[Blog] Donne-moi ton range, je te dirai qui tu es

Par dans Analyse de mainsCash Game Live il y a 8 jours.

Aladin Reskallah
Les tells, c’est bien mais…avec modération !

Je prends mon petit déjeuner au soleil la veille de m’envoler pour Macao et les crépitements des baffles de la chaîne hi-fi du salon font parvenir à mes oreilles le son monotone d’une émission de France Inter. Sauf que rapidement, entre deux tartines, le sujet m’interpelle. Peut-être tout d’abord car l’invité du jour se prénomme Marwan, comme mon acolyte de la Team4betlight, prénom somme toute assez rare pour attirer mon attention, mais aussi car le sujet semble intéressant. Il s’agit de l’émission Grand bien vous fasse ! dont le sujet du jour est « Peut-on vraiment décoder le langage corporel ?», disponible en podcast pour les curieux désireux de réécouter l’émission.

L’invité en question est en fait Marwan Méry, négociateur spécialisé dans les situations complexes et entre autres auteur d’un ouvrage intitulé Vous mentez. Il est expert dans l’interprétation du langage corporel et de toutes les formes de communication non-verbale.

Vous avez deviné que mon oreille prête donc une attention particulière et les connexions entre les neurones de mon cerveau qui gèrent le poker s’effectuent assez naturellement. La discussion suscite chez moi une question à laquelle la plupart des joueurs de live aimeraient avoir la réponse lorsqu’ils s’assoient à une table en vue d’y recevoir des cartes et de manier des jetons : comment interpréter le comportement des adversaires pour en tirer des conclusions, et ainsi savoir s’ils ont en main un jeu fort ou au contraire s’ils bluffent ?

J’avais d’ailleurs à ce sujet lu l’ouvrage « référence » en la matière, Read’em and Reap de Joe Navaro, ancien agent du FBI et spécialiste lui aussi en détection des mensonges, duquel je... Lire la suite

[Blog] J'ai des projets !

Par dans Général il y a 22 jours.

Pierre Calamusa

J'ai toujours utilisé mon argent comme un moyen et non une fin. Le moyen de réaliser mes envies sans aucune limite… qui se sont longtemps limitées à d'énormes coups de CB en boite. "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" disait Rimbaud. Sauf que j'en ai maintenant 28 et que je commence à avoir d'autres envies que de poser des magnums à tout bout de champ au Vertigo. Je ne regrette rien, c'était sympa, mais il est maintenant grand temps d'utiliser mon argent pour réaliser des projets de plus grande envergure. C’est parti pour mes huit prochains spews en cas de grosse perf’ !

Bocuse, me voilà !

En cas de perf à 5 000 €

Auberge du Pont

Crédit photo : lyon-france.com

La bouffe c'est ma passion, ma vie, ma femme, et ceux qui me suivent sur Facebook le savent bien. Je n'ai que que très rarement fait de triples étoilés dans ma vie et c'est un manque que je compte bien combler incessamment sous peu.

La première étape, c'est aller manger chez THE cuisinier, le maître, le boss final, le pape de la gastronomie, vous l’avez j’espère reconnu : Paul Bocuse. Et ce projet, il est urgent. Car monsieur Paul est vieux, et que Bocuse sans Paul ce ne sera plus Bocuse. Manger à l’Auberge du Pont c'est manger un bout d'histoire, une cuisine statufiée à la Escoffier qui bientôt n'existera plus. J'aime ces moments hors du temps, loin de la vie à mille à l'heure de joueur de poker, où l'on retrouve le plaisir simple de passer des heures à table plutôt que trente minutes au dinner break. Au programme, le menu Grand Tradition, avec en point d'orgue la volaille de Bresse cuite en vessie et le charriot de dessert de type "Highroller sans limite de pot," où je vais ruiner Paul en mangeant absolument TOUT.

Un road trip en... Lire la suite

[Blog] Le retard est la politesse des artistes

Par dans Général il y a 29 jours.

Gaëlle Baumann Finale WiPT 2017

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est André Maurois, romancier de son état. Bon, il a aussi dit que « les femmes, c'est comme les chevaux, il faut leur parler avant de leur passer la bride. » Tout compte fait, je n'aurais peut-être pas dû attaquer par une citation de ce genre... Mais qu'importe, arrêtons net cette rubrique littéraire.

Ne paniquez pas devant ce titre de ce blog, il ne s'agit pas d'un nouvel article sur la bienséance mais sur l'arrivée tardive... aux tables de poker. Le late-reg pour reprendre l'expression anglo-saxonne. Une pratique désormais tellement répandue sur le circuit pro qu'elle est devenue la norme plutôt que l'exception. Pourquoi le faire et dans quelles conditions ? On fait le point.

Joue-la comme Hellmuth

Phil Hellmuth WSOP 2007 Entrance

Le Poker Brat en 2007, l'année "motard"
Crédit photo : wickedchopspoker.com

Mes premiers souvenirs d'arrivées tardives aux tables de poker remontent aux World Series of Poker, durant la fin de la première décennie de notre nouveau millénaire. Et ils se matérialisent par un nom : Phil Hellmuth. Alors que je suivais les World Series of Poker avec fascination depuis mon mini-studio meublé parisien, je le voyais débarquer chaque année sur le Main Event à la bourre, à chaque fois affublé d'un déguisement différent. En César, en motard avec des nanas, en boxer... Un vrai show, accompagné de cette question qui brûlait toutes les lèvres quand le tournoi démarrait : « À quelle heure Phil Hellmuth va-t-il arriver cette fois ? » Quand on y repense quelques années plus tard, ça devient drôle : on hallucinait alors qu'il se pointait trois ou quatre heures après le coup d'envoi, ce qui le laissait tout de même commencer avec un tapis de 200 blindes !

Quel... Lire la suite

[Blog] 2017, l'année High-Roller

Par dans Général il y a 1 mois.

Guillaume Diaz
27 février 2017. C’est mon dernier jour à Los Angeles. Je m’y suis rendu pour participer au LA Poker Classic, magnifique étape du World Poker Tour avec en point d’orgue un Main Event à 10 000$ l’entrée regroupant plus de 500 joueurs. C’est ce même tournoi où le Boss Patriiiick avait terminé en quatrième place il y a trois ans.

Hélas pour moi, après une dizaine de jours à enchaîner les tournois au Commerce Casino (dont ce fameux WPT en fin de séjour), je quitte la Californie sans aucune place payée en sept tentatives, et en ayant sauté du Main Event dès le Day 1 après une journée assez rocambolesque dont je vous passe les détails.

Le WPT, la Grande Finale du Winamax Poker Tour, Macao qui arrive à grand pas : la saison live est bel et bien lancée pour moi, et il est grand temps de poser les jalons 2017, avec le traditionnel billet posant mes buts pour l’année. Comme d’habitude, le fait de coucher sur papier mes objectifs et de les rendre publics me permet de les formaliser un peu plus précisément, et surtout de m’engager, envers moi-même mais aussi envers vous, amis lecteurs, à tout mettre en place pour les atteindre. Avant de vous les livrer ici, j’en ai préalablement discuté avec Pier Gautier, mon coach mental depuis trois ans, ainsi que mes coéquipiers au sein du Team et d’autres amis pros, ce qui m’a aidé à les intégrer complètement, à comprendre quelles sont les motivations qui me poussent à les atteindre, et quels sont les moyens pour y arriver.

Live : on augmente les enjeux

Le plus gros changement dans mes objectifs, par rapport à l’an passé, va concerner le poker en live : en 2017, je vais en effet faire appel au stacking de façon plus régulière, afin de pouvoir prendre part à des tournois à buy-in plus... Lire la suite

[Blog] Où va le circuit professionnel ?

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

Sylvain Gaëlle Davidi Bahamas

Les trois fantastiques aux Bahamas

Si vous suivez l'actualité du circuit live de poker, grâce notamment aux coverages de nos chers reporters Winamax, vous devez donc savoir que l'EPT, le prestigieux circuit européen, a désormais "disparu" à l'issue d'une dernière étape à Prague en décembre dernier. En réalité, il s'agit surtout d'un changement de marque qui correspond à une nouvelle stratégie chez PokerStars. Si leurs récents changements de politique et de stratégie online, principalement autour de leurs programmes VIP, ont été mal reçus par une majorité des gros joueurs - un mouvement de boycott a même été lancé - il nous tardait de savoir quelle réorganisation allait être opérée sur le circuit live. D'autant que la marque European Poker Tour était très forte et appréciée au sein de la communauté.

Le rendez-vous était donc pris début janvier pour le premier de ce qu’il va désormais falloir appeler PokerStars Championship, dans le cadre idyllique de Paradise Island aux Bahamas. Cette étape bien connue des joueurs américains, qui a vu passer de nombreux succès à sept chiffres, avait déjà changé en 2016, avec un buy-in divisé par deux passant à 5 300 dollars. Sur le papier, ce droit d'entrée réduit peut permettre d'attirer plus de joueurs, mais dans les faits, les frais exhorbitants du séjour rendent le voyage difficilement profitable si vous n'avez pas une grosse bankroll pour jouer la majorité des Side Events et tournois Highrollers.

PSC Bahamas Trophée

Résultat : l'affluence n'était qu'en très légère hausse sur le Main Event, mais donc avec un prizepool considérablement réduit. La première erreur de cette édition 2017 était donc de ne pas tirer les leçons de ce qui ressemblait un an plus tôt à un semi-échec.... Lire la suite

[Blog] IA contre Humains : le match continue

Par dans Général il y a 1 mois.

Un événement particulièrement marquant pour le poker et l’intelligence artificielle (IA) s’est produit il a quelques semaines à Pittsburgh, aux États-Unis. Un programme d’intelligence artificielle a battu à plate couture un groupe de joueurs professionnels au No-Limit Texas Hold’em. Un duel historique qui mérite qu'on s'y interesse.

Alex Luneau

L'IA à pas de géant

Les jeux, quels qu’ils soient, ont toujours représenté des étapes clés pour mesurer les progrès de l’IA. Quoi de mieux pour rendre compte de l’efficacité des algorithmes et de la puissance du matériel utilisé que de tester leur capacité face à des champions humains dans différentes disciplines intellectuelles ?

À chaque jeu sa complexité. Voici donc une estimation du nombre total de parties différentes possibles pour chaque jeu :

Puissance 4 : 10^21 (1 suivi de 21 zéro)
Jeu de Dames : 10^31
Échecs : 10^123
Jeu de Go : 10^360
Poker Heads-up Limit-Hold’em : 10^14
Poker Heads-up No-Limit Hold’em : 10^160

Pour mettre ces chiffres en perspective, il y a à peu près 10^80 atomes dans l’univers. Vous pouvez imaginer le challenge que cela représente pour une IA de maitriser ces jeux. Le nombre de configurations différentes rend impossible l'utilisation de la simple force de calcul brute.

Kasparov Deep Blue

Échec et mat, Garry !

La plus grande étape récente fut sûrement franchie en 1997, avec la fameuse défaite du champion du monde d’échecs de l’époque Garry Kasparov contre une IA conçue par IBM : Deep Blue (photo). L’année d’avant, c’est le champion du monde du jeu de Dames qui tombait face à une intelligence artificielle.

Presque aussi marquant et plus proche de nous fut le succès, en mars 2016, du programme Alpha Go contre Lee Sedol, grande... Lire la suite

[Blog] Bis repetita

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

Davidi Kitai WPO 2016

Comme je le fais depuis plusieurs années, et parce que mieux vaut tard que jamais, voici l’heure de dresser le bilan de mon année 2016. Pour m’inspirer, j’ai voulu retrouver le bilan que j’avais fait l’année passée, et j'y ai trouvé énormément de similitudes dans mes résultats.

Il y a un an, je résumais ainsi les douze mois qui venaient de s'écouler : « Mon année 2015 c’est 16 places payées, 6 tables finales, 1 victoire et 913 000 dollars de gains. Je termine 8e du classement Global Poker Index, en 28e position sur le Player of the Year, et second du classement Livepoker. »

À titre de comparaison, mon année 2016 c’est 17 places payées, 7 tables finales, aucune victoire et 921 000 dollars de gains. Je termine 24e au GPI, 45e au Player of the Year et… second du classement Livepoker.

Le volume est plus ou moins similaire, les gains bruts sont proches, mais le rendement n’est pas le même. Mon total de buy-ins fut plus élevé en 2016 parce que j’ai joué trois tournois Super Highroller : le One Drop des WSOP à 111 111 dollars et les deux SHR des EPT Barcelone et Prague, à 50 000 dollars chacun. Je n’ai malheureusement fait aucune place payée sur ces trois événements, passant tout de même très proche sur le One Drop (à neuf places de l’argent) et à Barcelone (deux places seulement). C’est certain que si j’avais fait ne serait-ce qu’un petit peu mieux sur un de ces tournois, le bilan aurait été bien plus positif.

2016 reste une année gagnante pour moi, et malgré quelques déceptions, je ne peux qu’être satisfait de ce que j’ai accompli l'an passé. Néanmoins, cela me semble important de revisiter plus en détail les résultats de cette année, pour voir si j’ai tiré les leçons de 2015 et trouver les points sur lesquels je dois encore... Lire la suite

[Blog] Les mois d'avant

Par dans Général il y a 2 mois.

2015. Montréal, Canada

J'ai une vie « rangée ». Je suis marié, je travaille comme cadre dans une institution financière, j'ai un salaire correct, de bonnes conditions et j'ai même pu m'acheter la voiture de mes rêves, une Mercedes Classe C240 4Matic (quatre roues motrices, c'est un must pour se sortir de la neige). Mais le poker prend de plus en plus de place. J'y passe la plupart de mon temps libre. Vu que je travaille à plein temps, cela ne me laisse plus beaucoup de temps à consacrer à autre chose, ce qui a le don d'exaspérer ma femme. L'ultimatum finit par tomber : « C'est le poker ou moi ! » Ce fut donc un choix cornélien.

Allais-je jouer en cash-game ou en tournoi ?

Septembre 2015

L'hiver commence à approcher, autant vous dire que je commence à paniquer... Attends, t'es marrant toi, tu sais ce que c'est de se taper six mois de Pôle Nord à moins 20 degrés ? C'est décidé : je me casse avant l'hiver, je n'ai pas envie de finir cryogénisé. Je rédige ma lettre de démission et je prends sur le champ un aller simple Montréal-Lyon. Je retourne chez maman ! J'ai quelques économies, histoire de tenir quelques mois. Je veux en profiter pour voyager un peu et essayer de faire marcher le poker pour de bon. Au pire, j'aurais pris une année sabbatique, je peux toujours retourner bosser derrière. Je vends tous mes meubles et je confie la voiture à mon pote Yassine. Après tout, je ne risque rien, il est très prudent sur la route. En plus, il m'a déjà donné une voiture dans le passé, et m'a rendu d'innombrables services, ça me fait plaisir de lui renvoyer l'ascenseur…

Un peu plus tard, il me fera parvenir les deux photos ci-dessous, sans explication…

Voiture

RIP Merco Benz Benz Benz, aurait dit Kool Shen. Bah tant pis, c'est... Lire la suite

[Blog] Dreaming Las Vegas

Par dans GénéralLife Style il y a 2 mois.

Durant les dix-huit derniers mois, l'excitation des premiers moments en tant que joueur sponsorisé, couplée à une réussite sur le circuit live, m'ont largement contenté, tant moralement que financièrement. Il y a un an, j’écrivais l'article Méthodologie du grind online, dans lequel j'exposais mon approche du jeu sur Internet. Et comme je l’ai dit dans un article précédent, mes deux seules obsessions sont 1/ la quête d'un titre majeur et 2/ le maintien de mon train de vie. Avec la disparition du circuit EPT et son relatif déclin sous sa nouvelle appellation – le PokerStars Championship Bahamas a enregistré des affluences plutôt faibles – ainsi qu'un contrat revu à la hausse cette année qui me permettra de jouer de plus nombreux Events, les World Series of Poker sont devenus mon objectif principal. J'ai déjà les yeux tournés vers Vegas.

pierre_calamusa_wsop_2016

Mes deux étés dans le Nevada ont été catastrophiques, avec une seule petite place payée sur une épreuve Turbo à 1 000 dollars, malgré trente tournois joués et 40 000 dollars de buy-ins dépensés. J'ai donc profité de mon hiver pour commencer ma longue préparation pour les World Series, tout d’abord en analysant les raisons de mes échecs précédents, avant de dresser un premier bilan et évaluer mes forces et faiblesses dans cette quête de bracelet. Ne restait plus qu’à mettre en place les solutions envisagées, pour arriver aussi compétitif que possible en juin.

Les raisons d'un échec

J'ai connu un fort succès sur le circuit EPT avec cinq places payées en douze participations, dont un Day 4 et une table finale. Surtout, j'ai souvent réussi à monter des tapis confortables sur ces tournois, avec une impression de force et un sentiment de maîtrise que je n'ai jamais connu aux WSOP... Lire la suite

[Blog] Tanker, c'est tricher ?

Par dans Tournois Live il y a 2 mois.

gaelle_baumann_wpo_2016

À dix places de l'argent sur le Main Event du PSC Bahamas, je me retrouve avec douze blindes. Un tapis pas franchement confortable quand la moyenne est plus de trois fois supérieure. Je n’ai alors qu'un seul objectif, entrer dans les places payées. Évidemment, les joueurs mieux fournis en jetons le savent et en profitent pour se montrer plus agressifs. Leur stratégie est simple : ne pas laisser respirer les plus petits tapis, dont je fais partie.

En parlant avec différents joueurs de la stratégie à adopter dans ces moments-là, tous me répondent : "Tank !", ou "Stall !". Deux mots dont la portée stratégique pourrait se traduire ainsi : "Puisque la taille de ton tapis et l'arrivée de l'ITM ne te permettent pas de jouer le moindre coup, fais en sorte qu'il y ait le moins possible de mains jouées, en gagnant du temps pour perdre moins de jetons et t'assurer une place dans l'argent." Mais ça, je n'y arrive pas.

Un problème éthique

J'ai bien conscience de vivre dans un monde de Bisounours, mais je n'ai jamais réussi à patienter trente secondes avant le flop avec 8-3 dépareillés en main. Car c'est bien de cela dont on parle : prendre plusieurs dizaines de secondes préflop avant de jeter une merguez, dans le seul but de gagner du temps. Après avoir reçu tous ces messages insistants sur l'importance de tank, j'ai néanmoins essayé aux Bahamas. Résultat ? J'ai tenu quatre secondes avec Roi-Deux !

gaelle_baumann_bahamas_2017

Crédit photo : Neil Stoddart

Mon point de vue est qu'il n'est pas éthique de gagner du temps lorsqu'on connaît déjà sa décision. Les seules fois où il est légitime de patienter alors qu'on sait ce qu'on va faire, c'est quand on veut faire faire une erreur à notre adversaire, en prenant par exemple une... Lire la suite