Un cash game pas comme les autres !

Par dans Cash Game Live il y a plus de 10 ans.

Partie 1/5 : Le calme avant la tempête.

Le récit qui suit est réel, et raconté en toute franchise, du mieux que je m’en souvienne. Par respect pour l’anonymat lié au cash game, je ne révèlerais ni le lieu de la partie ni la date, et je ne donnerais pas les noms des autres joueurs impliqués.

Je me souviendrais longtemps de la partie d’hier soir…

Tout a commencé gentiment, les blindes étaient à 10/25 (euros, dollars ou livres, comme vous voulez !) avec des tapis moyens allant de 5,000 à 10,000. Certains joueurs ayant cavé à 30k et même 60k sur la table! Soit quand même plus de 2,000 fois la grosse blinde ! Le plateau étant composé de joueurs réguliers, de deux trois professionnels solides, je pensais que la table était profitable pour moi, mais rien d’incroyable à ce stade. Au bout de 4h je perdais 3,000 sans avoir vu grand-chose, et la partie étant assez molle, je me motivais pour rentrer profiter de ma soirée. Edge ou pas, quand le poker n’est plus un plaisir, c’est le bon moment pour quitter la table.

C’est à ce moment qu’arriva un joueur milliardaire et pas avare de gros bluffs ! Pour l’avoir déjà joué je connaissais son style : tellement intense que non seulement il y avait une bonne possibilité de profit contre lui, mais en plus il y avait de fortes chances que la table disjoncte sous la pression!
Bref plus question de me lever, il va y avoir du sport…

Comme par enchantement d’ailleurs je me mettais à toucher du jeu. Comme si les dieux du poker approuvaient ma décision de rester un peu plus longtemps… J’oscillais entre 0 et +5k, et commençait à prendre la mesure de la table, dont la dynamique avait changé du tout au tout. Montrant quelques petits... Lire la suite

Sous le signe du W

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

Bien après tous les bétisiers, best-of, Top 100, récapitulatifs qui ont encombré, comme chaque année, les programmes télés pendant les fêtes, mon compte-rendu de l'an de grâce 2008 arrive quelque peu à la bourre, alors que 2009 est déjà commencée depuis quinze jours. C'est que, procrastination de bon aloi mise à part, j'ai été bien occupé par l'EPT des Bahamas la semaine dernière. Et, avec leur année à 2,7 millions de dollars de gains, les bougres du Team Winamax me forcent à écrire un long pavé pour résumer les douze derniers mois. Pas que je cherche à m'en plaindre, bien au contraire !

Loin de rentrer dans le détail de chacun des exploits accomplis par le Team, cet article sert avant tout de pense-bête... Une collection de liens pointant vers les dizaines de reportages qu'en compagnie de Yuestud, Paco, Régis et Junior, j'ai effectué tout au long de l'année, chanceux que je fus de pouvoir assister à tous ces moments mémorables.

Une année avec le Team Winamax, c'est...

C'est sous le soleil des Caraïbes que le Team entame son année 2008 en janvier. Impossible de résister à l'appel de Paradise Island, terre d'accueil du plus gros tournoi de l'année hors-WSOP . Pas de résultat notable pour le Team, mais la fête sera au rendez-vous quand même : c'est un ami des W, Bertrand « ElkY » Grospellier, qui va triompher de plus de 1,100 joueurs et remporter le premier prix de 2 millions de dollars. Un an après, je ne me suis toujours passé de regarder le superbe résumé vidéo de la semaine monté par Régis et Paco :


Quelques déplacements en petit comité vont suivre durant l'hiver, pour les étapes EPT de Dortmund, Copenhague et Varsovie. On retient toujours quelque chose d'intéressant... Lire la suite

EPT Prague: because iz poker! (part II)

Par dans Tournois Live il y a plus de 10 ans.


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EPT Prague Part II : because iz poker !

Voici la suite de mon compte-rendu de l’EPT de Prague.

Je vous avais quitté au sommet de ma forme, avec un tapis énorme de plus de 250k alors que la moyenne devait se situer autour de 60k.

Le risque dans ce genre de situation, c’est de se retrouver à jouer en excès de confiance, à se croire invulnérable et à penser que la taille de notre tapis nous met à l’abri d’une élimination proche. Ce n’est pas tout à fait exact : un gros tapis est une arme efficace mais fragile. Je me souviens que j’avais écrit un article à ce sujet l’année dernière que j’avais intitulé « le syndrome Thermopyles », en référence à la célèbre bataille de l’antiquité célébrée récemment dans le film « 300 ». A l’époque, j’écrivais :

« Il s’agit d’un problème typiquement psychologique qui s’empare d’un joueur de tournoi inexpérimenté qui vit un gros rush et ne semble pas arriver à perdre un coup. Typiquement, l’état euphorique créé par un chip lead écrasant peut provoquer un excès de confiance qui lui-même peut mener à des erreurs impardonnables, et se conclure en une grosse désillusion. »

Heureusement, je suis conscient de ce problème alors que j’empile mes jetons et décide d’attendre l’approche de la bulle pour repasser la vitesse supérieure. Je continue donc à agresser la table, mais sans excès notable, pas plus qu’auparavant. Quelques mains vont mal se passer :

Je trouve JJ au small blind et tout le monde folde jusqu’à moi. Je relance le big blind, un joueur suisse solide, qui me call. Le flop tombe trois petites cartes et un tirage couleur, nous partons à tapis, il a A4 avec le tirage et touche... Lire la suite

« Il ne suffit pas d’être un bon joueur, il faut bien jouer aussi. » - Tarrasch

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

Nicolas Levi en actionSalut a tous, pour ceux qui ont un peu lu mon parcours ou qui m’ont suivi ces dernières années, vous aurez sans doute remarqué que 2008 fut une année à oublier. J’essaye depuis que je débute dans le poker de passer des étapes chaque année, et je dois dire qu’en 2008, a part des couvertures de magazines et une table finale au WSOP, je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent.

Le team Winamax m’a beaucoup apporté, mais je crois que les changements dans mon mode de travail et mon rythme de vie furent trop d’un coup pour mon poker.

J’ai essayé de prendre un peu chez tout le monde, j’ai remis beaucoup de choses en questions, et surtout, surtout , ma routine a base de plusieurs heures par jour sur le net pour gagner les inscriptions au tournoi en a été chamboulée par la vie d'un aéroport a un autre.

Bref , par une combinaison de malchance, de grosse tête peut être, et de chamboulement dans ma routine, mes performances sur le tapis vert n’ont pas été a la hauteur de mes capacités (ou du moins je l’espère, car j’ai vraiment joué comme un gros donk!).

Quoiqu’il en soit, fin d’année et bilan oblige, il faut absolument se remettre en question .Tarrasch , un grand joueur d’échec, disait au début du siècle: « il ne suffit pas d’être un bon joueur, il faut bien jouer aussi. » (merci Almira !). Voila un parfait bilan de cette année 2008.

Je ne me jette pas la pierre, l’année fut difficile sur bien des plans. Maintenant trêve d’excuses, il faut se poser la question : ai je les moyens, l’envie et l’énergie d’aller au top et de rivaliser avec les meilleurs ?

La réponse à ces trois questions est oui, en tout cas je... Lire la suite

C’était pas du gâteau…

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

La période des fêtes de fin de l’année me fait souvent voyager dans le temps et explorer les souvenirs de mon enfance. Tout au long du mois de décembre Paris fait défiler ses plus belles tenues de soirée, et en me promenant dans la ville de lumières j’aime beaucoup observer la rue, son effervescence, la fougue des passants vers une nouvelle année où tous les espoirs sont permis et je me souviens…

Almira Skripchenko en 1989

Réveillon de 1988, j’ai 12 ans et c’est la première fois que je suis sélectionnée pour représenter la Moldavie dans un tournoi qui rassemble les meilleures équipes de l’Union Soviétique à Moscou.

Je me souviens d’une ribambelle d’enfants au pied du train, le lendemain de cette grande fête qui réunissait toute la famille et ses amis autour d’une table remplie de plats traditionnels et exquis à perte de vue. Impossible de goûter à tous ces petits plats à moins que vous ne soyez un personnage de conte pour enfants très peu soucieux de votre taille de guêpe. Le plus souvent on s’adonnait à la tâche de terminer ce festin toute la semaine qui suivait.

Le voyage Kichinev - Moscou durait 28 heures et chaque enfant avait un petit sac avec ses vêtements, un échiquier et quelques livres. Et, malgré nos espoirs de jeûne, un autre sac, contenant quelques kilos de nourriture soigneusement préparée par sa maman à l’apogée de son art culinaire.

10 enfants, 2 entraîneurs, iI y avait de quoi servir le goûter à tous les voyageurs de ce périple. Alors, malicieux que nous étions, nous organisions des petits duels d’échecs et de cartes (et oui, on jouait à une variante russe de la belote) et le perdant devait tout simplement manger

le plat choisi par notre joyeuse assemblée. Le borsch, la... Lire la suite

This is the end

Par dans Général il y a plus de 10 ans.


Fin de l'année, c'est l'heure de dresser le bilan et de prendre de bonnes résolutions. Elles ne tiendront guère plus d'un mois on le sait mais que ce soit par tradition ou pur utopisme on s'y colle presque toujours. Arrêter de tilt, refaire du sport de manière régulière, et blablabla et blablabla ... dream on.

Je vais éviter de brasser du vent en parlant des choses que je ne vais pas faire et me cantonner à ce que je sais, à du concret, à savoir ce qu'il s'est passé en 2008 pour moi.

Pour ce qui est du poker online, je n'ai pas de résultats précis du fait du crash d'un disque dur qui à amputé une grande partie de ma base de donnée (note pour plus tard: éviter de taper son laptop quand on perd un gros coup).

Je peux tout de même dire sans me tromper que « décevante » est le seul mot qui convient vraiment.

Il faut dire qu'après une année 2007 de folie qui m'a vu passer de la NL 400 à la NL 5000 fin Décembre et  signer un contrat au sein de la team Winamax en Septembre, les attentes pour 2008 étaient forcément du domaine de l'irréalisable (je ne m'en rend bien évidement compte qu'à postériori).

J'entamais pourtant de la plus belle des manières avec deux mois extraordinaires en 25/50. A ce moment là je domine totalement les tables, notamment en Head's up et forcement je me sens invincible, je plane totalement et la chute n'en sera que plus lourde. Je m'aventure en 50/100 (NL 10 000), la plus haute limite sur le site, c'est la dernière marche, l'ultime étape. Arriver à s'installer sur ces tables auraient été une sorte de consécration en tant que joueur de cash game et surtout la quasi assurance d'être tranquille à condition de ne pas faire le con. En effet, si on se retrouve joueur... Lire la suite

La credit card roulette, pas mon meilleur jeu

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

La Credit-Card RouletteJ’ai découvert ce jeu pendant l’été 2007 avant de rejoindre le team winamax. J’avais adoré l’idée en lisant le blog de Johnny Lodden : After dinner and a few bottles of wine and champagne it was time to find out who would pay. It works like this: Everyone puts their credit card in a bucket. Removing one card after the other, whoever owns the remaining card gets to pay.” L’idée est de tirer au sort celui qui paie le dîner, mais ce qui fait vraiment le charme de cette “credit card roulette” c’est surtout l’élimination progressive qui crée le suspense et entraîne effusions de joie pour certains, stress quand on arrive dans les 3-4 derniers, et la cagoule quand on »gagne ».

Bref j’aimais beaucoup le principe, donc bien sûr je l’ai proposé à la team dès le premier resto, et le jeu a tout de suite été adopté.

Aujourd’hui pourtant le jeu semble perdre de son intérêt : le suspense disparaît. Je perds avec une parfaite régularité ; ce jeu me coûte une tonne... C’en est arrivé au point où je me fais chambrer dès le début du repas. Untel recommande à son voisin de choisir un bon vin : “tu peux y aller, Johny est là”. Si des joueurs doivent retourner au tournoi après le dinner break et n’ont pas le temps de rester au tirage, ils me remercient à l’avance en partant. A San Remo Moumouth a rebaptisé le jeu “chronique d’une mort annoncée” avant de commencer le tirage du dîner. Nous étions 8. Quelques minutes plus tard je payais l’addition.

Comme à Amsterdam, comme à Namur, comme à Prague. Comme à Deauville (non ce n’est pas une prévision pour l’EPT de janvier : Brice Cournut nous a emmené Ludo et moi faire un tour en... Lire la suite

Le Team sur les ondes

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

Cette semaine, votre serviteur était invité en compagnie d'Antony Lellouche derrière le micro de la fameuse émission de radio du ClubPoker. Deux heures de discussion croisée sous les feu des questions brulantes lancées par Voj et François-Philippe, les deux flamboyants animateurs de l'émission.

L'émission est disponible en écoute en cliquant ici. Vous pourrez nous écouter, entre autres, évoquer nos métiers respectifs (journaliste, joueur pro), faire le bilan de la très chargée année 2008, dresser le tableau des perspectives pour 2009, et bien d'autres choses. Le tout dans la bonne humeur et la décontraction, bien sur.

Ils furent nombreux, les membres du Team Winamax a faire une apparition sur les ondes de ClubPoker Radio, depuis la création de l'émission à la rentrée 2007 (à la suite d'une inspiration géniale de... Manub, eh oui ! - Manuel fut l'animateur principal du show durant toute la première saison). Certains y sont même revenus avec plaisir, tel Arnaud Mattern, record-man avec trois apparitions et demie (vous comprendrez pourquoi en écoutant l'émission avec Almira !

Pour découvrir, ou redécouvrir les émissions consacrées au Team, suivez les liens ci-dessous... Fous rires, récits hauts en couleur, moments graves parfois, réponses sérieuses à des questions stupides (et inversement) : depuis plus d'un an, la quasi-totalité du Team s'est prêtée au jeu pour se livrer en direct et sans filet !

Antony Lellouche et Benjo (16/12/08)
Davidi Kitai, Arnaud Mattern et le Team Manager Yuestud (21/10/08)
Manuel Bevand en compagnie de Brice Cournut (23/09/08)
Nicolas Levi en compagnie de Nicolas Ragot et Colin Moshman (13/05/08)
Ludovic Lacay, Anthony Roux et Arnaud Mattern (26/03/08)
Michel... Lire la suite

EPT Prague: why iz poker? (part I)

Par dans Général il y a plus de 10 ans.

Je suis le premier à a apprécier un bon compte-rendu de tournoi, à condition que ce dernier ne s’éternise pas sur des détails inutiles. Sans plus attendre, voici donc la folle histoire de cet EPT de Prague, main par main…

J’avais à cœur de réussir enfin une petite performance sur ce circuit où pour l’instant, après quatre tentatives dont trois sous les couleurs de Winamax, j’étais toujours rentré bredouile. Bien sûr, il y avait aussi la pression de l’énorme performance d’Arnaud Mattern lors de l’édition précédente. Ça allait être difficile de faire mieux, et pourtant chez les W on rêvait en secret de garder le titre à la maison…

Jour 1B

Le niveau de jeu à l’EPT est plutôt élevé : rien à voir avec les WSOP et son cortège de serrures made in USA, ou le Partouche Poker tour et son déluge de qualifiés quasi-débutants. On prie toujours pour une table facile au départ… Quelle ne fût pas ma déception quand, à ma gauche, je trouvais Antony Lellouche, suivi très bientôt par Juha Helppi. Un véritable cauchemar ! Heureusement, le reste de la table s’avérait assez faible, et rapidement j’échange quelques regards amusés avec Anto sur les plays étranges qui surgissaient à ma droite.

Première main d’intérêt en 25/50: j’overlimpe au cutoff derrière deux limpeurs avec 85s, le bouton, un qualifié internet, fait 250. Tout le monde call ainsi qu’Antony au BB. Flop 44T, tout le monde checke jusqu’au bouton qui mise 600 dans 1000. Ça folde jusqu’à moi et je décide de le check/raiser à 1400 : un bluff bancal, je tente de représenter le 4 (ce qui est à peu près crédible) mais ça va être difficile de lui faire lâcher la grosse main qu’il... Lire la suite