Je vous ai apporté des bonbons...

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 9 ans.

Le mercure dégringole, la neige et le verglas envahissent peu à peu les routes de France et d'Europe, les décorations de fin d'année plus rayonnantes que jamais prolifèrent dans les rues, tout cela a un parfum de fêtes de fin d'année. Noël approche et pour moi, et Noël se passera en famille. Dans la petite maison dans la prairie, la vraie, ou j'ai passé mon adolescence. Dans un village nommé Lacépède. Le lieu-dit où est située cette maison (oui, pour mes amis les citadins, il faut savoir qu'en campagne profonde, il n'y a pas de numéro de rue, ni de rue d'ailleurs, on parle de lieu-dit) s'appelle «La Belote». Coïncidence ? Peut-être. Peut-être pas. Etais-je prédestiné à devenir un joueur de poker ?

Au fond, cela ne m'étonne pas tant que cela d'être devenu ce que je suis maintenant, tant ma passion pour les cartes et les jeux de société en tout genre était grande quand j'étais (plus) jeune. On ne battait pas SUPEROGER47 si facilement que ça au Monopoly, Richesses du monde, Puissance 4 et autres jeux en famille.

Tenez, voyez avec cette petite anecdote... Quand j'étais en classe de cinquième - si ma mémoire est bonne - on était partis en voyage pour deux jours avec ma classe d'Histoire de l'Art, afin de visiter musées et autres expositions culturelles consacrés à de vieux vestiges datant de l'ère préhistorique. J'avais amené le Puissance 4 miniature que mon frère (celui qui allait m'apprendre à jouer au poker) m'avait offert à Noël. Tous mes camarades avaient apporté une tonne de bonbons pour le voyage. Pour ma part, je ne me souviens pas pour quelle raison, mais je n'en avais aucun. Toujours est-il qu'il que le jour du départ, un gentil camarade de classe m'a généreusement... Lire la suite

La solitude du joueur de poker

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 9 ans.

Le joueur de poker est un homme seul, isolé. Un solitaire. Une sorte de Clint Eastwood des temps modernes. En voyage, devant son ordinateur ou assis à une table, avec ses lunettes de soleil, son iPhone et son casque, il reste seul, dans la victoire comme dans la défaite. Peut-être encore plus dans la victoire.

Bien sur, je fais partie d'une belle équipe. Une équipe de joueurs de poker, le Team Winamax. Mais c'est étrange d'être membre de ce collectif où, finalement, le seul sentiment d'émulation que je peux ressentir - qui pour le coup est un mauvais sentiment - serait la jalousie. Nous ne sommes pas en concurrence, mais nous ne sommes pas des partenaires. Nous portons les mêmes couleurs, et pourtant nous sommes adversaires.

Justement, récemment, j'ai gagné un tournoi de poker. Mon premier en live. Et plutôt un gros, en plus : la finale du Barrière Poker Tour à Enghien. Marc Inizan, alias « LocSta », mon coéquipier au sein du Team, est resté à mes côtés jusqu'au bout. A trois heures du matin, quand j'ai éliminé mon dernier adversaire, il m'a félicité. Michel « MIK.22 » a suivi la partie sur Internet et m'a soutenu par SMS jusqu'à ce fantastique tête à tête qui a duré... hmm, à peu près un quart d'heure. Winamax représente ! La puissance de Winamax !

Mais quand bien même, je me suis senti très seul. Impossible de sauter au plafond, c'est pas mon style. Impossible de faire la pagaye, ou l'avion, ni d'appeler ma mère, il était beaucoup trop tard. Et impossible de le dire à un de mes bons potes, ils s'en foutent du poker.

Le maigre public encore présent au milieu de la nuit a applaudi, merci à lui ! On m'a filé une coupe... de champagne ; un chèque géant... en carton. J'ai... Lire la suite

Sitting out

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.

Ce titre, "Sitting out", n'est qu'à moitié juste. Je ne raccroche pas vraiment les gants. Mais c'est tout de même une page importante qui vient de se tourner dans ma carrière de joueur de poker.

Vous l'aurez peut-être déjà compris : l'European Poker Tour à Vienne fut mon dernier tournoi en tant que membre du Team Winamax.

Prendre la décision d'arrêter n'aura pas été facile. Beaucoup de facteurs sont intervenus. La raison principale, je pense, fut l'envie de retrouver une liberté d'action totale, et de revenir au top dans les parties de cash-game, après avoir joué énormément de tournois avec le Team. Car il faut être honnête : il est très difficile de concilier les deux disciplines.

Je pense avoir atteint un niveau très satisfaisant sur les tournois « live », mais cela s'est clairement fait aux dépens de mon niveau en cash-game. Tout est relatif : je ne pense pas avoir régressé... Mais en revanche, les autres joueurs m'ont globalement dépassé et il est frustrant de voir son « edge » diminuer au cours du temps.

En écrivant ces lignes, je vous avoue ne pas encore être vraiment certain que cette décision soit la meilleure pour moi. Seul le temps le dira. Quoi qu'il en soit, je ne tire pas pour autant un trait définitif sur les tournois. D'ailleurs, je me rends ces jours-ci à Macao pour disputer une épreuve de l'Asian Poker Tour, avant de rejoindre des amis en Thaïlande. Mais clairement, les mois qui suivent seront principalement consacrés au cash-game.

Je garderai un très grand souvenir de ces trois années passées au sein du Team Winamax. Au-delà du poker resteront surtout les grandes amitiés que j'ai pu tisser, que ce soit avec les joueurs ou les membres du staff. Á eux, je ne dis pas... Lire la suite

Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.

 




Ludovic Lacay et Guillaume de la Gorce - WPT Barcelone, 2007

J’ai eu beau retarder l’échéance, un jour, inévitablement, j’ai du envisager le problème sérieusement. Pire encore, il me fallait le résoudre car la date butoir approchait. Comment m’en sortir ? Comment en étais-je arrive la ? Dois-je le dire à tout le monde ? Juste mes amis ? Ou carrément en parler sur mon blog ?

Certains d’entre vous sont déjà au courant, donc autant rendre la chose publique, cela m’embarrasse mais je ne suis pas le seul dans ce cas là et je n’ai pas l’habitude de mentir.

Oui, j’ai passé un weekend à Amneville et… c’était pas mal du tout. Voilà, c’est dit.

Maintenant pensez ce que vous voulez, jugez moi, pendez moi, de-likez moi, mais c’est ainsi j’aime le calme et j'aime les villages. Et j’aime le mauvais temps aussi, mais ca c’est récent, c’est depuis que je vis à Londres.


Bon effectivement sur le tapis vert cela a été catastrophique (comme souvent ces derniers temps), mais si le poker était l’objet principal de mon blog cela se saurait, donc passons.


Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine 





J'ai grandi dans un village de 7,000 habitants à quelques kilomètres de Toulouse, et cette petit virée dans la Moselle m’a rappelé mon enfance. Sur le chemin du retour, en escale chez ma mère, pris de nostalgie j’en ai profité pour ouvrir quelques vieux cartons et y découvrir parmi tant d’autres une pépite qui mérite une mention sur cette page.

Je suis tombe par tout hasard sur un vieil iPod Nano gris, de première génération.

Intrigué, je vais chercher mon casque et me rends compte que la bête a rendu l’âme depuis bien longtemps. Je la laisse sur mon lit et continue a... Lire la suite

Dans la peau d'Antony Lellouche

Par dans GénéralTournois LiveLife Style il y a plus de 10 ans.


« Les joueurs veulent des émotions fortes. L'incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n'auraient plus de plaisir s'ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.


Elle est peut-être là, l'explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu'il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d'arrêt, se rendant compte que c'est avant tout un combat et de l'adrénaline qu'il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n'est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d'années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l'assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d'Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

Dimanche 3 Octobre. Au beau milieu de l'EPT Londres, mon téléphone sonne. A l'autre bout du fil, Antony Lellouche. « Tu pourrais me rendre un service ? Il te suffit d'aller voir Tommy Vedes, il te remettra quelque chose pour moi. » Je m'exécute et retrouve le joueur pro américain. « Je viens de la part d'Antony Lellouche. » A peine ai-je le temps de terminer ma phrase que Tommy sort un jeton bleu, rouge et blanc. Sa valeur y est inscrite : « 5,000$ ». Sa provenance : le Bellagio. Il me le remet, sans poser la moindre question supplémentaire. Je reprends contact avec Antony. « Les œufs sont dans le panier, je répète, les œufs sont... Lire la suite

Retour aux sources

Par dans Tournois OnlineLife Style il y a plus de 10 ans.

Photo : Hugues Fournaise

Mes participations au Championnat de Belgique de Namur et au France Poker Series de Saint-Amand-Les-Eaux m’ont laissé sur ma faim, faute de réel succès. Car même si je n’ai rien à me reprocher sur ces deux tournois, la déception fut au rendez-vous. La raison ? J’ai envie de gagner des tournois, et depuis quelques temps, le désir de faire des résultats est palpable chez moi. Hors, en live, une longue série de tournois joués sans entrer dans l’argent est totalement normale, c’est la variance qui veut ça.  Il est ainsi difficile pour moi d’assouvir mon appétit uniquement grâce au poker live…

Et c’est d’autant plus frustrant quand tu sors d’un tournoi dans une ville où les bars ferment tôt. Mes amis belges ne m’en voudront pas si je vous dis qu’à Namur,  il n’y a pas grand-chose à faire. Quant à Saint-Amand, les sorties y sont limitées dès que vous franchissez les portes du casino. Après le France Poker Series, un retour aux sources s’imposait. Je décide donc de rentrer dans le sud-ouest afin de voir mes proches. Mais c’était sans compter sur une série de problèmes…

Problème n°1 : La Grève SNCF

Impossible pour moi de quitter Saint-Amand… Me voilà contraint de rester une nuit supplémentaire à l’hôtel. L’occasion de m’attaquer aux tournois du dimanche de Winamax.fr ! Je me posais quelques questions depuis l’ouverture du marché. Adieu le million de dollars de prix mensuel du Grand Tournament, adieu les 300,000$ garantis par le Championship (Big Deal pour les anciens) et autres prizepool généreux.

Mais, finalement, ce n’est pas si mal que ça. Le niveau est effectivement un poil plus faible à l’heure actuelle et, vu qu’il y a moins de... Lire la suite

Marc Inizan intègre le Team Winamax !

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.


Quelle semaine pour le Team Winamax ! Pendant qu'elle fêtait la cinquième place de Nicolas Levi dans le Main Event des World Series of Poker Europe, l'équipe la plus titrée du poker français avait le plaisir d'accueillir un nouveau membre dans ses rangs ! Vous le connaissez déja surement... Son nom : Marc Inizan.

La dernière recrue du Team est tout simplement l'un des joueurs les plus excitants à avoir emergé dans le paysage pokérien français ces deux dernières années. Un jeune professionnel que nous suivions déjà de près lors de ses régulières excursions sur le circuit international, et que nous avons observé monter en puissance graduellement. Après avoir enchaîné les performances "live" et "online", Marc évoluera désormais aux couleurs de la marque au W rouge : une nouvelle qui ne pouvait pas nous faire plus plaisir.

Pour "Locsta", c'est devant un écran de télévision que tout a commencé. En regardant tard dans la nuit une émission diffusant les World Series of Poker en 2005, Marc se pique d'intérêt pour le poker. Tout s'est ensuite rapidement enchainé ! Marc ouvre un compte en ligne et réussit très vite à se constituer une bankroll de taille respectable, se consacrant principalement aux SNGs et aux MTTs. Deux ans plus tard, Marc dispute son premier événement majeur au Canada et atteint la 24ème place pour un gain de 52,000$.

C'est en 2010 que le talent de Marc va véritablement poindre au grand jour. Les voyages se multiplient, et les performances aussi : une formidable troisième place sur 945 à l'étape allemande de l'EPT, une accession en demi-finales dans la difficile épreuve de Pot-Limit Hold'em des World Series, et tout récemment sa table finale au Main... Lire la suite

En pleine confiance

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 10 ans.

On y est ! Voilà la reprise : la saison 2010/2011 vient de commencer.

Je ne parle pas de football mais bien de poker. Et le calendrier est bien chargé en cette période de rentrée. Un tournoi à Juan les Pins, un autre à San Remo, tous les deux en guise « d’échauffement » (ils auront été malheureusement stériles en terme de performance mais furent d’excellents tests avant d’aborder les gros events du mois de septembre), puis le premier EPT de la saison pour moi, à savoir l’EPT de Vilamoura . Pas de perf non plus à Vilamoura , mais pourquoi donc ?

Mon excuse principale serait de dire que je n’ai pas eu de jeu et que sans jeu il est difficile de monter des jetons (ce qui était vrai pour cet EPT). Pas de gros bluff raté ou de mauvais call qui m'a fait perdre une grosse part de mon tapis. Alors, aucun regret ?

Il y a encore peu de temps, j'aurais répondu "non". Avec un peu de recul, et surtout grâce à la rencontre avec Pier Gauthier, « préparateur mental » d’athlètes dans diverses disciplines comme le tennis, le golf, la voile, et donc le poker à présent [voir une présentation vidéo ici, NDLR], j'ai désormais un autre avis.

Je suis allé jouer l’EPT de Vilamoura sans vraiment me dire « Tristan, ce tournoi, tu vas le gagner », sans cette volonté profonde de vouloir faire une grosse performance. Manque d’ambition, et aussi de préparation au tournoi. L’hygiène de vie est importante pour aborder la compétition. Jouer un tournoi de haut niveau demande beaucoup d’énergie, de concentration, et de rigueur. Il est difficile d’être performant en ayant passé une courte nuit de sommeil, ou en attrapant une fringale en milieu de tournoi.

Discuter, et seulement discuter de ceci... Lire la suite

Retour aux racines pour ChessBaby

Par dans GénéralLife Style il y a plus de 10 ans.

Comme vous l'expliquait Harper il y a quelques jours, les joueurs du Team Winamax n'ont pas chômé durant l'intermède estival post-WSOP. En premier lieu Almira Skripchenko, qui a profité de la pause pour renouer avec sa passion première... et s'adjuger en août le titre de Championne de France d'échecs, rien que ça.

« Je n'ai disputé que très peu de compétitions d'échecs en 2009 », dit Almira. On arguera que la décision fut judicieuse, car ce fut son année la plus profitable au poker, avec plusieurs résultats dont une finale aux World Series of Poker en compagnie de son collègue du Team Anthony Roux puis, en début d'année suivante, une très belle troisième place lors du France Poker Tour. « Mais quelque chose me manquait », poursuit t-elle. « J'avais envie de renouer avec la compétition aux échecs, retrouver ce stress familier, les parties marathons, l'envie de gagner. »
Avec cette victoire, Almira ajoute un trophée supplémentaire sur une étagère déjà fortement encombrée. La joueuse du Team Winamax totalise désormais quatre titres de Championne de France, auxquels viennent s’ajouter quantité d’autre triomphes, en individuel comme en équipe, en France comme au niveau européen et international* .A Belfort, Almira possédait une avance au classement que la partie était déjà jouée avant le dernier duel.

De là à penser que les choses furent faciles pour la Grande Maître ès échecs, il n’y a qu’un pas… que l’on ne franchira pas. « Contrairement à ce que beaucoup pensent, toutes les compétitions sont extrêmement difficiles, et épuisantes. A Belfort, chaque partie m’a demandé quatre, cinq heures de préparation, notamment avec la consultation de la base... Lire la suite

Reprise : mon calendrier

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 10 ans.

Alors que certains se remettent à peine des WSOP, ou que d’autres profitent de leur fin de vacances, je commence de mon côté à retrouver les joies du tapis vert, aussi bien virtuel que réel.

J’avais besoin de faire une grosse coupure poker, de penser autre chose que poker, ne pas parler poker, bref de retourner dans le monde réel avec mes amis et ma famille. Ils m’ont apporté l’oxygène dont j’avais besoin. Maintenant les batteries sont rechargées.

L’envie d’en découdre sur les tapis virtuels de Winamax.fr est revenue. Le nouveau soft que je trouve beaucoup plus agréable et beaucoup plus pratique à utiliser (sizing des tables, bouton time… ) a été un facteur prépondérant de cette recrudescence de motivation.

D’ailleurs, à travers plusieurs vidéos bientôt disponibles sur Winamax.fr, je vous ferai partager ma session du dimanche avec quelques explications sur les mains qui ont été jouées durant les tournois.

Et c’est également en live que l’envie de gagner est omniprésente. Afin d’assouvir ce désir profond, une belle série de tournoi est de rigueur. Ces dernières semaines, j'ai eu l'occasion de disputer l'Italian Poker Tour à San Remo, la finale du Joa Poker Tour à Juan-les-Pins, et l'EPT de Vilamoura. Je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin... Voici le programme des semaines à venir (je vous ferai partager chaque tournoi à travers un article résumé) :

- PPT Cannes
- WSOPE Londres - Event 2500£ Short handed
- Winamax Poker Open
- WSOP Londres - Main Event 10000£ (en cas de perf' seulement)
- EPT Londre

Terminer à domicile, à Londres, ne devrait pas être désagréable...

Vivement que ça commence !