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Après une année 2018 exceptionnelle marquée par trois podiums WSOP, le jeune Bordelais n'a qu'un objectif : s'installer parmi les meilleurs joueurs du monde !

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[Blog] Vegas on my mind

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

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Après un été assez festif, le moment est venu : le poker est de retour, et ça s’annonce grandiose ! Finis la bronzette à la plage, les Spritz, les mölkky, mariages et autres pétanques, finis les matches de l’Euro et les multiples apéros... La plus grande compétition de poker au monde revient et elle risque de marquer l’histoire : je veux bien sûr parler des WSOP. Pour moi, c’est clairement l'échéance qui me motive le plus à court terme. Dix heures de live par jour pendant plus d’un mois. Ma troisième maison. Welcome to Fabulous Las Vegas !

À moins que les gouvernements nous réservent quelques nouvelles surprises, normalement, ça va le faire. Et je ne manquerai ça pour rien au monde. Après avoir attendu une dizaine d’années entre ma découverte du poker et ma grande première aux WSOP en 2017, il s'est déjà écoulé 24 longs mois depuis les derniers Championnats au monde de poker auxquels j’ai participé. Vous pourriez me dire “Attends Romain, il y a eu tout de même beaucoup de festivals en ligne !", et vous auriez raison. Mais ce n’est pas la même chose, tout le monde le sait. On ne ressent pas cette sentation de légèreté en atterrissant sur le tarmac de l'aéroport McCarran, quand on arrive super-motivé et plein d'espoir. On ne s’installe pas dans une villa pendant 40 jours en plein milieu d’un désert réaménagé pour abriter tous les excès. On ne monte pas les marches du Rio, on ne passe pas des journées entières dans l’unique but de mieux jouer le tournoi du moment, de passer chaque Day, d'avancer un pas après l'autre. Sans penser à rien d'autre.

Romain Lewis
Mon objectif ? Vivre un automne plein de chants au Rio. Avec un peu de chance, cela sera possible. Alors qu'en ligne... Je veux vivre deux mois pleins d'émotions, de joies, de... Lire la suite

[Blog] Sous influences

Par dans Général il y a 5 mois.

Romain Lewis Blog Team Winamax
On l’entend souvent : le poker est une école de la vie. Je souscris complètement à cette idée ! Pris à la légère, le poker est un passe-temps, un divertissement marrant. Mais il y en a pour qui ce jeu n’est pas du tout amusant. D’ailleurs, le simple fait de se demander pourquoi on n’aime pas le poker peut nous amener à évoluer sur le plan personnel. Attention : je ne dis pas que tout le monde devrait aimer le poker. Au contraire ! Nous ne sommes pas tous des compétiteurs, nous n’avons pas tous envie d’utiliser l’argent comme un outil, et nous n’apprécions pas tous de devoir cacher nos émotions et donner à la chance le pouvoir d’influer sur nos humeurs. L’instabilité – non seulement des émotions, mais aussi des gains et pertes – peut déranger. C’est logique ! Et c’est intéressant, je trouve, de se questionner là-dessus.

Oui, le poker est une école de la vie... mais si l’on choisit de s'y consacrer à fond, on se retrouve seul face à ses rêves. L’incertitude règne ! Souvent, il est bien difficile d’être certain que les choix que l’on fait sont les bons. Mon intérêt pour le jeu a grimpé en flèche dès lors que je me suis rendu compte qu’il me faisait progresser, qu’il me transformait en la personne que je voulais être. Les choses auxquelles je me confrontais intérieurement en jouant ont naturellement fait de moi quelqu’un de plus calme, plus patient, plus à l’écoute de moi-même, et moins influencé par les résultats, « result oriented » comme on dit en anglais (« J’ai gagné, c’est donc forcément que j’ai bien joué »). Bon, OK, il me reste encore pas mal de défauts que le poker n’a pas corrigés, ça serait trop facile sinon, mais j’aime me concentrer sur le positif ! D’ailleurs, je prétends être moins RO mais en y réfléchissant... Lire la suite

[Blog] Le temps de la réflexion

Par dans Life Style il y a 8 mois.

Romain Lewis Blog

Pour écrire ce blog j’ai dû me forcer à fermer quelques pages Internet. Mon cœur bat assez fort, j’ai déjà usé un taux d’énergie très élevé ce matin. Ça fatigue de voir du monde. Des milliers de personnes même ! Non, rassurez-vous je n'ai pas enfreint les gestes barrières en participant à une énorme fête clandestine. J'ai simplement passé la matinée à regarder d'anciens concerts et festivals live de ces dernières années, histoire de me faire mon propre petit show privé. Résultat : ça fait deux heures que je chante à tue-tête dans mon petit appartement !

C’est ce contact, cet échange d’énergie, de passion et d’amour qui manque le plus à ma vie actuellement. Je réalise petit à petit que, depuis l’âge de quatre ans, je me suis régulièrement retrouvé dans une foule qui chante à l'unisson. Et aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trouvé ça merveilleux. Ça me donne des frissons, ça remplit mon corps de légèreté et d’optimisme. Me voilà dans la période la plus longue dont je me souvienne sans rencontrer d'étrangers, passionnés par les mêmes petites choses de la vie : ce sentiment d’union, de passion commune et d’échange. Que ce soit dans un stade, autour d'une scène perdue au milieu de la forêt ou dans une gigantesque salle remplie de tables de poker, ce bourdonnement me manque.

Cependant, je veux croire que dans les mois et années à venir, ces moments seront d’autant plus spéciaux que l'on aura tous vécu sans, pendant une période bien plus longue que ce qu'on aurait imaginé. Je n’écris pas ces lignes pour me plaindre, bien au contraire. Je les écris pour me raconter une histoire en laquelle j’ai envie de croire. Une histoire envisageant un futur où on sera tous encore plus ancrés dans le présent, dans les... Lire la suite

[Blog] Live/online : mes différences à moi

Par dans Tournois LiveTournois Online il y a plus d'un an.

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Hello tout le monde, j’espère que vous allez bien ! 

L’heure de la rentrée sonne pour moi, la vraie rentrée ! Après un rare été loin du poker, c'est le moment de me replonger dans le vif du sujet : le jeu online.

Pendant de nombreuses années, tous mes axes de progression et de motivation étaient basés autour d’événements ou objectifs en live, tout simplement parce que c’est ce que je préférais et là où je pensais tirer le plus de bénéfices, à la fois en terme d'argent mais aussi pour mon équilibre. Mais ça ne veut pas dire que je n’aime pas le grind online, loin de là.

Le live nous manque tous, c’est certain. C'est durant ces rares moments que nous vivons le plus intensément, que l’on vit les deep runs les plus mémorables, où les décisions restent en mémoire. Chaque impact, chaque vibration, chaque main mémorable l’est davantage en vrai que sur le monde virtuel car nous le vivons entièrement, par tous nos sens. Je n’écris pas ce blog pour me remémorer le bon vieux temps lors des tournois live, je l’écris pour me rappeler à quel point le jeu online est un autre challenge, mais un challenge tout aussi interpellant et réel. En réalité, c’est le même jeu, sans être le même exercice. C’est difficile de le comparer à un autre domaine. Mais tout de même, voici les différences majeures pour moi entre le poker live et online.

La variance

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C'est un gros sujet. On pourrait parler de plein de variances différentes, et il est certain que les deux exercices (live et online) vont nous faire réagir à différents types d’éléments difficiles à accepter pour nos cerveaux. La variance online, il faut savoir la subir durant une session. Il est plutôt facile de ne pas balancer sa souris et son clavier lorsque l’on perd un... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 6)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

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Résumé de l'épisode précédent : alors que vient de sonner le dinner break du Day 5, il ne reste plus que 237 joueurs en course sur le Main Event des WSOP et le chipleader se nomme Romain Lewis ! Jusqu'où se poursuivra la belle histoire ? Réponse dans cette sixième et dernière partie fleuve.

Un retweet et je ferme tout. J’éteins la connexion avec le monde extérieur. Stéphane est là en avance pour me ramener à la villa. J’aperçois un petit sourire sur le coin de sa bouche. Ne vous attendez pas à une quelconque explosion de joie : ce sera la plus grosse expression d’excitation que nous vivrons ensemble durant ce dinner break. En grignotant un bout, le coach me raconte quelques anecdotes datant de sa carrière de tennisman. Il doit savoir que parler poker ne servirait pas à grand-chose. Je n’arrive pas à savoir s'il fait semblant d’être occupé sur son téléphone ou s’il l'est réellement mais on ne parlera pas beaucoup plus durant cette pause. C’est la grosse différence entre un coach et n’importe quel autre humain. Ici, à la place de Steph', en face d'un de mes amis ou connaissances, j’aurais eu beaucoup de mal à ne pas vouloir en savoir plus sur le déroulé du tournoi. Je prends une petite note mentale.

Ce genre de pause est ultra relaxant. Je fais quelques longueurs dans la piscine histoire de me rafraîchir et sortir quelques instants de cette chaleur infernale. Steph' me fait signe : il reste quinze minutes, c’est l’heure de repartir. Quelques mots d’ordre dans la voiture, peu ou prou les mêmes que d'habitude : patience, moment présent, rigueur et acceptation. Je réponds à ses encouragements avec un petit clin d’œil avant de refermer la porte. Le clin d’oeil de la confiance. J’ai une nouvelle pensée.... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

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Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

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Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 2)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus d'un an.

Résumé de l’épisode précédent : entre Romain Lewis et le Main Event des WSOP, l'histoire d'amour a débuté bien avant son premier voyage à Vegas, dès l'adolescence, lorsqu'il regardait, fasciné, les retransmissions du plus beau tournoi du monde sur YouTube. Pour sa troisième participation, Romain est plus excité que jamais à l'idée d'entamer le marathon...

Romain Lewis - Main Event WSOP Part 2
4 juillet 2019. Fête nationale américaine. Pour les joueurs de poker, un autre genre de feu d’artifice : le coup d’envoi du plus beau tournoi du monde. J’ai choisi le Day 1A comme point de départ du Main Event et pour l’instant, mon Vegas 2019 à un goût de piquette en comparaison du millésime 2018. Je compte 3 min-cashes seulement, pour un total de 6 500 $ de gains. Décrit comme ça, c’est pas si mal mais je ne parle ici que des rentrées brutes : en comptant les 22 tournois où je n’ai pas fait de résultat, on arrive à une ardoise dépassant les 40 000 €. Heureusement, ce n’est pas la première fois que je subis un run aussi mauvais en aussi peu de temps, et l’impact est bien moindre qu’il ne l’aurait été il y a quelques années. Au contraire, même : ma motivation est au plus haut car j’ai conscience que le tournoi qui va débuter peut changer plus que mon Vegas, plus que mon année. Il pourrait changer ma vie.

Avant l’heure H, je me suis fixé quelques lignes de conduite à suivre méticuleusement au cours du Day 1. Premier objectif : faire preuve d’assez de recul pour visualiser le tournoi dans son intégralité (dix journées, tout de même !), savoir à quel moment se joueront les mains clés, et garder en tête que le Day 1 ne représente que les premiers kilomètres d’un marathon. Ce Day 1 est forcément plus important que tous les autres Day 1 de l’année : il ne... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 1)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 2 ans.

Romain Lewis
On est le deuxième dimanche du mois de septembre. Les Winamax Series tournent à plein régime et normalement, ma tête devrait être occupée à une chose et une seule chose : la compétition online. Depuis mes 18 ans (c'était il y a six ans, déjà !), je n'ai pas loupé une seule édition des Series. L’idée de jouer tous ces gros events devrait faire battre mon coeur plus fort, comme d’habitude, mais aujourd’hui j'ai la tête d’ailleurs. C’est bien de ça dont je vais parler dans cet article (et les prochains) : pourquoi, deux mois après les faits, mes pensées continuent de régulièrement m'emmener à Vegas ? Comment ai-je vécu intérieurement les dix journées du Main Event des WSOP ? Comment j'ai fait pour passer des 60 000 jetons de départ à une apogée de 12,5 millions sept jours plus tard ? Dans la tête d’un... gars en plein rêve éveillé, c’est parti !

L’édition 2018 du Main Event fut la deuxième plus grosse de l’histoire des WSOP. Un tournoi qui accueille 8 500 joueurs mais en fait rêver tellement plus. Le rêve américain, avec deux cartes en mains. Un rêve que je me prends encore à vouloir revivre un peu trop souvent, en remontant mon fil d'actualité Instagram. Une poignée de photos, mais surtout des tas et des tas de sentiments toujours aussi puissants…

Accepter le résultat

Retour en arrière. Nous sommes au lendemain de mon élimination en 60e place. Je suis complètement dans les vapes. Session « cool down » avec le coach Stéphane Matheu. Les thèmes : acceptation et analyse de la performance. Il y avait beaucoup de points positifs à retirer mais le plus important était d’accepter le fait que j'allais avoir mal pendant un bon moment. Combien de temps ? Impossible de savoir, mais il était certain qu'essayer de... Lire la suite