[Blog] Loving Las Vegas

Par dans Tournois Live hier

Blog Mustapha Kanit

Mon été 2019 à Las Vegas a été une expérience incroyable. Je m’y suis rendu en retard, comme d’habitude, vers fin juin. Dès mon arrivée, la magie a commencé à opérer. Avant de partir, de chez moi, j’étais en contact avec mes amis déjà sur place et je leur disais : "Ne vous inquiétez pas ! La chance sera de nouveau avec vous quand moi je serai là-bas !" Si on m'avait dit que cela fonctionnerait à ce point-là, je n'y aurais pas cru...

Big One pour gros frisson

À peine descendu de l’avion, j’ai pu tout de suite assister à la victoire de João. Je savais qu’il avait vraiment à cœur de décrocher son premier bracelet WSOP. Vamos Porto, tu l’as fait ! D’autant que, pendant le mois précédent sa victoire, João avait joué à un rythme de presque deux ou trois tournois par jour, mais sans résultat probant. Au milieu d’une période sombre, la victoire la plus importante est donc enfin arrivée. Pour tout le Team, ce fut un moment fantastique mais, de mon côté, je savais que ce n’était encore que le début.

Dario ITW Mustapha

Fan numero uno !

Car ensuite, plusieurs autres deep runs se sont enchaînés. On pouvait sentir la magie dans l’air. J’avais comme un pressentiment : quelque chose de grand allait se passer pendant le Main Event. Les jours passaient et moi je passais mon temps à supporter comme un fou deux de mes plus chers amis : le "lionceau" Romain Lewis  et Super Dario Sammartino.

C’est difficile d’expliquer toutes les émotions que l'on ressent en suivant d’aussi bon potes pendant les phases finales d’un tournoi pareil. Je joue au poker depuis douze ans et j’avais rarement ressenti un sentiment comme celui-là. On était entre 50 et 60 personnes, tous habillés du même tee-shirt personnalisé (merci Ryan Riess pour les avoir fait... Lire la suite

[Blog] Varier les plaisirs

Par dans Tournois Live il y a 8 jours.

Guillaume Diaz Blog

En novembre 2015, lorsqu'Alexandre Luneau intègre le team Winamax, je découvre grâce a lui l’univers des mixed games. Vous savez, ces jeux étranges qui se jouent principalement en Limit ou Pot-Limit, avec des règles radicalement différentes de notre bon vieux Hold’em sans limite de pot. Ne vous méprenez pas, quand je dis "découvrir", je ne veux pas dire que je ne connaissais pas leur existence, mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressé. Il y avait déjà beaucoup à faire en Hold’em et, surtout, je n’avais jamais eu la chance de discuter avec quelqu’un évoluant au plus haut niveau dans plus d’une dizaine de jeux différents.

Malgré cette opportunité incroyable de pouvoir côtoyer l’un des meilleurs du monde dans ces disciplines, j’avais choisi de ne pas m’y essayer, préférant me concentrer sur un seul et unique élément : travailler mon jeu en Hold’em MTT. Mais l’idée était restée dans un coin de ma tête...

Objectif WSOP 2020

Cet été, en plein WSOP, João, qui joue assidûment à de nombreuses variantes, poste un message dans notre chan privé. En substance, il dit que jouer d’autres variantes l’aide à ne pas tomber dans la routine et lui permet d'éviter l'impression d’enchaîner jour après jour des tournois similaires. Le tout, en ajoutant que l’ambiance à table est très sympa, avec beaucoup plus de discussions et rigolades que sur les tournois de Hold’em, et surtout que le niveau est vraiment faible sur les tournois à 1 500/2 000 $. Cerise sur le gâteau, les fields sont bien plus petits, augmentant donc d'autant les chances de gagner un bracelet en étant assidu sur ces tournois. Autant vous dire que tout cela n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Guillaume Diaz All-in

Tapis sur les variantes ?

Voila donc... Lire la suite

Sylvain Loosli vers de nouveaux défis

Par dans Général il y a 13 jours.

C'est un bail de six ans au sein de la maison Winamax qui s'achève aujourd'hui pour Sylvain Loosli... mais on le retrouvera bien vite au rendez-vous des grosses compétitions pro. Bonne chance !

Sylvain Loosli
L'aventure avait débuté en 2013, au moment même où tous les projecteurs de la planète poker se braquaient sur lui. Après bien des voyages, des centaines de tournois joués, des tables finales en pagaille et une jolie collection de trophées accumulés, un chapitre se referme aujourd'hui pour Sylvain Loosli : celui du Team Winamax.

Six ans après avoir intégré l'équipe au moment d'atteindre la finale du tournoi de poker le plus prestigieux du monde, Sylvain en ressort transformé. Pas seulement au niveau du palmarès, l'un des plus enviables du poker français (7,5 millions de dollars accumulés rien qu'en live, ce n'est pas rien) mais aussi, forcément, sur le plan humain.  "Je suis content de l'expérience. Le Team est une vraie famille, on se tire vers le haut. J'ai appris sur moi-même et je me suis épanoui tout en faisant ce que j'aimais le plus faire. Même si l'aventure s'arrête, je n'ai aucun regret."

Flashback : été 2013, le Main Event des World Series of Poker bat son plein à Las Vegas. A mesure que les journées passent, un joueur français commence à se détacher du lot au milieu des milliers de participants. Il dispute pour la première fois le "Big One" et son visage nous est inconnu mais déjà en coulisses, des voix s'élèvent : ce Sylvain Loosli, il faut le surveiller de près. Un joueur de cash-game, ancien étudiant en école de commerce. Discret, mais bosseur, du genre qui gagne gros depuis déjà un moment. Dans l'ombre, sur Internet, sans faire de vagues. Avec le Toulonnais alors âgé de 26 ans, le premier contact est... Lire la suite

[Blog] La discipline, source de liberté

Par dans Général il y a 14 jours.

Sylvain Loosli Blog
Dans ce nouveau billet de blog, je vais vous parler d’autodiscipline, et pourquoi j’estime que travailler votre discipline vous aidera fondamentalement à atteindre vos objectifs et être plus heureux au quotidien !

Avant d’évoquer la discipline dans votre routine journalière, parlons de son utilité dans le poker. Pour devenir joueur accompli (et donc gagnant !), il est évident que vous devez être méthodique dans vos prise de décision. On parle-là de la sélection des mains préflop, de ces tirages qu'il ne faut pas payer si on n'a pas la cote, des grosses mains qu'il faut savoir abandonner dans les situations où vos adversaires ne bluffent jamais ou presque… Évidemment, cette rigueur se construit fur et à mesure que vos connaissances et votre expérience du jeu se développent, mais cela fait partie des fondations pour devenir un joueur de poker gagnant.

A quoi ressemble l’autodiscipline dans mon quotidien ? En quoi m’est-elle utile ? Mon cas est bien entendu spécifique à mon activité de joueur pro, mais je pense qu’il peut être adapté à n'importe quelle activité. Personnellement, je pense que m’astreindre à ma routine journalière est très important pour « gagner » mes journées. Cette routine se décompose généralement comme ceci : 15 minutes de méditation dès le réveil pour démarrer la journée avec les idées claires, puis idéalement une session de sport peu de temps après. Ainsi, quel que soit mon programme et quoi qu’il arrive ensuite au cours de la journée, j’ai le sentiment d’avoir fait au moins quelque chose d’utile pour moi-même, mon développement personnel et mon bien-être. Observer une routine matinale de ce type vous aidera à vous imposer une certaine autodiscipline, que vous pourrez ensuite transposer à... Lire la suite

[Blog] Le grand bouillon de culture

Par dans Général il y a 22 jours.

Blog Aladin Reskallah
¡A por ellos!: génèse d’une expression et considérations d’ordre culturel

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être remarqué que cela fait déjà un moment que je ponctue mes messages avec l’expression ¡A por ellos!, paraphrasant ainsi Adrian Mateos, pour qui la méthode semble fonctionner à merveille.

Superstition ou coïncidence : aussitôt après l’adoption de ce mot-clé, j’ai deep-run à Monaco, avec un ITM dans le National HR et une frustrante mais encourageante 13e place sur le Main Event. La finale et les gros sous étaient à portée de main : ce résultat n’a fait qu’augmenter ma motivation, me permettant de réaliser que la grosse perf’ était quelque chose d’envisageable, de tangible, et non un rêve inaccessible.

Oui : trois petits mots répétés comme un mantra peuvent favoriser la motivation et la concentration, au même titre que d’autres routines qui aident à se mettre dans le bain de la compétition. Mais, voulant aller au-delà de ce qui était au départ une simple blague, j’ai voulu creuser un peu et en comprendre le sens. Grâce à Leo Margets, je me suis rendu compte que ces mots étaient ancrés dans la culture espagnole. ¡A por ellos! On peut traduire cela par « Let’s go get them! » en anglais, ou « Allons se les faire ! » en français.
 

L’expression fut popularisée (ou plutôt remise au goût du jour) durant les années 2000, lors des épopées espagnoles à l’Euro et la Coupe du Monde de football. Mais il faut savoir qu’elle est clivante : certains lui trouvent une connotation violente. On a pu par exemple l’entendre dans les manifestations qui ont émaillé l’histoire récente de l’Espagne. On peut donc dire qu’utiliser cette expression nous fait plonger au cœur du pays de... Lire la suite

[Blog] Le Vegas de tous les frissons

Par dans Général il y a 29 jours.

Adrien Delmas - Blog
Dans mon dernier article, je réfléchissais à comment j’allais me préparer afin d’affronter les échéances à venir : EPT Monaco, SISMIX en Espagne, et surtout les WSOP, 50e édition. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces mois-là furent riches en frissons.

J’évoquais notamment trois points : planifier les jours de repos et le temps « off »; planifier les tournois que j’allais jouer pour mieux y être préparé; et bien travailler mes objectifs (les « plans d’action »), afin de pouvoir performer au maximum.

Il est bien beau de se fixer des objectifs, mais encore faut-il les analyser a posteriori afin de pouvoir rebondir et s’améliorer pour les prochaines échéances. Les objectifs, beaucoup de joueurs s’en fixent pour, mettons, un festival, mais ne reviennent jamais dessus ensuite pour essayer d’en tirer des leçons claires, et créer des lignes de conduite efficaces pour les tournois futurs. C’est que je me propose de faire ci, avant de revenir sur les moments les plus marquants de mon été (et il y en a eu un joli tas !)

Les jours off sont aussi importants que les jours de boulot

C’était mon troisième Vegas, donc je commençais à avoir pas mal d’expérience vis-à-vis de pas mal de quelques données personnelles. A savoir mon temps de sommeil, le jetlag, le pull qu’il faut toujours apporter au RIO (merci la clim à 18 degrés), mais surtout ce qui est pour moi le plus important : les plages de repos.

En effet, l’an passé je n’avais pas particulièrement organisé de journées off, ou même de breaks au milieu d’un séjour long de 45 jours. Résultat : j’étais souvent fatigué, sans énergie, sans envie et par conséquent je ne performais pas au maximum.

Cette fois, j’ai changé mon fusil d’épaule en... Lire la suite

[Blog] Un si mauvais Vegas ?

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Blog Gaëlle Baumann

12 tournois, 0 place payée... Le bilan de mes WSOP est sans appel. Mon pire résultat depuis 2014. Quoi qu’on en dise, cela n’a cependant rien d'exceptionnel non plus : douze tournois, c'est un volume extrêmement faible. Pas de quoi en faire un plat. À Monaco, c'était l'inverse : place payée sur place payée. Un simple petit retour de bâton. Mais alors, qu'est-ce qu'on fait quand le poker se résume à sauter d'un tournoi, re-entry et sauter à nouveau dans l'heure qui suit ? Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort mais plutôt à profiter des à-côtés pour passer un bel été malgré tout ! Si jamais vous vous retrouvez un jour dans la même situation à Vegas, voici quelques tuyaux pour occuper vos journées.

Team Pro Escape Game

Escapology

Arrivée le 19 juin à Las Vegas, je retrouve ce bon vieux Rio le lendemain. Mon premier tournoi ? Le Ladies Event que j'affectionne tant. Après un re-entry, je m'incline finalement à dix places de l'argent. C'est déjà la fin d'après-midi, que faire pour se détendre et oublier cette issue malencontreuse ? Bingo, le Lockdown se situe à quelques pâtés de maisons de mon hôtel, au 3271 Highland Drive. C'est un escape game où je me rends en compagnie d'Harper, toujours dans les bons coups. D'ailleurs, si vous vous ennuyez lors d'un dinner break (ou que vous n’avez pas faim), il y a un Lockdown sur Flamingo à seulement six minutes du Rio, testé et approuvé. On y va, c'est parti pour essayer de sauver notre meilleur ami qui a été kidnappé. Enfermés dans une pièce, nous disposons d'une heure pour virer la rançon d'un million de dollars exigée par le ravisseur. Après avoir résolu toutes les énigmes, nous parvenons à sortir au bout de 52 minutes de jeu. Pas si mal pour des... Lire la suite

[Blog] Un Vegas pas comme les autres

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Pierre Calamusa Blog

Beaucoup de choses ont changé ces derniers temps dans ma carrière de joueur de poker. Étant issu du online, j'avais toujours pensé que la technique pure était l'unique composante pour perfer, tant sur la toile qu'en live. Pourtant, après quatre années passées à grinder le circuit live, je me suis rendu compte que d'autres facteurs tout aussi importants rentrent en ligne de compte pour arriver à être performant. C'est d'autant plus vrai à Vegas, pendant les WSOP.

Après la PCA, j'ai commencé par changer de fond en comble ma préparation pour les gros tournois live. J'étais arrivé aux Bahamas sans aucune préparation physique ni mentale, ce qui avait conduit à une prestation catastrophique sur le Main Event. Certes, j’ai terminé 25e, mais j'avais une occasion en or d'atteindre la finale. À force de répéter les erreurs, arrive un moment où elles deviennent des choix. J'ai donc investi énormément de moyens pour aborder cet été à Vegas de la meilleure des manières.

Construire la Dream Team

Pierre Calamusa Logos

Plus t'en mets, plus t'en as.

La première chose a été de soigneusement choisir les personnes avec lesquelles j'allais passer mes six semaines de WSOP. Tout naturellement, j'ai contacté Tony Miles, joueur et personne que j'admire tout particulièrement et qui excelle dans le domaine sportif. Il allait pouvoir m'apporter cette routine absolument cruciale pour arriver à rester performant sur une période aussi longue. Il sait où et comment s'entraîner, comment s'alimenter et comment organiser ses journées pour dérouler sur des tournois aussi longs que le Main Event. Pour compléter l'équipe, nous avons intégré Quinn, son meilleur ami qui est préparateur physique, et Victor Choupeaux, un de mes meilleurs amis sur le circuit.... Lire la suite

[Blog] Au bout de mon rêve

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Blog Davidi Kitai

La première fois que j’ai joué le Main Event des World Series of Poker, alias le plus beau et le plus gros tournoi de poker au monde, c’était en 2006. À l’époque, je m’étais qualifié online pour quelques centaines de dollars. Rien qu’à l’idée de jouer ce tournoi mythique, j’avais vraiment ressenti une sensation exceptionnelle. L’atmosphère y était électrique et, très vite, je m’étais senti dans mon élément. J’avais monté une tonne de jetons au Day 1, éliminant presque tous les joueurs de ma table, hormis l’ami Guignol, qui avait passé la journée avec le tapis de départ.

La suite fut moins rose : au Day 2, malgré cet énorme tapis, je n’avais pas tenu longtemps à cause d’une paire de Dames complètement surjouée, face à un adversaire avec encore plus de jetons que moi qui détenait une paire de Rois. C’est la première leçon que j’ai retenue : pouvoir (et devoir) abandonner des grosses mains.

A Kitbul with a dream

Année après année je relativisais un peu plus mon élimination. C'était une occasion pour moi de me remettre en question, d’apprendre de mes erreurs pour revenir plus fort la fois suivante avec, bien sûr comme objectif final, de le gagner un jour. D’ailleurs, pour être honnête, cela représente plus un rêve qu’un objectif. Avec plus de 8 000 joueurs et la variance inhérente au poker, il est presque impossible de gagner ce tournoi sur un échantillon aussi court que celui que représente une vie humaine.

En 2007, j’avais... Lire la suite

[Blog] De Naza aux WSOP

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Joao Vieira

Je m'appelle João Vieira et il y a 16 jours, le 4 juillet 2019, j'ai remporté mon premier bracelet World Series of Poker et le plus gros gain de ma carrière. Je peux désormais le dire : je suis champion du monde.

Sauf qu'il y a un mois, je n'avais pas encore atteint les places payées d'un seul tournoi aux WSOP 2019 : un beau zéro pointé en dix-huit tentatives. Pareil les trois années précédentes, au cours desquelles j'étais passé par des phases de 15 à 17 tournois sans faire l'argent. Ma première perf' notable à Las Vegas est arrivée après 180 tournois et 1 200 jours. Vegas a toujours été un désastre, du moins jusque cette année.

J'ai fait 14 tables finales de tournois High Roller et deux douzaines de demi-finales sur des Main Events avant d'en remporter un. 

J'ai terminé deuxième du classement EPT Player of the Year et plusieurs fois dans le Top 10. J'ai terminé Top 3 deux fois du classement Pocket Fives Player of the Year. Mais je ne les ai jamais remportés. J'ai terminé six fois dans le Top 10 du classement Player of the Year des WCOOP et SCOOP confondus, avant de le remporter trois fois lors des quatre dernières années.

J'avais fait un peu moins de 20 finales de séries online avant d'en remporter un. J'ai désormais 5 titres à mon actif et j'ai remporté un titre de toutes les séries majeures online.

J'ai joué mon premier Super High Roller à 50 000 € en décembre 2014, lors de l'EPT Prague, trois ans après être passé pro. J'ai attendu trois ans de plus avant d'en rejouer un. Je suis désormais un joueur régulier de ces limites et j'ai construit ma bankroll sans avoir remporté de titre majeur sur le circuit.

Il y a six ans, j'ai joué mon tout premier EPT. J'ai attendu 50 gros festivals avant de... Lire la suite