[Blog] Ces temps de réflexion

Par dans GénéralTournois Live il y a 2 jours.

Pour ceux d’entre vous qui suivent l’actualité des grands circuits de tournois internationaux comme l’European Poker Tour ou le World Poker Tour, vous avez peut-être remarqué que leurs organisateurs expérimentent ces temps-ci sur la mise en place d’une nouveauté de taille : la « shot-clock ».

Une shot-clock, qu’est-ce que c’est ? C’est grosso modo la généralisation du concept de « time » à l’intégralité des coups disputés dans un tournoi, avec un chronomètre imposé à tous les joueurs pour se décider sur chacun des tours de jeu (préflop, flop, turn, rivière), et avec une poignée de jokers utilisables à tout moment, lorsqu’ils jugent que leur décision est un poil plus compliquée. 

Ainsi, sur le Tournoi des Champions du World Poker Tour qui s’est tenu en Floride la semaine dernière, les joueurs avaient trente secondes, pas une de plus, pour se décider sur chaque tour d’enchères, plus cinq réserves de trente secondes supplémentaires. En table finale, les compteurs sont remis à zéro avec quatre réserves données à chaque finaliste. (Cliquez ici pour le règlement complet de la shot-clock en anglais)

Vous l’avez compris : le but de ce système, inspiré de l’horloge aux échecs, est de fluidifier le rythme des tournois, mais aussi d’empêcher les joueurs de faire exprès de réfléchir cinq bonnes minutes au moment de la bulle. Au passage, cela pourrait permettre de rendre les retransmissions TV et webcasts plus attractifs et divertissants, tout en améliorant le confort des participants et l’équité de la partie.

Le débat sur le temps de décision et l’instauration d’une règle en réaction aux joueurs plus lents que la moyenne dure depuis plusieurs années déjà : le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est toujours pas réglé,... Lire la suite

[Blog] Des pistes pour progresser

Par dans Général il y a 9 jours.

J’ai commencé à jouer au poker en 2007. Il n’y a pas si longtemps, donc, mais depuis, le jeu n’a cessé d’évoluer par vagues : les standards stratégiques ont changé à plusieurs reprises au cours de cette période. Cela s’explique en grande partie par le fait que le poker reste un jeu très complexe. La richesse de ce jeu le rend très difficile à étudier et à résoudre. Il est très rare de pouvoir donner LA décision parfaite pour une situation donnée : le nombre de paramètres qui rentrent en jeu est trop important !

Psychologie et metagame
Ranges perçus / Ranges théoriques
Le board / L’action / Votre main
Les tells


Devant tant d’informations à traiter, il est facile de se perdre, et de tirer des conclusions erronées. Pas étonnant, donc, que le jeu ait tant évolué en si peu de temps !

Comme dans toutes les disciplines, on peut utiliser son temps de travail de manière efficace et pertinente… Ou pas. Se torturer l’esprit sur un sport rivière dans un 5-bet pot pour savoir si on était bien au troisième niveau de réflexion lorsque l’on a payé un check/raise avec hauteur Roi ne va pas nous aider beaucoup pour affronter des futurs spots à problèmes...

Le plus important est de bosser les situations qui reviennent souvent ! Ce sont celles où l’on a le plus de marge de progression. En revanche, travailler à exploiter son adversaire par la psychologie, par exemple, me semble assez difficile : de ce côté, je préfère laisser l’expérience me guider.

Les principaux axes de travail, selon moi, sont...

1/ La Théorie des Jeux (Game Theory)

C’est la première marche, la plus indigeste pour certains, mais elle est je pense indispensable en 2016. Travailler la théorie pure, c’est comprendre pourquoi on bluffe, pourquoi... Lire la suite

[Blog] GPL, Series : dix jours au top !

Par dans Tournois Online il y a 17 jours.

Global Poker League : des débuts réussis

Le 26 février passé, j’ai eu le privilège d’être sélectionné par Fabrice Soulier pour faire partie de la franchise des Paris Aviators, dans le cadre de la Global Poker League. En plus de FabSoul, capitaine/joueur, notre équipe est composée de Bertrand ‘ElkY’ Grospellier, du Canadien Mike Leah, de l’Allemand George Danzer et de mon coéquipier du Team Winamax Alexandre Luneau, choisi en tant que wild card.

La GPL, c’est une compétition entre douze équipes qui représentent chacune une ville différente, avec la possibilité pour les fans de suivre tout ça de tout près, puisque tous les matchs sont diffusés en streaming live. Trois types d’épreuves distinctes sont au programme : tout d’abord des affrontements online, suivis par des épreuves live dans un studio à Las Vegas en parallèle des WSOP, et pour finir une Finale live entre les quatre meilleures équipes dans le fameux Cube à l'Arena de Wembley. Au sein des épreuves, on retrouve des SNG à six joueurs et de bon vieux duels mano a mano.

À bloc juste avant le début de la compétition. 

Pour les joueurs qui y participent, au vu des enjeux financiers très faibles, cela revient en quelque sorte à disputer un freeroll. En clair, la seule chose à perdre, c’est du temps ! Cela constitue en tout cas un bon moyen pour nous les joueurs de nous rapprocher de la communauté de passionnés à travers le monde, tout en partageant un peu de nos connaissances et en faisant découvrir le talent et la personnalité de chacun.

Le fait de considérer le poker comme un sport et les joueurs comme des sportifs de haut niveau est également quelque chose de nouveau. Les habitués de rencontres de jeux vidéo de haut niveau (League of Legends,... Lire la suite

[Blog] Winamax Club Trophy : les clés pour gagner !

Par dans Tournois Live il y a 23 jours.

C'est étrange d'être excitée à l’idée de se rendre à un tournoi qu’on ne va disputer… C'est pourtant mon cas à chaque fois que je participe au Winamax Club Trophy. A l'heure de faire les plannings en interne au sein de l'équipe, je suis la première à lever la main pour participer à cet événement. C'est qu'il y a une saveur particulière, ce tournoi. C'est une colonie de vacances, un moment hors du temps où se mélangent les activités, où tous les participants semblent laisser leurs tracas du quotidien à la maison pour ne penser qu'à une chose : passer du bon temps ensemble et se marrer. Avec, comme par magie et systématiquement lorsque j'ai participé : un temps estival des plus agréables !

Après un grand cru 2013 au somptueux Château des Condé puis une année au Dolce Chantilly, j'ai dû faire l'impasse l'an dernier. Vu le nouveau cadre proposé pour cette sixième édition, impossible de résister : rendez-vous au royaume de notre souris préférée ! Eh oui, c'est au à l’hôtel New York de Disneyland Paris que je vous attendrai en compagnie de Guillaume Diaz et Aurélie Quélain.

Sûrement que vous êtes pas mal parmi ceux qui me lisent à ne pas connaître ce tournoi. Mais en revanche, vous êtes probablement au courant que Winamax est le partenaire d’un peu plus de cent clubs et associations de joueurs de poker à travers la France. Pour récompenser et pour remercier tout ce beau monde, Winamax organise annuellement ce Club Trophy où la dotation est tout bonnement ahurissante : packages Winamax Poker Open, tickets de tournoi Wina, iPad… (vous trouverez la dotation complète en fin d’article)

Le fonctionnement est simple. Chaque club partenaire envoie deux représentants s’étant qualifiés en ligne à l'issue... Lire la suite

[Blog] Des lendemains qui chantent

Par dans GénéralLife Style il y a 1 mois.

Comme annoncé dans mon dernier billet, j'ai repris le grind online depuis une dizaine de jours. Je me suis concentré sur les sessions low/midstakes, et j'ai pris beaucoup de plaisir à jouer de nouveaux ces limites que j'avais délaissées depuis pas mal de temps.

Ce challenge est surtout pour moi un moyen de rester motivé jusqu'à Monaco et bien sur les WSOP, qui seront les deux grosses échéances de cette année 2016. Les deux ultimes opportunités de frapper un grand coup et finir en beauté ma première année en tant que Team Pro.

Ces sessions (et c'est un euphémisme) se sont quasiment toutes mal passées. Une seule soirée positive (parmi une dizaine de tentatives) grâce à deuxième place sur le Deep Run à 50€. Pourtant, je suis satisfait de mon niveau de jeu. J'ai joué parfois très bien, souvent bien et rarement mal. Le bilan financier, lui, n'est pas bon : la répartition des prix en tournois favorise tellement les trois premières places que les nombreux mincash que j'ai pu faire n'ont pas suffi, loin s'en faut, à me faire rentrer dans mes frais. La variance ne m'aura pas épargné certes : j'ai perdu quasiment tous les coups clefs à tapis en étant le plus souvent favori. Rien de très grave niveau statistique je vous rassure, et je continuerai à tenter ma chance, notamment lors des Winamax Series qui ont débuté dimanche.

Après la pluie, le beau temps ?


Le plus encourageant, c'est que je pense avoir  passé un cap sur le plan mental. J'ai aujourd'hui l'impression d'être bien plus "dur au mal" par rapport au début de mon sponsoring. J'encaisse les défaites sans sourciller, car j'estime avoir pris la décision juste dans la grande majorité des cas. Je maintiens mon niveau de jeu, et je ne ressens que... Lire la suite

[Blog] Shuffle up & Dream

Par dans Life Style il y a 1 mois.

Est-ce une question de mérite ? Est-ce une simple question de chance, de circonstance, d’être là au bon moment ?

Je me demande souvent ce qui m’a valu le privilège d’intégrer cette formidable aventure. Dès mes débuts, je regardais loin devant en rêvant de devenir un jour joueuse professionnelle. Pouvoir parcourir le monde, visiter les plus belles villes et les plus beaux casinos de la planète pour y jouer les plus importants tournois de poker. Il n'y a pas longtemps, je suis retombée par hasard sur un texte que j’avais écrit un matin de novembre 2011, dans la rame d’un RER me menant au bureau.

J’y exprimais mes rêves de lâcher prise, de briser ces chaînes qui me maintenaient prisonnière d’un mode de vie métro-boulot-dodo où je me sentais suffoquer jour après jour, passant la majorité de mon temps à chiffrer des affaires pour des clients aux quatre coins d’un monde que je n’aurais sûrement jamais l’occasion de voir.

Qu’en était-il de moi, de ma vie, de mes amis, ma famille, mes proches et mes animaux de compagnie qui attendaient sagement à la maison que je rentre éreintée, bien après que la nuit ne soit tombée ? Tout ce temps perdu dans les transports et sur la route... J’entendais ce souffle intérieur, celui qui me disait que tout est possible et qu’il ne faut pas se contenter de rêver sa vie si on souhaite réellement que le bonheur s’y fasse une place. Je rêvais de mille choses et affichais mes objectifs comme une carte postale que l’on pose sur son frigo se disant qu’on la relira plus tard sauf que plus tard n’arrive jamais, au final on ne fera que l’observer, passant devant chaque jour pour finir par ne plus y prêter attention du tout.

Je rêvais de me rendre un jour dans la ville du vice, Las Vegas.... Lire la suite

[Blog] Mes premiers pas

Par dans Tournois Live il y a 1 mois.

31 Janvier : Multiplex Poker

Ma rencontre avec le staff Winamax se fait lors du Multiplex Poker du 31 janvier. Je vais participer à ma première émission radio et autant vous dire que je ne suis pas très serein. Qui plus est, je joue d’entrée de malchance, le vol partant de Nice pour rejoindre Paris est retardé en raison du mauvais temps (eh oui ça arrive aussi dans le sud !). Je suis donc en retard pour ma première, ce qui ne fait qu’augmenter mon stress !

Mon arrivée tardive ne me permet pas d’assister à la première partie de l’émission, comme prévu au départ, et je suis donc décalé pour la suite du programme. Je suis très bien accueilli et tout de suite mis à l’aise par toute l’équipe de la radio à cette heure si avancée de la nuit.

Je retrouve Pierre Calamusa, que je connaissais déjà, ainsi que Bruno Lopes qui font partie du Team, avant qu’ils ne basculent vers le RMC Poker Show. Je prends enfin place derrière le micro pour répondre aux nombreuses questions qui me sont posées, aussi bien sur ma vie personnelle que professionnelle. Au fur et à mesure, le stress se dissipe un peu et je peux profiter complètement de ce moment.

Une fois la radio terminée, nous nous retrouvons, à ma grande surprise à faire quelques parties de FIFA à cinq... à 2 heures du matin ! Il est ensuite temps d’aller à l’hôtel pour une petite nuit de sommeil avant le shooting photo du lendemain.

1er Février : Shooting photo et signature du contrat

Cette fois tout va bien, je suis à l’heure et même un peu en avance. À mon arrivée, je suis accueilli par le coach Stéphane Matheu, qui gère l’équipe. Il me présente à tout le monde : les patrons, reporters, traders, staff… et me fait une petite visite des locaux, qui sont bien plus... Lire la suite

[Blog] En attendant Monaco

Par dans Général il y a 1 mois.

Traditionnellement, les mois de mars et avril sont plutôt calmes sur la planète poker. Huit mois déjà que je suis sponsorisé et je n'ai pas vu le temps passer. Bénéficier de huit semaines plus posées tombe à point nommé. Je compte les mettre à profit d'abord pour faire un peu la fiesta à Lisbonne. Ensuite, il sera temps de rentrer en France et m'entraîner online, en faisant beaucoup de volume, et en ayant une hygiène de vie irréprochable pour aborder un tournoi mythique : l'EPT Monte-Carlo.

Premiers amours : back to the grind

Ce qui est embêtant lorsque on oscille entre live et online, c'est qu'il est très difficile d'être performant dans les deux domaines, tant ces deux formes de poker sont différentes. Nombre de mains jouées par heure, cadre de jeu (on grind souvent chez soi alors qu’on se déplace pour le live), buy-in moyen, profil des adversaires : tous ces éléments induisent une cadence de jeu différente entre live et online. Depuis huit mois ma priorité a clairement été le live, et pour ne pas m'emmêler les pinceaux j'ai peu joué online. Car les stratégies globales sont très différentes. Sur la toile, les joueurs n'ont pas peur de se faire éliminer, les structures sont plus rapides et l'on doit souvent prendre des risques. Sur les tournois à 5 000 et 10 000 euros, les dynamiques n'ont rien à voir, et appliquer les mêmes ranges qu'online serait désastreux. Cependant, je reste avant tout un joueur issu du net, et le grind me manque. Il est donc sans doute temps pour moi de renouer avec mes premiers amours.

Pour ceux qui suivent mes résultats online, je suis perdant depuis le début de mon contrat en août dernier. Contre-performance d'autant plus surprenante pour moi que j'ai la conviction d'être... Lire la suite

[Blog] Un tour du monde express

Par dans Life StyleAnalyse de mains il y a 1 mois.

Après m’être déplacé aux Bahamas pour le grand rendez-vous poker de début d’année, j’avais décidé d’enchaîner directement sur Melbourne. C’était la première fois que je pouvais retourner en Australie (j’y avais passé un mois en 2012) pour aller jouer les fameux « Aussie Millions » dont on m’avait dit beaucoup de bien.

En effet, l’étape de Deauville ayant été supprimée du calendrier EPT, l’Australie s’offrait enfin à moi fin janvier ! Finie la morosité du climat de la Normandie en hiver, et place au soleil de Melbourne (en alternance avec la pluie de temps en temps, tout de même…), qui accueille pour mon plus grand bonheur l’Open d’Australie au même moment !

Bad run aux Bahamas

Après avoir fait l’impasse sur le PCA l’an dernier pour des raisons personnelles, je dois avouer que j’étais assez excité à l’idée de retourner sur Paradise Island au beau milieu de l’hiver. Pour des raisons météo, bien sûr, mais surtout parce que l’organisation de l’EPT avait prévu un énorme festival de tournois, avec de nombreux buy-in élevés (5000$ et plus). Même si les frais sur place sont exorbitants, on a le sentiment d’être en vacances sur cette île assez paradisiaque, et le fait de pouvoir jouer beaucoup de tournois « High-Stakes » compense quelque peu les frais.

La première mauvaise nouvelle, c’est que le buy-in de l’EPT avait été divisé par deux, et malgré tous les satellites organisés online, le nombre de joueurs inscrits sur le Main Event fut assez décevant : à peine plus que l’an passé. La « bonne nouvelle » c’est que ça ne m’a en rien affecté puisque je n’ai réussi qu’à survivre quelques heures durant le Day 1 ! Pas de quoi s’affoler toutefois, vu le nombre de side events au programme. J’ai donc enchainé pas moins de dix... Lire la suite

[Blog] Je te le dis sans faille

Par dans Général il y a 2 mois.

C'est curieux le poker. Il y a cinq ans je jouais sur des tables à cinq centimes, quatre ans plus tard j'étais tranquillement dans mon canapé à faire mes sessions en ligne, et je me retrouve maintenant projeté dans la sphère des tournois les plus chers du monde. Faire partie du Team Winamax m'offre la possibilité de tenter ma chance face aux meilleurs joueurs du circuit pro. Cela suppose l'excellence et nous avons, j'en suis sûr, les moyens de devenir la meilleure équipe au monde. Pour cela, nous avons bien entendu Sylvain Loosli, Alexandre Luneau et Davidi Kitai, qui sont les trois moteurs du groupe. Ils font déjà partie des tout meilleurs. De mon côté, le principal enjeu aujourd'hui est de réussir la transition vers les tournois live high stakes, comme l'ont fait avec brio Davidi puis Sylvain.

Thème de réflexion : équilibrer ses ranges, ou apprendre à se défendre

Je n'avais jamais eu l'occasion de jouer de manière régulière les tournois high stakes live. Mon intégration au sein du Team me permet aujourd'hui de jouer, sur un même festival EPT, le Main Event et quelques High Rollers. Sur ces tournois, il y a bien entendu quelques joueurs récréatifs, mais surtout un grand nombre de professionnels, et il n'est pas rare de tomber sur une "table de la mort", sans aucun joueur faible. Lors de l'EPT Dublin, ma table sur le High Roller à 10 000 euros était composée de David Vanplew, Jason Mercier, Sam Greenwood, Andre Akkari, Christoph Vogelsang et Davidi. Soit 38 millions de dollars de gains en tournois live à eux six !

J'ai, depuis toujours, développé un jeu très offensif, construit pour attaquer les plus faibles joueurs. Même sur les plus gros buy-ins des sites français, les stratégies exploitantes... Lire la suite