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[Blog] 2023, c'était Sitbon

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On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant. Et comme disaient Jacky et Benji, le temps passe et passe…

2024, nous voilà. Il est donc temps pour moi de revenir avec vous sur une année 2023 qui restera à jamais gravée comme l’une des plus belles années de ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel.

2023, ça démarre fort

8 janvier 2023, Londres. Température ressentie : -2 degrés. Alors quoi de mieux que d’échapper à ce froid polaire en s’octroyant un petit voyage au cœur des Caraïbes, accompagné de sa moitié ? Entre découverte de la culture locale, croisière en catamaran, baptême de plongée au milieu des animaux marins, et le PSPC à 25 000 $ promettant à son vainqueur pas moins de cinq millions de dollars, il y a de quoi rêver. Après trois jours de tournois intenses, récompensés par quelques places payées dont une table finale, je termine finalement en 133ᵉ position du plus gros 25k de ces quatre dernières années, pour 40 000 $. Ça commence plutôt bien.

Février/mars/avril : entre l’EPT Paris, les WSOP-Circuit à Cannes et l’EPT Monaco, on peut dire que j’ai vécu trois mois très intenses. Sans signer d’énormes perfs, mais avec quelques tables finales et de belles places payées, j’entends régulièrement mon nom revenir dans la short list pour intégrer le Team Winamax… mais rien. Pour le moment.

Mai : une fois la déception digérée, il est temps de me focaliser sur mes objectifs et de me préparer au mieux pour les WSOP à Vegas. En ligne de mire : un bracelet de champion du monde avant mes 40 ans, le 2 juillet.

Champion du monde !

Julien Champion

Juin/juillet : nous y sommes ! Enfin arrivé à Sin City, et motivé comme jamais, j’entame sereinement le festival en prenant part à une première table finale, bouclée en cinquième place. Après avoir goûté à ce plaisir une première fois, je décide de remettre le couvert : dix jours plus tard, je me retrouve cette fois en heads-up avec le bracelet posé à quelques centimètres de moi, et à quatre jours de fêter mes quarante ans. Mais alors que tout semble réuni pour que je puisse valider mon objectif principal, je ne parviens malheureusement pas à faire mieux que second pour 417 000 $, ce qui reste tout de même, à l’heure actuelle, le plus gros gain de ma carrière. Cependant, je n'ai pas dit mon dernier mot ! Bien décidé à aller au bout, je finis par multi-tabler et m’inscrire sur un tournoi online à 2 000 $ l’entrée. Comme dans un rêve, au bout de la nuit, je finis par gagner ce bracelet tant désiré au sortir d’une aventure épique. Au total, durant cet été-là, j’ai pris part à pas moins de 40 tournois live et cinq en ligne, pour un total de 14 places payées.

Août : après de bonnes vacances passées en famille, je me rends à Barcelone pour y disputer l'EPT. Le moment venu pour le coach Stéphane Matheu de m’annoncer la nouvelle tant attendue : je vais intégrer le Team Winamax ! Autant vous dire qu’à cet instant, la première chose qui me vient à l’esprit est de jouer rapidement et d’arborer fièrement ce magnifique logo rouge.

Septembre : voulant offrir un voyage de rêve à ma copine pour ses 35 ans, je ne peux espérer meilleur moment pour le faire. Tout excités, on décide de faire notre premier safari en Tanzanie et au Rwanda. Au beau milieu du Serengenti, et entouré de lions, de léopards, d’éléphants et de girafes, tous présents dans leur environnement naturel, je vis un rêve éveillé. Pour clore le spectacle, on effectue une randonnée de quatre heures au sein du parc national des volcans, pour tomber nez à nez avec une famille de douze gorilles avec laquelle on passe un incroyable moment suspendu. Les petits gorilles s’amusent à nous titiller devant leur gigantesque père de 250 kilos, qui nous surveille du coin de l’œil.

Octobre : comme toute bonne chose à une fin, je dois retourner travailler à Chypre, pour y disputer le tout premier EPT local de l’histoire. Et quelle magnifique destination pour jouer au poker ! Après de telles vacances et avec ma future arrivée au sein du Team W, je me dis à ce moment-là que je ne peux que performer. La suite me donne raison : deux tables finales et cinq places payées en seulement huit tournois.

Un nouveau départ

julien sitbon wipt

28 octobre : le Jour-J ! À peine arrivé à Marseille pour le lancement du WiPT, je suis avec l'ensemble des membres du Team sur une énorme scène avec Harper et Mohamed Henni en maîtres de cérémonie. En tant que petit nouveau, je suis logiquement présenté en dernier et je reçois une énorme ovation qui me touche énormément. S'ensuivent beaucoup d’interviews, des participations aux émissions de Winamax TV avec PonceP, et de bien belles rencontres avec les joueurs amateurs présents pour l'évènement.

29 octobre : sur un petit nuage, je n’ai cependant pas le temps de profiter davantage, car mes premiers tournois Tritons m’attendent à Monaco. À peine arrivé, je constate que le gratin du poker mondial y est bien présent. Forcément, pour passer d’un tournoi freeroll à Marseille à un tournoi Mystery Bounty à 40 000 $ l’entrée à Monaco, à la table de Stephen Chidwick, Patrik Antonius, Phil Ivey et Steve O'Dwyer (pour ne citer qu’eux), il vaut mieux se mouiller la nuque ! Au total : trois tournois joués et une belle dixième place sur le Mystery Bounty avec deux bounties engloutis. Un moment incroyable, une expérience de rêve et un réel plaisir à évoluer à ce niveau de jeu et de compétition.

3 novembre : des étoiles plein les yeux, je reviens à Paris et découvre avec joie la surprise organisée par ma copine pour fêter mes 40 bougies. Péniche privatisée où toute ma famille et mes amis proches sont présents. Tout simplement le meilleur anniversaire de ma vie.

4 novembre : à peine le temps de digérer, je dois partir pour Rozvadov. Eh oui, pas le temps de se reposer, car tout était déjà calé. Malade, j'entame toutefois plutôt bien le festival. Mais je sens qu’avec la fatigue, l’accumulation d’émotions et de tout ce qui vient de se passer, je ne suis pas au meilleur de ma forme. Très vite, j'ai l'impression de commencer à déjouer. Sans surprise, le miracle n’a pas lieu et je repars perdant d’un festival pour la première fois de l’année. À ce moment-là, je me dis qu’il est peut-être temps de souffler. Que nenni ! Dès le lendemain, je file vers Amsterdam où je suis invité pour remettre en jeu mon titre aux Master Classics of Poker. Mais une fois de plus, je ne me sens pas au mieux et les cartes ne sont, hélas, pas au rendez-vous. Je ne parviens pas à jouer mon meilleur poker et je sens bien que mon corps a du mal à tenir le coup.

julien sitbon

Fin novembre : une fois ce mois à l'intensité folle derrière moi, je m'octroie deux semaines entières de vacances pour me reposer et préparer au mieux les échéances à venir. Le magnifique WPT Championship ne va pas tarder à débuter à Vegas ! Mais j'ai le dos bloqué et tout est plus compliqué. Ne me voyant pas faire onze heures d’avion et enchaîner trois semaines de tournois, je fais le choix de ne pas me rendre aux États-Unis. Eh oui, il faut parfois savoir s'écouter et accepter ce que nous dit notre corps. Mais le compétiteur que je suis n'a pas l'intention de terminer l’année à la maison. Déterminé, je décide de partir un poil plus près, du côté de Prague, pour y disputer l’EPT. Résultat, seulement deux petites places payées qui me permettent cependant de conserver ma première place au classement GPI France.

Malgré un mois et demi un peu décevant, cela n’enlève rien au caractère exceptionnel de cette année 2023. Cela m’a permis de travailler ma résilience, mon abnégation, le fait de ne jamais abandonner mes rêves. Et surtout, de mieux aborder les périodes de downswing, de réussir à bien écouter mon corps lorsqu’il a besoin de se reposer, afin d'être dans les meilleures conditions possibles.

La suite, nous y voilà : voulant attaquer 2024 du bon pied, j’ai effectué un début d’année aux tables online, avec en prime mes premiers streams sur fond de Winamax Series, et un challenge avec Romain Lewis qu’on essaiera de remettre en place prochainement. Après cela, j'ai fait l'impasse sur les WSOP-C Marrakech et les Merit Poker Western Series à Chypre, car je suis dorénavant décidé à m’écouter le plus possible. Alors, je vais me reposer un peu et mon premier gros festival de l’année sera sans aucun doute celui de Paris avec ce magnifique EPT, qui pourrait bien battre des records.

Au plaisir de vous retrouver aux tables, aussi bien en live qu’online !


ifyourgood

Numéro 1 français, vainqueur WSOP, champion expérimenté et respecté : l'ambition du Parisien n'a d'égal que son talent.

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