[Blog] Dessine-moi un joueur

Par dans Général il y a 4 jours.

Davidi Kitai
Qu’est-ce qui fait un bon joueur de poker ? Plein de choses, mais aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de quelques qualités ô combien primordiales mais trop souvent sous-estimées…

L’acceptation

« L’art d’apprendre à accepter ce que nous ne pouvons changer. » - Marc Aurèle

C’est un avantage considérable dans la vie de tous les jours que de pouvoir lâcher prise, d’être capable d’affronter nos pensées et émotions négatives sans y réagir de manière contre-productive. Accepter les évènements, c’est voir diminuer ses niveaux d’aigreur, d’anxiété et de culpabilité. Accepter les évènements, cela permet aussi de mieux se connaître, et d’éviter de se juger trop sévèrement.

L’acceptation équivaut précisément à nous adapter à toutes les sortes de changements divers et variés qui peuvent à tout moment faire irruption dans notre vie, en modifiant notre manière de les percevoir pour y faire face plus efficacement.

Au poker, je vois deux sortes d’acceptations :

D’abord l’acceptation des facteurs qu’on ne peut pas maîtriser, autrement dit la variance. La plupart des pros savent bien qu’il est contre-productif de se focaliser sur la malchance, et sont donc capables de réagir positivement à la suite d’un bad beat : le tilt qui peut ensuivre est généralement moins marqué que chez un joueur moins expérimenté. Cela étant, après toute une série de mauvais coups, bien rares sont les joueurs parvenant à maintenant leur « A-game » : on est toujours un peu affecté, même inconsciemment.

Puis il y a l’acceptation de ses propres erreurs. Beaucoup plus compliqué à gérer ! Lorsque l’on est seul responsable de nos actions, on est aussi seul face à ses démons et ses erreurs. Il est malgré tout impératif de passer par cette phase... Lire la suite

[Blog] Excellent !

Par dans Général il y a 12 jours.

Ivan Deyra Blog

Depuis mon enfance j’ai toujours été perfectionniste. Il ne fallait pas que ça déborde lors de la session coloriage. Pourquoi ? Sinon, gros déchirage de feuille et on recommence tout depuis le début. Surpris, mes parents se demandaient ce qu’il pouvait bien se passer. "Et bah, qu’est-ce qui ne va pas Ivan ?!" "Z’ai débodé." (J’ai débordé) (complètement crétin c’gamin)

Alors comme tout le monde l’écrit si bien sur son CV, ouais, mon pire défaut c’est celui-là, perfectionniste. Et ouais, c’est aussi l’une de mes qualités. Ouais, carrément, ouais ouais ouais...

Oublier la perfection

Sauf que dans le poker, tout faire de manière parfaite est impossible. Malgré leur intelligence hors du commun, même les bots, les solvers et Franck Ribéry n’y arrivent pas. Il y a trop de paramètres à prendre en compte (profil adverse, sizing, moment du tournoi, etc…) pour prendre à chaque fois la décision qui génère le plus d’EV.

Lors de mes premières années professionnelles, j’ai fixé la barre haut : des objectifs très élevés, et beaucoup d’attentes quant à mes résultats. Je voulais réaliser des grosses perfs rapidement, prouver à tout le monde de quoi j’étais capable, pouvoir appliquer ce que j’avais durement appris. Sauf qu’à ce jeu, on rencontre plus de déceptions et de places d’honneur que de victoires. C’est d’autant plus vrai en live, où il faudrait jouer l’équivalent de sept vies pour avoir un échantillon de tournois représentatif (d’accord, j’exagère peut-être un peu). Comme l’a dit Cristiano Ronaldo dans un reportage : "Quand on travaille plus que les autres pour y arriver, c’est plus dur de perdre." Ddommage pour lui ceci dit, Messi reste meilleur (désolé Naza).

Alors comment réagir à cela ? D’abord, il faut... Lire la suite

[Blog] SVT ? Non, MTT !

Par dans Général il y a 19 jours.

Romain Lewis Blog

Vendredi 4 avril 2014

Chapitre 1 : les relations entre organisations et mode de vie. Les angiospermes sont des organismes vivants végétaux évoluant pour la plupart entre la terre et les airs. Leur classe regroupe toutes les plantes à fleurs produisant des fruits. Pour survivre, ils ont besoin de ressources qu’ils trouvent dans leur habitat, le sol (eau et ions) et l’air (CO2). Ils utilisent aussi l’énergie lumineuse pour la convertir en énergie chimique lors de la photosynthèse. Ils ne peuvent pas se déplacer pour se procurer leur nourriture, se mettre à l’abri…

Le temps ne m’a jamais semblé aussi long et pourtant, cela ne fait que 17 minutes et 30 secondes que j'ai attaqué ma première heure de cours de l’après-midi. Le pire avec cette première heure, c’est qu’elle est suivie d’une deuxième heure. Avec ce même prof. Celui qui ressort la même fiche depuis les temps immémoriaux, lorsqu'il a abandonné toute espoir en la curiosité d’un groupe d’adolescents au sujet de "la vie fixée des plantes". Il se venge généralement lors du rendu des copies quand les mots "exécrable" et "insuffisant" fleurissent en lettres capitales sur le haut de nos copies.

J’ai cessé d’essayer de comprendre pourquoi nous sommes sans cesse évalués, classés, comparés et punis dès le plus jeune âge. Je n’ai aucune motivation interne pour comprendre ce cours en dehors de l’évaluation finale. Je sais que je le réviserai la veille du contrôle, histoire de m’en sortir à peu près correctement - avec un peu de chance -, mais dans quelques mois tout sera oublié. D'ailleurs, j’espère que ce sera un QCM. J’aurai juste à discrètement jeter un coup d’œil sur les réponses de Noa ou Maël, les deux vraies machines à apprendre de la classe. J’admire... Lire la suite

[Blog] Tout ce qui compte

Par dans Life Style il y a 26 jours.

Ciao les gars !

Mon dernier billet sur le blog du Team date déjà de quelques mois et je suis sûr que vous mourez d’envie de savoir ce que j’ai fait depuis. J’ai pas mal voyagé ces derniers temps, et pas que pour le poker. Vous commencez à me connaître : il n’y a pas que les cartes dans ma vie, j’ai aussi besoin de m’amuser avec mes potes, de découvrir des cultures et de bien manger. Ça tombe bien, c’est également le cas de la plupart de mes coéquipiers, alors j’en ai profité pour passer du temps avec eux en dehors des tables.

Notamment avec Romain qui m’a accompagné en Australie disputer l’Aussie Millions en janvier. C’est une de mes destinations préférées, surtout à cette période de l’année : la météo est paradisiaque (c’est l’été), la bouffe est délicieuse, les gens sont adorables et, bien sûr, le festival de poker est énorme et me réussit plutôt bien. Je n’ai pas eu beaucoup de peine à convaincre Romain de me suivre et j’ai donc passé deux belles semaines avec la mascotte du Team. I love this guy ! La seule ombre au tableau, c’est que pour la toute première fois de ma carrière, je n’ai pas gagné un centime en Australie. Je ne sais pas si c’est de la faute de Romain, mais je crois que du coup, je n’aime plus les Aussie Millions autant qu'avant.

Les koalas de Winamax

Je plaisante bien sûr. Nous avons passé de supers moments ensemble, comme notre visite des Twelve Apostles, un regroupement d’aiguilles de calcaires émergées en bord de mer. On a même rencontré un vrai koala ! J’ai peut-être perdu au poker, mais j’ai rencontré plein de nouvelles personnes dont j’ai beaucoup appris. Je suis vraiment heureux d’avoir fait ce voyage avec Romain. Ce mec est toujours souriant et il diffuse une énergie communicatrice.

Après le festival, je me... Lire la suite

[Blog] Le comment du pourquoi

Par dans Général il y a 1 mois.

João Vieira Blog

Si tu ne sais pas pourquoi tu fais ce que tu es en train de faire, je suis quasiment sûr que tu n’es pas très bon à ça.

Pour réussir ce que l'on veut entreprendre, il suffit d'une raison, primordiale : il faut tendre vers un but donné. On peut avoir un objectif fort et ne pas réussir par manque de dévouement. On peut avoir un objectif fort et ne pas réussir par manque de persévérance. Savoir "pourquoi" vous avez choisi cette voie ne vous mène pas directement jusqu’au but en lui-même, mais si ce "pourquoi" n’est pas suffisamment fort et clair dans votre tête, vos chances d’accomplir quoi que ce soit de tangible sont proches du néant.

Il ne suffit pas de se fixer un certain objectif mais surtout de savoir "pourquoi". C'est selon moi l’élément central de toute motivation. Prenons un exemple concret, avec une équipe de football de jeunes de 15 ans :

Le Joueur 1 joue parce qu’il veut devenir joueur de foot professionnel. C’est son objectif. Il veut devenir pro parce qu’il adore le foot et qu’il veut aider sa famille à sortir de la pauvreté. C’est son "pourquoi".
Le Joueur 2 joue parce qu’il veut devenir joueur de foot professionnel. C’est son objectif. Mais quand on lui demande pourquoi, il ne sait pas quoi répondre ou simplement "parce que". Il n’a pas de "pourquoi".
Le Joueur 3 joue au foot pour s’occuper.

Le Joueur 3 n’a pas d’objectif et donc peu de chance d’accomplir quoi que ce soit. Il peut évidemment devenir un grand homme mais on ne se souviendra, a priori, pas de lui pour sa carrière footballistique.

Le Joueur 2 a un objectif mais n’a pas d’intention, de "pourquoi". Il peut devenir un joueur décent mais ce manque de raison suffisante lui posera de gros problèmes chaque fois qu’il se retrouvera... Lire la suite

[Blog] Motivés, motivés !

Par dans Général il y a 1 mois.

Adrián Mateos Blog

¡Hola a todos!

Cela faisait un petit moment que vous n’aviez pas eu de mes nouvelles via ce blog. Si vous avez bonne mémoire, la dernière fois, je vous ai raconté comment je gérais mes breaks et le temps chez moi quand je ne suis pas sur les routes.

Cette fois, j’aimerais vous parler d’un facteur que je considère très important pour n’importe quel joueur de poker, qui concerne aussi bien les professionnels qui jouent les plus gros tournois du circuit que les joueurs amateurs qui ont envie de progresser. Ce facteur, c’est la motivation.

La motivation est un point clé pour un joueur de poker, parce qu’elle peut servir de moteur à plusieurs moments de notre carrière, bons ou mauvais. En ce qui me concerne, j’ai toujours pensé et continue de penser que cela m’a énormément aidé pour arriver où j’en suis.

Le plaisir avant tout

Le premier élément à prendre en compte quand on parle de motivation doit être la réponse à cette question : suis-je heureux quand je joue au poker ? Ici, il n’y a pas de débat possible : ce doit être oui. Dans le cas contraire, mon conseil est simple : arrêter de jouer et prendre un peu de temps pour réfléchir. Si cela doit vous arriver, ne vous inquiétez pas. On a tous besoin de prendre un peu de distance de temps à autre.

Personnellement, j’ai toujours dit que je prenais beaucoup de plaisir grâce au poker, dans tous ses domaines : j’aime étudier, jouer online, voyager pour participer aux plus beaux tournois et cela m’a permis de rencontrer beaucoup de gens qui comptent pour moi. Malgré les périodes de bad run qui peuvent être difficiles à encaisser, l’envie de continuer est intacte. J’essaie de garder une vision globale des choses, en gardant en tête les nombreux souvenirs... Lire la suite

[Blog] Alad'2, le retour

Par dans Général il y a 1 mois.

Alad'2 Blog

Janvier 2018. Mon contrat Top Shark arrive à sa fin et j'apprends qu'il ne va pas être renouvelé. Je ne me faisais que peu d'illusions à ce sujet, puisque l’on m'avait bien spécifié dès le début que, avec l’ouverture sur le marché européen et la volonté de sponsoriser des joueurs espagnols, italiens et portugais, cela s’annonçait compliqué pour moi. Je gardais quand même au fond de moi un petit espoir. J'avais vraiment envie de continuer à faire partie de cette équipe, de parcourir le circuit et d'être au contact de tous ces excellents joueurs. D'autant qu'Adrián et Mustapha avaient fait leur entrée dans le Team quelques mois seulement avant mon départ, redonnant en même temps un nouveau coup de fouet à nos conversations techniques.

La déception était palpable. Les jours suivants, et même si je m’y attendais, le vide commença à installer : j’accusais un petit coup de moins bien. Moins de déplacements live, moins de soirées, terminées les sessions Twitch, envolées les sollicitations sur les réseaux sociaux… La sentence était tombée : j'allais me retrouver seul devant mon ordinateur à grind des tournois à 20 balles alors que, il n'y avait de cela pas si longtemps, je jouais le Main Event des WSOP et les festivals EPT.

Comme lorsque j'ai bust de La Maison du Bluff aux portes de la table finale - même si la déception d’alors était loin d’être aussi importante -, je décidai de ne pas me laisser abattre et de me servir de cet échec pour revenir encore plus fort et plus déterminé. D’où l’idée de mettre en place de nouvelles résolutions.

Aladin Reskallah

Résolution n°1 : une attitude irréprochable

Je repensais à cette année passée au sein du Team et j'essayais de trouver la constante chez tous les bons joueurs que cette... Lire la suite

[Blog] An American Story (Part 3)

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

An American Story - Part 3

Résumé des épisodes précédents : au hasard d’un tournoi au Planet Hollywood, à quelques semaines du lancement du Main Event des WSOP, Pierre Calamusa croise la route de Tony Miles, joueur Américain inconnu en qui il trouve une énorme force de caractère, et décide de le coacher pour le plus beau tournoi du monde. Tout se passe comme dans un rêve et, après sept jours d’effort, Tony s’assure une place parmi les neuf finalistes en même temps qu’un gain minimum d’un million de dollars…

Day 7 et 8 - Petit à petit, l'oiseau fait son nid

Il est environ 23 heures. Nicolas Manion relance UTG, Antoine Labat flat UTG+1 et Yueqi Zhu shove ses 40 blindes en milieu de parole. Un vent d'excitation parcourt l’Amazon Room lorsque Manion engage son tapis à son tour, payé par Antoine ! La désormais cultissime confrontation AA contre KK contre KK clôt ce Day 7. Le premier objectif est atteint : Tony Miles va participer à la table finale du plus grand tournoi du monde.

Le public est en feu, le bruit à la limite du supportable. Tous les joueurs rejoignent leurs clans respectifs, qui parfois même fusionnent dans un joyeux bordel. L'euphorie est palpable, chacun savoure le chemin accompli. Après avoir chaleureusement embrassé chacun des membres de notre rail, et en particulier la famille de Tony, je m'éclipse rapidement. Pour moi, la fin de Day n'est pas synonyme de fin de journée. Elle ne fait même que commencer. De son côté, est indispensable que Tony puisse se reposer et profiter d'une nuit de sommeil le plus réparateur possible.

Tony Miles - Pierre Calamusa

Une dernière embrassade avan de repartir bosser.

Ma nuit est courte. D'un point de vue technique, je dois mettre en place toute la stratégie de la table finale et tous les... Lire la suite

[Blog] Une année blanche

Par dans Général il y a 2 mois.

Blog Sylvain Loosli

Cela faisait un petit moment que vous n’aviez pas eu de mes nouvelles via ce blog. Profitons donc de cette nouvelle année (déjà bien entamée) pour faire un rapide retour sur 2018 et se projeter vers une année 2019 qui s’annonce excitante !

Le bilan de mon année 2018 sur le circuit live est malheureusement simple : il s’agit de ma plus mauvaise année en termes de résultats depuis 2014, année où j’ai commencé ma transition du cash-game vers les tournois, après ma table finale sur le Main Event des WSOP. Je n’ai pas fait une seule table finale en 2018, malgré un volume de jeu très correct. J’ai tout de même atteint plusieurs en demi-finales, notamment une 18e place sur ce fameux Main Event des WSOP, mais aussi signé quelques bulles sur des tournois à gros buy-ins.

Loosli WSOP HH

La river qui change tout.

Ces tournois, les fameux High Rollers, parlons-en : ils ne m’ont vraiment pas souri cette année. Le niveau y est évidemment très relevé, les edges sont faibles et la variance peut faire très mal. Néanmoins, si je suis tout à fait honnête avec moi-même, je sais que, pendant quelques mois, je n’ai probablement pas travaillé autant que j’aurais dû, alors que d’autres joueurs mettaient les bouchées doubles. Pour redevenir le plus performant possible, je me suis donc remis à travailler l’aspect technique du jeu très sérieusement avec une routine très solide. L’ironie du sort, c’est qu’à peu de choses près et avec un tout petit peu plus de réussite, cette année décevante aurait pu se transformer en excellente année… avec une table finale sur le Main Event au bout par exemple.

Pour regarder le positif, la bonne nouvelle c’est que ma motivation est intacte et que je prends toujours autant de plaisir à étudier le jeu... Lire la suite

[Blog] Cher MIK...

Par dans Général il y a 2 mois.

Gaëlle Baumann Blog

Quand tes larmes sont montées sur le plateau du Multiplex Poker, je dois t’avouer avoir eu bien du mal, devant mon écran, à contenir les miennes. Ce n'est évidemment pas à ce moment-là que j'ai appris ton départ, tu es bien trop classe pour ne pas nous avoir réservé un petit mot en amont. Avec comme toujours de la concision, de la justesse mais tant d'émotion.

Ma rencontre avec toi a été unilatérale... C'était en 2009, sur une étape du France Poker Tour. Moi, petite amatrice, récemment inscrite sur WAM-Poker et toute émoustillée de participer à un tournoi live. Toi, le parrain, l'homme à l'origine du Team Winamax, Ray-Ban sur le nez et une aura à faire rougir Georges Abitbol. J'avais tellement envie de te parler... Mais je me disais, "non, quand même, il y a tellement de gens, ne va pas l’ennuyer avec tes histoires," jusqu'au moment de rentrer, où on s'est retrouvé assis en face à face dans le métro. Et là... eh ben rien en fait, puisque je me suis contentée de te regarder en me demandant comment je pourrais t'aborder sans jamais oser t'adresser la parole.

Gaelle et Michel

Au cas où vous vous poseriez la question, non, cette image n'était jamais sortie de nos archives.

Il aura fallu attendre 2012 pour qu'on ait nos premiers vrais échanges. À mon entrée dans le Team, tu as été bienveillant et m'a tout de suite permis de me sentir à ma place. Cet esprit de famille chez les W rouges, nul doute que tu y as grandement contribué et quand je lis que ce ne sera plus jamais pareil après ton départ, je ne suis pas d'accord : la trace que tu vas laisser est indélébile (et je ne parle pas de ton incontinence, je sais que ça doit rester entre nous.) Tu as incarné cet esprit de famille, depuis les premières vidéos dont je me délectais en... Lire la suite