Pourquoi Vegas va me manquer

Par dans Life Style il y a 18 jours.

Comme vous le savez peut-être, j’ai donné naissance à une petite Léa le 29 mai dernier. Il n'y aura donc pas de Vegas et de WSOP pour moi cette année. C'est néanmoins la seule pause que je vais m'accorder : vous me retrouverez sur le circuit dès la reprise de la nouvelle saison EPT, pour l'étape barcelonaise qui aura lieu en août.

Alors que tous mes coéquipiers du Team  sont déjà arrivés (ou en passe d’arriver) à la Mecque du poker, je vais donc, comme beaucoup d'entre vous, me contenter de suivre leurs exploits via la radio Winamax sous la houlette de Jaypee et le reportage de nos chers couvreurs Benjo, Kinshu et Florence.

Mais je dois bien vous avouer que c'est avec un petit pincement au cœur que je suivrai les pérégrinations de mes camarades outre-Atlantique. Parce que Vegas, c'est ça :

Des fields incroyables et les prizepools qui vont avec... 1500 dollars pour gagner un million, je veux bien jouer tous les jours !
Le Venetian et ses tournois deepstack, où on aime aller se ressourcer. Oui, à Vegas, quand tu veux oublier un casino, tu vas dans un autre.

Le Main Event, parce que je n'ai pas oublié, que je veux vivre à nouveau ces émotions. Et faire mieux.

Même si je ne suis pas très bijoux, je dois bien avouer que j'ajouterais bien une petite breloque dorée à mon poignet.
Les spectacles du Cirque du Soleil de Guy Laliberté, où je me dis que les 150 dollars que je dépense par billet seront récupérés un jour par Davidi sur le One Drop.
Les dîners chez Robuchon, où j'ai honte de ne jamais me souvenir des desserts à cause de ces énormes verres de vin accompagnant les douze plats.

Les courses chez Walmart où il faut choisir entre un paquet de M&Ms de 2 kilos et un pot de mayonnaise de... Lire la suite

WSOP : Comment se préparer ?

Par dans Tournois Live il y a 25 jours.

Le rendez-vous poker le plus excitant et le plus attendu de l’année est déjà de retour ! Que vous vous soyez qualifié online pour disputer les WSOP ou que vous ayez choisi de vous y rendre par vos propres moyens en puisant dans votre bankroll, une chose est sûre, vous devez attendre ce moment avec impatience. Pour mettre toutes les chances de votre côté et passer un bon séjour, voici quelques conseils qui pourront s’avérer utiles.

1/ Soyez professionnel dans la gestion de votre programme de tournois

Si vous avez prévu de passer un long séjour à Las Vegas, ce sera probablement l’une des clés de votre réussite. Y jouer peut s’apparenter à un véritable marathon. Les journées sont longues, les tournois s’enchaînent, notamment si vous disputez beaucoup d’évènements à 1 000$ ou 1 500$ l’entrée où la structure est relativement rapide. Vous pouvez passer un grand nombre d’heures aux tables en enchaînant les contre-performances si la variance n’est pas de votre côté. Autant dire qu’après plusieurs tournois consécutifs sans ITM et la fatigue qui s’accumule, vous pouvez vite être lassé et démotivé pour la suite.

Il est donc important de prévoir quelques jours de récupération dans votre programme pour éviter le fameux « burn-out » de fin de séjour. Essayez de faire votre programme à l’avance, et n’oubliez pas de consulter la liste des tournois prévus en marge des WSOP, souvent  avantageux (droit d’entrée et participants plus faibles).

Crédit photo Vdara.com

2/ Choisissez judicieusement votre lieu de séjour

Prendre une chambre dans un hôtel ou partager une villa avec des amis ? Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients. La seconde peut sembler la plus cool mais n’oubliez pas... Lire la suite

Le rêve Américain

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Il ne reste que quelques jours avant le grand départ, cet envol d’une douzaine d’heures qui nous sépare d’un doux rêve. Las Vegas, un endroit mythique où, pour moi joueur de poker professionnel mais surtout grand passionné de ce jeu, il me tarde chaque année de retourner.

En fait non c'est même plus que ça. Il ne se passe plus une seule journée sans que j’imagine les premières sensations du toucher de jetons, de la vue incroyable sur les centaines de table de l’Amazon Room.

Je me souviens quand j’ai découvert le poker il y a sept ou huit ans, je passais tellement d’heures à regarder un maximum de vidéos sur Internet et notamment celles des épisodes du Main Event, ce tournoi si particulier qui résume à lui tout seul le titre de ce blog. Pour l’anecdote, à cette époque je commençais seulement les petites parties privées à 5 euros mais j’affirmais déjà à mon acolyte Matthias - pour ne pas le nommer - qu’un jour je participerai à ce tournoi a 10 000 dollars l’entrée ! Ce n’était même pas une envie ou une croyance, juste une certitude.

Je n’avais aucun doute, c’était comme un but à atteindre pour moi. Même si j’avais bien conscience du monde qui séparait ma petite partie poitevine du Main Event de Las Vegas.

Prêt au combat

Aujourd’hui je me retrouve à écrire ces mots pour vous transmettre cette petite histoire alors que je m’apprête dans quelques jours à prendre part pour la troisième fois consécutive aux Championnats du Monde et pour la seconde fois à ce tournoi mythique et sa garantie exceptionnelle de 10 millions de dollars au vainqueur.

Certains le savent ou s’en souviennent peut-être mais, l’an dernier, j’avais eu l’immense plaisir de pouvoir aller à Las Vegas accompagné de mes quatre amis de Poitiers, grâce à... Lire la suite

Projet Heads-up WSOP ou SISMIX ?

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Certains joueurs se plaignent parce que je prends beaucoup de temps lors de certaines de mes décisions. J’ai en effet beaucoup de mal à me décider, que ce soit au poker ou dans la vie en général. Alors ici, le choix est cornélien : vais-je aller au SISMIX ou directement aux WSOP pour le tournoi Heads-up à 10 000$ ? Un dilemme qui s’apparente à un coin flip dans ma tête. Un long tank est donc nécessaire.

 Les arguments qui favorisent le call pour le SISMIX :

- des bons DJ’s internationaux,

- boire une tequila au bord de la piscine,

- savourer un tajine d’agneau,

- fumer une chicha avec un thé à la menthe à la terrasse d’un café,

- disputer un tournoi de poker en 6-handed,

- remettre mon titre en jeu,

- garder le karma de l’an passé...

 Les arguments qui favorisent le fold :

- cela va être difficile de faire mieux que l’an passé !

- à Las Vegas aussi, il y a des DJ’s internationaux et des piscines,

- rien de tel qu’un bon burger ou un rib eye steak,

- me donner toutes les chances pour remporter un nouveau bracelet WSOP,

- difficile de manquer un 10 000$ Heads-Up Championship...

L’avantage que je peux avoir est sans doute plus important au SISMIX mais le gain potentiel est plus attrayant aux WSOP. Le time bank est demandé.

La décision est très "close" et cette fois je n’ai pas de tell ni de reads particuliers sur mes adversaires pour m'orienter. Dans ce cas-là, la seule solution est d’écouter son instinct. Et vous savez quoi ? J'ai le sentiment que ce premier tournoi à Vegas est peut-être pour moi ! Et mon subconscient a raison d'y croire car remporter un tournoi en heads-up aux WSOP face à une petite centaine de joueurs est un objectif réalisable. Certes,... Lire la suite

Mon abécédaire du poker (2ème partie)

Par dans Général il y a 1 mois.

[Si ce n'est déjà fait, on vous conseille bien entendu la lecture de la première partie de cet abécédaire avant de vous attaquer à ce second chapitre]

H comme Hasard

Le poker est un jeu technique, mais également un jeu de hasard. C'est ce qui rend ce jeu si particulier par rapport aux échecs ou au sport et contribue à son charme ou à sa cruauté, selon que vous soyiez ou non du bon côté lorsque la pièce tombe et surtout selon le côté "gambleur" de votre personnalité. Cela permet également à des novices de jouer contre les meilleurs joueurs du monde et même d'espérer pouvoir les battre sur du court-terme. À cette notion de hasard se rajoute celle d'incertitude car à moins de payer un tapis avec les nuts, on ne peut jamais être certain d'avoir pris la meilleure décision au poker.

En réalité, je connais peu de domaines où l'on est en prise aussi directe avec le hasard et l'incertitude et surtout où on en a conscience à ce point. Jouer c'est expérimenter le hasard.

Or il y a également beaucoup de hasard et d'incertitude dans la vie : un recruteur qui n'aime pas votre tête lors d'un entretien d'embauche, une bourrasque de vent qui ramène votre passing à l'intérieur du court sur une balle de match ou la sélection cruciale de vos premiers mots dans votre panel élargi de 3 phrases d'approche sur Tinder en sont autant d'exemples.

En ce sens-là, le poker, avec ce rapport direct au hasard et à l'incertitude, me semble un bon indicateur et outil de réflexion sur nos différents traits de personnalité. On ne prend pas toujours en compte ces facteurs de la même façon. Parfois, par ego, manque de lucidité, d'honnêteté vis-à-vis de nous-mêmes ou des autres, on minimisera l'aspect hasard en période de réussite et... Lire la suite

Confiance en soi, good run et détermination

Par dans Général il y a 1 mois.

Une nouvelle étape EPT vient de se terminer sur le rocher monégasque, et ce fut de nouveau un séjour fructueux après Malte ! Mais revenons tout d’abord sur les évènements qui ont précédé le début de l’EPT.

Direction le Country Club de Sophia-Antipolis le 28 avril pour presque tout le Team, et un nouveau séminaire.

Ces séminaires sont devenus des évènements incontournables, que j’attends toujours avec impatience car je sais que l’ambiance sera au top, qu’on aura tout un tas de discussions intéressantes avec mes chers amis et coéquipiers, et qu’on ne verra pas le temps passer car on ne s’ennuie jamais ! C’est vraiment agréable de pouvoir se retrouver dans une ambiance détendue, mais aussi studieuse lorsque l’on parle poker. Je pense que c’est une réelle chance que l’on a de pouvoir partager ces moments privilégiés, grâce aux moyens que Winamax met à notre disposition.

Un Nicolas Escudé inspirant

Le programme des ces quelques jours était plutôt simple mais très efficace : sport le matin (ultimate, football, basket, VTT, padel…), puis place à des intervenants l’après-midi avant des débats techniques sur le poker, le tout dans un cadre exceptionnel. Nous avons eu la chance d’avoir comme intervenant l’ancien champion de tennis Nicolas Escudé pendant 2 jours, accompagné de Pier Gauthier, qui nous a retracé sa carrière et nous a parlé en particulier de la Coupe Davis qu’il a remporté avec l’équipe de France en 2001.

Son discours a été très inspirant, et un certain nombre d’expressions qu’il a utilisé ont eu une résonance particulière avec mon expérience et ma carrière de joueur de poker :

 La puissance du rêve (à ses débuts dans une discipline)

 L’acceptation de la défaite et... Lire la suite

Trouvez votre avantage concurrentiel

Par dans Général il y a 1 mois.

Cela fait maintenant plusieurs mois que je travaille avec Pier Gauthier, ancien tennisman professionnel désormais reconverti dans le coaching mental. Vous avez déjà du entendre parler de lui si vous lisez régulièrement le blog du Team puisqu’il travaille et a travaillé avec la plupart des membres ou ex-membres du Team, pour ne pas dire tous.

Durant cette période, nous avons eu l'occasion d’aborder de nombreux sujets liés à la préparation mentale (la compréhension des émotions, l’acceptation de l’erreur, etc.) et je dois dire que ce travail est extrêmement enrichissant, que ce soit pour ses applications au poker ou à n’importe quel autre domaine et je le conseille à tous. Mais le sujet qui me fait m’interroger depuis quelques semaines et que j’ai choisi de développer dans ce blog, est celui de la recherche de son avantage (edge en anglais) sur ses adversaires, que ce soit au poker ou dans n’importe quelle activité.

Pier Gauthier lors d'un séminaire du Team

Nous en sommes arrivés à discuter longuement de ce sujet car j’ai été bercé étant plus jeune, dans les sports que je pratiquais et dans lesquels j'espérais atteindre le haut niveau, par des phrases de mes entraîneurs qui croyaient bien faire en me répétant : « Il n’y a que le travail qui paye » ou « Si tu craques dans les moments importants, c’est que tu ne t’entraînes pas assez » ou encore « Si tu veux être le meilleur, tu dois être celui qui travaille le plus ».

Or, je m’entraînais de plus en plus chaque semaine et mes résultats n’évoluaient pas, voire parfois même régressaient. Ces personnes étant des figures d’autorité importantes pour moi à l’époque, j’ai pris ces phrases pour vérités absolues et je suis resté persuadé que les... Lire la suite

Mon abécédaire du poker (1e partie)

Par dans Général il y a 2 mois.

A comme addiction

Mettons les pieds dans le plat dès la première lettre de l'alphabet !  Bien entendu, le problème de l'addiction n'est pas négligeable, surtout lorsque l'on parle d'un jeu d'argent, et je ne suis pas un médecin spécialisé sur le sujet.

Néanmoins, cela m'agace quelque peu de constater que lorsque l'on parle de poker, ce mot revient un peu trop systématiquement et sans aucune réelle finesse d'analyse, notamment dans les médias généralistes.

Pour les joueurs pratiquant ce jeu comme un loisir, voire une passion, certes le poker peut être addictif, mais n'en est-il pas un peu de même pour chaque passion ? Va-t-on aussi systématiquement entendre revenir le terme d'addiction lorsqu'un cinéphile passe 20 heures par semaine à regarder un film ou qu'un amateur de ballon rond passe 30 heures par semaine à penser au football?

Pour les joueurs dont c'est le métier ou du moins une source de revenus, peut-on leur reprocher de passer beaucoup de temps à jouer ou à parler de poker ? Parle-t-on d'addiction à un banquier d'affaires travaillant 80 heures par semaines ou à une personne créant son restaurant et y pensant 24 heures sur 24 ?

Alors certes, il est probablement plus dangereux d'être passionné de poker car c'est un jeu d'argent, il est probablement meilleur pour la santé de passer 20 heures à lire que de passer 20 heures devant son PC.

Mais je pense que l'on peut quand même de temps en temps passer 10 ou 20 heures par semaine à jouer ou penser au poker sans avoir le sentiment d'être un acteur potentiel pour la prochaine saison de Confessions Intimes. Et avoir ce minimum de finesse d'analyse me semble primordial si l'on veut traiter sérieusement ce problème grave qu'est l'addiction.

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Un pour tous, tous pour un !

Par dans KING5 il y a 2 mois.

On dit que la pire journée de l'année pour un joueur de poker, c'est celle de son élimination du Main Event des WSOP. Ce n'est pas faux, mais je dois vous avouer que cette petite mort, je l'ai également ressentie lors de la récente élimination du Team Pro du KING5, la seule compétition gratuite qui me fasse bondir à chaque pot gagné. Il y a une magie et une atmosphère spéciale autour de cette épreuve. Le poker est un sport très individualiste et avoir la possibilité de prendre part à un tel marathon en équipe ajoute énormément de fun à la compétition. Quand l'un des coéquipiers est à tapis, c'est toute l'équipe qui vibre avec lui, qui appelle les cartes et pousse des cris dignes d'un PSG-OM des grands soirs. Je me suis par exemple surprise à être plus concentrée sur les tables de mes coéquipiers que sur la demi-finale de mon Deepstack Hold'em.

Et je ne suis pas la seule. Durant le Stade 1, Davidi Kitai nous a tous fait mourir de rire en lâchant sur le WinaChat : « j'ai fait un fold que je n'aurais pas fait sur le One Drop à un million de dollars l'entrée ». La main en question ? Un dame valet qu'il a décidé de coucher en début de parole. Là où il aurait relancé contre Dan Colman, Ole Schemion ou encore Vanessa Selbst, le Génie a simplement passé contre les représentants des Poker Rangers, des mères Denis ou encore de la Shark Agency. La raison ? Notre tactique commune on ne peut plus claire en début de tournoi : jouer serré !

C'est que nous avons un professionnel du KING5 dans l'équipe. Monsieur Michel Abécassis, chef des opérations. Chacun de nos faits et gestes étaient observés par le Doc' depuis son quartier général, où il avait en permanence la calculatrice à portée de mains pour nous dire s'il fallait se laisser... Lire la suite

L'ascension des High-Rollers

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Une huitième place dans le High-Roller du dernier EPT à Malte, ça vaut le coup d’en parler ! Petit préambule si vous ne savez pas ce qu'est un "High-Roller": ce terme désigne tout simplement un tournoi au buy-in plus élevé que celui du Main Event, en général le double. Sur le circuit EPT, on retrouve donc à chaque étape un évènement au buy-in de 10,000 euros (avec un re-entry possible), et il y a aussi parfois des tournois à 25,000, 50,000 ou 100,000 euros... Inutile de préciser que seul un nombre restreint de joueurs peuvent se permettre de jouer des buy-in aussi élevés, en particulier lorsque ceux-ci atteignent les six chiffres... On y reconnaît les mêmes visages, avec des stars du poker, quelques businessmen fortunés et de temps en temps de nouveaux "jeunes talents" d'Internet ne jouant toutefois que pour un faible pourcentage de leur action. Gagner un de ces tournois est donc assez prestigieux: le field est rempli d'excellents joueurs, les médias poker y prête une attention toute particulière et les enjeux en font rêver plus d'un.

Lorsque j'ai commencé à parcourir le circuit professionel sous les couleurs de Winamax, en septembre 2013, ce format m'a tout de suite séduit. Après tout, j'étais en pleine confiance suite à ma qualification pour la table finale du Main Event des WSOP, j'étais certain d'avoir un edge conséquent et j'avais l'habitude des gros swings du cash-game online. Jouer des tournois à 10,000 euros de buy-in ne me posait pas de problème particulier.

En réalité, je sous-estimais probablement le niveau de pas mal de réguliers de ces tournois et je surestimais certainement le mien sur un format de jeu dans lequel je n'étais pas forcément si à l'aise à l'époque (la structure étant bien plus rapide... Lire la suite