High Roller Tournament Deauville : Second best again...

Par dans Tournois Live il y a plus de 9 ans.

Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un site internet sympathique appelé « les copains d’avant » permettant de retrouver, comme son nom l’ indique, les amis du lycée, de l’ école primaire etc.

Je tombe alors sur une photo datant de l’école primaire, et la, je reconnais cette fille, LA fille. Amoureux le –FrenchKiss- en culottes courtes me direz-vous ? Pas du tout. C’est juste qu’en voyant sa petite bouille, tout m’est revenu en mémoire : ces douloureux moments liés au classement par trimestre… Bon, je vide mon sac : J’ai fini la plupart des classements de l’ école primaire à la 2e place à chaque fois (je vous rassure les choses ont bien changées par la suite au collège/lycée ou mes centres d’intérêts se sont un peu élargis, et où j'ai bien dégringolé dans les classements… lol). Bref, toujours 2e, pas UNE SEULE première place. Jamais. Never. Nunca. Niet… Et c’ est justement CETTE fille qui était tout le temps première de la classe pfff… Rousseau, elle s’ appelait. J’me souviens plus de son prénom, par contre.

C’est bien joli joli tout ça, mais qu’est ce que ça a à voir avec le poker me direz vous d’ un air ennuyé ? 2 secondes, j’y viens…

C’est une avec une étonnante régularité que sur les derniers tournois lives que j’ai joué (EFOP 5000 euros, EPT Deauville, High roller Deauville…) , je suis tombé systématiquement dans des situations ou je suis « second best », ou en français, j’ai la 2e meilleure main, c’est à dire une très forte main, mais mon adversaire à la pointure juste au-dessus… Quelques exemples pêle-mêle destinés aux amateurs d’analyse de mains :

EFOP 5K euros à... Lire la suite

2..9, c'est mieux que 2..8, non ?

Par dans Général il y a plus de 9 ans.

Salut à tous

Je m’y prends un peu tard certes mais j’ai encore quelques jours pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009 !

Et que d’émotions en 2008 ! Un cruel bad beat à Monaco (depuis j’ai un taux de réussite affligeant avec KK … si si je vous assure), heureusement un peu de réconfort au Caesar's Palace Casino de Vegas, un automne tout en rondeur jusqu’à Londres avec ma 22ème place, une fin d’année sur le banc de touche à suivre les exploits des autres pour cause de maternité approchante, l’arrivée de Cathleen avant Noël, forcément la plus belle, de bons résultats sur Winamax sous vos encouragements (et c’est promis pour 2009, fini les secondes places !

La perspective de 2009 m’enchante : mes filles qui grandissent ( la plus grande : " oh maman regarde y'a trois piques comme tes cartes " !!), plusieurs tournages en perspective et surtout enchaîner San Remo, Monaco, retrouver le Team et revivre de grands évènements avec les joueurs si particuliers qui forment cette équipe, lire l’inquiétude, le désarrois, la niaque, la fierté sur leurs visages … le poker quoi !

Bref je vous souhaite le meilleur, sur Winamax et ailleurs…

A très vite


Alexia

Un cash game pas comme les autres II

Par dans Cash Game Live il y a plus de 9 ans.

Partie 2/5 : Ça se complique

Si vous avez loupé le premier épisode, allez faire un tour ici: Episode 1

Bien installé dans ma chaise, je continuais de toucher du jeu et de me faire payer. Mon profit pour la soirée était passé à plus 15k et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Entre mes gains et ce que j'avais posé, je disposais de 28k sur la table. L’atmosphère était détendue, je ne ratais pas un coup, et me croyais déjà invincible.

La recette parfaite pour un désastre !

Arriva alors un ou deux coups difficiles, notamment lorsque le milliardaire me check raisait à la rivière et que je me dégonflait avec Top paire. Mon profit descendit alors sous les 10k, toujours une très belle journée à ce stade.

Vient ensuite une des décisions les plus difficile de ma carrière en cash live

Je suis en SB et tient en main AA, tout simplement. Un joueur a fait option à 100, et j’observe une relance à 400 d’un regular de la partie, premier de parole. Tout le monde passe jusqu'à moi, et je fait 1100. L’option passe et le regular paye.

Le flop vient 9h3h3d, le pot fait déjà 2300…

Je mise tout de suite 1300 ce qui n’annonce pas la force de ma main, et la se passe un truc que je n’avais pas prévu : ce joueur expérimenté et qui n’a pas la pression de l’argent tremble un chouilla alors qu’il raise immédiatement à 6200. La taille de sa relance et le tremblement me font un peu peur, mais je ne vais pas passer à ce stade bien sur. Par contre le tapis effectif est de 28,000 donc interdit de le sur relancer. Je paye sec .

Turn Ks, le pot fait 13k

Voila un gros jeu de plus que je ne bat pas, KK. De plus s’il a QQ JJ ou TT il va prendre une carte gratuite si je... Lire la suite

Un cash game pas comme les autres !

Par dans Cash Game Live il y a plus de 9 ans.

Partie 1/5 : Le calme avant la tempête.

Le récit qui suit est réel, et raconté en toute franchise, du mieux que je m’en souvienne. Par respect pour l’anonymat lié au cash game, je ne révèlerais ni le lieu de la partie ni la date, et je ne donnerais pas les noms des autres joueurs impliqués.

Je me souviendrais longtemps de la partie d’hier soir…

Tout a commencé gentiment, les blindes étaient à 10/25 (euros, dollars ou livres, comme vous voulez !) avec des tapis moyens allant de 5,000 à 10,000. Certains joueurs ayant cavé à 30k et même 60k sur la table! Soit quand même plus de 2,000 fois la grosse blinde ! Le plateau étant composé de joueurs réguliers, de deux trois professionnels solides, je pensais que la table était profitable pour moi, mais rien d’incroyable à ce stade. Au bout de 4h je perdais 3,000 sans avoir vu grand-chose, et la partie étant assez molle, je me motivais pour rentrer profiter de ma soirée. Edge ou pas, quand le poker n’est plus un plaisir, c’est le bon moment pour quitter la table.

C’est à ce moment qu’arriva un joueur milliardaire et pas avare de gros bluffs ! Pour l’avoir déjà joué je connaissais son style : tellement intense que non seulement il y avait une bonne possibilité de profit contre lui, mais en plus il y avait de fortes chances que la table disjoncte sous la pression!
Bref plus question de me lever, il va y avoir du sport…

Comme par enchantement d’ailleurs je me mettais à toucher du jeu. Comme si les dieux du poker approuvaient ma décision de rester un peu plus longtemps… J’oscillais entre 0 et +5k, et commençait à prendre la mesure de la table, dont la dynamique avait changé du tout au tout. Montrant quelques petits... Lire la suite

Sous le signe du W

Par dans Général il y a plus de 9 ans.

Bien après tous les bétisiers, best-of, Top 100, récapitulatifs qui ont encombré, comme chaque année, les programmes télés pendant les fêtes, mon compte-rendu de l'an de grâce 2008 arrive quelque peu à la bourre, alors que 2009 est déjà commencée depuis quinze jours. C'est que, procrastination de bon aloi mise à part, j'ai été bien occupé par l'EPT des Bahamas la semaine dernière. Et, avec leur année à 2,7 millions de dollars de gains, les bougres du Team Winamax me forcent à écrire un long pavé pour résumer les douze derniers mois. Pas que je cherche à m'en plaindre, bien au contraire !

Loin de rentrer dans le détail de chacun des exploits accomplis par le Team, cet article sert avant tout de pense-bête... Une collection de liens pointant vers les dizaines de reportages qu'en compagnie de Yuestud, Paco, Régis et Junior, j'ai effectué tout au long de l'année, chanceux que je fus de pouvoir assister à tous ces moments mémorables.

Une année avec le Team Winamax, c'est...

C'est sous le soleil des Caraïbes que le Team entame son année 2008 en janvier. Impossible de résister à l'appel de Paradise Island, terre d'accueil du plus gros tournoi de l'année hors-WSOP . Pas de résultat notable pour le Team, mais la fête sera au rendez-vous quand même : c'est un ami des W, Bertrand « ElkY » Grospellier, qui va triompher de plus de 1,100 joueurs et remporter le premier prix de 2 millions de dollars. Un an après, je ne me suis toujours passé de regarder le superbe résumé vidéo de la semaine monté par Régis et Paco :


Quelques déplacements en petit comité vont suivre durant l'hiver, pour les étapes EPT de Dortmund, Copenhague et Varsovie. On retient toujours quelque chose d'intéressant... Lire la suite

EPT Prague: because iz poker! (part II)

Par dans Tournois Live il y a plus de 9 ans.


benjo)

EPT Prague Part II : because iz poker !

Voici la suite de mon compte-rendu de l’EPT de Prague.

Je vous avais quitté au sommet de ma forme, avec un tapis énorme de plus de 250k alors que la moyenne devait se situer autour de 60k.

Le risque dans ce genre de situation, c’est de se retrouver à jouer en excès de confiance, à se croire invulnérable et à penser que la taille de notre tapis nous met à l’abri d’une élimination proche. Ce n’est pas tout à fait exact : un gros tapis est une arme efficace mais fragile. Je me souviens que j’avais écrit un article à ce sujet l’année dernière que j’avais intitulé « le syndrome Thermopyles », en référence à la célèbre bataille de l’antiquité célébrée récemment dans le film « 300 ». A l’époque, j’écrivais :

« Il s’agit d’un problème typiquement psychologique qui s’empare d’un joueur de tournoi inexpérimenté qui vit un gros rush et ne semble pas arriver à perdre un coup. Typiquement, l’état euphorique créé par un chip lead écrasant peut provoquer un excès de confiance qui lui-même peut mener à des erreurs impardonnables, et se conclure en une grosse désillusion. »

Heureusement, je suis conscient de ce problème alors que j’empile mes jetons et décide d’attendre l’approche de la bulle pour repasser la vitesse supérieure. Je continue donc à agresser la table, mais sans excès notable, pas plus qu’auparavant. Quelques mains vont mal se passer :

Je trouve JJ au small blind et tout le monde folde jusqu’à moi. Je relance le big blind, un joueur suisse solide, qui me call. Le flop tombe trois petites cartes et un tirage couleur, nous partons à tapis, il a A4 avec le tirage et touche... Lire la suite

« Il ne suffit pas d’être un bon joueur, il faut bien jouer aussi. » - Tarrasch

Par dans Général il y a plus de 9 ans.

Nicolas Levi en actionSalut a tous, pour ceux qui ont un peu lu mon parcours ou qui m’ont suivi ces dernières années, vous aurez sans doute remarqué que 2008 fut une année à oublier. J’essaye depuis que je débute dans le poker de passer des étapes chaque année, et je dois dire qu’en 2008, a part des couvertures de magazines et une table finale au WSOP, je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent.

Le team Winamax m’a beaucoup apporté, mais je crois que les changements dans mon mode de travail et mon rythme de vie furent trop d’un coup pour mon poker.

J’ai essayé de prendre un peu chez tout le monde, j’ai remis beaucoup de choses en questions, et surtout, surtout , ma routine a base de plusieurs heures par jour sur le net pour gagner les inscriptions au tournoi en a été chamboulée par la vie d'un aéroport a un autre.

Bref , par une combinaison de malchance, de grosse tête peut être, et de chamboulement dans ma routine, mes performances sur le tapis vert n’ont pas été a la hauteur de mes capacités (ou du moins je l’espère, car j’ai vraiment joué comme un gros donk!).

Quoiqu’il en soit, fin d’année et bilan oblige, il faut absolument se remettre en question .Tarrasch , un grand joueur d’échec, disait au début du siècle: « il ne suffit pas d’être un bon joueur, il faut bien jouer aussi. » (merci Almira !). Voila un parfait bilan de cette année 2008.

Je ne me jette pas la pierre, l’année fut difficile sur bien des plans. Maintenant trêve d’excuses, il faut se poser la question : ai je les moyens, l’envie et l’énergie d’aller au top et de rivaliser avec les meilleurs ?

La réponse à ces trois questions est oui, en tout cas je... Lire la suite

C’était pas du gâteau…

Par dans Général il y a plus de 9 ans.

La période des fêtes de fin de l’année me fait souvent voyager dans le temps et explorer les souvenirs de mon enfance. Tout au long du mois de décembre Paris fait défiler ses plus belles tenues de soirée, et en me promenant dans la ville de lumières j’aime beaucoup observer la rue, son effervescence, la fougue des passants vers une nouvelle année où tous les espoirs sont permis et je me souviens…

Almira Skripchenko en 1989

Réveillon de 1988, j’ai 12 ans et c’est la première fois que je suis sélectionnée pour représenter la Moldavie dans un tournoi qui rassemble les meilleures équipes de l’Union Soviétique à Moscou.

Je me souviens d’une ribambelle d’enfants au pied du train, le lendemain de cette grande fête qui réunissait toute la famille et ses amis autour d’une table remplie de plats traditionnels et exquis à perte de vue. Impossible de goûter à tous ces petits plats à moins que vous ne soyez un personnage de conte pour enfants très peu soucieux de votre taille de guêpe. Le plus souvent on s’adonnait à la tâche de terminer ce festin toute la semaine qui suivait.

Le voyage Kichinev - Moscou durait 28 heures et chaque enfant avait un petit sac avec ses vêtements, un échiquier et quelques livres. Et, malgré nos espoirs de jeûne, un autre sac, contenant quelques kilos de nourriture soigneusement préparée par sa maman à l’apogée de son art culinaire.

10 enfants, 2 entraîneurs, iI y avait de quoi servir le goûter à tous les voyageurs de ce périple. Alors, malicieux que nous étions, nous organisions des petits duels d’échecs et de cartes (et oui, on jouait à une variante russe de la belote) et le perdant devait tout simplement manger

le plat choisi par notre joyeuse assemblée. Le borsch, la... Lire la suite

This is the end

Par dans Général il y a plus de 9 ans.


Fin de l'année, c'est l'heure de dresser le bilan et de prendre de bonnes résolutions. Elles ne tiendront guère plus d'un mois on le sait mais que ce soit par tradition ou pur utopisme on s'y colle presque toujours. Arrêter de tilt, refaire du sport de manière régulière, et blablabla et blablabla ... dream on.

Je vais éviter de brasser du vent en parlant des choses que je ne vais pas faire et me cantonner à ce que je sais, à du concret, à savoir ce qu'il s'est passé en 2008 pour moi.

Pour ce qui est du poker online, je n'ai pas de résultats précis du fait du crash d'un disque dur qui à amputé une grande partie de ma base de donnée (note pour plus tard: éviter de taper son laptop quand on perd un gros coup).

Je peux tout de même dire sans me tromper que « décevante » est le seul mot qui convient vraiment.

Il faut dire qu'après une année 2007 de folie qui m'a vu passer de la NL 400 à la NL 5000 fin Décembre et  signer un contrat au sein de la team Winamax en Septembre, les attentes pour 2008 étaient forcément du domaine de l'irréalisable (je ne m'en rend bien évidement compte qu'à postériori).

J'entamais pourtant de la plus belle des manières avec deux mois extraordinaires en 25/50. A ce moment là je domine totalement les tables, notamment en Head's up et forcement je me sens invincible, je plane totalement et la chute n'en sera que plus lourde. Je m'aventure en 50/100 (NL 10 000), la plus haute limite sur le site, c'est la dernière marche, l'ultime étape. Arriver à s'installer sur ces tables auraient été une sorte de consécration en tant que joueur de cash game et surtout la quasi assurance d'être tranquille à condition de ne pas faire le con. En effet, si on se retrouve joueur... Lire la suite