[Blog] Pura Vida

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Pura Vida. Traduisez par « La vie est belle ». Cette expression est incontournable au Costa Rica, un pays que je souhaitais visiter depuis quelques temps déjà. C'est la terre d’expatriation de nombreux joueurs de poker américains à la suite du Black Friday, mais surtout un pays reconnu pour sa beauté exceptionnelle et la richesse de sa biodiversité.

Avec mes nombreux déplacements sur le circuit international, il ne m’était pas facile de trouver un créneau pour aller voir un ami à moi qui s’y est installé depuis deux ans, un joueur que vous avez pu croiser sur les tables de Winamax puisqu’il est l’un des WIP « sportifs » sur la room : Raphaël Brunis, skater de haut niveau ayant fait la transition vers le poker pro ces dernières années. Alors quand j’ai commencé à préparer mon déplacement à Miami pour aller jouer une série de tournois, je me suis rendu compte que San Jose, la capitale du Costa Rica, n’était qu’à trois heures de vol de la Floride. Pour sûr, c’était l’occasion parfaite de passer deux semaines chez lui - le minimum pour pouvoir vraiment en profiter. Le calendrier s’y prêtait parfaitement puisque les Winamax Series tombaient aux mêmes dates : j’allais donc pouvoir grinder avec le meilleur créneau horaire possible (huit heures de « retard » sur la France).

Après avoir déjà pris une semaine de vacances au ski, je comptais bien me remettre au jeu online, tout en profitant un peu du décor. Le plan était simple : essayer de faire une session de surf par jour et faire un volume conséquent de poker, notamment sur les Series.

Surf

L’un des objectifs de mon voyage était de pouvoir enfin consacrer un peu de temps à améliorer mon niveau en surf, un sport que j’ai commencé à pratiquer il y a quelques années au cours de mes premiers voyages en Asie et Australie. Malgré mon faible niveau, j’avais pris beaucoup de plaisir à pratiquer ce sport et à découvrir la philosophie de vie des surfeurs. Les points communs entre le surf et le poker sont d’ailleurs intéressants.

Tout comme au poker, le surf nécessite une bonne technique, mais le mental est tout aussi important. Quand vous êtes dans l’eau, vous devez souvent prendre des décisions rapides, anticiper les vagues, votre position dans l’eau, sur la vague… C’est un sport assez « ingrat » dans le sens où vous passez plusieurs heures dans l’eau pour seulement quelques minutes de récompense lorsque vous prenez enfin des bonnes vagues. Devenir bon dans cette discipline est le fruit de plusieurs années de « grind », de sessions frustrantes, mais chaque étape franchie vous apporte beaucoup de satisfaction. Il faut savoir sélectionner les vagues (un peu comme les mains de départ au poker) pour ne pas s’épuiser inutilement, savoir parfois patienter pendant de longs moments creux… Et au fur et à mesure, vous « montez de limite » et vous pouvez surfer des vagues de plus en plus grosses et « challenging ».

La liberté qu’offre le surf à ceux qui ont la chance de pouvoir en vivre n’est pas sans rappeler le style de vie des pros du poker, qui voyagent autour du globe pour trouver les meilleurs spots et vivent un rythme en décalage certain avec le reste du monde.

Mon voyage

J’arrive donc le 31 mars à San Jose. Réveil à l’aube le lendemain pour prendre un petit coucou qui m’emmène au sud du pays, à Golfito, pour rejoindre ma destination finale : Pavones. Après quarante minutes de vol qui m’ont permis d’admirer une bonne partie du pays, une heure et demie de route m’attendaient au volant de mon 4x4 de location pour arriver à bon port. Le voyage n’est pas de tout repos : nous nous enfonçons petit à petit dans la jungle sur des routes principalement composées de terre et de cailloux. Mais nous sommes là pour ça : découvrir un nouveau pays et partir à l’aventure ! Une fois arrivé, le spectacle qui s’offre à moi est assez magique, la zone très peu développée avec des kilomètres de plage peu fréquentées, si ce n’est par quelques surfeurs locaux et une poignée d’américains attirés par la qualité des vagues et la douceur de la vie locale.

Winamax Series

Avec le décalage horaire avantageux, je pouvais démarrer mes sessions vers midi, après avoir fait une session de surf matinale, ce qui me mettait dans de bonnes dispositions physiques et mentales pour attaquer plusieurs heures de grind ! Si le bilan de mes Series est décevant avec quelques deepruns peu prolifiques, je suis tout de même parvenu à gagner un package pour le Main Event des WSOP et à finir premier sur le challenge Cash-Game hautes limites, avec environ 22 buy-in gagnés (principalement en Pot-Limit Omaha).

J’ai réalisé un bon volume de jeu, et les résultats financiers sur mon séjour ont du coup été très satisfaisants.  J’ai dû faire quelques compromis sur mes activités « touristiques » mais je suis très content d’avoir réussi à mettre du volume aussi bien dans le grind que dans le surf !

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis déjà en train de rentrer de Miami pour enchaîner sur le séminaire où j’ai hâte de retrouver tout le Team et passer de bons moments en leur compagnie. Et comme vous avez dû le lire, j’ai réussi à réaliser une nouvelle grosse performance sur un tournoi High-Roller durant mon séjour en Floride : ce sera l’objet de mon prochain article !

Avec mon hôte Raphaël Brunis (à gauche)


Loosli

En 2013, Sylvain est rentré dans l’histoire du poker tricolore en accrochant la 4e place du Main Event des championnats du monde. Le début d'un parcours d'exception au sein du Team Winamax.

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