La débâcle dans la bonne humeur

Par dans Tournois LiveLife Style il y a plus de 10 ans.

Un peu à l'image de l'équipe de France de football, ces deux premières semaines à Las Vegas se soldent par un zéro pointé... En effet, en sept participations, je ne compte aucune deuxième journée et donc aucune entrée dans l'argent. Comme dirait Benjo, « c'est nul ! »

Revenons quelques jours plus tôt. Je suis arrivé sur Vegas très motivé par la table finale de l'ami « Croc » dans le shootout à 5000$. Il faut dire que moi aussi mon kiff, ce serait de doubler sur Durrrr ! De plus, je compte démarrer par mes tournois préférés : le 2,500$ et le 5,000$ Short-Handed. Malgré la fatigue du décalage horaire, je me démène plutôt bien sur le 2,500$ à une table qu'on peut juger facile.

Cependant, je perds un premier coin flip contre un shortstack et je n'ai que le tapis de départ (7,500 jetons) quand arrive la première main clé. Sur les blindes 75/150, un joueur italien relance à 525 et je paie au bouton avec [Tc][8c]. Le flop vient [Ad][Jc][7c] et mon adversaire checke. Je tente alors de prendre immédiatement le pot avec mon tirage quinte flush, en misant 625. C'était sans compter sur la persévérance de mon adversaire, qui paie. A ce moment précis, je le mets sur un As. Le turn est d'ailleurs un deuxième [As] : mon adversaire checke et je m'empresse de faire de même. La river est une [Qc] : et mon adversaire checke une troisième fois. Je décide de miser gros afin de me faire payer par un brelan d'as. Je ne pense pas qu'il paiera avec un simple valet alors autant tenter d'extraire le maximum si ma lecture est juste.

Je mise donc 2,000. C'est alors que mon adversaire prononce deux mots inattendus : « All-in ! ». Dépité, je lui demande s'il me montrera son jeu si je passe... Il me... Lire la suite

Player is on tilt

Par dans GénéralTournois LiveCash Game Online il y a plus de 10 ans.

Cela fait quelques mois que j'éprouve les plus grandes difficulté à gagner sur Winamax... Il est temps de faire le bilan, histoire d'essayer de comprendre les raisons de cet échec. Le début des ennuis remonte à mon intégration dans le Team, en octobre dernier. A ce moment commençait un bad-run qui allait durer 30,000 mains et durant lequel j'allais perdre 35,000$ en espérance de gain (cette somme correspondant donc à la différence entre mon résultat réel et le résultat espéré si les probabilités avaient été respectées). Cette mauvaise passe, couplée à une sélection de table inexistante et un niveau de jeu en baisse, est venue noircir des résultats plutôt correct en tournoi.

Ainsi, j'avais succombé au fameux syndrome du Team Winamax... Un syndrome qui, avant mon intégration, m'avait toujours fait sourire quand j'entendais mes camarades en parler. Avant que j'en devienne moi-même la victime ! Ce syndrome, on peut le définir très simplement en deux temps : « live donkament boomswitch », puis « online cash-game doomswitch ». Traduction : quand on entre dans le Team Winamax, on « chatte » tout de suite en tournoi live, avant de subir un très violent coup de mou en cash-game.

Cela s'est parfaitement illustré pour moi. J'ai connu la victoire à Evian dès mon second tournoi live aux couleurs du Team. Dans le même temps, j'ai connu autant de sessions négatives en quatre mois que je n'en avais connu durant les deux années précédentes...

La malchance n'explique pas tout. Moi qui passais beaucoup de temps à sélectionner mes tables et choisir minutieusement sur quel adversaire je voulais avoir la position, je me suis retrouvé du jour au lendemain à jouer n'importe qui, n'importe quand, et, plus... Lire la suite

Value bet river : trouver le montant optimal

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 10 ans.

La main dont je vais vous parler s’est déroulée au Main Event de l’Evian Poker Open en novembre dernier. C’est la cinquième heure de jeu sur ma table et je suis opposé sur ce coup à la championne canadienne Isabelle Mercier.



La situation : Au début du coup, je possède 20,000, le tapis de départ. Les blindes sont à 150/300 et je trouve [As][Qh] en milieu de parole : j’opte pour une relance à 800. Isabelle Mercier paye au bouton avec 40,000 de tapis.

Le flop vient [Qs][9h][7c] : je place un continuation-bet à 1,200 et elle paye assez rapidement.
Sur le tournant, un [3d], je second-barrel 3,300 dans un pot de 4,000 : de nouveau, elle paye instantanément !
La rivière est un [4h] qui ne complète rien.

Il me reste environ 15,000 et le pot fait déjà 10,000. A ce moment du coup, je suis persuadé que je possède la meilleure main. Le but est donc d’extraire le maximum de value. De nombreuses options sont possibles, reste à trouver laquelle m’apportera le meilleur profit. A posteriori, j’ai longuement repensé à cette main. Et comme souvent quand une situation me pose problème, je suis allé demander les avis de quelques membres du team Winamax.

Tristan Clémençon : « La rivière est une parfaite brique qui ne fait rentrer aucun des tirages. Les mains d'Isabelle Mercier pour payer sont la plupart du temps limitées à : Valet-Dix, Huit-Six, Dix-Huit, Roi-Dame, Dame-Valet et dans une moindre mesure Dame-Dix (elle aurait plus facilement lâcher cette main étant donné la faiblesse du kicker) et As-Dame (qu’elle aurait assez souvent sur-relancé avant le flop). Un facteur important à prendre en compte à cet instant est donc ton image.

Si elle est très agressive et large :... Lire la suite

Crappy New Year ?

Par dans GénéralTournois Live il y a plus de 10 ans.

L'année 2010 n'a pas vraiment démarré comme je l'imaginais... Après un nécessaire break d'un mois, j'avais placé de bons espoirs dans le combo finale du France Poker Tour /EPT Deauville programmé début janvier.

La finale FPT s'est déroulé de façon catastrophique. Comme d'habitude, j'ai envie de dire : en quatre participations (trois qualifs régionales, plus la finale à l'Aviation Club de France), je n'ai jamais dépassé le troisième niveau. Pas très sérieux, tout ça. Il va falloir que je retrouve rapidement le bouton « fold ». Bon sang, mais où est-ce qu'il est passé ?

C'est moche de durer à peine deux heures dans un tournoi aussi sympathique, mais j'ai pu malgré tout passer une plaisante après-midi accoudé au comptoir du bar de l'ACF avec des amis éliminés eux aussi de façon précoce. J'ai pu par la suite suivre avec beaucoup d'intérêt le reste du tournoi grâce au reportage de nos reporters préférés. Grand bravo à Almira qui a bien représenté le Team Winamax en réalisant au passage une sacré perf'. Même chose pour Don Limit (Cyril André dans le civil) qui prouve que les Local Heroes sont définitivement très compétitifs. Je me réjouis de la victoire de Valentin qui s'est imposé au prix d'un interminable tête à tête contre Freddie Deeb. Un américain champion de France, ça ne l'aurait pas fait.

Quelques jours plus tôt, c'est remonté à bloc que j'arrivais à Deauville. Au Day 1, je tombe à une table plutôt facile. Fait notable de cette journée : les deux énormes tirages que je rate, me faisant terminer la journée avec un tapis dans la moyenne. Le lendemain, je n'aurai pas tenu très longtemps. Je joue, et perds rapidement un pot de 100,000 (alors que la moyenne est à 70,000)... Lire la suite

Hold-up à Evian

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a plus de 10 ans.

La victoire en tournoi est l’accomplissement suprême de tout joueur de poker. C’est le seul résultat qui ne laisse place à aucune frustration et qui procure cet état euphorisant du devoir accompli. Ce sentiment est cependant beaucoup trop rare, c’est presque toujours la frustration qui prédomine dans la vie du joueur de poker pro. Une raison de plus pour pleinement profiter quand la réussite vient vous sourire… jusqu’au bout ! C’est justement ce que j’ai pu connaitre au bord du lac d’Evian, pour ce qui était mon deuxième tournoi en tant que membre du Team Winamax. Un souvenir inoubliable : ma première victoire sur un tournoi majeur ! Très longue à se dessiner, elle s'est obtenue dans la douleur après une deuxième journée marathon de plus de 18 heures...

Tout n'a pas si bien débuté : je me retrouve d'emblée à ce qu'on peut considérer à ce type de buy-in (2,000€) à la table de la mort. On y retrouve deux joueurs du team Winamax : Antony Roux et Davidi Kitai ainsi que le futur dauphin de l’épreuve, l’italien Sergio Castelluccio et Isabelle Mercier qui termina septième. Nous sommes donc trois joueurs issus de cette table à atteindre la finale ! Dans la lignée du WPT Marrakech, je suis incapable de remporter le moindre showdown. Je commence à douter et me demande si mon entrée dans le Team Winamax ne m’a pas apporté le mauvais sort... Mon tapis initial passe de 20k à 9k quand arrive le coup suivant : je paie une relance à 600 avec [8c][9c]. Nous sommes quatre joueurs à voir le flop [9h][3c][3s] et le relanceur initial mise 2k. Je décide de payer même si je dois engager une partie substantielle de mon tapis. Le turn est un [5c] et le relanceur initial me demande mon tapis. Ce trèfle... Lire la suite