on ne franchira pas. « Contrairement à ce que beaucoup pensent, toutes les compétitions sont extrêmement difficiles, et épuisantes. A Belfort, chaque partie m’a demandé quatre, cinq heures de préparation, notamment avec la consultation de la base... Lire la suite

Reprise : mon calendrier

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.

Alors que certains se remettent à peine des WSOP, ou que d’autres profitent de leur fin de vacances, je commence de mon côté à retrouver les joies du tapis vert, aussi bien virtuel que réel.

J’avais besoin de faire une grosse coupure poker, de penser autre chose que poker, ne pas parler poker, bref de retourner dans le monde réel avec mes amis et ma famille. Ils m’ont apporté l’oxygène dont j’avais besoin. Maintenant les batteries sont rechargées.

L’envie d’en découdre sur les tapis virtuels de Winamax.fr est revenue. Le nouveau soft que je trouve beaucoup plus agréable et beaucoup plus pratique à utiliser (sizing des tables, bouton time… ) a été un facteur prépondérant de cette recrudescence de motivation.

D’ailleurs, à travers plusieurs vidéos bientôt disponibles sur Winamax.fr, je vous ferai partager ma session du dimanche avec quelques explications sur les mains qui ont été jouées durant les tournois.

Et c’est également en live que l’envie de gagner est omniprésente. Afin d’assouvir ce désir profond, une belle série de tournoi est de rigueur. Ces dernières semaines, j'ai eu l'occasion de disputer l'Italian Poker Tour à San Remo, la finale du Joa Poker Tour à Juan-les-Pins, et l'EPT de Vilamoura. Je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin... Voici le programme des semaines à venir (je vous ferai partager chaque tournoi à travers un article résumé) :

- PPT Cannes
- WSOPE Londres - Event 2500£ Short handed
- Winamax Poker Open
- WSOP Londres - Main Event 10000£ (en cas de perf' seulement)
- EPT Londre

Terminer à domicile, à Londres, ne devrait pas être désagréable...

Vivement que ça commence !

La débâcle dans la bonne humeur

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.

Un peu à l'image de l'équipe de France de football, ces deux premières semaines à Las Vegas se soldent par un zéro pointé... En effet, en sept participations, je ne compte aucune deuxième journée et donc aucune entrée dans l'argent. Comme dirait Benjo, « c'est nul ! »

Revenons quelques jours plus tôt. Je suis arrivé sur Vegas très motivé par la table finale de l'ami « Croc » dans le shootout à 5000$. Il faut dire que moi aussi mon kiff, ce serait de doubler sur Durrrr ! De plus, je compte démarrer par mes tournois préférés : le 2,500$ et le 5,000$ Short-Handed. Malgré la fatigue du décalage horaire, je me démène plutôt bien sur le 2,500$ à une table qu'on peut juger facile.

Cependant, je perds un premier coin flip contre un shortstack et je n'ai que le tapis de départ (7,500 jetons) quand arrive la première main clé. Sur les blindes 75/150, un joueur italien relance à 525 et je paie au bouton avec [Tc][8c]. Le flop vient [Ad][Jc][7c] et mon adversaire checke. Je tente alors de prendre immédiatement le pot avec mon tirage quinte flush, en misant 625. C'était sans compter sur la persévérance de mon adversaire, qui paie. A ce moment précis, je le mets sur un As. Le turn est d'ailleurs un deuxième [As] : mon adversaire checke et je m'empresse de faire de même. La river est une [Qc] : et mon adversaire checke une troisième fois. Je décide de miser gros afin de me faire payer par un brelan d'as. Je ne pense pas qu'il paiera avec un simple valet alors autant tenter d'extraire le maximum si ma lecture est juste.

Je mise donc 2,000. C'est alors que mon adversaire prononce deux mots inattendus : « All-in ! ». Dépité, je lui demande s'il me montrera son jeu si je passe... Il me... Lire la suite

Suivez les WSOP sur Winamax

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.

Je m'adresse ici aux trois personnes ayant vécu dans un grotte ces deux dernières semaines, où dont la connexion Internet vient d'être rétablie. Les autres, passez leur chemin.

Oui, parce les World Series of Poker battent leur plein, avec des tas et des tas de tournois de poker tous les jours et toutes les nuits à Las Vegas, avec plein de joueurs connus (et d'autres moins connus), alors j'espère que vous vous rendez régulièrement sur la section "Team" du site Winamax pour suivre en temps réel les progrès du Team, les performances françaises, les victoires mémorables, les anecdotes croustillantes glanées dans les couloirs, bref tout ce qui fait la petite et la grande histoire des championnats du monde.

Avec Harper, nous couvrons de long en large les épreuves depuis déja douze jours consécutifs, et les histoires n'ont pas manqué. Petite sélection :

WSOP : Day 1/50 - Début du festival, et lancement du reportage
Au pays des merveilles - Harper découvre Las Vegas pour la première fois
Finale du Player's Championship - Michael Mizrachi revient sur le devant de la scène
Shootout à 5,000$ - Nicolas Levi offre au Team W sa première finale de l'été (interview)
The durrrr Factor - Tom Dwan menace de faire s'écrouler le monde du poker high-stakes (reportage en direct par Harper

Retrouvez notre reportage quotidien à cette adresse, et les résultats des épreuves en cliquant ici (ou



Déja une finale cet été pour le Team... à quand la prochaine ?

Vegas... demain peut-être ?

Par dans Life Style il y a plus de 10 ans.

Les beaux jours arrivent. Il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil dehors : le soleil rayonne, les shorts et les jupes sont de sorties, les barbecues tournent à plein régime... Et les bières aussi !

Oui, mes amis, l'été est proche ! Et c'est en pleine période estivale que toute la planète poker se concentre sur une seule région géographique à l'occasion des World Series of Poker : LAS VEGAS !

Tous mes amis, qu'ils soient joueurs ou reporters, y seront cet été. Tous... Sauf un. N'ayant pas l'âge légal pour me rendre dans les casinos outre-Atlantique, je resterai coincé en Europe. Mais essayons de rester positif.

Argument #1 : A Vegas, il fait une chaleur insoutenable (mais les poker rooms sont parait-il très bien climatisées ; n'est-ce pas une bonne raison pour piquer une tête dans la piscine ?)

Argument #2 : Las Vegas, c'est le meilleur moyen de se broke (ou, c'est vrai, de gagner le jackopot... car qui ne tente rien n'a rien).

Argument #3 : A Vegas, à part le poker, il n'y a rien à faire (hum...).

Argument #4 : Ne pas aller à Vegas, c'est le meilleur moyen de faire une réelle coupure avec le poker durant l'année (Je crois qu'on tient enfin un argument valable !)

Résumons : Vegas, ce n'est pas bien ! (Voilà, grâce à ces arguments, c'est fait, j'en suis persuadé : je n'ai plus envie d'y aller. Allez Tristan, il faut t'en persuader !)

C'est d'ailleurs en prenant en considération l'ensemble de ces arguments aussi convaincants les uns que les autres (sic) que j'irai probablement faire un tour dans Sin City en octobre, dès que mes 21 ans seront fêtés. Je m'y rendrai avec quelques amis (pour qui le poker n'est pas un gagne pain mais juste une passion). Je ne manquerai pas de poster quelques articles sur... Lire la suite

Mon plus gros bad beat

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.

J'ai toujours considéré l'EPT San Remo comme le plus beau tournoi de l'année sur le circuit européen, notamment sur les critères suivants :

- Des qualifications toute l'année dans les casinos italiens ;
- Plus de 1,200 joueurs sont attendus, créant un impressionnant prize pool avec plus de un million d'euros pour le vainqueur ;
- Un tiers d'italiens avec, mis à part peut-être Luca Pagano et Dario Minieri, une majorité de qualifiés et de joueurs « amateurs » locaux ;
- Un style de jeu « à l'italienne » qui peut être contrôlé en jouant beaucoup de coups.

Vous l'avez compris : pour RIEN au monde j'étais prêt à manquer ce tournoi. Et pourtant...

Je me suis donc prêté à un petit jeu de calcul d'odds : étant donné mon hypermotivation à jouer ce tournoi, quelles sont les odds pour que je n'y sois pas présent ?

Très faible certainement... Je pense d'ailleurs qu'elles étaient plus ou moins équivalents à celles dépeintes par Jean-Marie Bigard de se faire mordre par une chauve souris enragée : 1 sur 10 millions !

Présentation. Je voyageais le 15 avril, soit la veille du départ de mon tournoi (qui devait débuter lors du Day 1B). Peut-être aurais-je dû me prévenir contre un éventuel bad beat et venir un jour plus tôt...? Mais comment aurais-je pu prévoir cela...? Nous allons vérifier.

En effet, quelles sont les odds que le jour de mon départ annoncé, un volcan sage et silencieux depuis plus de 200 longues années (200, tout de même !) devienne subrepticement enragé, qu'il se réveille en Islande parmi les morts et qu'il entre en éruption ? Estimation : 1 sur 7,000.

Mais bon... Admettons.

Quelles sont ensuite les odds que ce volcan Eyjafjöll sous le glacier Eyjafjallajokull... Lire la suite