Pré-naissance, naissance et renaissance - Part 1/3

Par dans Général il y a plus de 11 ans.

14 mai 2008. La finale de l'EPT de San Remo a eu lieu un peu plus d'un mois avant cette date. Juste après, il y a eu la Grande Finale à Monte Carlo, où je jouais mon premier tournoi aux couleurs du Team Winamax. Je m'en souviens encore... Non pas parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai sauté d'un tournoi en perdant avec trois brelans consécutifs, mais parce qu'à ce moment, tout s'était enchaîné très vite pour moi. 

Ma finale en Italie, mon engagement comme joueur pro dans le Team Winamax, l'EPT de Monte Carlo, j'ai couru dans tous les sens en ce beau printemps 2008. Mais c'est bel et bien le 14 mai 2008, jour où j'ai posé pour les photos officielles sous le signe du W, que je réalise vraiment ce qui s'est passé : San Remo, et l'aboutissement d'un style de poker auquel je croyais (et crois encore, plus que tout)  qui a vu pendant quatre jours à San Remo la naissance d'un nouveau style de jeu - pas la consécration, je dois encore faire mes preuves.

C 'est donc en ce beau jour de mai que je réalise que je suis un vrai joueur de poker professionnel, moi qui ne m'étais jamais pris au sérieux dans cette discipline. J'avais fini ma gestation. Moumouth le pro est né.

En rentrant chez moi, fier de cet accouchement apres trois années de pratique, je me mets a rêver - les WSOP ne sont pas loin - d'un bracelet à Las Vegas, sans même imaginer que j'allais decrocher le plus beau des bracelets le soir même... Ma femme adorée m'annonce que nous attendons un enfant.

Les WSOP n'ont vraiment pas été un succès pour moi... Ma seule satisfaction a été l'immense joie que m'a procuré, devant mon ordinateur dans le sud de la france, la victoire de mon ami Davidi. J'étais... Lire la suite

Quand le FPT nous fait autant vibrer que l'EPT ou les WSOP

Par dans Tournois Live il y a plus de 11 ans.

Jean-Claude van Damme et Eric Koskas

J'avais déjà pris un énorme plaisir lors du FPT à Marseille; dans ma ville, au sein de l'emblématique stade vélodrome, avec Antony Lellouche et tous les participants, j'ai pu réaliser a quel point ma passion du poker était partagée. J'avoue même avoir été complètement bluffé par l'engouement et par l'organisation colossale; je n'aurais jamais cru ressentir ces sensations dans un tournoi qui se déroulait a une centaines de mètres de la maison.

D'habitude je fais mon sac à la dernière minute et fonce a l'aéroport pour sauter dans un avion qui me conduira le plus souvent à un autre avion (l'aéroport de Marseille ne desservant pas tous les hauts lieux du poker mondial) et j'appelle ma femme a 10 000km de là pour prendre des nouvelles de ma fille qui me manque déjà terriblement ayant voyagé pendant ce qui me paraissait être une éternité....

Mais le plus fou c'est qu'en allant à pied au vélodrome, je n'aurais jamais pensé vivre ces moments forts qui caractérisent la vie d'un joueur de poker de haut niveau avec la pression, la concentration, les joies, les souffrances. Quel bonheur ce fut de jouer ce tournoi a Marseille avec cette "bonne tension" dés le premier coup de cartes malgré le manque d'enjeu comparé a un EPT ou autre événement international

Lorsque j'ai perdu JJ contre A9 a Marseille j ai ressenti la même sensation d'amertume que lors de mes innombrables éliminations d un gros tournoi et puis après on a rigolé en faisant des HU et SIT AND GO entre éliminés sans enjeu et toujours aussi prenant

Je me suis dit c'est parce que j'étais a Marseille, chez moi , que tout le monde m'aime bien et me soutient tout au long de l'année , et... Lire la suite

Team Winamax: quand le poker devient un sport collectif

Par dans Tournois Live il y a plus de 12 ans.

13 joueurs, 1 manager , 1 entraîneur , des supporters...

Vegas est derrière moi et la saison a repris tambours battants


La saison 2008/2009 vient de commencer avec le PPT à Cannes et l’EPT Barcelone.

Depuis environ trois ans que je suis sur le circuit, je n’affectionne pas particulièrement le début de saison bien que les villes où se déroulent les tournois soient plus qu’agréables.

Mais cette année a une saveur toute particulière même si mon démarrage n’a vraiment pas été fameux. Tout d’abord à Cannes, où je n’ai pas pu développer mon jeu, ayant perdu les 3/4 de mes jetons en début de tournoi sur un board avec 4 trèfles où mon adversaire, après avoir checké la river, call mon bet équivalent à son tapis avec brelan d’as en me disant "je te mettais sur 2 paires" (lol).
A Barcelone je suis très vite monté a 32,000 jetons (tapis de départ : 10,000) avant de perdre dans l’avant-dernier niveau de la journée un pot monstrueux avec [Ah][2h] sur un flop
[3h][5h][Kd] (donc tirage quinte et couleur) contre [Ac][Ks]. Ce jeu peut être parfois aussi cruel qu'il n'est beau: la turn et la river sont As et AS. Sick…

Mais ce début de saison a une saveur toute particulière parce que...

Tout d’abord car je ne suis plus seul. J’attendais la rentrée des classes avec impatience, je n'avais pas vu mes co-équipiers depuis les WSOP pour la plupart, et ils m'avaient sincèrement manqué.

La Team Winamax est vraiment une famille, pas en or, mais en diamants.

Et ce n’est surement pas un hasard si lors des deux premiers tournois majeurs de la saison, deux joueurs du Team se sont hissés jusqu’en finale.

J'ai compris que le poker était un sport collectif et même si le but est d’émerger personnellement, je... Lire la suite