[Blog] Les clubs m’aident

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Sur le circuit, il m’arrive d’avoir envie de distribuer quelques paires de baffes, essentiellement aux joueurs nonchalants, ceux qui ne respectent pas le travail d’autrui et sont persuadés que tout leur est du sous prétexte qu’ils sont les plus forts et/ou les plus riches. Un sentiment de superpuissance se traduisant régulièrement par un dédain envers ceux qui bossent ardemment pour mettre en place les tournois de poker auxquels nous participons. Car quand on met les pieds dans une salle et qu’on récupère nos jetons en échange d’un ticket de tournoi, vous imaginez le travail qu’il y a derrière ? Du graphiste qui a fait le design des jetons, au croupier qui a trié son paquet de cartes, en passant par le responsable chargé de la bonne tenue de la salle au gérant de la sécurité, c’est souvent un travail de plusieurs mois qui se conclue à l’heure où un joueur soulève le trophée.

Je suis de ceux qui apprécient ces instants et je pense que cela m’aide à donner le meilleur de moi-même sur chaque tournoi. Me dire qu’il est unique et qu’on se doit de respecter le tournoi. Vous allez me dire, à juste titre, que c’est leur métier, qu’ils sont professionnels et payés pour ça. Alors, pour aller encore plus loin, rien de tel que de se replonger dans un milieu qui fait la même chose, mais tout à fait bénévolement : le poker amateur. Après mes premières parties entre potes en Australie, j’ai trouvé, une fois rentrée en France, que c’était le meilleur moyen pour débuter ma progression. J’ai ainsi rejoint la Darshan Team dans l’ouest parisien. Ce que j’aimais, c’était la convivialité et surtout la possibilité de faire ses armes gratuitement, de ne pas se mettre en danger mais tout de même de toucher des jetons comme dans les grands tournois que je suivais à la télévision.

Devant ma motivation, mes camarades de jeu ont bien compris que je ne voulais pas me limiter au club, que je voyais déjà plus haut et ne considérais pas le poker comme un simple passe-temps, mais l’envisageais comme un sport où je voulais être la meilleure. Alors, le jour de mon anniversaire, les membres de la Darshan se sont cotisés pour m’offrir mon premier tournoi payant. Prix d’entrée… 35 euros. Vous n’imaginez pas à quel point je trépignais à l’idée de le jouer, et également comme j’étais nerveuse ! La suite de la belle histoire ? Non, je n’ai pas gagné… Le tournoi a été annulé. Nous étions à l’époque des premières descentes des renseignements généraux dans les cercles parisiens. La frustration aura été de courte durée, j’ai rapidement pu faire un tournoi payant et poursuivre mon apprentissage avec la Darshan et le Club Poker 95 avec qui, en plus des tournois réguliers, nous échangions et débattions longuement afin de progresser.

C’est un monde qui me plaît. Je trouve ça génial de voir des passionnés – qui pour la plupart voient le poker comme un simple loisir et n’envisagent pas d’en faire un métier – prendre autant de temps libre pour créer un forum, mobiliser des joueurs, organiser des parties, parvenir à trouver des partenaires afin de distribuer quelques lots, etc. Et là, normalement, il n’y a pas de raisons de voir des joueurs blasés. Pourquoi viendraient-ils ? Les joueurs présents sont là pour passer un bon moment et partager une passion commune.

Gaëlle, tout sourire lors du dernier Winamax Club Trophy.

Alors quand on m’a proposé de devenir la marraine du MAD Poker Club, j’ai rapidement accepté. Ce club est né il y a quelques semaines dans la petite commune de Marsanne, dans la Drôme, un département que l’Alsacienne que je suis fréquente assidument depuis plusieurs années pour rendre visite à ma belle-famille. À l’initiative du chanteur de Sinsémilia Mike d’Inca, que vous avez peut-être déjà croisé sur les tables de Winamax sous le pseudo one-dread, le club a été lancé. Dès la page d’accueil du site, la charte est claire : "À une table, les joueurs et les joueuses tu respecteras." "Tu es passionné de poker, très sympa, mais un peu misogyne, raciste ou homophobe ? Passe ton chemin, ce club n’est pas pour toi." "Tu es totalement débutant, ou complètement nul depuis des années, ou au contraire joueur aguerri avec une grosse bankroll ? Tant que tu es dans l’esprit, tu es le bienvenu."

C’est ainsi que je suis arrivée un vendredi soir à la salle de cartonnage de Marsanne. Sur le papier, je conçois que ça fasse un peu moins rêver que l’Amazon Room de Las Vegas. Mais pourtant, j’ai eu cette même sensation d’impressionnant travail accompli en entrant. Voir les tables en place, les joueurs sacrifiant leur soirée pour assurer la buvette, un directeur de tournoi gérer en même temps l’adhésion des nouveaux membres et les inscriptions au tournoi… L’air de rien, c’est du travail. Et c’est ce qui nous a permis de jouer ensuite avec le sourire tout au long du tournoi. Ne me demandez pas ma place, j’ai bluffé un adversaire qui avait trouvé un brelan au flop ! J’ai bien réussi à remonter par la suite mais sans réussir à me hisser jusqu’en finale.

Mais le tournoi n’était pas le plus important ce soir-là. Nous étions à deux pas de Montélimar et des joueurs venaient de Grenoble, Valence ou encore Lyon pour taper le carton. Oui, juste pour jouer une partie gratuite entre personnes se rencontrant pour certains pour la première fois ! C’est pour toutes ces personnes qu’on ne peut pas se montrer blasé et qu’on se doit de respecter le travail de tous. Je ne saurais que trop vous conseiller de rejoindre un club, que ce soit pour vivre des parties conviviales ou perfectionner votre jeu. Winamax est partenaire de plus de 115 clubs en France : il y en a forcément un près de chez vous !


O RLY

Une des premières vraies terreurs au féminin de la nouvelle génération. Un talent fou de choc et de charme !

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