[Blog] Les mains les plus folles de ma carrière (Partie 2)

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Romain Lewis
Cela fait maintenant un bout de temps que je vous ai proposé la première partie de la retrospective des coup de poker les plus fous que j'ai joués. C'est rien de le dire : il s'est passé pas mal de choses depuis ! Lors de la rédaction du premier article, j’étais en pleine préparation de mes WSOP à Vegas : au moment de taper ces lignes, je m’apprête à entamer les WSOP-Europe à Rozvadov, en pleine campagne tchèque !

J’aurai pu écrire un blog entier rien que sur les coups que j'ai joués à Vegas cet été, mais je vais remonter un peu plus loin dans le temps et trouver quelques moments très marquants, pour essayer de décrire l’évolution dans ma réflexion : comment j’ai abordé le tournoi (ou la main) en question et ce que je peux en tirer. Dans ma première partie, je vous ai peut-être surpris avec quelques mains de ma période non-professionnelle. Entrons donc dans le monde des pros...

La partie la plus chère de ma vie

Le soleil tape fort en cette fin de mois d’août et ça fait un moment que je n’ai pas touché des cartes. Barcelone sonne souvent comme la reprise des hostilités pour les joueurs ayant disputé les WSOP à Vegas. Pour moi, c’est encore un peu plus que cela, une véritable rentrée des classes après un Euro extrêmement chargé. Nous sommes en 2016 : cela fait moins d’un an que je me considère comme joueur de poker professionnel et je dispute mon tout premier festival en terre catalane.

Huit mois auparavant, je jouais mon premier EPT à Prague et, grâce à un bon résultat sur un Side Event à 2 000 € (runner-up pour 80 000 €), j’ai joué mon premier High Roller à 10 000 € dans la foulée. Oui : c'était à peine une semaine après avoir pris la décision de passer pro ! Si vous vous dites que j'étais un peu fou, vous avez raison. Je me souviens avoir joué plutôt détaché de l’enjeu mais je me suis malheureusement fait sortir à quelques places seulement de l’argent. Étrangement, je ne suis pas resté déçu longtemps. Je me sentais déjà assez à l’aise sur ce genre de tournoi et cela a tout de suite ouvert la porte vers de grosses ambitions. Arriver à m’installer sur ces tournois et ressentir un véritable edge contre le field moyen était l’un de mes objectifs ultimes.

Revenons à Barcelone. Les tournois au programme sont tellement beaux que je lance un petit appel au staking. J’y place le Main Event à 5 300 €, un tournoi à 2 200 € et allez, petit kiff, un satellite à 2 700 € pour le High Roller à 25 000 €.  Après un call très borderline,, je fais sauter la bulle et gagne ma place sur l’un des plus gros tournois du monde. Je me rappelle très précisément du moment : il était minut, dans la nuit du 23 août 2016. Sans m'en rendre compte, je venais de donner le coup d'envoi de 24 heures absolument folles. Les mains que j'allais jouer le lendemain allaient me créer des souvenirs pour la vie.

Romain Lewis Barcelona
Le High Roller à 25 000 € est énorme : 131 joueurs et une cagnotte totale d’un peu plus de quatre millions d’euros. Un an auparavant, je préparais des concours pour entrer dans une école de commerce à Bordeaux ou Marseille, avec des vrais doutes sur la possibilité de devenir joueur pro et soudain, je me retrouve assis sur High Roller "Single Day" au prix d’entrée qui aurait couvert la totalité de l’emprunt que je comptais demander à la banque pour payer mes études. Encore aujourd'hui, je me dis que c'est absolument dingue !

Les choses sérieuses commencent : 100 000 jetons, blindes de départ 500 / 1 000. Nous sommes sept à table et je reçois ma première main. Relance 2 500 du joueur UTG et je découvre As-Roi dépareillés. Ok. Je vais obligatoirement être impliqué dans ce coup. Je paie en milieu de position et le bouton relance à 8 500, les blindes passent et le joueur UTG 4-bet à 28 500. Mon rythme cardiaque accélère d'un coup. À peine deux minutes à table et je comprends que je vais mettre mon tournoi en jeu dès la première main. J’annonce "all-in", avec un petit accent sorti de je ne sais où. Ne me demandez pas pourquoi, c’est sorti comme ça. Après tout, j’avais l’impression d’être dans un film, donc si c’est pour me faire éliminer dès la première main, autant le faire à la James Bond. Je montre un air confiant mais à l’intérieur je suis pile dans l’un des cas cauchemars que j'avais inventés. C’est un des mystères de l’humanité : on adore se faire du mal en imaginant des scénarii où tout se passe de façon catastrophique.

Avec ces deux mots, je donne au croupier la responsabilité du reste de ma vie. Ma vie dans ce tournoi certes mais, à ce moment-là, les deux se rejoignent dans ma tête. Ce dernier confirme d'un hochement de tête ce que je viens d’énoncer. All in : 99 900. Maintenant, il y a deux cas possibles. Première option, je me fais snap call et j’ai de grandes chances de tapoter la table et partir tête baissée quelques secondes plus tard. Pas celle que je préfère. La seconde, c’est d’obtenir deux folds et de gagner directement 40% de mon stack. Je ne m’imagine pas être payé par autre chose que paire de Rois ou paire d’As. Snap fold du premier, courte hésitation du deuxième, et fold. Ce coup peut sembler très banal mais la situation fait que je ne l’oublierai jamais.

En tête à tête avec moi-même

EPT Barcelone
Avançons de quelques heures, quelques très bonnes heures durant lesquelles j'accumule beaucoup de jetons. Nous sommes alors à une quinzaine de places de l’argent : il reste 38 joueurs pour 23 payés et un bon joueur allemand relance UTG+1. Du haut de mes 35 blindes, je décide de payer au bouton avec As-Dame dépareillés et un jeune Australien défend sa BB. Le croupier dévoile le flop : Roi-9-5, sans tirage couleur. Check des deux joueurs, c’est à moi de parler. Je mise une première fois sans exactement savoir ce que je compte faire contre chaque joueur si je rencontre de la résistance. Call de l’Australien en grosse blinde et fold du relanceur initial.

La suite du coup se passe assez rapidement mais, dans ma tête, cela dure une éternité. Turn 10, qui ouvre un tirage couleur, et j’ai l’As de ce tirage. Il check très rapidement et le dialogue interne démarre :

GTO Romain: « C’est une bonne carte pour ma range et je sens que je dois la miser. Il a encore beaucoup de mains qui devraient payer au turn donc, pour que mon bluff fonctionne, il faut que je fasse tapis river. Logique et simple non ? »

Le temps que mon cerveau réalise que je dois partir à tapis en bluff river, mon cœur s'emballe.

Cool Romain : « Oh, du calme frère ! On peut aussi tranquillement check back. C’est 49 000 € euros la bulle et si tu doubles une fois, c’est largement faisable. »
GTO Romain : « C’est pas faux, mais j’ai toujours entendu dire que la pression de l'argent ne doit pas te faire jouer différemment. Alors on y va ! »

Cool Romain n'a pas le temps de préparer un contre-argument que la mise est posée : environ la moitié du pot, ce qui me laisse pas loin d’un pot-sized bet à la river. Il faut à peine 30 secondes à l'Australien pour répondre : il pose délicatement un petit tas de jetons derrière la ligne, signifiant un call. Je peux vous dire qu’à ce moment je prie intérieurement, je focalise sur l’endroit où la river va se poser, et j’espère très fort un Valet tout beau, tout chaud… et tombe un 5 offsuit complètement anodin. Check.

Et c’est reparti.

Paniqué Romain : « T’as vu dans quoi tu t’es embarqué mon gars ? T’es content maintenant ? »
GTO Romain : « Euh… »
Paniqué Romain : « Du coup, maintenant tu vas me dire qu'il faut... »
GTO Romain : « All-in ! »

C’est très difficile de décrire les demi-secondes qui suivent cette action. C’est un peu comme sauter dans un lac 8 mètres plus bas pour la toute première fois. À part que je suis assis sur une chaise, avec deux cartes en main. Mon voisin qui regardait son portable et les trois autres types qui discutaient tranquillement de tout et n'importe quoi s’arrêtent d’un coup.

Plus un bruit. Mes voisins de table jettent des coup d’œil furtifs entre mon visage et le board alors que moi, je suis en plein saut. Au moins, en parachute ou à l’élastique on sait à peu près combien de temps ça dure. On est plus ou moins préparé mentalement et physiquement, même si le saut est intense. Ici, c’est l’inconnu total. Il peut très bien me payer en en un battement de cil et me mettre dehors. Peut-être va-t-il passer rapidement et l’émotion sera alors beaucoup plus douce. Je ne peux pas savoir ! Une chose est sûre, si c’est Davidi en face, tu peux te préparer à une belle aventure émotionnelle !

Romain Lewis
La mienne est longue, bien trop longue à mon goût. Après une minute de réflexion, je me calme, me disant que, finalement, c’était un bon bluff et que je ne suis pas tombé contre une excellente main. Puis arrive la troisième minute, qui passe comme l’une des plus longues de ma vie. Le stress augmente à chaque seconde. Je ne sais pas pourquoi mais la peur de sortir du tournoi revient. Les émotions du Romain qui voulait tranquillement check back le turn reviennent. Mon adversaire râle, se prend la tête à deux mains et hésite longuement. Rétrospectivement, je crois que le petit détail qui me sauve à ce moment-là, c’est qu’à aucun moment il ne me regarde. Je suis dans un stress monumental. Je n’arrive plus à penser, j’ai l’impression qu’il a juste à tourner la tête pour voir le mot "BLUFF" écrit en gros sur mon front.

Ce n’est qu’après le tournoi que je me rends compte que cette bataille intérieure à essayer de me convaincre que le play est bon, pour ensuite dégager moins de stress et paraître plus à l’aise, est quasiment impossible à gagner quand les enjeux sont trop importants. Il finit par passer sa main, à mon grand soulagement. A posteriori, je vois cette main comme un coup charnière dans mon début carrière car elle m’a donné un énorme boost de confiance. Je ne le sais pas sur le moment, mais je viens de réussir un énorme saut.

La pire place possible

Terminons le récit de mon parcours dans ce magnifique tournoi : je finis par tomber… et je tombe de très haut. Il reste 23 joueurs pour 21 payés : le min-cash vaut 49 000 euros, la gagne vaut plus d’un million. Je n’étais plus qu’à quatre ou cinq heures d’un million, one cool million ! Mais la perspective était encore très loin dans ma tête. Après ce bluff, je n’ai plus joué un coup.  Peut-être que j’avais épuisé toutes mes capacités à jouer sans bonnes cartes, peut-être que j’étais card dead : je ne sais plus trop, mais toujours est-il que je me retrouve avec 13BB.

Tapis pour 15BB chez Tobias Renkemeier depuis le hijack : moi, je suis de BB, je retourne une premier Valet puis, tout doucement, un second caché derrière. Deux Valets. OK : ma décision est rapidement prise, les jetons sont avancés, je me lève, en face je vois deux petites cartes, de loin on dirait bien une paire de 5, c’est pas mal. Comme il ne s’agit pas tout à fait de la bulle, là aussi le coup se déroule à toute vitesse, le croupier déroule le flop, et tout de suite je vois apparaître l’une des deux cartes en mesure de m’éliminer. Un 5. Un bref instant plus tard, et le doute n’est plus permis : je suis out.

Le floor met le tournoi en pause pour annoncer que le main par main de la bulle va débuter. Moi, je n’ai plus rien à faire là. Sensation de mort intérieure. Des larmes qui viennent presque. Une belle et brève histoire (moins de 24 heures) qui vient de se terminer abruptement. C’est dur, mais la phase suivante était la plus importante : l’acceptation. Je trouve que c’est important de pouvoir digérer ce genre de coups sans faire semblant de ne pas être affecté : de toute façon, les sentiments refoulés vont remonter à la surface d’une manière ou d’une autre.

En racontant cet épisode autour de moi, je me suis rendu compte que la quasi-totalité des joueurs avait une histoire similaire à raconter, en particulier ceux avec un gros palmarès. J’ai réalisé que même si ce coup allait rester à jamais gravé dans ma mémoire, c’est uniquement ma réaction qui importait. A savoir : être conscient de ce que j’avais accompli plutôt que de me focaliser sur ce qui aurait pu être.

Omaha à Vegas : tout le monde à tapis !

WSOP 2018
Heureusement, il y a eu des meilleurs mois ! Cet été, j’ai vécu un run fantastique à Vegas, qui m’a procuré des sensations incroyablement intenses. C’était presque parfait – il m’a juste manqué le bracelet. Ce bracelet, j’en ai toujours rêvé, mais je ne pensais pas pouvoir vivre en live, aussi rapidement et en aussi peu de temps, autant d’émotions positives. C’est juste magique. Au moment d’entamer les World Series of Poker, j’étais plutôt serein, mais après avoir atteint la finale dès mon premier tournoi [NDLR : 2e de l’Event 13 pour 194 837 $], tout était en place : mentalement, rien n’allait pouvoir m’arriver au cours des semaines à venir. J’étais concentré, heureux, et les cartes étaient de mon côté. Le bon mélange, on dirait !

Bref, après 35 jours de No-Limit Hold’em non-stop et mon élimination du Main Event, je dispute mon deuxième tournoi de Pot-Limit Omaha en live. Un 1 500 $ Bounty ayant rassemblé 833 joueurs. J’ai run plutôt good, terminant 23e pour 8 000 $ de gains. La question était maintenant la suivante : jouer le PLO 6-max à 3 000 $ pour le bracelet, ou le 1 500 $ du Venetian pour l’EV ? Quelques heures plus tard, je me retrouve à la table de MIK22 et d’autres spécialistes de la variante : c’est l’un des tournois d’Omaha phares des WSOP. Tout le monde démarre avec 15 000 jetons : je monte rapido à 50 ou 60 000 avant de m’embarquer dans un bluff contre Michel. Il me regarde avec un air confus avant de me payer avec le deuxième full. J’avais deux petits blockers qui ne servaient pas à grand-chose : bravo Romain, trois tapis de départ qui partent en fumée. Au moins le Padrino en a profité : son tournoi est lancé, tandis que moi, je pars en pause-dîner avec 30 000 (j’ai réussi à doubler juste avant la pause.). Je ne le savais pas encore, mais j’étais sur le point de vivre le plus beau run de cartes de toute ma vie.

Voici le coup charnière de ce PLO 6-max, celui qui m’a propulsé – attention les yeux ! Le joueur UTG relance à 1 500 (stack : 20 000), son voisin de gauche paie (stack : 40 000). Je regarde mes cartes : As-As-8-3, sans tirage couleur. Autant vous dire que ce n’est pas une si bonne main, surtout avec autant de profondeur de jetons. A ce moment, j’ai un peu plus de 80 000 : je prends la décision de 3-bet, dans l’optique de partir à tapis préflop contre l’un de mes deux adversaires ! Je dis « Pot ! » (7 200), sans aucune certitude que ce soit la meilleure décision.

C’est aussitôt payé par un autre joueur, à ma gauche ! Il a une soixantaine d’années, et un stack énorme : 120 000 unités. Autant dire que ce call ne me réjouit pas du tout : alors que je couvre les deux premiers joueurs, contre ce monsieur, je joue mon tournoi ! La parole revient au joueur UTG : il annonce « all in », et… le deuxième aussi ! La parole revient à moi : pour montrer le plus de force possible, et donc que le gros stack se casse en courant, j’annonce sans perdre une seconde « all in ».

« Décompte, s’il vous plaît », demande le sexagénaire. Intérieurement, je le supplie de ne pas gambler. Sans dire un mot, je tente de lui transmettre un message télépathique : avec 120 000 jetons, tu es très bien, tu as tout ton temps pour aller chercher le bracelet ! Mais il ne bronche pas, s’empare des jetons (86 400 très exactement) et les claque au milieu de la table dans un élan de folie ! It’s gamble time.

A ce moment, je suis persuadé de tomber contre une autre paire d’As mieux accompagnée, et d’être plus ou moins drawing dead. Mais non : le gros stack a payé avec QQJ9 ! Les petits stacks ont 8910J d'un côté, et KQJ8 avec deux couleurs de l'autre.

Dans tous les cas, il y a beaucoup trop de cartes à battre. Je me dis qu’ils se bloquent pas mal les uns les autres, mais sans l’aide d’un As je suis quand même mal barré pour gagner ce coup. Justement : c’est la première carte que retourne le croupier ! As-4-3 sans tirage couleur. Comme j’ai flippé, ma parole ! Mais je suis maintenant gros favori pour remporter le coup : deux cartes plus tard, j’ai éliminé deux joueurs, et doublé contre le gambler à ma gauche, c’est la folie, c’est magnifique !

A ce stade, c’était de loin le plus gros pot du tournoi : 220 000 au bas mot, alors que les blindes n’étaient qu’à 300/600 ! Autant vous dire que le reste de la journée est passé vite : je n’ai pas joué beaucoup mains, et j’ai passé le reste du tournoi dans le Top 3, pour finalement terminer en deuxième position, ma plus belle perf’ à ce jour [NDLR : pour 293 553 dollars – trois jours plus tard, Romain terminait en 3e position du tournoi de BB Ante à 10 000 $, pour 325 842 dollars de plus : quel été !]

Romain Lewis
Très sincèrement, j’aurais pu écrire un article en cinq parties, tellement m’est précieuse la mémoire de ces moments intenses que l’on vit à table grâce à ce merveilleux jeu de cartes. Ce sont ces moments-là qui nous unissent tous les joueurs de poker. Souvent, on ne se comprend pas, mais dans ces cas-là, on se comprend très bien. Cette tension, ces bluffs qu’on loupe (ou qu’on réussit !), les badbeats, tous les sentiments qui vont avec : c’est le quotidien de tous les joueurs de poker. Et il est important de pouvoir extérioriser ses émotions, de faire preuve d’empathie envers l’autre, de comprendre la situation d’un autre joueur, afin d’apprendre et progresser !

J’aurais pu aussi vous raconter la fois où Pierre Calamusa m’a fait jeter un brelan floppé à 17 restants du High Roller du WiPT (il m’a montré le bluff !), ou encore cette période où je n’ai joué que des pots 4bet contre Alex Réard, peu importe le tournoi, peu importe l’endroit, et peu importe la main ! Le poker évolue à toute vitesse : c’est toujours intéressant (et amusant !) de pouvoir échanger avec d’autres joueurs des coups un peu plus anciens, histoire de constater à quel point la stratégie a changé. Extériorisez : il n’y a que du positif à en retirer, c’est garanti ! D’ailleurs : envoyez moi vos histoires, via Facebook ou Twitter ! Je publierai les plus beaux récits, sachant que ce ne sont pas les montants qui comptent, mais bien les émotions ressenties, que l’on garde bien trop souvent pour nous !

Pour finir, une dernière chose importante que j’ai apprise : il est primordial de jouer à des montants qui nous conviennent. Pourquoi je ne vais jamais l’oublier, ce tournoi à 25K€ ? Parce que c’était beaucoup trop tôt pour moi, ce genre de parties. Après avoir sauté, j’aurais très bien pu rester bloqué, me dire que j’avais loupé ma grande chance. Se focaliser là-dessus aurait été une grosse erreur, mais une erreur difficile à éviter. Le poker reste un jeu, un jeu où la chance joue un grand rôle sur le court terme. Mentalement, il est extrêmement difficile de ne pas être perturbé quand les montants joués sont bien plus élevés que d’habitude.

C’était comme d’habitude un plaisir de partager mes souvenirs et émotions. Place aux WSOP Europe : l’heure est venue de se créer des nouveaux souvenirs !

Ciaooooo,

Romain Lewis

[NDLR / Epilogue : Romain ne croyait pas si bien dire avec cette dernière phrase. Quelques jours après avoir envoyé cet article à la rédaction, le voilà qui atteignait sa quatrième finale WSOP de l’année, se hissant en troisième place d’une épreuve de… Pot-Limit Omaha, encore une fois. Décidément !]


rLewis

Le jeune Bordelais enchaîne les résultats live et online. Et il ne compte pas en rester là !

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