[Blog] Le comment du pourquoi

Par dans Général il y a 4 jours.

João Vieira Blog

Si tu ne sais pas pourquoi tu fais ce que tu es en train de faire, je suis quasiment sûr que tu n’es pas très bon à ça.

Pour réussir ce que l'on veut entreprendre, il suffit d'une raison, primordiale : il faut tendre vers un but donné. On peut avoir un objectif fort et ne pas réussir par manque de dévouement. On peut avoir un objectif fort et ne pas réussir par manque de persévérance. Savoir "pourquoi" vous avez choisi cette voie ne vous mène pas directement jusqu’au but en lui-même, mais si ce "pourquoi" n’est pas suffisamment fort et clair dans votre tête, vos chances d’accomplir quoi que ce soit de tangible sont proches du néant.

Il ne suffit pas de se fixer un certain objectif mais surtout de savoir "pourquoi". C'est selon moi l’élément central de toute motivation. Prenons un exemple concret, avec une équipe de football de jeunes de 15 ans :

Le Joueur 1 joue parce qu’il veut devenir joueur de foot professionnel. C’est son objectif. Il veut devenir pro parce qu’il adore le foot et qu’il veut aider sa famille à sortir de la pauvreté. C’est son "pourquoi".
Le Joueur 2 joue parce qu’il veut devenir joueur de foot professionnel. C’est son objectif. Mais quand on lui demande pourquoi, il ne sait pas quoi répondre ou simplement "parce que". Il n’a pas de "pourquoi".
Le Joueur 3 joue au foot pour s’occuper.

Le Joueur 3 n’a pas d’objectif et donc peu de chance d’accomplir quoi que ce soit. Il peut évidemment devenir un grand homme mais on ne se souviendra, a priori, pas de lui pour sa carrière footballistique.

Le Joueur 2 a un objectif mais n’a pas d’intention, de "pourquoi". Il peut devenir un joueur décent mais ce manque de raison suffisante lui posera de gros problèmes chaque fois qu’il se retrouvera... Lire la suite

[Blog] Motivés, motivés !

Par dans Général il y a 11 jours.

Adrián Mateos Blog

¡Hola a todos!

Cela faisait un petit moment que vous n’aviez pas eu de mes nouvelles via ce blog. Si vous avez bonne mémoire, la dernière fois, je vous ai raconté comment je gérais mes breaks et le temps chez moi quand je ne suis pas sur les routes.

Cette fois, j’aimerais vous parler d’un facteur que je considère très important pour n’importe quel joueur de poker, qui concerne aussi bien les professionnels qui jouent les plus gros tournois du circuit que les joueurs amateurs qui ont envie de progresser. Ce facteur, c’est la motivation.

La motivation est un point clé pour un joueur de poker, parce qu’elle peut servir de moteur à plusieurs moments de notre carrière, bons ou mauvais. En ce qui me concerne, j’ai toujours pensé et continue de penser que cela m’a énormément aidé pour arriver où j’en suis.

Le plaisir avant tout

Le premier élément à prendre en compte quand on parle de motivation doit être la réponse à cette question : suis-je heureux quand je joue au poker ? Ici, il n’y a pas de débat possible : ce doit être oui. Dans le cas contraire, mon conseil est simple : arrêter de jouer et prendre un peu de temps pour réfléchir. Si cela doit vous arriver, ne vous inquiétez pas. On a tous besoin de prendre un peu de distance de temps à autre.

Personnellement, j’ai toujours dit que je prenais beaucoup de plaisir grâce au poker, dans tous ses domaines : j’aime étudier, jouer online, voyager pour participer aux plus beaux tournois et cela m’a permis de rencontrer beaucoup de gens qui comptent pour moi. Malgré les périodes de bad run qui peuvent être difficiles à encaisser, l’envie de continuer est intacte. J’essaie de garder une vision globale des choses, en gardant en tête les nombreux souvenirs... Lire la suite

[Blog] Alad'2, le retour

Par dans Général il y a 17 jours.

Alad'2 Blog

Janvier 2018. Mon contrat Top Shark arrive à sa fin et j'apprends qu'il ne va pas être renouvelé. Je ne me faisais que peu d'illusions à ce sujet, puisque l’on m'avait bien spécifié dès le début que, avec l’ouverture sur le marché européen et la volonté de sponsoriser des joueurs espagnols, italiens et portugais, cela s’annonçait compliqué pour moi. Je gardais quand même au fond de moi un petit espoir. J'avais vraiment envie de continuer à faire partie de cette équipe, de parcourir le circuit et d'être au contact de tous ces excellents joueurs. D'autant qu'Adrián et Mustapha avaient fait leur entrée dans le Team quelques mois seulement avant mon départ, redonnant en même temps un nouveau coup de fouet à nos conversations techniques.

La déception était palpable. Les jours suivants, et même si je m’y attendais, le vide commença à installer : j’accusais un petit coup de moins bien. Moins de déplacements live, moins de soirées, terminées les sessions Twitch, envolées les sollicitations sur les réseaux sociaux… La sentence était tombée : j'allais me retrouver seul devant mon ordinateur à grind des tournois à 20 balles alors que, il n'y avait de cela pas si longtemps, je jouais le Main Event des WSOP et les festivals EPT.

Comme lorsque j'ai bust de La Maison du Bluff aux portes de la table finale - même si la déception d’alors était loin d’être aussi importante -, je décidai de ne pas me laisser abattre et de me servir de cet échec pour revenir encore plus fort et plus déterminé. D’où l’idée de mettre en place de nouvelles résolutions.

Aladin Reskallah

Résolution n°1 : une attitude irréprochable

Je repensais à cette année passée au sein du Team et j'essayais de trouver la constante chez tous les bons joueurs que cette... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 3)

Par dans Tournois Live il y a 25 jours.

An American Story - Part 3

Résumé des épisodes précédents : au hasard d’un tournoi au Planet Hollywood, à quelques semaines du lancement du Main Event des WSOP, Pierre Calamusa croise la route de Tony Miles, joueur Américain inconnu en qui il trouve une énorme force de caractère, et décide de le coacher pour le plus beau tournoi du monde. Tout se passe comme dans un rêve et, après sept jours d’effort, Tony s’assure une place parmi les neuf finalistes en même temps qu’un gain minimum d’un million de dollars…

Day 7 et 8 - Petit à petit, l'oiseau fait son nid

Il est environ 23 heures. Nicolas Manion relance UTG, Antoine Labat flat UTG+1 et Yueqi Zhu shove ses 40 blindes en milieu de parole. Un vent d'excitation parcourt l’Amazon Room lorsque Manion engage son tapis à son tour, payé par Antoine ! La désormais cultissime confrontation AA contre KK contre KK clôt ce Day 7. Le premier objectif est atteint : Tony Miles va participer à la table finale du plus grand tournoi du monde.

Le public est en feu, le bruit à la limite du supportable. Tous les joueurs rejoignent leurs clans respectifs, qui parfois même fusionnent dans un joyeux bordel. L'euphorie est palpable, chacun savoure le chemin accompli. Après avoir chaleureusement embrassé chacun des membres de notre rail, et en particulier la famille de Tony, je m'éclipse rapidement. Pour moi, la fin de Day n'est pas synonyme de fin de journée. Elle ne fait même que commencer. De son côté, est indispensable que Tony puisse se reposer et profiter d'une nuit de sommeil le plus réparateur possible.

Tony Miles - Pierre Calamusa

Une dernière embrassade avan de repartir bosser.

Ma nuit est courte. D'un point de vue technique, je dois mettre en place toute la stratégie de la table finale et tous les... Lire la suite

[Blog] Une année blanche

Par dans Général il y a 1 mois.

Blog Sylvain Loosli

Cela faisait un petit moment que vous n’aviez pas eu de mes nouvelles via ce blog. Profitons donc de cette nouvelle année (déjà bien entamée) pour faire un rapide retour sur 2018 et se projeter vers une année 2019 qui s’annonce excitante !

Le bilan de mon année 2018 sur le circuit live est malheureusement simple : il s’agit de ma plus mauvaise année en termes de résultats depuis 2014, année où j’ai commencé ma transition du cash-game vers les tournois, après ma table finale sur le Main Event des WSOP. Je n’ai pas fait une seule table finale en 2018, malgré un volume de jeu très correct. J’ai tout de même atteint plusieurs en demi-finales, notamment une 18e place sur ce fameux Main Event des WSOP, mais aussi signé quelques bulles sur des tournois à gros buy-ins.

Loosli WSOP HH

La river qui change tout.

Ces tournois, les fameux High Rollers, parlons-en : ils ne m’ont vraiment pas souri cette année. Le niveau y est évidemment très relevé, les edges sont faibles et la variance peut faire très mal. Néanmoins, si je suis tout à fait honnête avec moi-même, je sais que, pendant quelques mois, je n’ai probablement pas travaillé autant que j’aurais dû, alors que d’autres joueurs mettaient les bouchées doubles. Pour redevenir le plus performant possible, je me suis donc remis à travailler l’aspect technique du jeu très sérieusement avec une routine très solide. L’ironie du sort, c’est qu’à peu de choses près et avec un tout petit peu plus de réussite, cette année décevante aurait pu se transformer en excellente année… avec une table finale sur le Main Event au bout par exemple.

Pour regarder le positif, la bonne nouvelle c’est que ma motivation est intacte et que je prends toujours autant de plaisir à étudier le jeu... Lire la suite

[Blog] Cher MIK...

Par dans Général il y a 1 mois.

Gaëlle Baumann Blog

Quand tes larmes sont montées sur le plateau du Multiplex Poker, je dois t’avouer avoir eu bien du mal, devant mon écran, à contenir les miennes. Ce n'est évidemment pas à ce moment-là que j'ai appris ton départ, tu es bien trop classe pour ne pas nous avoir réservé un petit mot en amont. Avec comme toujours de la concision, de la justesse mais tant d'émotion.

Ma rencontre avec toi a été unilatérale... C'était en 2009, sur une étape du France Poker Tour. Moi, petite amatrice, récemment inscrite sur WAM-Poker et toute émoustillée de participer à un tournoi live. Toi, le parrain, l'homme à l'origine du Team Winamax, Ray-Ban sur le nez et une aura à faire rougir Georges Abitbol. J'avais tellement envie de te parler... Mais je me disais, "non, quand même, il y a tellement de gens, ne va pas l’ennuyer avec tes histoires," jusqu'au moment de rentrer, où on s'est retrouvé assis en face à face dans le métro. Et là... eh ben rien en fait, puisque je me suis contentée de te regarder en me demandant comment je pourrais t'aborder sans jamais oser t'adresser la parole.

Gaelle et Michel

Au cas où vous vous poseriez la question, non, cette image n'était jamais sortie de nos archives.

Il aura fallu attendre 2012 pour qu'on ait nos premiers vrais échanges. À mon entrée dans le Team, tu as été bienveillant et m'a tout de suite permis de me sentir à ma place. Cet esprit de famille chez les W rouges, nul doute que tu y as grandement contribué et quand je lis que ce ne sera plus jamais pareil après ton départ, je ne suis pas d'accord : la trace que tu vas laisser est indélébile (et je ne parle pas de ton incontinence, je sais que ça doit rester entre nous.) Tu as incarné cet esprit de famille, depuis les premières vidéos dont je me délectais en... Lire la suite

[Blog] Même joueur joue encore

Par dans Général il y a 1 mois.

Adrien DelmasDepuis un an, j’ai pris l’habitude d’écrire des blogs réflectifs, axés sur le développement personnel, mais pour cette fois, j’ai choisi de me lancer dans l’exercice un peu plus égoïste de l’introspection. Après douze mois passés au sein du Team Winamax, voici venu le temps d’une rétrospective chargée en émotions et diverses péripéties.

Cette année a évidemment débuté en trombe, avec ce rêve devenu réalité : remporter la Top Shark Academy et entrer dans le prestigieux Team Winamax. Même si je côtoyais déjà beaucoup ces hurluberlus depuis quelques temps, cela m’a fait extrêmement plaisir d'intégrer officiellement la famille. À peine le contrat dans la poche que je m’envolais vers ce qui reste le meilleur voyage de ma vie : la Nouvelle-Zélande. En trombe je vous dis !

D’une manière générale, 2018 fut le témoin de beaucoup de choses pour moi, autant niveau professionnel que personnel. Pour commencer avec le boulot, il s’agit clairement de l’année où j’ai le plus progressé. Je me suis donné corps et âme dans le développement de mes compétences pokéristiques, travaillant beaucoup sur des solvers, pour étudier aussi bien les phases préflop que postflop, l’ICM, le format Knockout sans oublier une grosse partie sur le mental avec Pier Gauthier et la formation Poker Management System. En plus de mes compères du Team, j’ai la chance d’avoir pu rencontrer certains des meilleurs joueurs du monde, se cachant derrière les pseudos pads, €urop€an et bencb (selon moi, trois des dix meilleurs joueurs du monde en tournoi à l’heure actuelle), avec qui j’ai pu améliorer mon jeu et continue régulièrement de collaborer.

C'est une bonne situation ça, membre du Team Winamax ?

Team Winamax
Si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais... Lire la suite

MIK22 : Ciao, Padrino !

Par dans Général il y a 1 mois.

Michel Abécassis
Dans les films de gangsters qu'affectionne tant Michel Abécassis, ces chefs-d'oeuvres qui ont monopolisé bien des conversations au cours de bien des pauses-dîner des grands tournois de poker à travers le monde entier, les personnages n'ont que peu de contrôle sur leur destinée. La plupart du temps, leur dernière scène arrive sans crier gare, prenant de court le héros comme le spectateur, dans une effusion de violence jaillissant à travers l'écran, provoquée par une balle de pistolet, le tranchant d'un couteau ou la pression d'une corde à piano. Au moment de jouer son ultime scène au sein du Team Winamax, et de conclure une saga entamée il y a presque treize ans, MIK22 a tenu à rester maître de son destin : c'est lui-même qui a annoncé la nouvelle hier soir, en direct sur Winamax TV, dès les premières minutes du Multiplex Poker. Un dernier rebondissement qui en a surpris plus d'un dans le tchat ! Mais heureusement, la vie n'est pas un film de Scorcese ou un épisode des Sopranos : c'est dans la bonne humeur, avec une foule d'anecdotes et de rires, et le concours de ses coéquipiers, que nous avons célébré le départ du Padrino.
 


Résumer treize années et un personnage aux milles facettes en seulement une heure et demie d'émission relevait de la gageure. 90 minutes à peine pour raconter dans le détail le rôle crucial qu'a joué Michel dans le développement de Winamax, du Team et du poker français dans sa globalité : impossible ! Alors avec Harper, nous avons fait ce que nous savons faire de mieux : une émission bordélique, partant dans tous les sens, à l'image de celui qui a été un mentor pour nous deux. Depuis le lancement chaotique de Winamax en 2006, avec trois bouts de ficelle (et Patrick Bruel !) jusqu'à... Lire la suite

[Blog] La vie rêvée de Volatile38

Par dans Life Style il y a 1 mois.

Guillaume DiazSi vous lisez régulièrement le blog du Team, cela n’a pas pu vous échapper : pour nous autres joueurs pro, le début de chaque année est l’occasion de dresser notre liste d’objectifs pour les douze mois à venir. C'est un exercice important ! Définir des objectifs permet de se donner une ligne de conduite afin de maximiser nos chances d’atteindre nos buts qui, souvent, seront plus ambitieux que ceux de l'année période précédente. Mais pour se forger la motivation et avoir l’implication suffisantes pour réaliser toutes les tâches nécessaires à ces objectifs, il y a quelque chose qui motive toutes nos décisions et nos actions. Ce quelque chose sera le thème de cet article : il s'agit du rêve.

Je parle ici du rêve au sens littéraire, celui d’un enfant de six ans qui vous dit : « Quand je serai grand, je serai astronaute/pompier/médecin ! » Peu importe le domaine : si l'on se fixe des objectifs ambitieux, si l'on envisage d'y consacrer une grande partie de son temps et de son énergie, on doit être motivé par un rêve. Quelque chose qui nous donnera envie de nous lever chaque jour pour donner le meilleur de soi-même, même dans les moments où l'on sera fatigué, malade ou distrait. Plus ce rêve et ses retombées représentent quelque chose d’important à nos yeux, plus on sera motivé pour tout donner à court, moyen et long terme. C’est ainsi que l'on mettra toutes les chances de notre côté.

L'espace, le golf : mes premiers rêves

Comme sûrement à peu près tout le monde, j’ai eu des rêves très différents au cours de ma courte vie. Cela n’a rien d’original, mais je me souviens qu'à l'âge de huit ans, je me serais bien vu... astronaute ! Néanmoins, mon envie de voir la Terre depuis l’ISS n’était pas assez forte pour me donner... Lire la suite

[Blog] Vis ma vie de pro (Partie 1)

Par dans Life Style il y a 2 mois.

Leo Margets Blog

Quand j’ai commencé à jouer au poker en 2006, je ne me doutais absolument pas que ce jeu allait changer ma vie. Je ne le dis pas simplement parce qu’il est devenu mon métier mais, parce qu’au fil des années, la mentalité et les compétences que j’ai développées ont considérablement amélioré mes prises de décision, et ce bien au-delà des tables.

Le poker, ce n’est pas que des cartes et des jetons. Pour maîtriser ce jeu, il faut être en constante évolution car tout va très vite. Si tu arrêtes d’apprendre pendant une année, tu peux vite régresser - un constat qui s’impose d’ailleurs pour n’importe quelle autre profession. Il est donc d’autant plus important de se préparer à prendre les meilleures décisions et ainsi assurer son succès à long terme.

Cet article est le premier d’une série où je vais vous parler des compétences les plus importantes que je mets en pratique et cherche à renforcer jour après jour. Elles m’aident à la table et me donnent aussi un vrai avantage compétitif dans ma vie quotidienne. Vamos!

L’amour du risque

Notre cerveau déteste le risque, nous sommes programmés pour l’éviter à tout prix. La raison à cela est entièrement physiologique et découle de notre capacité d’adaptation. Consacrer beaucoup plus d’efforts pour éviter une perte que pour obtenir une récompense nous a permis de survivre en tant qu’espèce humaine. À l’époque de la préhistoire, ce comportement prenait tout son sens puisque le moindre risque pouvait s’avérer mortel. Éviter de croiser un lion affamé était beaucoup plus important que de ramasser quelques fruits. Aujourd’hui, la société et les risques auxquels nous sommes confrontés ont évidemment évolué, mais pas notre façon de les affronter : notre cerveau déteste beaucoup... Lire la suite