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Il n’a fait qu’une bouchée de ses adversaires : le Top Shark 2017 est prêt à plonger dans le grand bain du circuit mondial.

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[Blog] L'ego, un ami qui nous veut du mal

Par dans Général il y a 2 mois.

AladinReskallah
J’ai toujours trouvé étonnant qu’il soit si difficile pour beaucoup de joueurs de poker de reconnaître qu’un adversaire puisse être meilleur qu’eux. Que celui qui ne s'est jamais fait traiter de fish à une table de poker me jette la première pierre ! Pourtant, dans d’autres disciplines comme les échecs ou l’athlétisme, par exemple, ce genre d'aveu semble poser moins de soucis. C’est peut-être parce qu’avec de l’argent impliqué, il est plus délicat d’avouer son infériorité par peur de passer pour le pigeon de la table ? Peut-être aussi que la part de hasard inhérente au poker empêche de distinguer le niveau réel des joueurs ? Ou est-ce tout simplement un refus inconscient de se sentir moins bon que l’autre ?

Déjà, que signifie exactement être le meilleur ? Parle-t-on de tournois ou de cash-game ? S’agit-il de celui qui maîtrise le mieux le jeu GTO ou au contraire de celui qui exploite le mieux ses adversaires ? À moins peut-être qu’on se place simplement du côté des gains purs, ou du plus gros one-time ? De mon point de vue, toutes ces nuances rendent la question floue et prouvent qu’elle n’est pas forcément pertinente, car pas si cruciale dans le fond. C’est sur cette idée que je voudrais m'attarder.

J’ai plongé de plain-pied dans le poker principalement à cause de son aspect compétitif. Lorsque j’ai mis un terme à ma carrière sportive (qui fût, soit dit en passant, largement moins brillante que celle dont je rêvais en regardant les Jeux Olympiques de Barcelone à la télévision), je me suis retrouvé orphelin de l’adrénaline que procure une compétition importante et l’entraînement qui l’entoure.

En effet, je suis véritablement habité par l’envie de gagner, et j’exècre donc la défaite. Je fais partie de cette... Lire la suite

[Blog] À mi-chemin

Par dans Tournois Live il y a 5 mois.

Aladin

Je suis dans ma chambre d’hôtel à Las Vegas, à quelques jours de mon Main Event. Et cela va faire presque six mois que j’ai intégré le Team Winamax, quasiment la moitié du contrat d’un an que j’ai eu la chance de remporter grâce à la compétition Top Shark. C’est l’occasion idéale de dresser un bilan de mon aventure.

Mon objectif initial était simple : kiffer au maximum. Mission accomplie : je savais que j’allais bien délirer mais c’est au-dessus de tout ce que j’imaginais, et en plus, j’ai l’impression que ça va crescendo.

Paris : mon arrivée et mon intégration.

Drôle de sentiment de me retrouver au milieu de tous ces joueurs du Team. J’ai l’impression de déjà les connaître au travers du prisme des blogs et des épisodes de « Dans la tête d’un Pro ». Dès les premiers contacts, séances photos et premiers repas, je constate à quel point la bonne humeur règne et l’ambiance est au beau fixe.

Par ici m'sieurs dames
Je me sens très vite à l’aise dans ce groupe, au sein duquel tout le monde est sympa avec moi. Ils m’ont d’ailleurs préparé une petite surprise : un bizutage en bonne et due forme. Je vais devoir jouer le Winamax Poker Tour déguisé en Aladin, en mode « Mille et une nuits ». Les enfoirés ! Après, avec mon prénom j’ai l’habitude : je les ai toutes entendues et je savais que je n’allais pas y échapper. Bon, j’ai quand même l’impression d’être ridicule et j’ai un peu froid, mais je me prends au jeu et je me marre bien. Le ton est donné pour la suite…

Pas grand-chose à raconter du côté du tournoi en revanche : je saute du Highroller sur un setup avec les rois en mains contre les as, et, malgré un Day 2 sur le Main Event, un coin flip classique aura raison de ma vingtaine de blindes.

Macao : le début de la... Lire la suite

[Blog] Donne-moi ton range, je te dirai qui tu es

Par dans Analyse de mainsCash Game Live il y a 8 mois.

Aladin Reskallah
Les tells, c’est bien mais…avec modération !

Je prends mon petit déjeuner au soleil la veille de m’envoler pour Macao et les crépitements des baffles de la chaîne hi-fi du salon font parvenir à mes oreilles le son monotone d’une émission de France Inter. Sauf que rapidement, entre deux tartines, le sujet m’interpelle. Peut-être tout d’abord car l’invité du jour se prénomme Marwan, comme mon acolyte de la Team4betlight, prénom somme toute assez rare pour attirer mon attention, mais aussi car le sujet semble intéressant. Il s’agit de l’émission Grand bien vous fasse ! dont le sujet du jour est « Peut-on vraiment décoder le langage corporel ?», disponible en podcast pour les curieux désireux de réécouter l’émission.

L’invité en question est en fait Marwan Méry, négociateur spécialisé dans les situations complexes et entre autres auteur d’un ouvrage intitulé Vous mentez. Il est expert dans l’interprétation du langage corporel et de toutes les formes de communication non-verbale.

Vous avez deviné que mon oreille prête donc une attention particulière et les connexions entre les neurones de mon cerveau qui gèrent le poker s’effectuent assez naturellement. La discussion suscite chez moi une question à laquelle la plupart des joueurs de live aimeraient avoir la réponse lorsqu’ils s’assoient à une table en vue d’y recevoir des cartes et de manier des jetons : comment interpréter le comportement des adversaires pour en tirer des conclusions, et ainsi savoir s’ils ont en main un jeu fort ou au contraire s’ils bluffent ?

J’avais d’ailleurs à ce sujet lu l’ouvrage « référence » en la matière, Read’em and Reap de Joe Navaro, ancien agent du FBI et spécialiste lui aussi en détection des mensonges, duquel je... Lire la suite

[Blog] Les mois d'avant

Par dans Général il y a 10 mois.

2015. Montréal, Canada

J'ai une vie « rangée ». Je suis marié, je travaille comme cadre dans une institution financière, j'ai un salaire correct, de bonnes conditions et j'ai même pu m'acheter la voiture de mes rêves, une Mercedes Classe C240 4Matic (quatre roues motrices, c'est un must pour se sortir de la neige). Mais le poker prend de plus en plus de place. J'y passe la plupart de mon temps libre. Vu que je travaille à plein temps, cela ne me laisse plus beaucoup de temps à consacrer à autre chose, ce qui a le don d'exaspérer ma femme. L'ultimatum finit par tomber : « C'est le poker ou moi ! » Ce fut donc un choix cornélien.

Allais-je jouer en cash-game ou en tournoi ?

Septembre 2015

L'hiver commence à approcher, autant vous dire que je commence à paniquer... Attends, t'es marrant toi, tu sais ce que c'est de se taper six mois de Pôle Nord à moins 20 degrés ? C'est décidé : je me casse avant l'hiver, je n'ai pas envie de finir cryogénisé. Je rédige ma lettre de démission et je prends sur le champ un aller simple Montréal-Lyon. Je retourne chez maman ! J'ai quelques économies, histoire de tenir quelques mois. Je veux en profiter pour voyager un peu et essayer de faire marcher le poker pour de bon. Au pire, j'aurais pris une année sabbatique, je peux toujours retourner bosser derrière. Je vends tous mes meubles et je confie la voiture à mon pote Yassine. Après tout, je ne risque rien, il est très prudent sur la route. En plus, il m'a déjà donné une voiture dans le passé, et m'a rendu d'innombrables services, ça me fait plaisir de lui renvoyer l'ascenseur…

Un peu plus tard, il me fera parvenir les deux photos ci-dessous, sans explication…

Voiture

RIP Merco Benz Benz Benz, aurait dit Kool Shen. Bah tant pis, c'est... Lire la suite