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Ivan a tout gagné sur les tables de Winamax, mais il a encore faim.

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[Blog] La clé sous le paillasson

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 26 jours.

Ivan Deyra Vegas 2017

Salut tout le monde ! Un petit bilan de ma première expérience Dans la Tête d'un Pro, ça pourrait être stylé non ? Allez, c'est parti.

Avant tout, je voudrais adresser un grand bravo et merci à toute l'équipe de DLTDP : leur super travail nous fait tous rêver. C'est une chance pour nous joueurs de pouvoir revoir un tournoi à tête reposée, de le revivre à fond et d'analyser nos leaks, les tells, etc. Lorsque j'ai refait le match devant mon écran, j’ai ainsi pu repérer un leak mental : le fait d’attacher trop d'importance à mon tournoi. Autrement dit : le fait de jouer avec la peur de bust, la peur de faire des erreurs, l'envie de trop bien faire.

En même temps, pour un tout premier tournage de ce type, en plein milieu des WSOP, sur une épreuve 6-max à 3 000$, qui n'aurait pas envie de trop bien faire ? J’ai toujours été perfectionniste et pour une première, je ne voulais faire aucune erreur. Sauf que pour progresser au poker, il faut accepter de faire des erreurs. À condition, bien sûr, de savoir se remettre en question a posteriori. Les meilleurs joueurs du monde ont en commun une chose : ils en mettent partout à table. Autrement dit : ils jouent sans peur, notamment en début de tournoi.

Mon problème à moi, c'est que j'ai tendance à opter pour les décisions les moins sensibles à la variance alors qu'il y a d'autres choix possibles, plus EV+ mais comportant, forcément, plus de variance. Le symptôme principal de ce leak est de voir tout le temps le haut de range adverse et de ne vouloir tout mettre au milieu qu'avec les nuts. À l’inverse, il faut faire attention à ne pas tomber dans la sur-confiance et de ne voir que le bas de range adverse. Comme souvent, le plus compliqué reste de trouver un juste milieu.

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[Blog] Prends-en de la graine, fiston

Par dans Général il y a 2 mois.

Ivan Deyra
- Ecoute bien ce que je vais te raconter, petit. Si tu veux un jour devenir un champion de poker, il va falloir suivre mes conseils. Je te fais une petite intro, histoire de mettre les choses en place.

- Balance la purée, coach !

- Même si il faut disposer de base de quelques qualités, et que certaines capacités sont innées, le travail reste l’élément le plus important pour réussir. Quand tu vois Messi et Ronaldo, par exemple, les mecs sont déjà des génies de base. Mais c’est grâce à un énorme travail en parallèle qu’ils ont pu atteindre l’excellence. C’est ce qui fait la différence entre eux et des mecs comme Marvin Martin, Benoît Pedretti, Sébastien Puygrenier… T’as envie de finir joueur de Ligue 2, ou tu veux disputer la Champions League ?

- Honnêtement, j’adore Pallois, Jourdren, Diabaté…

- Arrête-toi là tout de suite, ça suffira. Bon, on dirait que la tâche s’annonce compliquée. Tu saurais me citer quelques exemples de qualités indispensables pour réussir ?

- Yes. Patience, concentration, compréhension du jeu, gestion de ses émotions…

- Ha, là tu me fais plaisir. OK avec tout ça. Il existe une part d’inné qui fait que certains disposeront de plus de facilités que le commun des mortels. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de s’améliorer en travaillant. Au-delà du talent naturel, il faut bosser son jeu, étudier les stratégies, et perfectionner en permanence son mental : il n’y a pas d’autre moyen pour réussir, et perfer régulièrement dans le milieu du poker. Tiens, dis-moi : toi qui joues maintenant des tournois à gros buy-in et te confrontes aux meilleurs, tu as remarqué quelque chose ?

- Je me suis rendu compte que pour parvenir à les battre, il faut bosser à mort. Ça se voit que... Lire la suite

[Blog] Le poker est-il vraiment individualiste ?

Par dans Tournois Live il y a 5 mois.

Ivan

Le commencement

Je me suis sérieusement intéressé aux tournois de poker il y a quatre ans, en 2013. Je n’ai donc malheureusement pas connu l’âge d’or : l’époque où il suffisait de se baisser pour ramasser de l’argent. J’ai au contraire plongé la tête la première dans un océan peuplé de nombreux requins aux dents bien aiguisées. J’ai alors vite réalisé que travailler son jeu de manière régulière était indispensable pour gagner à ce jeu.

Loin d’être un grand lecteur, j’ai pourtant dévoré tous les bouquins touchant de près ou de loin au poker. J’ai également visionné tout ce que je trouvais comme vidéos stratégiques. La machine était en route : in dans tous les buy-in 50 euros et moins !

Mon premier mois m'a réservé une jolie surprise puisque j'ai terminé positif de 30 000 euros ! Evidemment, je ne me suis tout simplement pas rendu compte que mon run était plus fluide qu’un centre de Tremoulinas, et, lors des mois qui suivirent, Mr Downswing vint frapper à ma porte…

Je n’arrivais plus à gagner d’argent et mon moral en prit un sacré coup. Je grindais en mode robot sans prendre de plaisir. Mais quelles en étaient les causes ? Principalement une absence de travail mental : beaucoup de mal à appréhender la variance et un manque de périodes de breaks pour me remettre en cause.

Sismix
Surtout, au bout d’un an à jouer, lorsqu’on me demandait qui je connaissais dans ce milieu, c’est tout juste si je pouvais citer quelques pseudos tels que LeVietF0u, Tons26 ou Kitbul. Enfin, si, il y avait Patrick Bruel, Daniel Negreanu, Doyle Brunson et Phil Ivey aussi. Mais sinon, personnellement, est-ce que j’avais des potes ? Eh bien, à part ma souris d’ordinateur, pas grand monde.

J’arrivais au... Lire la suite