[Blog] Swings autour du monde
dansChapitre I : Tour de chauffe à Paris
J'affectionne particulièrement les événements estampillés Winamax car ils permettent une pratique fun du poker, qui tranche avec le sérieux et la sobriété des EPT ou des WSOP. La finale s'est bien déroulée pour moi, avec une belle quatrième place sur le High Roller pour 33 000 euros. Je nourris quelques regrets puisque j'étais large chipleader à quatre joueurs restants, mais un bluff raté et stratégiquement inutile contre Alexandre Reard m'a fait tomber à vingt blindes. Un flip plus tard et je prenais la porte au pied du podium.
Chapitre II : Sans-limites à Macao
Rapidement après mon escapade parisienne, Macao est arrivé. J'avais décidé de faire un écart après mon bon début d'année et je prévoyais de prendre des shots (au poker, bien entendu) à Macao ou à Vegas, selon la taille et la qualité des fields que j’allais affronter. Je me suis vite rendu compte que les tournois et les parties de cash-game n’étaient pas trop relevés. J'ai donc beaucoup joué : quatre tournois à 2 500 euros, le High Roller à 12 000 euros, deux tournois à 1 100 euros et le Main Event à 5 300 euros. J’ai également joué highstakes en cash-game, beaucoup en 100/200 HKD - divisez environ par huit pour convertir en euros - et jusqu'en 200/400 HKD avec straddle (blinde supplémentaire valant le double de la grosse blinde).Cela s'est hélas très mal passé, je n'ai pas très bien joué et j'ai perdu trois énormes pots en cash-game. Le plus gros pot fait tout de même plus de 300 000 HKD. Le cut-off, un régulier chinois, pas très bon et qui en fout partout, ouvre à 1 200 et un joueur récréatif - doux euphémisme - paie au bouton. Je complète de grosse blinde avec 93
.
Arrive un flop de rêve : 93
2
. Le joueur au cut-off fait son continuation-bet à 2 800, c’est payé par l'amateur et j'envoie un parpaing de cinglé à 12 000... payé par les deux joueurs. Le turn est un 6
, je fais 30 000 et le régulier chinois m'envoie la boite pour 120 000. C'est payé, monsieur. Il retourne 4
5
pour les nuts et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer.
Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai car j'ai vraiment bien profité de la vie nocturne chinoise. Macao est une ville à l'image d'une Chine qui croît à vitesse grand V et épouse pleinement les idéaux capitalistes. Les hôtels y sont gigantesques et réellement magnifiques, l'argent vous y fait roi.
J'ai la chance de connaitre les frenchies qui jouent highstakes là-bas et ils ne font vraiment pas dans la demi-mesure. Ils jouent des sommes folles et leurs swings se comptent en millions de dollars. J'ai profité du temps passé avec eux, les yeux et les oreilles grandes ouvertes. C'était des moments de fou, et j'adorais écouter leurs anecdotes sur Phil Ivey, Tom Dwan et les milliardaires chinois... qui resteront, malheureusement pour vous, privées. J'ai même eu la chance de faire une soirée avec Jungleman et Trueteller, le tout dans un cadre absolument somptueux.Car il existe là-bas une alternative aux boites nulles et chères dont je suis d'habitude particulièrement friand : les KTV, des établissements de karaoké et de loisir, à la fois chers et géniaux. Le concept est simple : il faut d'abord s'installer confortablement dans une suite luxueuse munie d'un billard, d'un karaoké et d'un bar. On y invite ensuite tous ses amis. C'est à partir de là que ça devient intéressant. Plein de filles se mettent à défiler et tu en choisis une qui sera ta teammate pour la soirée.
Note pour mon prochain Macao : il faut toujours choisir celle qui chante le mieux. Je me suis tapé une casserole pendant cinq heures qui a massacré tous mes tubes préférés. J'ai rarement été autant en tilt que lors de cette soirée.
Ensuite tu bois, tu danses, tu ris, jusqu'à que, épuisé, tu sois out de toute cette folie. On a pu profiter d'un grand Benjo sur Baby one more time de Britney Spears et de Michel Abecassis qui chantait Sinatra mieux que Sinatra lui-même. Je remercie au passage chaleureusement Rui Cao qui nous a accueilli et a payé toutes les soirées. Un grand merci.Chapitre III : On calme le jeu à Monaco
Finalement, c'est la bourse plus légère de 40 000 euros que j’ai débarqué à Monaco pour le festival PSC Monte-Carlo. Je n'y ai joué que trois tournois. J'ai d’abord min-cash le National Championship à 1 100 euros et j'ai été très vite éliminé du Main Event, principalement à la suite d'un hero-fold avec 67
sur 6
6
J
7
K
contre un adversaire qui ne pouvait détenir que J
J
ou K
K
. Tombé à huit mille jetons, mes vingt dernières blindes se sont envolées sur un flip classique : T
T
contre A
Q
.
Chapitre IV : Insouciance à Marrakech
Dernière étape de mon programme poker, probablement celle que j'attends le plus, la semaine la plus fun de l'année : le SISMIX. Comme toujours, j'ai été absolument ravi de retrouver ma famille et de profiter de leurs restaurants à Marrakech. J'ai d’autre part été très satisfait de mon niveau de jeu tout au long du séjour, même si je reste déçu d’avoir bullé le Super High Roller (quatrième pour trois places payées).
J'ai joué un poker de haut niveau. Notamment sur le High Roller où j'ai fait preuve d'une grande solidité mentale. J’ai perdu A



Chapitre V : Grand final à Vegas ?
La prochaine étape, c'est Las Vegas et les World Series of Poker, avec au programme trois gros tournois : un 3 000 dollars et un 5 000 dollars en 8-Handed, ainsi que le Main Event, bien entendu. J’en profiterai aussi probablement pour jouer des buy-ins plus petits et grind en cash-game sur la 5/10 $ du Bellagio. Comme d'habitude, je vous tiendrai au courant de mes pérégrinations sur ma page Facebook.
Je compte sur vous pour porter chance au Team Winamax cette année. On veut ramener un bracelet à la maison !