[Blog] À mi-chemin

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Aladin

Je suis dans ma chambre d’hôtel à Las Vegas, à quelques jours de mon Main Event. Et cela va faire presque six mois que j’ai intégré le Team Winamax, quasiment la moitié du contrat d’un an que j’ai eu la chance de remporter grâce à la compétition Top Shark. C’est l’occasion idéale de dresser un bilan de mon aventure.

Mon objectif initial était simple : kiffer au maximum. Mission accomplie : je savais que j’allais bien délirer mais c’est au-dessus de tout ce que j’imaginais, et en plus, j’ai l’impression que ça va crescendo.

Paris : mon arrivée et mon intégration.

Drôle de sentiment de me retrouver au milieu de tous ces joueurs du Team. J’ai l’impression de déjà les connaître au travers du prisme des blogs et des épisodes de « Dans la tête d’un Pro ». Dès les premiers contacts, séances photos et premiers repas, je constate à quel point la bonne humeur règne et l’ambiance est au beau fixe.

Par ici m'sieurs dames
Je me sens très vite à l’aise dans ce groupe, au sein duquel tout le monde est sympa avec moi. Ils m’ont d’ailleurs préparé une petite surprise : un bizutage en bonne et due forme. Je vais devoir jouer le Winamax Poker Tour déguisé en Aladin, en mode « Mille et une nuits ». Les enfoirés ! Après, avec mon prénom j’ai l’habitude : je les ai toutes entendues et je savais que je n’allais pas y échapper. Bon, j’ai quand même l’impression d’être ridicule et j’ai un peu froid, mais je me prends au jeu et je me marre bien. Le ton est donné pour la suite…

Pas grand-chose à raconter du côté du tournoi en revanche : je saute du Highroller sur un setup avec les rois en mains contre les as, et, malgré un Day 2 sur le Main Event, un coin flip classique aura raison de ma vingtaine de blindes.

Macao : le début de la folie.

Macao Exterieur
En route vers l’empire du Milieu, ma toute première rencontre avec le continent asiatique, et également mon premier tournoi à 5 000 €. Je suis donc excité comme une puce, et, à l’entame du tournoi, je ressens l’adrénaline typique d’une compétition sportive. Surtout que je croise à ma table Daniel Dvoress, Isaac Haxton et Steve O’Dwyer, qui font certainement partie des meilleurs joueurs du monde.

Une fois de plus, je parviens à me hisser jusqu’au deuxième jour du tournoi, mais je serai malheureusement éliminé quelques places avant l’argent. Rien de particulièrement mémorable, mais je retiendrai tout de même que même contre un field aussi relevé, j’arrive à manœuvrer. Un buy-in de ce calibre ne signifie pas nécessairement que je ne vais rien comprendre aux moves de mes adversaires : ça reste un tournoi de poker.

C’est surtout en dehors des tables que ce voyage au cœur du Las Vegas chinois restera gravé dans ma mémoire. Macao fait tout dans la démesure, et les soirées déjantées se sont enchaînées. J’en ai profité pour apprendre à mieux connaître mes collègues du Team, et j’ai vite constaté que certains étaient fidèles à leur réputation. J’ai également été ravi de rencontrer Ludovic Riehl, un ancien du Team dont j’ai beaucoup appris, notamment grâce aux vidéos stratégiques qu’il avait publiées.

Macao interieur
J’ai aussi découvert le vieux Macao et ses vestiges diffus de colonisation portugaise, puis Hong-Kong. Pour finir, Rui Cao et ses compères Cyril et Romain, installés là-bas pour jouer en cash-game highstakes, nous invitent aux soirées locales, dont une sortie mythique au KTV, le bar-karaoké, que la bienséance ne me permet pas de raconter ici en détails (Pierre en avait parlé un peu plus longuement dans son billet sur le blog).

À la prochaine, Macao, l’enfer du jeu.

Le Sud le fait mieux !

Retour en métropole. Après quelques jours passés à Lyon, je repars pour la douceur printanière du sud de la France, avec des escales à Cannes, au séminaire du Team à côté de Nice et enfin le Pokerstars Championship à Monaco.

Le séminaire à un doux parfum de stage d’athlétisme (je pratiquais la discipline dans une autre vie). J’ai vraiment l’impression de préparer une compet’ avec mes coéquipiers, et l’ambiance est à la fois studieuse et proche d’une colonie de vacances. L’occasion rêvée de progresser juste avant le rendez-vous de Monaco, j’en profite pour glaner un maximum d’infos.

Monaco
J’avais fait chou blanc jusque-là, mais cette fois, ça y est ! Je tiens ma première place payée : le premier tournoi du festival, un 1 000 €. Bon, c’est seulement un min-cash, pas encore de quoi s’enflammer, mais j’ai au moins débloqué le compteur : je ne vais pas faire Fanny !

Je passe tout près de l’ITM dans le Main Event, mais je vais de nouveau m’incliner lors du Day 2, à quelques encablures de l’argent. Ce diable de Bart Lybaert, très bon régulier belge, trouvera une paire de valets pour payer mon tapis d'une quinzaine de blindes avec une paire de cinq.

Loin du casino, je me rappellerai longtemps des nombreux moments mythiques passés en en compagnie de Pierre Calamusa et de Mike Betteur (un ancien trader sportif de Winamax). Nous avions loué un appartement pas loin de la principauté et les soirées riches en détails croustillants se sont enchaînées.

Marrakech : incontournable SISMIX.

Sismix
La vidéo récapitulative du festival marocain suffit pour avoir une idée de l’ambiance qui règne au SISMIX. Je me suis senti entouré d’une grande famille, entre les Team Pro, les WIP et le staff Winamax. Poker, soleil, musique, piscine et fiesta : le meilleur cocktail auquel j’ai goûté.

D’autant que j’ai accompli des miracles : deux inscriptions au Highroller et six au Main Event, sans atteindre le moindre Day 2 ! Je sais, ce genre de performance n’est pas donné à tout le monde, vous êtes nombreux à me demander mon secret, je le dévoilerai peut-être dans un prochain blog.

Interlude avant les choses sérieuses.

Lorsqu’on m’avait demandé mes motivations pour remporter la Top Shark Academy, j’avais écrit : « Pour pouvoir dire à Kool Shen de ne pas laisser traîner son fils, et pour avoir un coaching Tinder du VietF0u ». Check, et check.

J’ai rempli mon premier objectif lors du Kool Shen Show de la radio Winamax. Cela m’a d’ailleurs porté chance puisque j’ai remporté le tournoi de Bruno, la Fièvre, la semaine suivante (ce qui sera bientôt l’objet d’une série de vidéo). Quant au deuxième, c’est lors d’une escapade avec Pierre au Vertigo, la fameuse boîte grenobloise dans laquelle il est connu comme le loup blanc, que j’ai pu constater sa popularité auprès de la gent féminine.

Sismix Fiesta
En plus d’un collègue, j’aurais vraiment gagné un ami. Pierre sait se rendre attachant avec toutes ses qualités : naturel, bonne humeur et générosité. D’ailleurs, nous avons décidé de partager une chambre d’hôtel à Vegas, sage décision pour le bankroll management et pour le programme des soirées…

Vegas baby !

Enfin, le moment tant attendu des World Series of Poker est arrivé ! Des tournois en pagaille et des parties de cash-game 24h/24 dans tous les recoins de la capitale du poker. Que dis-je, de l’usine du poker

Tout a plutôt bien débuté : je signe ma première place payée au cours de l’épreuve Marathon, bientôt suivie d’une jolie deuxième place lors d’un tournoi Poker Classics de l’Aria pour 6 500 trébuchants dollars. Si ma paire de neufs avait tenu face au A3 adverse, j’aurais même fait ma première perf’ à cinq chiffres. Enfin, j’espère que ce n’est que partie remise.

Vegas
J’ai également pris part à deux épreuves en Omaha High-Low, m’appuyant sur les précieux conseils distillés par Alexandre Luneau. Malheureusement sans grand succès.

En revanche, tout se passe plutôt bien en cash-game. Je joue en No-Limit et en Omaha en 2/5 à l’Aria, pourvu que ça dure !

Un bilan de bon augure, donc, surtout à quelques jours du tournoi le plus important de l’année, voire de la carrière d’un joueur de poker.

L’apothéose ?

C’est évidemment le point d’orgue de l’aventure. Le tournoi qu’on attend tous, le plus beau de l’année, le Big One que je regardais encore il y a peu sur ESPN ou Youtube, l’évènement principal des championnats du monde : le Main Event !

Cards' guard
Je ne reviens toujours pas de l’idée que je vais y participer, ce qui me semblait un rêve inaccessible est devenu ma réalité : un tournoi à 10 000 $ avec toute la planète poker. OMG !

S’il y en a un dans lequel j’ai envie de bien jouer et d’avoir de la chance, c’est évidemment celui-là. J’ai d’ailleurs un peu la pression, tellement j’ai envie de bien faire. Ce serait si beau de réussir un deeprun dans ce tournoi.

Allez, je vais vous laisser car les tables de cash-game de l’Aria m’appellent et je ne veux pas les faire attendre. Hasta la Vista, babies !


Tm4betlight

Il n’a fait qu’une bouchée de ses adversaires : le Top Shark 2017 est prêt à plonger dans le grand bain du circuit mondial.

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