[Blog] 2016, me voilà !

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Alors que la deuxième étape de l’European Poker Tour de l’année 2016, qui avait lieu à Dublin, vient de s’achever, et que la période des vœux de début d’année est finie depuis longtemps, il est temps de définir et de mettre sur papiers mes objectifs pour l’année à venir. Le fait de verbaliser ces objectifs est très important pour moi. Cela permet de s’engager de manière formelle, vis-à-vis de soi-même, sur ce que l’on veut accomplir à court ou moyen terme. On s’oblige ensuite à mettre des moyens en place pour progresser afin de les atteindre.

Évidemment, ces objectifs sont clairs dans ma tête depuis la fin de l’année dernière. Étant donné que je n’ai atteint qu’une partie de ceux que je m’étais fixé en 2015, ceux où j’ai échoué feront évidemment partie de mes buts pour 2016. Le but est d’abord d’identifier pour quelles raisons je n’ai pas réussi à les atteindre, avant de voir quels moyens mettre en place cette année pour y parvenir. En revanche, l’année d’expérience en plus que j’ai acquise sur le circuit live au sein du Team me pousse à me fixer des buts plus élevés. J’ai progressé techniquement et je connais désormais mieux les forces et les faiblesses des joueurs réguliers du circuit.

En ce qui concerne le live, mon premier objectif, qui en appelle d’autres plus précis, est d’augmenter de 50% le montant de mes buy-in cumulés sur l’année par rapport à l’année dernière (soit 150 000€), tout en conservant le même pourcentage de retour sur investissement (70%). Cela implique d’augmenter, soit le buy-in moyen par tournoi, soit le nombre de tournois, soit les deux en même temps.

Puisque, comme je l’écrivais dans mon dernier blog, mon volume a été assez conséquent en live (79 tournois) et que je compte en jouer au moins autant, je vais devoir disputer des tournois à buy-in plus élevés, en plus de ceux que je joue habituellement. Mon deuxième objectif est donc de participer à au moins quatre tournois à 10 000 dollars ou plus avant la fin de l’année, notamment les High-Rollers EPT.

Ces tournois prestigieux que jouent régulièrement Davidi Kitai et Sylvain Loosli et où Michel Abécassis, Gaëlle Baumann et Pierre Calamusa sont déjà aller boxer, sont évidemment des épreuves très difficiles. Les principales terreurs du circuit y sont présentes en nombre et représentent la majorité du field, surtout en fin de tournoi – même si quelques riches joueurs récréatifs les jouent régulièrement. Ces top joueurs sont les mêmes que l’on joue tout au long des festivals sur les autres tournois, aussi bien les Main Events que les épreuves annexes. Il faut donc arriver à être meilleur qu’eux pour pouvoir espérer gagner régulièrement sur le circuit. Quoi de mieux donc pour progresser que de les affronter sur ces tournois-là ?

Participer à ces High-Rollers va aussi être une opportunité de plus d’atteindre un autre objectif, que je n’ai pas atteint en 2015 : remporter un tournoi majeur (WPT, EPT, WSOP). J’en étais très loin l’année dernière avec, pour meilleur résultat, une 53e place à Deauville. Je pense avoir encore beaucoup de points à travailler sur ces tournois à structures très lentes, où je sais que je suis moins performant et fait plus d’erreurs que sur les tournois qui durent un ou deux jours. J’ai encore du mal à être constant dans mon jeu durant toute une semaine de Main Event EPT par exemple. Je reste néanmoins confiant dans ma capacité à changer cela et à atteindre cet objectif.

La constance va d’ailleurs être un de mes objectifs de travail principal. Je me suis rendu compte que j’ai beaucoup de mal à avoir une concentration et une implication stables lorsque je joue. Malgré ce que l’on pourrait croire, cela n’est pas forcément lié au montant du buy-in ou à l’importance du tournoi. Je peux être totalement impliqué dans un freeroll du WiPT en jouant mon A-game tout au long de la journée, et lancer une session online le lendemain sans arriver à être aussi déterminé. Je n’ai pas encore identifié pourquoi j’agis de telle manière et comment je vais pouvoir améliorer cela, mais nous avons déjà commencé à travailler dessus avec le coach mental du Team Pier Gauthier.

Pour en finir avec le live, deux objectifs me tiennent particulièrement à cœur. Remporter un tournoi Winamax reste tout d'abord un objectif majeur. Faire la table finale d’un tournoi organisé par son sponsor est vraiment quelque chose de particulier, et je compte bien le revivre après cette folle table finale au WPO Dublin. Enfin, de par son aspect « compétition », le classement GPI est quelque chose qui me motive beaucoup. Je suis actuellement 19e français et 740e mondial. Je me suis fixé comme objectif d’être dans le Top 5 français et 300 mondial à la fin de l’année.

En ce qui concerne le online, je me suis fixé deux objectifs clairs : dépasser les 60,000 euros de profit sur l’année [NLDR : ce qui est plutôt bien parti avec une victoire sur le Highroller dimanche dernier, bravo !] et remporter un titre Winamax Series. La 15e édition aura lieu en avril et cela reste assez frustrant de ne pas avoir de logo WS ni de magnum de champagne après autant de temps. Je compte bien changer ça cette année !


Guillaume Diaz

Le vainqueur de la troisième Top Shark Academy possède l’un des plus beaux palmarès de Winamax.

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