[Blog] Les outils pour progresser au poker

Par dans Général il y a 3 jours.

Les années passent et notre jeu préféré reste le même, avec 52 cartes, des jetons et un tapis. Dans le même temps, il ne faut pas se le cacher : plus on avance, et plus le poker devient compétitif. De nos jours, on ne suppose plus. On affirme ! Les joueurs aguerris ne disent plus « je pense qu’il faut call », mais « il faut call ! »

La raison de leurs certitudes ? La résolution mathématique de certaines sphères du jeu. Et que vous soyez un joueur professionnel ou un amateur éclairé, il est désormais impensable de ne pas s'entourer d'outils vous permettant d'acquérir toutes les notions relatives à ces maths et de progresser. Dans cet article, vous trouverez un descriptif des principaux logiciels à utiliser, accompagné de quelques clés pour les utiliser au mieux. Comme le monde est bien fait, certains de ces logiciels sont disponibles directement dans la boutique VIP Winamax : vous pouvez donc vous les offrir avec vos points de fidélité !

Hold'em Manager 2

Utilisation : pendant la session, et hors session
Prix :
$99,99 (ou 2560 miles Winamax) : HM 2 Pro
$59,99 : la version Small stakes
$159,99 (ou 4270 miles Winamax) : Pro combo 2 Hold'em + Omaha
$89,99 : Leak buster No Limit Pro (CG 6-max et Full Ring toutes limites)
$59,99 : Leak buster No Limit Standard (jusqu'à la NL25 6-max et FR)

Ce logiciel est devenu quasiment indispensable en cash-game. Il s’agit d’un tracker qui vous permet de stocker des comptes-rendus de vos parties en ligne sous forme de base de données, et de compiler ainsi l’intégralité de vos mains et résultats. Mais le plus grand intérêt de Hold’em Manager est d'analyser votre jeu et celui de vos adversaires grâce aux données variées qu'il fournit. Le tout durant la... Lire la suite

[Blog] Nouvelles variantes : pourquoi, comment ?

Par dans Général il y a 10 jours.

Depuis le 10 novembre dernier, Winamax vous offre la possibilité de jouer à de nombreuses nouvelles variantes en argent réel, en cash-game comme en tournoi. Deuce to Seven, jeux de Stud et de High-Low : il y a de quoi faire ! Je sais que la transition n’est pas toujours facile lorsqu'on ne connait que le No-Limit Hold’em mais croyez-moi, ça vaut le coup d’essayer.

Développer votre cerveau Poker

Jouer à de nouvelles variantes va vous faire réfléchir à de nouveaux concepts, vous ouvrir d’autres portes dans votre compréhension du poker. Cela affectera tous les jeux que vous pratiquez, faisant de vous un meilleur joueur de poker.

Le Limit, ça change la vie

Le fait de jouer en Limit va changer votre approche peut-être trop intuitive du poker. Dans ce format, il est parfois difficile de prendre des décisions sur la base d’une simple sensation, d’un pressentiment. Il faut alors revenir à la base : les mathématiques. Un feeling ne suffit pas pour savoir si, en jetant cette main dans un spot donné, avec une range donnée, on ne risque pas d’overfolder (abandonner le coup trop souvent), en se couchant une fois sur quatre, contre une fois sur cinq selon la théorie optimale.

En Limit, il faut tout le temps regarder les cotes du pot. En No-Limit, ces dernières changent relativement peu, l’adversaire mise presque toujours une somme comprise entre un tiers et deux fois le pot. Sur les tables de Limit, cela peut passer de demi-pot à 1/25e du pot (dans les cas où il y a beaucoup de joueurs dans le coup) En général, les débutants font des erreurs dans l'un des deux extrêmes : soit payer trop souvent (parce que la cote est très bonne), soit folder trop souvent par rapport à la cote donnée, en se... Lire la suite

[Blog] Plus loin, plus haut, plus fort ?

Par dans Life Style il y a 17 jours.

Joué à haut niveau, le poker peut aisément être qualifié de sport mental. Cette expression n'est que peu utilisée dans nos contrées, mais chez les Anglais, le terme mind sport fait partie du langage courant pour définir des jeux tels que les échecs, le go, le bridge... La concentration, la capacité d'analyse ainsi que l'endurance mentale sont des facteurs clés pour être performant dans ces jeux, et au poker. Que ce soit en tournoi ou en cash-game, les enjeux financiers sont parfois plus importants que dans certaines compétitions de sport ultra-médiatisées. Des compétitions où, ce n’est pas un secret, le dopage est présent... Dans une moindre mesure, et avec beaucoup moins d'impact médiatique, on retrouve aussi le dopage dans le poker.

La nouvelle mode des smart drugs

Selon ce que j'ai entendu sur le circuit ou autour de moi ces dernières années, l'Adderall serait la substance la plus utilisée par des joueurs de poker désireux de booster leurs performances. Ce médicament est assez facile à se procurer aux États-Unis, car largement prescrit pour traiter l'hyper-activité et les troubles de l'attention (attention deficit disorder, ou ADD) De nombreux étudiants américains y auraient recours, notamment en période d'examens, pour rester concentrés pendant de longues heures. C'est justement ce que recherchent la plupart des grinders : pouvoir jouer de très longues sessions sans baisse de concentration, avec un stress moindre. Si sur le papier cela semble attirant, il ne faut pas oublier que ce produit contient des amphétamines, pouvant entraîner des risques importants d'addiction, avec des effets secondaires assez inquiétants.

Autre exemple qui laisse songeur, celui de Martin Jacobson. Vainqueur du... Lire la suite

[Blog] Plus prêt que jamais

Par dans Tournois Live il y a 25 jours.

En janvier 2017, je fêterai mes trois ans au sein du Team Winamax. Trois ans à jouer une bonne partie des plus gros tournois internationaux, avec un objectif principal : remporter un titre majeur. Un Main Event ou Highroller du circuit EPT, un Main Event WPT, ou un bracelet WSOP.

Je suis encore à la poursuite de cet objectif. C'est clairement ce qui me motive le plus à moyen terme, ce qui me donne envie d'être le meilleur à chaque fois que je joue, que ce soit en live ou online. La plupart de mes choix de vie vont dans ce sens, et doivent m’aider à être totalement prêt et confiant lorsque je serai en position d'atteindre ce but. Étant donné la variance inhérente au live, les occasions sont rares et il faut tout faire pour être mieux préparé que ses adversaires le Jour J.

Plus affûté qu'en 2014

Lorsque j'ai formulé ce désir pour la première fois, lors du séminaire annuel du Team, j'étais loin d'être prêt. Malgré ma victoire sur un tournoi annexe à Deauville dès mon arrivée dans le Team, j'avais alors encore beaucoup trop de lacunes au niveau de la compréhension de mes émotions et de mon comportement en live. Côté technique, je travaillais peu mon jeu et j'étais encore en phase d’adaptation du online au live. Enfin, en tant que régulier du ".fr", je n'étais pas non plus habitué à affronter régulièrement les meilleurs joueurs étrangers.

Sur ce dernier point, ce n’est que depuis quelques mois que je commence à réellement me sentir à l'aise et au niveau des réguliers étrangers. Les informations et l'expérience acquises à force de discussions au sein du Team aident beaucoup, ainsi que les échanges avec certains Français qui jouent depuis des années contre les top regs mondiaux du ".com". Sachant que ces... Lire la suite

[Blog] Joueur pro : plus qu'un métier, un style de vie

Par dans Life Style il y a 1 mois.

Lorsque les résultats commencent à arriver et les euros à pleuvoir, plus d'un joueur de poker s'est déjà posé la question suivante : "Et si le moment était venu de passer pro ?" Une interrogation légitime, mais qui implique des changements de mode de vie assez radicaux. Il faut savoir peser le pour et le contre et ne pas se lancer sur un coup de tête. Voici quelques pistes de réflexion.

Des avantages certains

Être son propre patron
Avoir des horaires libres, se réveiller quand on le souhaite, décider le matin même de passer la journée avec des amis plutôt que d’aller travailler sous les ordres de son boss : tout le monde en a rêvé. Être joueur de poker c’est tout ça, mais il faut néanmoins savoir s’imposer un minimum de rigueur de travail, sous peine de rapidement déchanter.

Vivre de sa passion
Il est toujours plus facile de se lever lorsque c’est pour faire ce que l’on aime, plutôt que quelque chose qui nous est imposé. Vivre de sa passion est une grande chance dont jouissent tous les joueurs de poker. Et quand l'entrain disparait, c'est qu'il est signe de passer à autre chose.

Voyager aux quatre coins du monde
Lorsque l’on parcourt le circuit live, on a la chance de pouvoir se balader un peu partout dans le monde. Et même en tant que joueur online, on a toujours la possibilité de voyager. Il y a beaucoup de tournois qualificatifs en ligne pour des étapes live qui se jouent dans des lieux souvent très sympathiques : capitales européennes, stations balnéaires et autres grandes villes touristiques.

Gagner gros et rapidement
Combien de métiers peuvent vous permettre de gagner des milliers d’euros en une soirée ? Un joueur de poker peut gagner l’équivalent d’un an de salaire -... Lire la suite

[Blog] Réussites, erreurs et perspectives

Par dans GénéralLife Style il y a 1 mois.

Alors que s'est achevée en août ma première année sous les couleurs de Winamax et que – bonne nouvelle ! – une autre a déjà débuté, il me parait opportun de faire le bilan de mes douze premiers mois en tant que joueur sponsorisé.

I - Une première année réussie

Sur le plan comptable, difficile de ne pas être satisfait de mes premiers résultats. Issu du jeu online et n'ayant que peu d'expérience en live, j'avais réellement peur de faire une année blanche sans perf’ significative. Il est bien entendu compliqué de tirer des conclusions sur un échantillon si faible, mais mon ressenti global sur le poker live en tournoi est très positif. Je me suis toujours senti à l'aise aux tables et j’ai l'impression de maitriser dans l'ensemble mon sujet.

Regardons mes chiffres :

 Tournois live joués : 37
 Places payées : 4
 Total des buy-ins : 85 840 €
 Gains bruts : 318 000 €
 Bénéfices : 232 760 €
 Retour sur investissement : 307%

Cela va sans dire, j'ai bénéficié d’une excellente dynamique sur ces tournois. Je suis néanmoins satisfait du niveau de jeu et surtout heureux de voir que la stratégie "high variance" que j'appliquais online fonctionne très bien en live. Les sommes en jeu étant bien plus importantes, beaucoup de joueurs sont trop conservateurs dans le but de gagner des paliers, ce qui m'a permis de monter de gros tapis à l'approche des bulles et chaque fois qu'un gros palier arrivait.

Autre point positif, j'ai beaucoup appris aux côtés de mes coéquipiers, notamment auprès de Davidi Kitai. Il est probablement le meilleur dans plusieurs domaines. Beaucoup de joueurs accordent trop d’importance à la technique pure. Pas lui ! En live, bien d'autres paramètres rentrent en... Lire la suite

[Blog] Retour sur un duel plus compliqué que prévu

Par dans Analyse de mains il y a 1 mois.

De par mon bagage technique et l’application constante de la game theory dans mon jeu, on me donne souvent l’image d’un joueur mécanique, froid, voire même « robotisé »… Néanmoins, et j’ai souvent l’occasion de le dire, comprendre la technique permet en réalité d’élaborer des stratégies plus avancées et spécifiques (« exploitantes », donc à l’opposé du fameux jeu « GTO ») contre un joueur donné. Il est plus facile de dévier d'une stratégie équilibrée si l'on a bien bossé la technique en amont !

Je vais prendre pour exemple un duel où j’ai adapté mon jeu de manière extrême, avec une stratégie très précise en tête… Mais où les choses ne se sont pas très bien passées pour moi ! C’était lors des demi-finales du tournoi de Heads-Up à 10 000$ des dernières World Series of Poker.

J’aborde ce duel en pleine confiance : j’ai beaucoup travaillé mon jeu en HU juste avant d’arriver à Las Vegas, et je viens d’enchaîner les victoires dans ce tournoi contre des adversaires coriaces comme Kevin Rabichow (un des coachs du site RunItOnce et grand spécialiste du heads-up sur les site en .com) ou Adrian Mateos, la jeune terreur du circuit European Poker Tour. Contre eux, tout s’est passé parfaitement : le run good, comme on dit. Je ne parle pas spécialement de coups à tapis préflop ou de bad beats infligés, mais plutôt de phases où tous mes bluffs ont fonctionné, et où tous mes value bets ont été payés. C’est aussi ça, le good run !

Arrive donc cette demi-finale contre un joueur du nom de John Smith. Américain, vous l’avez deviné. Un vétéran de la guerre du Vietnam, un senior qui semble avoir beaucoup d’expérience, si l’on en croit son palmarès sur Hendon Mob : il jouait déjà les WSOP alors que je commençais à peine... Lire la suite

[Blog] Mes 7 péchés capitaux

Par dans Life Style il y a 1 mois.

Chers amis, l'heure est aux confessions intimes. Car oui, j'ai péché. Et pas qu'une seule fois.

La paresse

Quand on se déplace sur un événement, l'objectif est d'y jouer un maximum de tournois, histoire de rentabiliser au mieux les frais de déplacement parfois (souvent) élevés. Prenez la PokerStars Caribbean Adventure aux Bahamas, par exemple. Le billet d'avion ? 1 000 euros au bas mot. L'hôtel ? 3 000 minimum pour dix jours. Le buffet ? 80 dollars... par personne ! Finalement, le Main Event (la raison de notre venue) semble bien raisonnable en comparaison : 5 300 dollars ! En gros, vous avez presque déjà dépensé le double du prix d'entrée avant même de participer. Ce qui devient moins grave si vous prenez part à de nombreux Side Events, pour réduire le ratio buy-in/frais.

Mais voilà, aux Bahamas, c'est dur. En tant que passionnée de faune sous-marine – je vous ai déjà dit que j'ai fait un mémoire sur la reproduction des bulots (ce n'est pas un bluff) ? – j'ai tendance à me laisser distraire sur ce tournoi au milieu des Caraïbes. Entre l'eau à 32 degrés, les toboggans qui vous font passer au milieu de requins-tigres et les raies manta traversant le lobby de l'hôtel, je vous avoue avoir plutôt tendance à enfiler palmes, masque et tuba plutôt que mon écharpe pour cacher ma carotide. Et si on se met à siroter un Bahama Mama ensemble, je ne réponds plus de rien.

L'orgueil

En 2013, j'ai réalisé ma pire année sur le circuit. Ce n'était pas facile à accepter car, pour mon entrée au sein du Team Winamax en 2012, tout m'avait réussi ! Je devais tourner à plus de 50% de places payées, avec notamment trois ITM en autant de tournois à Vegas dont ma dixième place sur le Main Event ! L'année... Lire la suite

[Blog] Mon WPO en quatre mains

Par dans Tournois LiveAnalyse de mains il y a 1 mois.

Le 24 septembre dernier, le Winamax Poker Open de Dublin septième du nom touchait à sa fin. Encore une fois, cette grande fête du poker fut une franche réussite. J’y participais pour la quatrième fois et je ne m’en lasse toujours pas ! Que ce soit grâce aux multiples animations sur place avec un Beer Pong Open toujours aussi survolté – mention spéciale à la paire Michel Abécassis/Antonin Teisseire qu’on aurait aimé aller voir jusqu’au bout – ou aux nombreux tournois – quel plaisir de jouer en 6-Max en live ! – le WPO est définitivement le tournoi le plus fun d’Europe, avec une ambiance unique en son genre.

Maintenant, parlons poker. Durant ces quelques jours de festival, j’ai joué le Highroller et le Main Event. Pas de résultat notable sur ces tournois à me mettre sous la dent, mais quelques mains intéressantes.

Main #1

Highroller - 1 200€

Je limp en bataille de blindes avec J6 contre un bon joueur régulier sur des blindes 400/800, ante 100. Nous avons tous les deux un tapis équivalent de 40 000, et la BB check son option.

Flop : 873
Pot : 2 200

C’est un flop que je vais check avec une bonne partie de ma range, ce que je décide d'ailleurs de faire. Je m’attends à ce que mon adversaire « stab » (miser pour tenter de remporter le pot rapidement) souvent ici. Il envoie 1 000 assez vite, et deux options s’offrent alors à moi : je peux check/call ou check/raise. Je choisis la deuxième option, car j’ai tous les brelans et combinaisons de double paires dans ma range. Mon adversaire en a moins que moi, et je peux toucher pas mal de cartes qui amélioreront mon équité au turn, pour continuer à semi-bluffer si je suis payé.

Je check/raise à 3 000 et mon adversaire paie. Sa range est composée... Lire la suite

[Blog] Malaga, c'est plus fort que toi

Par dans Life Style il y a 2 mois.

Mon passage à Malaga restera à tout jamais gravé dans ma mémoire. Cette période de ma vie fut à la fois la plus belle des aventures et le pire des cauchemars. Le hasard a fait que j'y ai vécu mes émotions les plus intenses, un pan de vie durant lequel mon cœur a battu plus vite et plus fort.

Des débuts chaotiques

J'avais une vingtaine d'années, et sortais d'une année clé à Toulouse. On m'avait vendu l'ESC (École Supérieure de Commerce) comme un paradis, j'y ai trouvé un enfer. Quatre heures de cours de comptabilité par semaine, j’ai vraiment besoin d’en dire plus ? Allez, "Out de tout ça," je me barre. Forcément, ma maman n’a pas été ravie d'avoir payé 10 000 euros pour un tout petit mois d’école. Sans rien à faire de mes journées je me suis retrouvé à regarder la série How I Met Your Mother et à jouer online. Ted Mosby essayait de trouver sa future femme, et moi je saignais les Sit&Go. Je faisais n’importe quoi mais toujours moins que mes advesraires. Au bout de quelques mois, j'avais monté une bankroll de 30 000 euros. J’ai remboursé mes parents, joué deux Heads-up à 5 000 contre Yevgeniy Timoshenko - un très bon joueur online Ukrainien - et me suis retrouvé avec 5 000 euros. L'été est alors arrivé et je suis rentré à Grenoble.

À mes débuts, j'ai eu la chande de découvrir Grenoble Poker, une association composée à 99% d'amateurs. Une belle bande de copains qui se réunissent tous les premiers dimanches du mois pour taper le carton et partager un bon moment. Parmi ceux-là, trois étudiants eux aussi en délicatesse avec les études, et désireux de partir à l'aventure : Léo, Alban et Antoine, étudiants en troisième année de Licence d'Histoire. Mes futurs compagnons de fortune et d'infortune. On s'est... Lire la suite