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EPT, WPT, WSOP : pas un circuit majeur n’a résisté à l’appétit de victoire du Belge du Team Winamax, qui n’est pas pour autant rassasié.

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[Blog] Ma liberté d'expressions

Par dans GénéralLife Style il y a 29 jours.

BlogDavidi

Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours kiffé les petites expressions. Je les ai rarement inventées, mais naturellement quand j’entends une expression qui me fait marrer, je la pique à son auteur, parfois sans même m’en rendre compte.

Dans ma jeunesse avec mes amis belges, nous avions tendance à communiquer énormément par le biais de petites phrases cultes ou autres punchlines. Alors quand je voyais d’autres personnes en dehors de mon cercle d’amis, on me prenait parfois pour un fou : les gens ne comprenaient pas trop ce que je racontais... Dans le milieu du poker, beaucoup ont en revanche adopté ces expressions, et aujourd’hui j'observe de nombreux fans les réutiliser, pour mon plus grand plaisir. 

Pour ce blog, j’ai donc décidé de faire une liste de mes expressions favorites. D'ailleurs, j'organise un sondage sur les réseaux sociaux de Winamax (Twitter, Facebook, Instagram) pour connaître les plus populaires ! Cela m’aidera à créer un « stream deck », que j’utiliserai lors de mes sessions de streaming. Je pense aussi à lancer une collection de hoodies avec vos expressions préférées...

Allez Salut ! 

À la base, on se disait « au revoir » comme ça avec mes potes. 

C’est tellement approprié de l’utiliser dans mon métier. Le but principal en poker de tournoi est de rester le dernier survivant en lice, donc cela passe par beaucoup d’éliminations. Et quoi de plus élégant qu’un « Allez salut ! » quand on bust un joueur ? Vous avez dû m’entendre le dire souvent, que ce soit lors des épisodes de Dans la Tête d’un Pro ou lors de mes sessions sur le Winamax Stream Gang.

Prononciation : il faut insister sur le « u » (Allez Saluuuuuuut !).

Utilisation au poker : une expression parfaite quand... Lire la suite

[Blog] Macao Royale

Par dans Life StyleCash Game Live il y a 4 mois.

Davidi Kitai Blog Team Winamax Macao Royale
Je me réveille, je suis à Macao, tour du Wynn Palace, 42e étage. J'entrouvre les stores, cent mètres plus bas la capitale asiatique du jeu s'étale devant moi. Il fait beau, même si comme d'habitude l'archipel est enveloppé de brume. Aujourd’hui : day off, car demain je joue le Main Event à 10 000 $ de l'Asian Pacific Poker Tour et j'ai envie d'arriver en forme. Mon programme du jour ? Rien ! Enfin, pas de poker en tout cas. Cela fait déjà plusieurs fois que le calendrier des tournois m'emmène à Macao, et à chaque fois c'est un vrai choc, toujours renouvelé.

On compare souvent Macao à Las Vegas. C'est vrai qu'il y a de loin quelques ressemblances évidentes, notamment esthétiques, mais tous les connaisseurs vous le diront : les deux n'ont rien à voir. Ici la fièvre du jeu est encore plus intense, les divertissements "adultes" qui font la notoriété de Vegas se font plus discrets, les bars, clubs et salles de spectacles sont peu nombreux et moins fréquentés : on vient à Macao pour jouer, et pas grand-chose d'autre. Les floors des casinos sont cinq fois plus étendus que ceux de Vegas, et à chaque table on gamble avec sérieux et application, de façon monomaniaque, religieusement pourrait-on dire. Cela en est presque flippant ! Mais les vieux quartiers de la ville, ses églises et bâtiments coloniaux, son dédale de ruelles où planent encore l'influence portugaise du XVIe siècle donnent à Macao ce supplément d'âme qui manque souvent à Las Vegas, parc d'attractions en carton-pâte ayant subitement poussé dans le désert au milieu du siècle dernier.

Je vais déjeuner avec Jimmy Guerrero, qui est ici chez lui ou presque. Il connaît les cash-games de Macao et leur faune comme sa poche. Entre deux raviolis, il me parle d’une partie de No-Limit... Lire la suite

[Blog] 2019, une année en trompe-l'oeil

Par dans Général il y a 8 mois.

Davidi Kitai Blog Facebook

Comme la tradition l’exige et avec un petit peu de retard, voici mon compte-rendu de l’année écoulée et mes projets pour l’année à venir !

2019 fut exceptionnelle pour moi d’un point de vue personnel, mais mon année poker a été plus compliquée : c’est ma troisième année perdante depuis que j’ai débuté les tournois live en 2007. Rien de catastrophique non plus, jugez plutôt :

Résultats de mes tournois live

Total de mes buy-ins : 459 887 €
Total de mes gains : 333 436 €
Résultat net = - 126 451 €
ROI (retour sur investissement) : - 27% 

Même si cette perte peut paraître élevée, elle est à relativiser : en effet, l’échantillon de tournois joués en une année n’est pas suffisant pour pouvoir en faire un constat définitif. 

J’ai joué 76 tournois, en incluant les re-entries, pour un total de 17 ITM (22%), ce qui représente mon record en terme de places payées sur une année. Même si cette statistique prouve une certaine régularité dans mon jeu, elle n’est pas particulièrement positive car je n’ai concrétisé aucun de ces ITM avec une victoire ou un classement proche d’une victoire : je n'ai jamais fait mieux que 8e, un rang atteint à trois reprises. Certes, j’ai manqué le coche lors de mes deux deepruns sur les Highrollers à 25 000 $ des Bahamas, d’abord au PCA (8e pour 112 040 $) et ensuite au partypoker MILLIONS (11e pour 90 000 $). La faute à des confrontations inévitables qui auraient pu faire toute la différence sur le bilan financier de mon année...

Davidi
En dehors de la variance, ces statistiques peuvent aussi refléter un des problèmes rencontrés dans mon jeu cette année : d'être trop prudent à l’approche des places payées, et me se retrouver short stack trop souvent. Cela diminue... Lire la suite

[Blog] Poker face

Par dans Tournois Live il y a 11 mois.

Blog Davidi Kitai

Avec un titre pareil, je vous vois venir, alors coupons court tout de suite : la poker face, ce n’est pas seulement une chanson bien connue de Lady Gaga. C’est aussi (et surtout en ce qui nous concerne) quelque chose d’important pour tout joueur de poker live. Je ne vous l’apprends pas, elle désigne le comportement d’un joueur à table quand il joue une main. Une poker face optimale est lorsqu’on arrive à garder un visage impassible, qui ne donne aucun indice à l'adversaire.

Cet exercice est difficile. Savoir rester de marbre dans une situation de stress ou d’excitation n’est pas donné à tout le monde. Heureusement, c’est un élément qui peut aussi être travaillé, devant son miroir par exemple ou lors de parties entre amis.

À la table de poker, il est essentiel de pouvoir maîtriser nos émotions, de laisser transparaitre un minimum d’informations ou, du moins, ne laisser transparaitre que l’image que l’on veut donner. Il est primordial d’avoir une attitude constante tout au long du tournoi, en misant toujours de la même façon et en gardant une poker face cohérente. L’objectif principal est d’éviter de se faire exploiter par n’importe quel observateur de la table, qui pourra se baser sur des déductions simples pour nous lire parfaitement.

Voilà pour le concept général. Voyons maintenant les différents types de poker faces que l’on peut rencontrer sur le circuit professionnel. Je les ai classées en quatre grandes catégories, chacune dotée de ses propres forces et faiblesses.

Poker face "œil du tigre"

Phil Ivey

Exemples : Phil Ivey, Alex Foxen, Mike McDonald, Fedor Holz, Ole Schemion…

On fixe notre regard imposant droit dans les yeux de notre adversaire tout au long de la main. Le but recherché est de... Lire la suite

[Blog] Au bout de mon rêve

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Blog Davidi Kitai

La première fois que j’ai joué le Main Event des World Series of Poker, alias le plus beau et le plus gros tournoi de poker au monde, c’était en 2006. À l’époque, je m’étais qualifié online pour quelques centaines de dollars. Rien qu’à l’idée de jouer ce tournoi mythique, j’avais vraiment ressenti une sensation exceptionnelle. L’atmosphère y était électrique et, très vite, je m’étais senti dans mon élément. J’avais monté une tonne de jetons au Day 1, éliminant presque tous les joueurs de ma table, hormis l’ami Guignol, qui avait passé la journée avec le tapis de départ.

La suite fut moins rose : au Day 2, malgré cet énorme tapis, je n’avais pas tenu longtemps à cause d’une paire de Dames complètement surjouée, face à un adversaire avec encore plus de jetons que moi qui détenait une paire de Rois. C’est la première leçon que j’ai retenue : pouvoir (et devoir) abandonner des grosses mains.

A Kitbul with a dream

Année après année je relativisais un peu plus mon élimination. C'était une occasion pour moi de me remettre en question, d’apprendre de mes erreurs pour revenir plus fort la fois suivante avec, bien sûr comme objectif final, de le gagner un jour. D’ailleurs, pour être honnête, cela représente plus un rêve qu’un objectif. Avec plus de 8 000 joueurs et la variance inhérente au poker, il est presque impossible de gagner ce tournoi sur un échantillon aussi court que celui que représente une vie humaine.

En 2007, j’avais... Lire la suite

[Blog] Dessine-moi un joueur

Par dans Général il y a plus d'un an.

Davidi Kitai
Qu’est-ce qui fait un bon joueur de poker ? Plein de choses, mais aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de quelques qualités ô combien primordiales mais trop souvent sous-estimées…

L’acceptation

« L’art d’apprendre à accepter ce que nous ne pouvons changer. » - Marc Aurèle

C’est un avantage considérable dans la vie de tous les jours que de pouvoir lâcher prise, d’être capable d’affronter nos pensées et émotions négatives sans y réagir de manière contre-productive. Accepter les évènements, c’est voir diminuer ses niveaux d’aigreur, d’anxiété et de culpabilité. Accepter les évènements, cela permet aussi de mieux se connaître, et d’éviter de se juger trop sévèrement.

L’acceptation équivaut précisément à nous adapter à toutes les sortes de changements divers et variés qui peuvent à tout moment faire irruption dans notre vie, en modifiant notre manière de les percevoir pour y faire face plus efficacement.

Au poker, je vois deux sortes d’acceptations :

D’abord l’acceptation des facteurs qu’on ne peut pas maîtriser, autrement dit la variance. La plupart des pros savent bien qu’il est contre-productif de se focaliser sur la malchance, et sont donc capables de réagir positivement à la suite d’un bad beat : le tilt qui peut ensuivre est généralement moins marqué que chez un joueur moins expérimenté. Cela étant, après toute une série de mauvais coups, bien rares sont les joueurs parvenant à maintenant leur « A-game » : on est toujours un peu affecté, même inconsciemment.

Puis il y a l’acceptation de ses propres erreurs. Beaucoup plus compliqué à gérer ! Lorsque l’on est seul responsable de nos actions, on est aussi seul face à ses démons et ses erreurs. Il est malgré tout impératif de passer par cette phase... Lire la suite

[Blog] 2018, année héroïque

Par dans Tournois Live il y a plus d'un an.

Blog Davidi Kitai

L’heure est venue de tirer le bilan de mon année 2018. J’ai fait de cet article une tradition au fil des ans, où j’en profite pour disséquer mes résultats et tirer les conclusions pour l’année à venir. L’an passé, j’évoquais une année perdante, la deuxième seulement en onze ans sur le circuit. J’en avais néanmoins retenu beaucoup de positif et m’étais engagé sur de bonnes résolutions pour 2018. 

Voyons tout de suite ce que cela donne en chiffres. Mon année 2018 c’est 16 places payées, 7 tables finales, 2 victoires et 1 368 000 € de gains bruts. Je termine 45e du classement GPI, 35e du Player of the Year et 3e du classement Livepoker.

En clair, c’est une excellente année. J’ai joué quelque chose comme 65 tournois - ce qui ne représente pas un volume énorme -, pour un total d’environ 500 000 € de buy-in, soit un ROI de 160% !

Ces résultats très satisfaisants sont essentiellement dû à mes belles performances réalisées à Barcelone lors du partypoker MILLIONS, et en grande partie ma victoire à 700 000 € sur le Super High Roller à 25 500 €. C’est la deuxième meilleure année de ma carrière en terme de résultats bruts, derrière 2014 où j’avais gagné plus de 2,3 millions de dollars.

Forcément, je retire de ces résultats une énorme satisfaction, d’autant que cette année fut également très riche d’un point de vue personnel, avec la naissance de ma petite Nell - dont je parlais notamment dans mon blog précédent. Le fait d’avoir réussi à garder le cap sur ma vie professionnelle, avec toutes les émotions fortes vécues cette année est une grande fierté pour moi. Cela prouve que le bonheur et la performance peuvent être directement liés. Si, par rapport à d’autres jeunes grinders, j’ai moins de temps pour envoyer un gros... Lire la suite

[Blog] La plus belle des excuses

Par dans Tournois Live il y a plus de 2 ans.

Blog Davidi

Alors que j'écris les premières lignes de ce blog, nous sommes à quelques jours de l'accouchement de ma femme Caro. Ce qui signifie, et je tremble en y pensant, qu'à l'heure où vous les lisez, je suis donc papa ! S'il est difficile d'imaginer le bonheur que cette nouvelle va nous procurer, une chose est certaine : nous avons hâte de découvrir la petite tête qui va illuminer nos vies. On ne se rend pas forcément compte à quel point les neufs mois de grossesse sont longs et éprouvants pour une future maman avant d'être confronté à cette interminable attente. J'en profite pour tirer mon chapeau à chacune d'entre elles, la mienne bien sûr, et surtout Caro : votre courage est exemplaire.

Pour la première fois de ma carrière, j'ai dû cette année faire face à une décision qui n'est jamais facile à prendre pour le passionné que je suis. Arrivé au mois de juin, je me suis posé la question fatidique : Vegas or not Vegas ?

Les World Series of Poker à Las Vegas, c'est le festival le plus important de l'année, un rendez-vous immanquable pour tout joueur de tournoi. Outre la fameuse course aux bracelets, c'est surtout une opportunité de gagner plus facilement qu'ailleurs de jolies sommes, avec des fields peuplés d'amateurs et de joueurs peu aguerris aux enjeux qui les attendent. J'y suis d'ailleurs plutôt régulier dans mes résultats depuis maintenant douze années et, grâce à l'expérience que j'y ai accumulée, je ressens mon edge grandir à chaque nouvelle visite. À croire que le style passif qui caractérise les joueurs d'outre-Atlantique me réussit plutôt bien.

Davidi et Caro

Dylan "hsifhsifhsif ", Davidi, Caro et Marvin Dupré au SISMIX

D'un point de vue des priorités, il n'y avait bien entendu pas photo : mon rôle de... Lire la suite

[Blog] Grande Finale WiPT : Top 5 des erreurs à éviter

Par dans Tournois Live il y a plus de 2 ans.

Davidi

Le Main Event de la Grande Finale du Winamax Poker Tour approche à grands pas : le coup d'envoi du Day 1A du sera donné le jeudi 1er mars à dix heures pétantes. Le moment est donc venu de commencer à se préparer pour ce grand événement, qui rassemble chaque année de nombreux qualifiés. Au fil des années, j’ai pu observer quelques erreurs courantes sur ce genre de tournois comptant une majorité d’amateurs ou de joueurs semi-professionnels. Bien sûr, je ne veux pas généraliser. Certains joueurs plus aguerris ne font plus ce genre d’erreurs, ce qui leur donne un avantage considérable sur le reste du field. Dans ce blog, j’ai choisi de lister cinq leaks fréquents afin de vous offrir les clés d’un WiPT réussi.

Limp / fold avec moins de 15 blindes 

Une erreur classique des joueurs amateurs est de trop limper avec des jeux moyens. Je l’ai constaté souvent : peu importe la position, parfois même avec moins de 10 blindes, et sur une table composée de nombreux short stacks. Pas étonnant dans pareil cas de rencontrer derrière un joueur qui trouve une belle main pour faire tapis, ou d’autres qui profitent de cette blinde « offerte » pour shove avec une range plus large.

Dans l’absolu, ce n’est pas toujours une erreur d’adopter une stratégie de limp dans des tournois où la moyenne est basse, mais il est nécessaire d’équilibrer sa range de limp et de le faire de temps en temps avec des mains très fortes. 

Limper avec une main à potentiel comme Dame-Valet assortis peut permettre de jouer un pot en multi-way et ainsi de gagner gros si on touche du jeu au flop. L’inconvénient est qu’on réalisera trop peu souvent notre équité s’il y a trop de joueurs avec des tapis dans une zone de shove... Lire la suite

[Blog] 2017, année perdante mais...

Par dans Général il y a plus de 2 ans.

Blog Davidi Kitai

Chaque année j’écris un blog pour dresser le bilan des douze mois écoulés. Je dissèque mes résultats et en tire les conclusions pour l’année à venir. Avant d'attaquer celui de cette année, retour rapide en chiffres sur les bilans des années précédentes :

2016 : "17 places payées, 7 tables finales, aucune victoire et 921 000 $ de gains. Je termine 24e au classement Global Poker Index (GPI), en 45e position sur le Player of the Year (POY) et second du classement Livepoker."

2015 : "16 places payées, 6 tables finales, 1 victoire et 913 000 $ de gains. Je termine 8e du GPI, 28e au POY et second du classement Livepoker."

L’an passé, je m’étonnais de cette étrange similitude dans mes résultats entre ces deux années. Je constatais également ma régularité sur les Main Events et les Highrollers, ainsi que des résultats décevants sur les tournois Turbo et un faible volume sur les Super Highrollers.

Venons-en maintenant à ce qui nous intéresse aujourd’hui : mon année 2017, c’est 13 places payées, 4 tables finales, aucune victoire et 429 997 $ de gains. Je termine 170e au GPI, 183e au POY et 15e au classement Livepoker.

Autant le reconnaitre tout de suite : ces résultats ne sont pas satisfaisants. On peut même parler d’une mauvaise année. Car si le total des gains peut paraître plus qu’honorable, il s’agit pour moi d’une année perdante : mes gains ne couvrent pas le total de mes buy-in. Je fréquente le circuit des tournois internationaux depuis onze ans et c’est ma deuxième année perdante (la première, c’était en 2010).

Mais même avec un bilan chiffré négatif, beaucoup de choses positives peuvent être retenues, et des leçons doivent en être tirées.

Une année riche d’un point de vue... Lire la suite