[Blog] Identifie tes peurs

Par dans Général il y a 8 jours.

Blog Leo

Le mois dernier, je me préparais pour voyager de Barcelone à Vegas, avec une escale à Montréal. Dans l’avion, j’étais en train de chercher un film idiot pour m’endormir, mais quand j’ai vu que dans la rubrique des divertissements pour le vol, il y avait des "Ted Talks", j’ai changé mes plans. Je suis tombé sur une conférence de Tim Ferriss intitulée “Pourquoi on devrait identifier nos peurs plutôt que nos objectifs ?” Si vous connaissez pas Ferriss, je vous conseille de vous renseigner, car je pense qu’il est une vrai source d’inspiration.

Je l'avoue, j'ai finalement craqué et je me suis endormie comme une marmotte avant de me réveiller huit heures plus tard sans même  me rappeler du début de la conférence. Heureusement, à cause de l'insomnie qui a suivi, j’ai pu me repasser la vidéo à l’hôtel. Et franchement, c’est un des meilleurs exposés que je n’ai jamais vus. Tout le monde peut appliquer ces idées, mais c’est particulièrement recommandé pour nous, les joueurs du poker.

“Nous sommes souvent plus effrayés que blessés ; et nous sous souffrons de l’imagination plus que de la réalité”, Sénèque

Parfois dans notre vie, nous devons affronter des situations difficiles. Dès qu'on se trouve en face d'une décision compliquée ou d'un obstacle, la réaction normale et logique de notre cerveau est de se poser des questions et de voir le verre à moitié vide : "et si..." (ajouter le pire résultat possible).

C'est comme ça : notre cher cerveau a l'habitude de penser au pire, sans doute afin de nous protéger. On donne naturellement beaucoup trop d'importance à l'existence d'un potentiel résultat négatif, simplement car on a peur des conséquences, au détriment du reste. Si par exemple, on réfléchit à déménager dans un autre pays... Lire la suite

[Blog] Aller au bout

Par dans Tournois Live il y a 15 jours.

Adrian Mateos

¡Hola a todos!

Comment se passe votre été ? Car de mon côté, tout va plutôt bien : comme chaque année, je m'offre quelques jours de vacances en Alicante avec ma famille et mes potes. C'est ma technique secrète pour me relaxer et déconnecter un max' du stress qu'on peut ressentir en passant deux mois à Las Vegas.

Comme l'année dernière, j'ai divisé mon séjour dans la ville du vice en deux temps. J'ai débarqué aux États-Unis vers fin mai, mais c'était trop dur de m'imaginer rester jusqu'au 20 juillet, quand tous les WSOP sont terminés. C'est pour ça que j'ai fait un petit break en Espagne le 15 juin pour me motiver et reprendre des force avant de retourner à la chasse au bracelets à partir du 25 juin.

De toute façon, pendant ma pause espagnole le programme des WSOP ne m'intéressait pas forcément. Bien sûr, il y a de beaux tournois, mais ceux qui me font le plus envie, avec un buy-in élevé, vont se dérouler autour du Main Event. Et avec des tournois quotidiens à 25 000 $ et plus à l'Aria, il faut que j'arrive dans les meilleures conditions mentales et physiques possibles.

Mais avant tout ça, faisons un petit bilan de mes résultats dans cette première partie des WSOP. Je ne vais pas me plaindre, mais... comme dit dans le titre : j'ai envie d'aller au bout.

Adrian WSOP

J'en suis déjà à 5 ITM et ma meilleure perf' est ma 22e place du 3 000 $ 6-max. J'ai un peu de regrets car j'avais réussi à remonter des jetons après avoir été short-stack pendant une grosse partie du Day 2.  Mais mon parcours s'est arrêté un peu avant la fin de la journée sur deux vilains setups. J'ai vu que c'était Thomas Cazayous qui avait gagné. J'avais joué la plupart de mon Day 2 à sa table et je l'avais également déjà affronté sur les tables de... Lire la suite

[Blog] Ma première finale aux WSOP

Par dans Tournois Live il y a 22 jours.

La 1e Finale

Voilà déjà deux belles semaines que je suis à Las Vegas. C'est fou comme le temps passe vite pendant les WSOP. Cette année, j'ai fait le choix de loger seul, dans une sorte de résidence privée à deux pas du Rio. Ça a pour avantage de m'aider à me concentrer sur moi-même, ma routine et donc de me rendre plus compétitif. J'ai ma petite cuisine pour essayer de manger le plus sainement possible, ce qui n'est jamais facile à Vegas. Et j'ai aussi l'accès à une salle de sport, parfait pour nervurer le muscle de manière assez régulière. C'est primordial de se galber le grand pectoral afin d'arriver à la table avec le torse bombax.

Concernant mes objectifs dans la ville du vice : je vise deux tables finales cet été, dont au moins une aux WSOP, et un profit global de 100 000 $. Avec des buy-ins pour la plupart inférieurs à 1 500 $, je table sur 25 % de tournois in the money. Mais l'objectif principal, le plus motivant, est bien évidemment de remporter un bracelet. Même si c'est plutôt un objectif global de carrière, on ne va pas se gêner pour le prendre directos !

Premier checkpoint après deux semaines de bagarre : je porte beaucoup plus d'attention qu'avant aux tells. Je ressens beaucoup plus de choses à la table et depuis que j'ai remarqué leur importance, il me semble que les joueurs en sont bourrés et donnent énormément d'infos par leur communication non-verbale. Du côté des résultats, pas grand chose à signaler. J'ai fait deux ITM en une quinzaine de tournois. En revanche, côté Français, le moins que l'on puisse dire c'est que les perfs' s'enchaînent : deux potes ont déjà gagné un tournoi, Arnaud Enselme au Venitian et Thomas Cazayous sur le 3 000 $ 6-max. C'est motivant pour les troupes, ça ! À mon tour.

Ivan 1Lire la suite

[Blog] Ma recette du succès

Par dans Life Style il y a 29 jours.

La recette de Mus'

Le moment tant attendu est enfin arrivé : c'est l'heure du nouveau blog de Mustacchione !

Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler d'un sujet qui change de l'ordinaire et que je considère très important dès lors qu'on décide de devenir un joueur de poker professionnel. Nous avons tous des qualités et une approche du jeu qui nous sont propres. Mais il y a une chose qui est la même pour tout le monde : pour avoir du succès dans le poker, il faut être capable de faire son auto-critique. Être honnête avec soi-même et sans cesse se proposer de nouveaux objectifs est une condition obligatoire pour progresser et grandir dans ce petit milieu.

S'il est possible de trouver sur internet tous le contenu dont on a besoin pour apprendre à jouer au poker, ce n'est pas une raison pour arrêter de penser et d'apprendre avec notre tête et notre expérience. Le poker, comme la vie, est un long chemin dont la difficulté du parcours ne dépend que de nous. À nous de le rendre plus simple et plus satisfaisant, tout en conservant un certain équilibre.

Mais comment faire ? Chacun a une expérience et une approche personnelle différent. Par exemple, faire de longues sessions de jeu ne m'a jamais posé de problèmes, et je n'arrête jamais d'essayer d'apprendre de mes adversaires. C'est comme ça que j'ai au final plus appris sur le "terrain" qu'en potassant des bouquins. Mais c'est simplement car j'ai réalisé que c'était ma façon de fonctionner, celle qui me correspondait le mieux. Je joue, puis j'analyse mes décisions en cherchant les erreurs que j'ai pu faire et en me posant les bonnes  questions. "Ok Mus', il a payé ce sizing. Tu as fait une boulette, t'aurais peut-être dû overbet. Et si tu avais misé plus cher au flop ?" Me poser ces... Lire la suite

[Blog] Mes devoirs de vacances

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Romain Lewis Blog

Cela faisait quelques années que j'avais échappé à ce système de notation que j'aimais tant... ou pas. Sauf que maintenant, je suis mon propre prof', et c'est assez kiffant !

J'écris ce blog aujourd'hui pour répondre à une question que je me posais continuellement il y a quelques années. Comment faire pour se poser de réels objectifs, même sur le court terme, dans une discipline où la variance est si omniprésente ?

Je vous écris à quelques jours de mon départ pour mes troisièmes WSOP, synonyme de ma troisième année avec le W rouge sur le cœur. Je suis super heureux d’avoir réussi à trouver ma voie (et ma voix, au moment d’enregistrer mes épisodes de Dans la Tête d’un Pro, mais ça c’est autre chose). J’adore ce que je fais au quotidien, le jeu me passionne davantage tous les jours mais l’un de mes travaux les plus difficiles reste de rationaliser ce que je fais jour après jour. Comment savoir si mon travail est bon ou complètement inutile ? Comment savoir combien d’heures je dois consacrer à chaque compartiment de mon jeu que je souhaite améliorer ? Comment me battre avec mon ennemi juré la procrastination, tout en profitant du confort que m’offre ce style de vie ? Jusqu’à quel point faut-il souffrir pour réussir ?

À ces quelques questions que je me pose fréquemment, la réponse réside principalement dans la création d’objectifs ultra précis et très personnels. Pour la deuxième fois de l’année je vais vous partager mes objectifs et je préfère vous prévenir, ils seront beaucoup plus complets. Car après les Winamax Series, place cette fois au live, et aux World Series of Poker ! Via cet article, je compte vous faire rentrer plus en détails dans ma méthode de travail, en grande partie parce que j’aurais moi-même aimé... Lire la suite

[Blog] À moi Vegas !

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Guillaume Diaz Blog

Après un mois et demi de circuit live non-stop entre Cannes, Monaco, Chypre et qui s’est terminé avec une semaine très intense a Lloret de Mar pour un SISMIX record, me voilà de retour chez moi pour quelques jours afin de me reposer mais aussi et surtout terminer la préparation pour la période la plus excitante de l’année : mes 40 jours à Las Vegas pour la 50e édition des WSOP !

Comme chaque année depuis 2014 et mes premiers WSOP, j’ai décidé d’arriver en début de festival afin de jouer un nombre conséquent de tournois et maximiser mes chances de décrocher ce bracelet tant convoité. Cela a toujours été mon objectif principal et c’est bien sûr toujours le cas cette année. Ce qui a changé au fil des éditions, c’est mon état d’esprit avant d’aborder cette période particulière de l’année : avec l’expérience accumulée, j’ai une idée de plus en plus précise sur la façon de me préparer au mieux pour être dans les meilleurs conditions pendant une aussi longue période.

En plus d’avoir 1) défini mes objectifs de résultats et de moyens 2) préparé mon planning de tournois et 3) établi les grandes lignes de ma future routine, j’ai décidé cette année d’écrire en majuscules les points qui, selon moi, seront les éléments essentiels à ma réussite tout au long de l’été. Ces "notes pour moi-même" sont évidemment le fruit de ma réflexion sur mes erreurs passées et, j’espère qu’en plus de m’être utile cet été et dans le futur, elles le seront aussi pour ceux d’entre vous qui auront la chance de se rendre à Las Vegas pour jouer leurs premiers WSOP.

Sans aucun ordre d’importance, voici mes conseils pour être le plus performant possible tout le long de ce marathon que sont les World Series.

Mettre en place une routine stricte

Guillaume Diaz Pouce

Évidemment,... Lire la suite

[Blog] Vis tes rêves

Par dans Life Style il y a 1 mois.

Gaëlle Baumann Blog

En regardant ma fille un matin, je me suis demandée ce qu'elle ferait plus tard. En tant que parent, je souhaite évidemment le mieux pour elle. Qu'elle fasse quelque chose qu'elle aime et qui la rende heureuse. Pour arriver à cette finalité, notre rôle en tant que parent est de non seulement d'accepter les choix de nos enfants et de leur laisser une liberté importante mais aussi de les épauler au maximum chaque jour, et ce dès le plus jeune âge. C'est pourquoi j'ai choisi pour elle une méthode d'éducation alternative en vogue depuis quelques années, inspirée de la célèbre pédagogue Maria Montessori.

Le principe fondamental de la pédagogie Montessori consiste à apprendre l'autonomie à l'enfant en suivant son propre développement et son rythme. Cette méthode peut être résumée ainsi : "Apprends-moi à faire seul." C'est un enseignement individualisé qui va responsabiliser et aider l'enfant à se construire en tenant compte de ses besoins spécifiques. L'adulte est un guide mais c'est l'enfant qui est acteur dès son plus jeune âge. Selon Maria Montessori, la période la plus importante de la vie se situe entre la naissance et 6 ans. C'est à ce moment-là que l'enfant va développer cinq dimensions différentes : physiques, intellectuelles, sociales, spirituelles et émotionnelles.

Perdue dans le système

Gaëlle Baumann

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Car mon éducation a été totalement différente. Je n'ai pas à me plaindre, j'ai eu une enfance très heureuse et des parents cools. J'ai eu la chance d'avoir des grands-parents enseignants qui m'ont appris énormément de choses et transmis une curiosité intellectuelle. Mais c'était une époque où l'on se souciait moins de l'autonomie de l'enfant ou de ses états d'âme, particulièrement à... Lire la suite

[Blog] To be or not to be (a pro)

Par dans GénéralLife Style il y a 2 mois.

Aladin Reskallah Blog

Depuis ma réintégration dans le team Winamax, je reçois beaucoup de sollicitations sur les réseaux sociaux de joueurs qui souhaiteraient devenir professionnels ou, pour commencer, devenir gagnants. Certaines demandes tiennent en une ou deux phrases - "Comment je fais pour gagner au poker ? Juste un conseil simple, que je peux appliquer maintenant tout de suite." - tandis que d’autres démarches sont plus élaborées mais ne témoignent pas d’une volonté de fournir les efforts nécessaires pour y parvenir.

Tout cela suscite chez moi pas mal de questions, dont une qui englobe toutes les autres : dois-je réellement, en mon âme et conscience, encourager des gens à essayer de devenir pro ? La réponse va bien plus loin qu'un simple "oui" ou "non". À l'heure où fleurissent les formations et coachings en tous genres, mais aussi où le niveau général n'a jamais été aussi élevé, est-il encore possible pour un néophyte passionné d'atteindre le Graal et de réussir à vivre de sa passion ? Est-il possible de suivre à la lettre les recommandations d'un mentor, existe-t-il une recette toute faite vers le succès, ou doit-on vivre sa propre expérience ?

Apprendre de ses erreurs

J'ai appris le poker à la dure. Mon cheminement s'est fait dans la douleur. Tout a pourtant débuté sur un run good : j’ai remporté le tout premier tournoi que j’ai joué, et j’ai monté assez vite plusieurs milliers de dollars en cash game. J’avais des étoiles dans les yeux et j’ai fait des plans sur la comète en un temps record. Un départ en fanfare que connut aussi mon meilleur pote Yassine, avec qui j'ai commencé à jouer. Après avoir déposé 200 $ sur Internet, il prit place sur une NL600, gagna un pot à 1 000 $ et retira tout immédiatement.... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 4)

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Résumé des épisodes précédents : à la fois impressionné et ému par un joueur américain rencontré lors d’un tournoi au Planet Hollywood, Pierre Calamusa décide de le coacher, et de financer sa participation au Main Event des WSOP 2018. Bonne pioche, très bonne pioche : un mois plus tard, après sept jours d’efforts et d'émotions intenses, Tony Miles est en finale du plus gros tournoi du monde. Après deux jours de combat supplémentaires, il ne reste plus que trois joueurs dans la course. Aussi excité que son poulain, Pierre est aux premières loges pour la partie de poker la plus regardée de la planète...

An American Story - Part 4
L’élimination de Nicolas Manion en quatrième place sonnait le glas de la neuvième journée de ce Main Event des WSOP 2018. On est comme dans un rêve : Tony est large chip-leader, il possède 60% des jetons avec seulement deux adversaires entre lui et le titre suprême. Les paliers de gains sont gigantesques : 3,75 millions de dollars pour celui qui terminera troisième, 5 millions pour le runner-up, et 8,8 millions pour le vainqueur. Gérer un moment aussi rare et hors du commun est extrêmement difficile. La pression est impossible à quantifier. La pression médiatique, d’abord, tant les sollicitations sont nombreuses. Tony est submergé par les demandes des fans sur les réseaux sociaux. Les interview request se multiplient. Deux heures à répondre aux médias en fin de journée, rien que pour le Day 9. En tant que coach de Tony, ma problématique numéro 1 est qu’il puisse évacuer tout le stress et la tension accumulés au cours de la journée. Mon conseil est simple : prendre une bonne nuit de sommeil, et se garder du temps pour soi le lendemain. La dixième et dernière journée du Main Event débute à 17h30 et notre programme est... Lire la suite

[Blog] Les grandes manoeuvres

Par dans Général il y a 2 mois.

Les grandes manoeuvres - Adrien Delmas
Si vous m’avez un peu suivi ces derniers temps sur les réseaux sociaux, le fait ne vous a pas échappé : je suis parti au merveilleux pays du Soleil Levant pour quelques 23 jours de vacances. Le début d’année étant plutôt calme pour les joueurs de poker, il représente souvent le meilleur moment pour prendre un peu de recul et de repos. J’ai posté pas mal de photos et stories sur mon instagram (@delmasadrien24), si cela vous intéresse.

Je crois bien qu’il s’agissait de mon plus long break poker ! Même le Saint Ordinateur a été laissé de côté durant près de 25 jours. Honnêtement ? Ça fait du bien !

Mais lorsque le break est terminé, il est temps de revenir aux affaires, et question boulot, je vais être servi au cours des semaines à venir. J’écris ces lignes au milieu du séminaire annuel du Team Pro, dans le sud de la France. Un moment hyper privilégié et important, afin de se préparer et planifier un programme très, très chargé, pour moi comme pour le reste de l’équipe. Directement après le séminaire, nous allons à Monaco pour l’EPT, puis ensuite au SISMIX Costa Brava, le premier tournoi Winamax en Espagne, avant de nous envoyer directement pour Las Vegas et l’apothéose annuelle des WSOP.

Bref, il y a du pain sur la planche ! Comment aborder ce marathon – presque 3 mois ! -dans les meilleures conditions ? J’ai ma petite idée…

Déjà, le séminaire est vraiment un excellent moyen de se remettre dans le bain après un break, et recommencer à penser poker, manger poker, dormir poker, et vivre poker. Pendant trois jours « au vert », en quelque sorte coupés du monde, on discute, on rigole, on partage des moments privilégiés qui renforcent la cohésion du groupe – une cohésion qui n’a jamais été aussi cruciale... Lire la suite