[Blog] Vegas on my mind

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Lewis-Blog

Après un été assez festif, le moment est venu : le poker est de retour, et ça s’annonce grandiose ! Finis la bronzette à la plage, les Spritz, les mölkky, mariages et autres pétanques, finis les matches de l’Euro et les multiples apéros... La plus grande compétition de poker au monde revient et elle risque de marquer l’histoire : je veux bien sûr parler des WSOP. Pour moi, c’est clairement l'échéance qui me motive le plus à court terme. Dix heures de live par jour pendant plus d’un mois. Ma troisième maison. Welcome to Fabulous Las Vegas !

À moins que les gouvernements nous réservent quelques nouvelles surprises, normalement, ça va le faire. Et je ne manquerai ça pour rien au monde. Après avoir attendu une dizaine d’années entre ma découverte du poker et ma grande première aux WSOP en 2017, il s'est déjà écoulé 24 longs mois depuis les derniers Championnats au monde de poker auxquels j’ai participé. Vous pourriez me dire “Attends Romain, il y a eu tout de même beaucoup de festivals en ligne !", et vous auriez raison. Mais ce n’est pas la même chose, tout le monde le sait. On ne ressent pas cette sentation de légèreté en atterrissant sur le tarmac de l'aéroport McCarran, quand on arrive super-motivé et plein d'espoir. On ne s’installe pas dans une villa pendant 40 jours en plein milieu d’un désert réaménagé pour abriter tous les excès. On ne monte pas les marches du Rio, on ne passe pas des journées entières dans l’unique but de mieux jouer le tournoi du moment, de passer chaque Day, d'avancer un pas après l'autre. Sans penser à rien d'autre.

Romain Lewis
Mon objectif ? Vivre un automne plein de chants au Rio. Avec un peu de chance, cela sera possible. Alors qu'en ligne... Je veux vivre deux mois pleins d'émotions, de joies, de nouveaux souvenirs et de fête. Le prix à payer, ce sont des heures de patience pour se rappeller d'accepter les mauvais coups de la veille ou de l’avant-veille, d’entendre nos voisins extérioriser toutes leurs humeurs, ce sont des mauvaises cartes, des désillusions. Oui, il vaut mieux être prêt à se prendre quelques directs dans l'estomac, car souvent, les WSOP font mal. On nous vend le rêve américain à chaque tournoi, et c’est à nous de ne pas trop nous projeter et d’attaquer ce marathon au jour le jour, heure par heure. Car c’est en restant ancré dans ce moment présent que les souvenirs auront le plus de chances de rester dans nos mémoires. Les WSOP, ce sont aussi la nonchalance et la dextérité des dealers, les hymnes nationaux pour les vainqueurs, les deepruns des proches et les nouvelles rencontres. Tous les ans, on vit des grosses sensations inédites.

Même si je crois en ma bonne étoile à Vegas, je me dois d’être préparé le mieux possible à ce séjour. Mon programme ? Cent mille dollars de buy-ins et une grosse trentaine de chances d’être sacré Champion du monde. Mon automne n’a jamais été aussi prometteur... Je ne compte pas me reposer sur mes anciens résultats, notamment en 2018 : il manque clairement la place la plus importante dans mon jeune palmarès, et croyez-moi, je repartirai au combat comme si c’était mon tout premier tournoi WSOP.

Maintenant que le grand moment approche, les souvenirs des WSOP rebondissent dans ma tête. Je me suis donc dit que j'allais vous raconter quelques fun facts et anecdotes tirées de mes premiers voyages à Sin City.

Le Loup-Garou
 

loup-garou
Une partie de Loup-Garou entre pros W au séminaire du Team

En 2017, le programme était simple : poker la journée et jeu du Loup-Garou le soir. Ces parties endiablées avec une belle bande de potes constituaient 80% de mes soirées. Le problème, c’est que depuis qu’Alex Reard a trouvé un read sur moi quand je suis dans le rôle du loup, je n’ai jamais voulu rejouer... Heureusement qu’il n'arrive pas à lire ma poker face ! Enfin, si ça se trouve, il garde ça pour lui et se gave sur mon dos depuis des années… Je crois que je vais lui passer un coup de fil, histoire d'être sûr.

Ma première main jamais jouée aux WSOP

Un carré, rien que ça. Je relance avec une paire de 9, nous sommes trois dans le coup, et je floppe un brelan. Nous ne sommes plus que deux au turn et boom, le dernier 9 qui me donne quads. Oui, ma première main jouée aux championnats du monde. Incroyable. J’ai montré mon jeu à toute la table, comme un gamin qui n'en croyait pas ses yeux pour ses premiers WSOP. Si ça, ce n'était pas un signe…

Le fameux et historique 6

Cette carte que Jeremy Saderne frappa à 3 left d'un bracelet WSOP, je m’en souviendrai toute ma vie. Car Vegas, c’est aussi le rythme affolant des deepruns de nos proches, et cela fait partie des moments les plus kiffants. Chaque jour, de nouveaux espoirs. Certes, il faut plus souvent les consoler après une élimination... Mais quand ça passe mes amis, c’est le bonheur total. Les tables finales des potes sont parfois plus excitantes que nos propres TF. Pas besoin de se comporter comme un joueur professionnel quand on est dans le rail, on est là pour décompresser.

Win Saderne

Souvenirs du Main Event

Esquiver un 25/30%, prendre un pot d’une centaine de blindes, c’est toujours très kiffant. Mais sur le Main Event, cela a vraiment une saveur particulière. Vous le savez, ce genre de coups m'est arrivé plus d'une fois dans mon dernier Big One, je vous ai tout raconté dans une série de blogs (épisodes 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6). Il faut rester concentré, mais surtout il faut profiter. Car le Main est de loin le plus beau tournoi du monde, et la pièce peut tomber du mauvais côté trop souvent, beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer quand on prend ce jeu trop à coeur.

Craps et golf

Mais en fait, ce qui me manque le plus, ce sont les parties endiablées de craps ou de golf avec Michel Abécassis. S'il ne fait plus partie du Team W, j’espère qu’il nous fera profiter de sa présence à Vegas une nouvelle fois. Car sachez-le : parler pendant le lancer de dés au craps change drastiquement les chiffres qui tomberont. T'inquiète Mik, j'ai retenu la leçon et j'essaie de faire passer le message. Mais tous ne veulent pas comprendre cette évidence, je ne sais plus quoi dire...

C’est marrant, j’ai l’impression de parler de Vegas avec beaucoup de nostalgie, alors que je considère que je n'en suis qu'aux prémices de mon expérience à Sin City. Cette dernière année nous a montré que ce qui se passe bien un jour ne durera peut-être pas jusqu'au lendemain, alors mon objectif numéro un de cet automne sera de profiter un maximum. Être sérieux, c’est important. Mais savoir jouer avec le sourire et apprécier notre chance, ça l'est encore plus.

Mon rêve d'être November Niner est de retour.

Let’s do this !


rLewis

Après une année 2018 exceptionnelle marquée par trois podiums WSOP, le jeune Bordelais n'a qu'un objectif : s'installer parmi les meilleurs joueurs du monde !

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