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Après une année 2018 exceptionnelle marquée par trois podiums WSOP, le jeune Bordelais n'a qu'un objectif : s'installer parmi les meilleurs joueurs du monde !

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[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 5)

Par dans Tournois LiveLife Style il y a 18 jours.

Romain Lewis Blog Facebook

Résumé de l'épisode précédent : passé à une river de l'élimination suite à une longue période card dead et deux lancers de pièce perdus, Romain Lewis s'est complètement relancé dans ce Main Event des World Series of Poker grâce à un brelan floppé parfaitement rentabilisé. Nous sommes en fin de Day 4, le Bordelais est en table TV secondaire et le meilleur reste à venir...

En une heure de live, on joue environ vingt-cinq mains. Sur le Main Event des WSOP, ce chiffre se situe plutôt autour de vingt. On reçoit une paire d’As toutes les deux cent vingt et une mains en moyenne, ce qui équivaudrait donc à une fois par jour environ. Si je devais choisir le moment où je la découvre, j'opterais pour le dernier niveau, celui qui vaut le plus d’oseille.

Deux heures restantes au compteur pour aujourd’hui. Dernier niveau atteint. Cartes distribuées. Les voilà, deux beaux Aces. Un petit sentiment de légèreté envahit mon corps. Je n’ai toujours pas joué assez d’heures pour être intérieurement indifférent à ces moments trop rares. Sans trop me précipiter, je saisis quatre jetons oranges, les cale entre mon index et mon pouce et les pose juste derrière la ligne blanche. J’aperçois un bâillement chez un de mes voisins de gauche alors qu'il rend ses cartes. Je me rends compte que la combinaison Deliveroo sushis / saut dans la piscine de la villa il y a quelques heures lors du dinner break était la bonne. Je me sens bien frais. Encore plus muni de ce monstre.

Kiss my aces

Cela fait une minute que le joueur canadien deux crans à ma gauche hésite. Une voix s'infiltre dans ma tête : « Sur-relance moi, je t’en supplie. » Je jette un coup d’œil à son stack et aperçois qu’il détient autant de jetons que moi. Je ne vais... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 4)

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Résumé de l'épisode précédent : au terme d'un Day 3 en formes de montagnes russes émotionnelles avec plusieurs coups d'une intensité folle, Romain Lewis a réussi à atteindre pour la première fois les places payées du Main Event des World Series of Poker. Mieux, le Bordelais possède un très joli tapis qui lui permet d'espérer aller encore bien plus loin. Alors que l'écrémage va commencer, Romain regarde lui vers le haut...

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Matin du Day 4. 10 A.M. comme on dit de ce côté de l'Atlantique. Je vous passe le rituel matinal, aujourd’hui tout va trop vite. Plus d’un millier de rescapés ont eu le temps de souffler et de se reposer depuis la veille au soir. Le bonheur des centaines de shortstacks est rapidement interrompu par la réalité de la situation. Le plan survie a fonctionné mais ce n'était pas le plus difficile. Le plus angoissant peut-être mais pas le plus difficile. La prochaine étape, les prochaines blindes, les prochaines orbites : toutes occasionneront des pertes.

J’ai une pensée qui me tourne dans la tête. D'un côté, il reste 15% du field donc je pourrais me croire loin dans le tournoi ; sauf que de l'autre, si l'on raisonne purement en nombres d'heures de jeu, je ne suis même pas au tiers du parcours pour aller jusqu'au bout. C’est assez étrange. Je dois me défaire de cette pensée car elle est négative mais bon… je n’arrive pas à croire que je n'en suis potentiellement qu'au tiers de mon tournoi.

Lancers de pièces capricieux

J’arrive parmi les premiers à ma table. J’ouvre mon sac. La pression monte un peu. En l’espace de deux minutes la table se remplit, la motivante et iconique musique des WSOP résonne dans l'Amazon. Des "good luck" collectifs fusent autour de la table. De "véritables"... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 3)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 2 mois.

Résumé de l’épisode précédent : plus motivé et concentré que jamais au départ d'un tournoi qui le fait rêver depuis l'adolescence, Romain Lewis a franchi sans trembler les deux premières journées du Main Event des WSOP 2019, après avoir fait face à quantité de spots compliqué. Mais les places payées sont encore loin : le marathon ne fait que commencer...

Romain Lewis
En ouvrant les yeux le matin de ce huitième jour de juillet 2019, je remarque une détermination interne entièrement renouvelée. La veille, j’ai galéré tout du long mais j’ai réussi à finir le Day 2 à mon plus haut point. Place à une toute nouvelle journée. Et qui dit nouvelle journée dit nouvelles ambitions… et nouvelles histoires à inventer.

Le soleil tape à travers les fenêtres. Je sors du lit et constate que le réveil était sur le point de sonner. Petite satisfaction que d’avoir battu la sonnerie sur la corde. Comme si j’avais dormi exactement le temps qu’il fallait ! C’est peut-être un bon signe. Le matin du Day 3 du Main Event des WSOP, on prend tous les bons signes qui se présentent.

Une chose qui est sûre : la journée va être longue. Une autre qui l’est moins : les places payées. Elles seront atteintes en fin de soirée… ou alors, dans le pire des cas, le lendemain, dès le début du Day 4. Un flash me traverse l’esprit : je suis éliminé juste après le coup d’envoi du Day 4, sans être ITM. Je réalise aussitôt que je suis en train de me projeter, ce qui va à l’encontre de mon objectif principal (primordial, même !) sur l’ensemble du tournoi. À savoir : éviter à tout prix de se projeter dans le futur et/ou de buter sur le passé, et rester dans le moment présent.

Pour le coup, c’est un objectif agréable : là tout de suite, en ce matin du Day 3, le... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau (Part 2)

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 7 mois.

Résumé de l’épisode précédent : entre Romain Lewis et le Main Event des WSOP, l'histoire d'amour a débuté bien avant son premier voyage à Vegas, dès l'adolescence, lorsqu'il regardait, fasciné, les retransmissions du plus beau tournoi du monde sur YouTube. Pour sa troisième participation, Romain est plus excité que jamais à l'idée d'entamer le marathon...

Romain Lewis - Main Event WSOP Part 2
4 juillet 2019. Fête nationale américaine. Pour les joueurs de poker, un autre genre de feu d’artifice : le coup d’envoi du plus beau tournoi du monde. J’ai choisi le Day 1A comme point de départ du Main Event et pour l’instant, mon Vegas 2019 à un goût de piquette en comparaison du millésime 2018. Je compte 3 min-cashes seulement, pour un total de 6 500 $ de gains. Décrit comme ça, c’est pas si mal mais je ne parle ici que des rentrées brutes : en comptant les 22 tournois où je n’ai pas fait de résultat, on arrive à une ardoise dépassant les 40 000 €. Heureusement, ce n’est pas la première fois que je subis un run aussi mauvais en aussi peu de temps, et l’impact est bien moindre qu’il ne l’aurait été il y a quelques années. Au contraire, même : ma motivation est au plus haut car j’ai conscience que le tournoi qui va débuter peut changer plus que mon Vegas, plus que mon année. Il pourrait changer ma vie.

Avant l’heure H, je me suis fixé quelques lignes de conduite à suivre méticuleusement au cours du Day 1. Premier objectif : faire preuve d’assez de recul pour visualiser le tournoi dans son intégralité (dix journées, tout de même !), savoir à quel moment se joueront les mains clés, et garder en tête que le Day 1 ne représente que les premiers kilomètres d’un marathon. Ce Day 1 est forcément plus important que tous les autres Day 1 de l’année : il ne... Lire la suite

[Blog] Un Vegas qui me colle à la peau

Par dans Tournois Live il y a 9 mois.

Romain Lewis
On est le deuxième dimanche du mois de septembre. Les Winamax Series tournent à plein régime et normalement, ma tête devrait être occupée à une chose et une seule chose : la compétition online. Depuis mes 18 ans (c'était il y a six ans, déjà !), je n'ai pas loupé une seule édition des Series. L’idée de jouer tous ces gros events devrait faire battre mon coeur plus fort, comme d’habitude, mais aujourd’hui j'ai la tête d’ailleurs. C’est bien de ça dont je vais parler dans cet article (et les prochains) : pourquoi, deux mois après les faits, mes pensées continuent de régulièrement m'emmener à Vegas ? Comment ai-je vécu intérieurement les dix journées du Main Event des WSOP ? Comment j'ai fait pour passer des 60 000 jetons de départ à une apogée de 12,5 millions sept jours plus tard ? Dans la tête d’un... gars en plein rêve éveillé, c’est parti !

L’édition 2018 du Main Event fut la deuxième plus grosse de l’histoire des WSOP. Un tournoi qui accueille 8 500 joueurs mais en fait rêver tellement plus. Le rêve américain, avec deux cartes en mains. Un rêve que je me prends encore à vouloir revivre un peu trop souvent, en remontant mon fil d'actualité Instagram. Une poignée de photos, mais surtout des tas et des tas de sentiments toujours aussi puissants…

Accepter le résultat

Retour en arrière. Nous sommes au lendemain de mon élimination en 60e place. Je suis complètement dans les vapes. Session « cool down » avec le coach Stéphane Matheu. Les thèmes : acceptation et analyse de la performance. Il y avait beaucoup de points positifs à retirer mais le plus important était d’accepter le fait que j'allais avoir mal pendant un bon moment. Combien de temps ? Impossible de savoir, mais il était certain qu'essayer de bloquer... Lire la suite

[Blog] Mes devoirs de vacances

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Romain Lewis Blog

Cela faisait quelques années que j'avais échappé à ce système de notation que j'aimais tant... ou pas. Sauf que maintenant, je suis mon propre prof', et c'est assez kiffant !

J'écris ce blog aujourd'hui pour répondre à une question que je me posais continuellement il y a quelques années. Comment faire pour se poser de réels objectifs, même sur le court terme, dans une discipline où la variance est si omniprésente ?

Je vous écris à quelques jours de mon départ pour mes troisièmes WSOP, synonyme de ma troisième année avec le W rouge sur le cœur. Je suis super heureux d’avoir réussi à trouver ma voie (et ma voix, au moment d’enregistrer mes épisodes de Dans la Tête d’un Pro, mais ça c’est autre chose). J’adore ce que je fais au quotidien, le jeu me passionne davantage tous les jours mais l’un de mes travaux les plus difficiles reste de rationaliser ce que je fais jour après jour. Comment savoir si mon travail est bon ou complètement inutile ? Comment savoir combien d’heures je dois consacrer à chaque compartiment de mon jeu que je souhaite améliorer ? Comment me battre avec mon ennemi juré la procrastination, tout en profitant du confort que m’offre ce style de vie ? Jusqu’à quel point faut-il souffrir pour réussir ?

À ces quelques questions que je me pose fréquemment, la réponse réside principalement dans la création d’objectifs ultra précis et très personnels. Pour la deuxième fois de l’année je vais vous partager mes objectifs et je préfère vous prévenir, ils seront beaucoup plus complets. Car après les Winamax Series, place cette fois au live, et aux World Series of Poker ! Via cet article, je compte vous faire rentrer plus en détails dans ma méthode de travail, en grande partie parce que j’aurais moi-même aimé... Lire la suite

[Blog] SVT ? Non, MTT !

Par dans Général il y a plus d'un an.

Romain Lewis Blog

Vendredi 4 avril 2014

Chapitre 1 : les relations entre organisations et mode de vie. Les angiospermes sont des organismes vivants végétaux évoluant pour la plupart entre la terre et les airs. Leur classe regroupe toutes les plantes à fleurs produisant des fruits. Pour survivre, ils ont besoin de ressources qu’ils trouvent dans leur habitat, le sol (eau et ions) et l’air (CO2). Ils utilisent aussi l’énergie lumineuse pour la convertir en énergie chimique lors de la photosynthèse. Ils ne peuvent pas se déplacer pour se procurer leur nourriture, se mettre à l’abri…

Le temps ne m’a jamais semblé aussi long et pourtant, cela ne fait que 17 minutes et 30 secondes que j'ai attaqué ma première heure de cours de l’après-midi. Le pire avec cette première heure, c’est qu’elle est suivie d’une deuxième heure. Avec ce même prof. Celui qui ressort la même fiche depuis les temps immémoriaux, lorsqu'il a abandonné toute espoir en la curiosité d’un groupe d’adolescents au sujet de "la vie fixée des plantes". Il se venge généralement lors du rendu des copies quand les mots "exécrable" et "insuffisant" fleurissent en lettres capitales sur le haut de nos copies.

J’ai cessé d’essayer de comprendre pourquoi nous sommes sans cesse évalués, classés, comparés et punis dès le plus jeune âge. Je n’ai aucune motivation interne pour comprendre ce cours en dehors de l’évaluation finale. Je sais que je le réviserai la veille du contrôle, histoire de m’en sortir à peu près correctement - avec un peu de chance -, mais dans quelques mois tout sera oublié. D'ailleurs, j’espère que ce sera un QCM. J’aurai juste à discrètement jeter un coup d’œil sur les réponses de Noa ou Maël, les deux vraies machines à apprendre de la classe. J’admire... Lire la suite

[Blog] L'année du déclic

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

L'année qui vient de s'achever fut ma quatrième sur le circuit (la troisième en tant que professionnel), ainsi que celle dont je suis le plus fier de ma petite carrière. 120 tournois dans 14 destinations, 35 avions pris, des hauts, des bas, des moments magnifiques et d'autres plus durs, mais surtout une tonne d'émotions positives dont je me souviendrai toute ma vie. C'est l'heure du récap d'une année incroyable sur le plan personnel.

En début d'année, mes objectifs étaient clairs : jouer le plus possible en live et prendre le meilleur de mes coéquipiers en m'inspirant de leurs performances et de leurs forces mentales pour espérer remporter un titre. Je ne suis pas loin de cocher toutes les cases. 

Si je peux parler de déclic cette année, ce n'est pas sur le plan technique. Je n'ai pas découvert de move secret pour faire spew mes adversaires. Ce n'est pas non plus Davidi qui m'a refilé son secret pour interpréter des tells invisibles à l'oeil nu. En fait, j'ai simplement compris une leçon que m'ont transmis les nombreux top joueurs que j'ai pu croiser au fil de mes tournois. Comme l'a parfaitement expliqué João dans son dernier blog, la réussite au poker passe par une constante bataille contre soi-même.

J'ai bouleversé la réflexion, le temps et les efforts que je consacrais à ma manière d'aborder ce jeu. L'organisation de mes déplacements, de mes sessions, ou même mon régime alimentaire, tous ces éléments ont été mon déclic. Je n'ai pas joué pour jouer : j'ai joué pour progresser. Commettre une erreur ne constitue plus une honte, mais au contraire un point de départ intéressant pour travailler mon jeu. Je ne veux plus cacher les émotions qui intéragissent avec ma manière de jouer, j'essaie au contraire de les accepter et de... Lire la suite

[Blog] Les mains les plus folles de ma carrière (Partie 2)

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Romain Lewis
Cela fait maintenant un bout de temps que je vous ai proposé la première partie de la retrospective des coup de poker les plus fous que j'ai joués. C'est rien de le dire : il s'est passé pas mal de choses depuis ! Lors de la rédaction du premier article, j’étais en pleine préparation de mes WSOP à Vegas : au moment de taper ces lignes, je m’apprête à entamer les WSOP-Europe à Rozvadov, en pleine campagne tchèque !

J’aurai pu écrire un blog entier rien que sur les coups que j'ai joués à Vegas cet été, mais je vais remonter un peu plus loin dans le temps et trouver quelques moments très marquants, pour essayer de décrire l’évolution dans ma réflexion : comment j’ai abordé le tournoi (ou la main) en question et ce que je peux en tirer. Dans ma première partie, je vous ai peut-être surpris avec quelques mains de ma période non-professionnelle. Entrons donc dans le monde des pros...

La partie la plus chère de ma vie

Le soleil tape fort en cette fin de mois d’août et ça fait un moment que je n’ai pas touché des cartes. Barcelone sonne souvent comme la reprise des hostilités pour les joueurs ayant disputé les WSOP à Vegas. Pour moi, c’est encore un peu plus que cela, une véritable rentrée des classes après un Euro extrêmement chargé. Nous sommes en 2016 : cela fait moins d’un an que je me considère comme joueur de poker professionnel et je dispute mon tout premier festival en terre catalane.

Huit mois auparavant, je jouais mon premier EPT à Prague et, grâce à un bon résultat sur un Side Event à 2 000 € (runner-up pour 80 000 €), j’ai joué mon premier High Roller à 10 000 € dans la foulée. Oui : c'était à peine une semaine après avoir pris la décision de passer pro ! Si vous vous dites que... Lire la suite

[Blog] L'été où tout a basculé

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Romain Lewis

[Note de la rédaction : Oui, le blog précédent de Romain appelait une deuxième partie, mais elle attendra un peu. Pour l'heure, place aux WSOP 2018.]

Dans les semaines qui ont suivi mon magnifique été du côté de Vegas [860 000 $ de gains, neuf places payées dont trois podiums WSOP, NDLR] on me posait sans cesse la même question : « Ça y est Romain, tu es redescendu ? Ou tu es toujours sur ton petit nuage ? » J’avais beau comprendre le sens de la question, je ne savais jamais quoi répondre. Je me contentais souvent de hocher la tête avec un sourire gêné avant de répondre : « Pas tout à fait. Je suis bien là-haut ! »  Entre vivre sur ce petit nuage gonflé d’énergie positive, entouré de bonnes ondes et des personnes que j’aime et redescendre « sur terre », où la vie serait a priori plus difficile, mon choix est vite fait ! D’ailleurs, cela fait bien plus de deux mois que j’y suis sur ce nuage. Ma mamie a beau me rappeler que ça ne va pas durer toute ma vie, j’ai quand même bien envie que ça continue le plus longtemps possible. Après tout, si je m’imagine sur un nuage toute ma vie, personne ne pourra me faire redescendre !

Objectif, je réécris ton nom

Reprenons depuis le début, au mardi 5 juin. Si cette journée marquait le top départ officiel de mes WSOP, le travail avait déjà commencé bien avant. Après avoir mis beaucoup d’effort dans la préparation mentale, j’ai redéfini quelques mots qui étaient pour moi primordiaux. « Objectif » était le premier. Bizarrement, dans ma tête, un objectif non réalisé correspondait à une défaite. Un objectif devait donc toujours être largement réalisable, afin de ne pas me décevoir. Repenser ce mot en me fixant des objectifs plus difficilement atteignables fut un déclic. Personne... Lire la suite