[Blog] Ce qui ne me tue pas...

Par dans GénéralLife Style il y a 11 mois.

Mustapha Kanit Blog

Ciao ragazzi! Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis mon dernier blog et nous voici déjà presque à la fin de l’année. Vous savez donc ce que cela signifie : c’est l’heure du bilan ! Histoire d’entrer tout de suite dans le vif du sujet, je pense que, même sans obtenir les résultats auxquels je suis habitué, mon année reste positive. J’ai joué un bon poker, j’ai réalisé quelques deep runs et souvent atteint les places payées des épreuves les plus importantes. Je suis content de mes prestations et je suis conscient du fait que, si je continue de cette manière, personne ne pourra m’arrêter !

Au poker, il se peut que les résultats obtenus ne correspondent tout à fait à notre niveau de jeu, mais un professionnel doit garder sa concentration intacte et prendre du recul par rapport aux simples chiffres. Si tu te sens bien dans ton jeu, les résultats arriveront tôt au tard. Tenez, voici un exemple qui va vous parler. Mon ami Adrián Mateos a connu une année compliquée, mais il a continué à se donner à 100% sur chaque main de chaque tournoi… jusqu’aux Bahamas, où il a remporté deux tournois en une semaine dont le Main Event à 10 000 $ ! Parfois, il faut détourner le regard du résultat pur et se concentrer sur ce qu’on est en train de faire : en jouant, on s’améliore, on apprend, on partage notre expérience avec notre entourage. Si on donne le maximum de nous-même, on ne doit pas avoir peur d’échouer.

Ma meilleure vie

Mustapha Kanit

Mais alors, me direz-vous, si tu n’as pas gagné autant que tu le voulais aux tables, pourquoi es-tu satisfait de ton année ? Simplement parce que je pense avoir mûri. J’ai appris énormément de choses et j’ai aidé en ce sens les personnes autour de moi. J’ai noué de nouvelles amitiés et, même si j’ai... Lire la suite

[Blog] Angle shooting in New York

Par dans GénéralTournois Live il y a 11 mois.

Blog Gaëlle Baumann

Laissez-moi vous raconter une petite mésaventure qui m'est arrivée récemment. Lors d'un voyage en famille à New York, j'ai réservé un Airbnb qui m'a posé un lapin et annulé le séjour dix jours avant le départ. C'est la panique ! Trouver dans l'urgence un logement pour six personnes à Manhattan sans avoir à vendre les bijoux de la grand-mère et la grand-mère en prime, ça relève de l'exploit.

Ni une ni deux, je me dirige en ultime recours vers mon site de prédilection pour réserver des hôtels partout dans le monde (Booking.com pour ne pas le citer). Pas grand-chose à me mettre sous la dent, mais on ne va pas faire la difficile, il ne reste que deux appartements qui ont l'air de correspondre à nos critères. L'un est plutôt bien placé. Les commentaires ne sont pas parfaits mais au moins l'annonce a le mérite d'être authentique. La réservation est faite sans tarder, avec un petit bémol : le check-in est censé se faire entre 10 heures et 18 heures et nous arriverons à 21 heures. Les commentaires des clients mentionnent une taxe pour check-in tardif, parfait. Nous précisons cela à notre hôte et recevons des coordonnées bancaires pour seule réponse.

Lost in reservation

New York

Arrive le jour J. Après un atterrissage mouvementé sur le sol new-yorkais, je reçois un appel du loueur qui m'informe que le propriétaire n'est plus disponible pour le check-in et que la réservation est donc annulée, me précisant que je serai remboursée de l'intégralité de la somme versée. Wait, what? Pas moyen de négocier, on ne me propose pas de check-in le lendemain. Deuxième crise de panique ! Il est maintenant 19h et il faut retrouver un appartement pour le soir même... Je me précipite sur mon fidèle Airbnb et ô chanceuse que je suis,... Lire la suite

[Blog] J'assume...!

Par dans GénéralLife Style il y a 11 mois.

Blog Adrien Delmas

Pour ceux qui suivent assidûment mes blogs sur Winamax (merci à tous, je vous aime), vous commencez sûrement à connaître la structure que je mets généralement en place. J'attaque en étudiant un sujet assez vaste, qui me plait, m’intéresse, me stimule, et j'essaie ensuite de le ramener au monde du poker et d’en tirer des conclusions. Ce que je vous propose aujourd’hui c’est de vous faire réfléchir sur le fait "d’assumer" aussi bien nos choix, nos actes, que nos responsabilités.

(Cet article reflète mon analyse personnelle, tout y est évidemment sujet à débat.)

Dès le plus jeune âge, on a tous vécu cette situation : on fait une connerie, et on préfère alors dire que c’est la faute de son petit frère, du chien, ou encore de Roger, le poisson rouge familial. En clair, on n’assume pas. On se prend alors à ressentir de la honte, avec parfois la conscience d’avoir fait quelque chose qui n'était pas approprié.

Par la suite, au collège et au lycée, je pense que l'on a davantage tendance à ne pas assumer envers soi-même. Par exemple, en cas de mauvaise note, c’était la faute à pas de chance, à cause d’un sujet trop complexe ou bien de la sévérité du correcteur. Par contre, de mon côté, lorsque j’avais de bonnes notes, c’était seulement grâce à l’unique force de mon incroyable talent et de mon dur labeur. Le constat était le même quand je me faisais doser sur Street Fighter : c’était "la faute à la manette". Ici, on est clairement dans ce qu’on appelle le biais d’auto-complaisance (cf. le blog en deux parties où je reviens sur le sujet plus longuement), qui représente un mécanisme "normal" d’auto-défense, et permet aussi de ne pas subir les sensations néfastes de la honte.

Assumer : pour quoi faire ?

Adrien Delmas WPO

Ne pas assumer,... Lire la suite

[Blog] Muscle ton jeu, Pierre !

Par dans GénéralLife Style il y a plus d'un an.

Pierre Blog Facebook

Suite à des WSOP de malade, où plusieurs membres du Team Winamax ont triomphé (João, Ivan et Romain notamment), j’ai pu constater pendant ce Vegas le succès de la nouvelle routine mise en place avec Tony Miles. J’ai enfin mis le doigt sur quelque chose qui me permettra d’améliorer mon jeu, tant live qu’online, tout en me permettant de conserver certains plaisirs de la vie comme la bonne bouffe et les sorties : confier ma préparation physique à un professionnel. Rationaliser à l’extrême ce pan de ma préparation me donnera sûrement un edge supplémentaire sur mes autres adversaires, et pas si négligeable que ça. C’est dans les détails que se cache le diable.

Attention à Mousset !

Dans cette optique, j’ai contacté au retour de Vegas Déryc Mousset, un ancien joueur de football américain aux Centaures de Grenoble. J'ai senti très vite que le courant passait et que ce mec maîtrisait parfaitement son domaine. Ni une ni deux, nous avons convenu d’un deal. Le premier était de me permettre de concilier un mois de vacances (et son lot de fiesta) avec une vraie remise en forme physique après un Vegas éreintant. Avec sa compréhension du corps humain et son esprit tordu, il a réussi à cocher toutes les cases du cahier des charges que je lui ai confié.

Nous avons alors attaqué cette période de vacances/préparation. Ce tortionnaire venait me réveiller à 9 heures du matin pour faire des exercices de courses type fractionné/coordinations sur la plage. Avec toujours la même devise : tu veux boire ? Pas de problème, mais le lendemain, à 8h30 on est debout et on envoie.

Cette première partie d’entrainement avait pour but de réveiller mon métabolisme et augmenter mes capacités de coordinations/réflexions. Avez-vous déjà... Lire la suite

[Blog] Le roi est nu

Par dans Général il y a plus d'un an.

Blog João Vieira

J’ai récemment lu un article à propos de Ricky Rubio – joueur NBA, MVP des Championnats du Monde 2019 – et de son coéquipier en sélection nationale, Victor Claver. Les deux hommes viennent d'inaugurer un centre de rééducation pour les victimes du cancer et leurs familles. Rubio a perdu sa mère à cause du cancer, et Claver son père. À l’époque, Ricky a passé de nombreuses heures avec sa mère dans un centre de ce type. Selon ses mots, elle serait bien plus fière de lui pour cet acte que pour son récent titre de Champion du Monde.

De son côté, Lebron James a lancé un programme appelé "After School All Stars", qui aide les enfants de sa villa natale d’Akron, Ohio à intégrer une université et décrocher leur diplôme. 800 enfants en profitent actuellement, leur scolarité financée à hauteur de 10 000 $ par la fondation de Lebron.

Fier de Lance

Lance Armstrong

Il y a environ quinze ans, j’avais quinze ans. J’étais déjà professionnel de basket et toutes mes idoles étaient des joueurs de basket. Jordan représentait le Saint Graal, Kobe le Prince et Iverson un moins que rien. Je n’ai jamais été un grand fan de cyclisme, pour n’avoir passé que peu de temps sur un vélo, mais Lance Armstrong était mon idole sportive numéro 1.

Ce n’était pas pour son coup de pédale, pas pour ses titres non plus. C’était pour sa capacité presque surhumaine à surmonter les obstacles. Ce mec avait survécu au cancer, fondé une association de lutte contre la maladie (Livestrong) et encourageait des milliers, peut-être même des millions de combattants du cancer à continuer à se battre et réaliser leurs rêves. Voilà pourquoi il était mon idole. Après avoir vaincu le cancer, il est incontestablement devenu le meilleur cycliste de tous les temps, et s’est servi de ses... Lire la suite

Sylvain Loosli vers de nouveaux défis

Par dans Général il y a plus d'un an.

C'est un bail de six ans au sein de la maison Winamax qui s'achève aujourd'hui pour Sylvain Loosli... mais on le retrouvera bien vite au rendez-vous des grosses compétitions pro. Bonne chance !

Sylvain Loosli
L'aventure avait débuté en 2013, au moment même où tous les projecteurs de la planète poker se braquaient sur lui. Après bien des voyages, des centaines de tournois joués, des tables finales en pagaille et une jolie collection de trophées accumulés, un chapitre se referme aujourd'hui pour Sylvain Loosli : celui du Team Winamax.

Six ans après avoir intégré l'équipe au moment d'atteindre la finale du tournoi de poker le plus prestigieux du monde, Sylvain en ressort transformé. Pas seulement au niveau du palmarès, l'un des plus enviables du poker français (7,5 millions de dollars accumulés rien qu'en live, ce n'est pas rien) mais aussi, forcément, sur le plan humain.  "Je suis content de l'expérience. Le Team est une vraie famille, on se tire vers le haut. J'ai appris sur moi-même et je me suis épanoui tout en faisant ce que j'aimais le plus faire. Même si l'aventure s'arrête, je n'ai aucun regret."

Flashback : été 2013, le Main Event des World Series of Poker bat son plein à Las Vegas. A mesure que les journées passent, un joueur français commence à se détacher du lot au milieu des milliers de participants. Il dispute pour la première fois le "Big One" et son visage nous est inconnu mais déjà en coulisses, des voix s'élèvent : ce Sylvain Loosli, il faut le surveiller de près. Un joueur de cash-game, ancien étudiant en école de commerce. Discret, mais bosseur, du genre qui gagne gros depuis déjà un moment. Dans l'ombre, sur Internet, sans faire de vagues. Avec le Toulonnais alors âgé de 26 ans, le premier contact est... Lire la suite

[Blog] La discipline, source de liberté

Par dans Général il y a plus d'un an.

Sylvain Loosli Blog
Dans ce nouveau billet de blog, je vais vous parler d’autodiscipline, et pourquoi j’estime que travailler votre discipline vous aidera fondamentalement à atteindre vos objectifs et être plus heureux au quotidien !

Avant d’évoquer la discipline dans votre routine journalière, parlons de son utilité dans le poker. Pour devenir joueur accompli (et donc gagnant !), il est évident que vous devez être méthodique dans vos prise de décision. On parle-là de la sélection des mains préflop, de ces tirages qu'il ne faut pas payer si on n'a pas la cote, des grosses mains qu'il faut savoir abandonner dans les situations où vos adversaires ne bluffent jamais ou presque… Évidemment, cette rigueur se construit fur et à mesure que vos connaissances et votre expérience du jeu se développent, mais cela fait partie des fondations pour devenir un joueur de poker gagnant.

A quoi ressemble l’autodiscipline dans mon quotidien ? En quoi m’est-elle utile ? Mon cas est bien entendu spécifique à mon activité de joueur pro, mais je pense qu’il peut être adapté à n'importe quelle activité. Personnellement, je pense que m’astreindre à ma routine journalière est très important pour « gagner » mes journées. Cette routine se décompose généralement comme ceci : 15 minutes de méditation dès le réveil pour démarrer la journée avec les idées claires, puis idéalement une session de sport peu de temps après. Ainsi, quel que soit mon programme et quoi qu’il arrive ensuite au cours de la journée, j’ai le sentiment d’avoir fait au moins quelque chose d’utile pour moi-même, mon développement personnel et mon bien-être. Observer une routine matinale de ce type vous aidera à vous imposer une certaine autodiscipline, que vous pourrez ensuite transposer à... Lire la suite

[Blog] Le grand bouillon de culture

Par dans Général il y a plus d'un an.

Blog Aladin Reskallah
¡A por ellos!: génèse d’une expression et considérations d’ordre culturel

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être remarqué que cela fait déjà un moment que je ponctue mes messages avec l’expression ¡A por ellos!, paraphrasant ainsi Adrian Mateos, pour qui la méthode semble fonctionner à merveille.

Superstition ou coïncidence : aussitôt après l’adoption de ce mot-clé, j’ai deep-run à Monaco, avec un ITM dans le National HR et une frustrante mais encourageante 13e place sur le Main Event. La finale et les gros sous étaient à portée de main : ce résultat n’a fait qu’augmenter ma motivation, me permettant de réaliser que la grosse perf’ était quelque chose d’envisageable, de tangible, et non un rêve inaccessible.

Oui : trois petits mots répétés comme un mantra peuvent favoriser la motivation et la concentration, au même titre que d’autres routines qui aident à se mettre dans le bain de la compétition. Mais, voulant aller au-delà de ce qui était au départ une simple blague, j’ai voulu creuser un peu et en comprendre le sens. Grâce à Leo Margets, je me suis rendu compte que ces mots étaient ancrés dans la culture espagnole. ¡A por ellos! On peut traduire cela par « Let’s go get them! » en anglais, ou « Allons se les faire ! » en français.
 

L’expression fut popularisée (ou plutôt remise au goût du jour) durant les années 2000, lors des épopées espagnoles à l’Euro et la Coupe du Monde de football. Mais il faut savoir qu’elle est clivante : certains lui trouvent une connotation violente. On a pu par exemple l’entendre dans les manifestations qui ont émaillé l’histoire récente de l’Espagne. On peut donc dire qu’utiliser cette expression nous fait plonger au cœur du pays de... Lire la suite

[Blog] Le Vegas de tous les frissons

Par dans Général il y a plus d'un an.

Adrien Delmas - Blog
Dans mon dernier article, je réfléchissais à comment j’allais me préparer afin d’affronter les échéances à venir : EPT Monaco, SISMIX en Espagne, et surtout les WSOP, 50e édition. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces mois-là furent riches en frissons.

J’évoquais notamment trois points : planifier les jours de repos et le temps « off »; planifier les tournois que j’allais jouer pour mieux y être préparé; et bien travailler mes objectifs (les « plans d’action »), afin de pouvoir performer au maximum.

Il est bien beau de se fixer des objectifs, mais encore faut-il les analyser a posteriori afin de pouvoir rebondir et s’améliorer pour les prochaines échéances. Les objectifs, beaucoup de joueurs s’en fixent pour, mettons, un festival, mais ne reviennent jamais dessus ensuite pour essayer d’en tirer des leçons claires, et créer des lignes de conduite efficaces pour les tournois futurs. C’est que je me propose de faire ci, avant de revenir sur les moments les plus marquants de mon été (et il y en a eu un joli tas !)

Les jours off sont aussi importants que les jours de boulot

C’était mon troisième Vegas, donc je commençais à avoir pas mal d’expérience vis-à-vis de pas mal de quelques données personnelles. A savoir mon temps de sommeil, le jetlag, le pull qu’il faut toujours apporter au RIO (merci la clim à 18 degrés), mais surtout ce qui est pour moi le plus important : les plages de repos.

En effet, l’an passé je n’avais pas particulièrement organisé de journées off, ou même de breaks au milieu d’un séjour long de 45 jours. Résultat : j’étais souvent fatigué, sans énergie, sans envie et par conséquent je ne performais pas au maximum.

Cette fois, j’ai changé mon fusil d’épaule en... Lire la suite

[Blog] Identifie tes peurs

Par dans Général il y a plus d'un an.

Blog Leo

Le mois dernier, je me préparais pour voyager de Barcelone à Vegas, avec une escale à Montréal. Dans l’avion, j’étais en train de chercher un film idiot pour m’endormir, mais quand j’ai vu que dans la rubrique des divertissements pour le vol, il y avait des "Ted Talks", j’ai changé mes plans. Je suis tombé sur une conférence de Tim Ferriss intitulée “Pourquoi on devrait identifier nos peurs plutôt que nos objectifs ?” Si vous connaissez pas Ferriss, je vous conseille de vous renseigner, car je pense qu’il est une vrai source d’inspiration.

Je l'avoue, j'ai finalement craqué et je me suis endormie comme une marmotte avant de me réveiller huit heures plus tard sans même  me rappeler du début de la conférence. Heureusement, à cause de l'insomnie qui a suivi, j’ai pu me repasser la vidéo à l’hôtel. Et franchement, c’est un des meilleurs exposés que je n’ai jamais vus. Tout le monde peut appliquer ces idées, mais c’est particulièrement recommandé pour nous, les joueurs du poker.

“Nous sommes souvent plus effrayés que blessés ; et nous sous souffrons de l’imagination plus que de la réalité”, Sénèque

Parfois dans notre vie, nous devons affronter des situations difficiles. Dès qu'on se trouve en face d'une décision compliquée ou d'un obstacle, la réaction normale et logique de notre cerveau est de se poser des questions et de voir le verre à moitié vide : "et si..." (ajouter le pire résultat possible).

C'est comme ça : notre cher cerveau a l'habitude de penser au pire, sans doute afin de nous protéger. On donne naturellement beaucoup trop d'importance à l'existence d'un potentiel résultat négatif, simplement car on a peur des conséquences, au détriment du reste. Si par exemple, on réfléchit à déménager dans un autre pays... Lire la suite